(nc-16) i want that boy dancing over there. (end)



 
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 (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)

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Kim Liam
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MessageSujet: (nc-16) i want that boy dancing over there.   Dim 8 Avr - 16:05



La musique qui joue trop fort, l’alcool, la cigarette, ses femmes qu’ils n’aiment pas et qui pourtant l’approche dans l’espoir d’avoir un simple baiser ou du moins un câlin, dès fois il aimerait être dans son lit à boire le sommeil qu’être ici a esquivé tout ce bon monde qu’il doit censé connaître. De mauvaise humeur, demanda la petite voix dans sa tête, non pas vraiment, mais ses derniers temps avaient étés difficiles pour lui. Entre les cours qu’il n’arrêtait pas de sécher, sa mère qui se disait être malade, sa sœur qu’il devait aller voir à l’hôpital et qui ne se sentait toujours pas bien. On aurait presque dit une femme enceinte ! Chiante bien comme y faut. Il en était même venu à revoir celui qu’il s’efforçait de nommer père. Cet homme qui lui avait donné une mère, un foyer, une immense richesse et une sœur à qui il s’était facilement attaché, il avait tout eu de sa part et il devrait peut-être lui dire merci au lieu de le craindre. Liam avait beau grandir cette crainte envers lui était immense et se faisait de plus en plus importante Et pourtant tu ne m’a rien fait. Son père a toujours eu ce caractère spécial, qu’il n’a jamais su suivre mais il savait au fond de lui qu’il était bien le seul homme à pouvoir l’arrêter dans toute la merde dans laquelle il a pu marcher, mais il préférait le laisser couler depuis quelques temps, peut-être parce qu’il était amusant de voir un type de sa tranche, un adopté, un orphelin, un sans famille se ramasser autour de toute cette richesse, cette chance, cette gloire. Après tout, il était celui qui lui avait donné une seconde chance dans la vie, il peut faire de lui tout ce qu’il veut, le jeune adopté n’a jamais eu son mot à dire comme une sorte de remerciement. Son corps se consume comme le mégot de la cigarette, il brûle et malheureusement pour lui on ne peut rien y faire, il est déjà trop tard pour changer un garçon comme lui. Il soupira, desserra un peu cette cravate noire qui avait la même couleur que sa chemise. Il se demandait parfois pourquoi il le craignait, il ne lui avait rien fait, pas une seule gifle, ni même un seul coup, pas une seule insulte. Tout était très calme entre eux, trop calme et il avait l’impression qu’il le rejetait comme ses parents qui l’avaient abandonné dans cette poubelle, un déchet à la naissance. Il but un autre verre. C’était surement le fait d’être trop calme qui le bloquait le fait qu’il n’est appris à rire qu’avec Gabriella, sa sœur. Son cœur manqua un battement et cette petite voix dans sa tête qui ne cesse de le provoquer. C’est donc alors de ça que tout le monde avait peur ? C’est de cette jalousie-là ? Ne serais-tu pas jaloux par hasard ? Il secoua l légèrement la tête de gauche à droite, s’amusant à ouvrir et fermer son gros briquet. Cette voix n’a pas faux, il a toujours envié la relation qu’elle pouvait avoir avec son père, mais elle a toujours su l’apaiser aussi. Disons que ça pouvait compenser…

Une main se posa sur son épaule et c’est à ce moment-là qu’il retomba brutalement sur Terre, se fracassant la tête contre le sol, tellement le choque était rude. Kangnam, 23h03, le club answer est plein a craqué, les filles et les garçons se déhanchent sur les derniers tubes connu qu’y passent à la radio. Le DJ est au rendez-vous comme chaque samedi soir. Autour d’une table avec trois bons potes plus âgés qui parlent de filles qu’ils aimeraient pouvoir se foutre dans leurs lits avant la fin de la soirée. Dont elle. Cette fille-là. Liam fixa la main sur son épaule, puis son ami qui répéta une nouvelle fois sa phrase. « Tu devrais arrêter de boire, n’oublie pas que c’est toi qui prends le volant ce soir ! » ils rirent à l’unisson, laissant le beau brun perplexe, de quoi parlaient-ils ? Il sourit tout simplement essuyant ses mains sur son pantalon en cuir noir, il était bien habillé, Liam a toujours fait attention à ce qu’il porte que ce soit de jour ou de nuit. Il a toujours aimé attiré l’attention et le mauvais œil sur lui. Il aime être bien accompagné aussi, que ce soit niveau petite amie – qui sont plus fréquentes que ses conquêtes masculines – ou tout simplement amis. Oui, le regard des autres compte beaucoup pour lui et il comptera toujours. On ne change pas un salaud du jour au lendemain je vous le dis. Il fixait cette fille, la fille dont tous ses potes parlaient, c’est vrai qu’elle n’était pas mal pour une fille. Il avait beau dire qu’il n’aimait rien chez elles, mais certaines restaient attirantes, du moment qu’elles ne s’accrochent pas trop à lui, qu’elles ne portaient pas de talons qui lui font mal à la tête et qu’il peut s’en servir à long terme il ne dit pas non. Peut-être devrait-il essayer de voir si ce genre de plan l’intéresse. Prétentieux. Il pencha la tête en arrière, sortit son téléphone portable pour voir de nouveau l’heure. 23h10. 2 appels en absences : Bang Dawn. 3 nouveaux messages : Bang Dawn. 2 messages vocaux : Bang Dawn. Qu’es qu’elle pouvait être lourde par moment à le harceler comme ça ! Son ami le plus proche se pencha et lui fit un léger clin d’œil. Il était au courant pour eux. Ils vivaient ensemble depuis un bon moment maintenant et malgré le fait qu’elle soit canon – comme il pouvait le dire – canon et encore canon, Liam trouvait qu’elle n’avait rien dans le cerveau. Il ne voudrait même pas d’elle si elle s’offrait à lui, c’était limite un cauchemar pour lui et je pense qu’elle pense pareil, mais son ami n’était pas de cet avis-là, il disait qu’ils finiraient tous les deux ensemble et qu’ils auraient de beaux enfants, bien sûr, le brun n’y a jamais trop cru. Qu’il sorte avec elle, lui !

Il rangea son portable, but d’une trêve le verre de son ami le plus proche, il se servit un autre verre et piocha dans le paquet de cigarette d’un autre, il avait besoin de changer d’air, d’évacuer un peu. Il ne tarda pas à se lever et à approcher la jeune fille qui avait l’air de l’attendre depuis un moment. Comme les autres, devait-il la connaître. « Liam! Tu en as mis du temps mon chou. » il devait alors la connaître, il ne dit rien et la plaqua contre ce mur qui se trouvait juste derrière eux. Il plongea son regard dans le sien, il ne cherchait pas à la rendre folle, non, il cherchait tout simplement à savoir où ils avaient pu se rencontrer. Dans un lit ? Lequel ? Le sien ? Impossible, il ne couchait jamais chez lui ou rarement. Chez elle ? Avait-elle une jumelle ? Cette voix ! Ah, il ne l’entendait qu’à moitié à cause de la musique. « Je sais. » il s’approcha un peu plus d’elle, passant une main dans les cheveux de la belle avant de ne poser ses lèvres sur les siennes, tant pis, de toute façon…s’il n’avoue pas l’avoir oublier tout se passera bien. Il se dirigea vers la sortie, la jeune fille accroché à ses bras, il était toujours dans ses pensées, disons qu’il n’arrivait pas à redescendre sur Terre, son monde était bien trop plaisant. « Excuse. » dit-il à la personne qu’il venait de bousculer, ils venaient de se rentrer en plein dedans, son verre rejoignit le sol dans la seconde qui suivit et se brisa en mille morceaux éclaboussant légèrement son pantalon. Bordel, il ne pouvait pas faire attention ? « Tu vas bien ? » demanda la jeune fille toujours accroché à son bras et elle ne pouvait pas le lâcher ! « Lâche moi ! J’en ai plein les pompes. » grogna-t-il avec mécontentement. Il posa son regard sur le maladroit et c’est à ce moment-là que tout se bouscula dans sa tête. Il était là en face de lui, il pensait rêver. Se souvenait-il de lui ? Il était si jeune à l’époque, il avait dû changer à ses yeux. La jeune fille les regarda à tour de rôle ne le lâchant pas pour autant, elle l’aimait trop pour ça et lui ne faisait que le fixer, ses sentiments partageaient entre la joie et la haine, cette envie de le prendre dans ses bras et à la fois le serrer jusqu’à l’étouffement. Amour je te hais. Sa gorge était nouée et il avait comme honte, honte de lui faire face dans cet endroit accompagnée de cette fille. Il ne savait pas quoi lui dire, ça faisait tellement longtemps qu’ils ne s’étaient pas vu, depuis cette dernière fois après ce jour Liam avait renoncé à le voir, pourquoi ? Parce qu’il le voulait pour lui tout seul, il le ferait vivre s’il le voulait, il pouvait l’aider à s’en sortir, il en avait les moyens. Il ne lui avait rien dit bien évidement de peur qu’il se moque de sa personne. Il avait trop honte d’aimer ce genre de type. Et puis il n'était qu'un gosse à cette époque, du moins c'est ce qu'il se dise avant de se rendre compte que ça n’était pas simplement un plan cul pour lui et ça depuis la première nuit. « Liang. » il avait envie de fuir, de tout plaquer et fuir, il suffoquait. « Tu n’as pas changé. » il disait ça, alors qu’il ne le regardait même pas, son regard était totalement à l’opposé du chinois. Il fallait qu’il soit calme, calme, qu’il ne montre pas qu’il est impressionné ou quelque chose du genre. Il se dégagea brutalement de l’étreinte de la jeune fille, qui fit légèrement la moue.« Oppa ! » bien évidement, il lui arrivait de coucher avec plus vieille que lui et il trouvait l’utilité de mentir, c’était beaucoup plus facile. Elle a 24 ans. Il le fixait encore, il n’avait vraiment pas changé, il avait l’impression de l’avoir côtoyé hier. Il paraissait toujours aussi jeune et malheureusement pour Liam, il le désirait toujours encore, même voir pire qu’avant. La musique qui jouait encore à fond, il porta sa cigarette à ses lèvres ne l'allumant pas pour autant, il jouait avec son briquet, pensif. Oui, dur réalité, je t'aime.


Dernière édition par Kim Liam le Dim 15 Avr - 22:49, édité 1 fois
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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Dim 8 Avr - 18:03

Dans la vie, il y a deux types de personnes. Ceux à qui tout réussit, et ceux qui bousillent tout. Liang faisait partie de cette dernière. Il vivait de rien, sombrait pour rien. Il était pareil à un navire en plein naufrage. Sauf que cela faisait des années qu’il coulait, et ce sans jamais toucher le fond. Quelques fois, il se demandait quand est-ce que cela arriverait. Quand est-ce qu’il sera si enfoncé dans sa merde qu’il ne pourra plus respirer. Car il suffoquait dans cette vie pourrie qu’était la sienne, mais pour autant il ne faisait rien pour remonter à la surface. Il manquait d’air oui, mais il lui en restait toujours suffisamment pour replonger, et descendre plus profondément encore. Une sorte de cercle vicieux. Il s’échappait parfois, le temps de peindre. On croirait que c’est boire ou fumer qui lui permet de tenir le coup, et d’oublier sa galère. La vérité c’est que l’art est la seule chose qu’il lui reste. L’unique lien qui le raccroche encore à la vraie vie, à celle qu’il devrait avoir, à celle pour laquelle il devrait se battre. Pourquoi se laissait-il aller comme ça ? Pourquoi se noyait-il de la sorte ? Liang se le demandait. Souvent, il réfléchissait pendant qu’il laissait courir son pinceau sur une toile. Comme aujourd’hui en fait. Recouvert uniquement de son jean le plus usé, et le plus coloré par les tâches de peintures. Il peignait tout en se remettant en question. Les couleurs étaient sombres, les lignes étranges mais pourtant parfaites. Le rendu était glauque, mais reflet de son intérieur. Tout son inconscient semblait se défaire de lui dans son œuvre. En peignant, il pensait et se vidait. Néanmoins, il évitait toujours de ne trop s’attarder sur ce genre de pensées trop déprimantes. Il préférait laisser vagabonder son esprit ailleurs. Alors il se mettait à penser à ce qu’il pourrait faire après, à ce qu’il ferait demain, aux prochains films dans lesquels il allait devoir tourner. C’était plus simple ainsi. Car prendre ses problèmes en face, s’apitoyer sur son sort, regretter ses erreurs, et tout ça sans chercher à trouver une solution ne menait à rien. Cela ne pouvait que l’enfoncer le dégoûter de lui-même encore plus. Liang savait qu’il faisait n’importe quoi, mais il ne voyait pas comment sortir, il semblait même qu’il ne voulait pas tant que ça s’en sortir. Il parait qu’on s’habitue à toute situation. Liang s’était fait à la sienne. Il avait peur du changement, peur d’avoir trop d’attaches. Il était mieux dans le rôle du connard. Le connard qui fait du mal aux autres et qui s’en fait à lui-même. Ouais, lui seul pouvait se faire du mal, et ça, quelque part, ça le réconfortait. Ça le rassurait et ça l’enfonçait encore plus. De toute façon, une fois qu’on y est, on en sort plus. Voilà ce qu’il se disait. Un sale drogué reste un sale drogué. Alors il restera un putain de sale connard d’acteur porno drogué et en plus de ça nympho.

T‘es sur ma messagerie, tu sais ce qu‘il te reste à faire. ” bip.

Son portable n’arrêtait pas de sonner et cela le rendait véritablement fou. Il savait pertinemment qui c’était et pourquoi il appelait. Seulement, il détestait qu’on le dérange pendant les quelques heures où il se sentait bien. Alors il ne répondait pas. Il voulait d’abord terminer. Mais un évènement imprévu survint alors. Plus de jaune. Or il avait besoin de jaune. Il ne pouvait pas faire sans. Liang grogna, râla, pesta, hurla même. Il était à deux doigts d’envoyer valser son tableau à travers la pièce. Cependant il ne le fit pas. Il respira un grand coup pour se calmer et rangea donc ses pinceaux ainsi que tout le reste de son matériel. Il chercha son téléphone qui était caché sous une pile de feuilles de brouillon. Une trentaine d’appels en absence. Il leva les yeux au ciel, comment ce mec faisait-il pour être aussi chiant ? Il jeta un coup d’œil à l’heure en même temps qu’il lisait ses sms. Bientôt vingt-deux heures. Déjà ? Mais il avait commencé à peindre à seize heures. Pour être sur que ce n’était pas un bug de son mobile, il tira les rideaux. La nuit avait effectivement engloutit Séoul et cela voulait dire qu’il était temps de mettre le nez dehors. Il se retourna et soupira devant le désordre de la pièce. Peu importe, personne ne venait ici, mais là ça faisait vraiment encombré. Bon, il rangerait demain. En une petite heure il se lava, se coiffa, s’habilla et se parfuma. Jean délavé, t-shirt blanc, veste trois quart en cuir cloutée aux épaules et belles baskets montantes. Et zou, après avoir éteint toutes les lumières, prit son paquet de cigarettes et son portable, il quitta son appartement. La boîte à laquelle il se rendait ce soir n’était qu’à une vingtaine de minutes à pieds, alors il décida de n’emprunter ni taxi, ni métro. Ça lui permettrait de doucement redescendre de son monde. Oui, parce que lorsqu’il peignait, Liang se trouvait ailleurs. Dans un endroit meilleur, quelque part pas trop loin du paradis.

À mesure qu’il s’approchait du lieu, il croisait des têtes connues. Parce que vous savez, quand on sort aussi souvent et toujours aux mêmes endroits, on finit par connaître beaucoup de gens. La file pour entrer n’était pas impressionnante, sans doute parce qu’il était encore tôt. D’ailleurs, Liang se demandait pourquoi on l’avait fait venir aussi tôt. Enfin, ça lui permettrait d’être à l’heure au tournage de demain et de ne pas être de trop mauvaise humeur aussi. Une fois à l’intérieur, il salua ses amis d’une poignée de main, d’un bisou sur les lèvres pour les filles. Il était comme ça le Liang, trop proche, trop joueur. À peine arrivé, il se dirigea vers le bar, commanda un verre et se dirigea vers la sortie arrière. Il avait besoin d’une clope là, ça urgeait. L’odeur de l’alcool, l’odeur des filles, l’ambiance lui avait donné envie. Alors il se faufila entre les clubers, évita plusieurs fois de ne foncer dans quelqu’un et pourtant, au moment où il mit le pied dehors, il heurta un jeune homme ce qui lui fit perdre son verre. « Excuse. » Mais bien sur. Liang soupira s’apprêtant à continuer son chemin pour se poser un peu plus loin, lorsque son regard se posa sur le visage de celui qu’il pensait être un inconnu mais qui en vérité était bien loin d’en être un. Il ignorait pourquoi, mais ce mec était le seul de ses clients dont il se souvenait. Il se rappelait même de son prénom ; Liam. Pourquoi diable est-ce que ce petit jeune l’avait-il tant marqué ? Peut être parce qu’il avait l’air si surpris la première fois. Il le voyait encore rougir parce qu’il s’attendait à une femme, et non à Liang. Il l’entendait encore bredouiller, s’excuser. Et le chinois sentait encore la pulsation de son cœur qui l’avait poussé à le retenir. Il l’avait attrapé par le bras ce soir là, il lui avait sauté dessus. Mais vraiment. Puis il avait fait preuve de tellement peu de résistance. Comment pouvait-on être aussi faible hein ? Liang savait qu’il lui avait pris quelque chose ce soir là. Il lui avait pris une part de sa virilité. La première fois avec un homme, quand c’est avec un prostitué, qu’est-ce que ça doit être dégradant. Il n’osait imaginer comme il avait dû se sentir humilié. Surtout qu’il était terriblement maladroit. Liang n’avait pas hésité à se moquer de lui. Il lui fallait cependant reconnaître qu’il avait pris son pied les deux ou trois fois où il s’était vu. Vraiment, ce gamin était doué au lit. Il savait y faire. C’est pourquoi Liang le regardait avec cette étincelle de désir dans les yeux. « Liang. » Il sourit en l’entendant prononcer son prénom. Il se doutait qu’il ne l’avait pas oublié. Comment l’aurait-il pu ? Ils avaient passé de bien bons moments ensemble. Enfin, c’est surtout qu’on oublie pas la pute avec qui on fait son entrée dans le monde homosexuel. Il jeta un coup d’œil à la demoiselle qui accompagnait le coréen. Une vulgaire idiote, mal habillée et mal coiffée. Il eut envie de rire. Voyons Liam, ne me dis pas que c’est ton genre de filles. Tu mérites tellement mieux. Liang le trouvait beau. Il faut dire qu’à l’époque, il avait rarement des clients jeunes. Forcément, quand il l’avait vu débarqué, ça avait été la surprise. Un mec aussi jeune, aussi canon. Vraiment, Liam dégageait quelque chose de sensuel, quelque chose de pas humain. Il était une tension sexuelle à lui seule, et il pourrait le violer sur place si il n’avait pas un minimum de bon sens. Même la simple action qu’il eut de porter sa cigarette à ses lèvres attisa un peu plus son désir. Tant pis pour l’idiote qui pensait avoir une touche, car il comptait bien s’occuper de lui ce soir. Sans le quitter des yeux, il sortit de sa poche son paquet de Malboro, dégaina une de ces tiges blanches affreusement toxiques et la garda entre son pouce et son index. Il fit un pas, brisant la distance que la bienséance imposait, glissa ses doigts sur le poignet du plus jeune, puis sur ses doigts, et profita du fait qu’il le déstabilisait pour s’emparer de son briquet. Il alluma d’abord la clope de son ancien client, et pas de n’importe quelle manière. Il la prit, et la mit entre ses propres lèvres pour cela, tirant le premier avant de la lui rendre. Puis il alluma la sienne avec celle de Liam. Profitant de la proximité de leurs visages pour planter son regard dans le sien. Alors Liam ? Qu’en dis-tu ? Comprends-tu ? Sais-tu ? As-tu peur ? Un sourire en coin, une provocation. Il resta proche de lui pour la première bouffée, faisant exprès de laisser échapper la fumée avec lenteur d’entre ses lèvres roses à peine ouverte. Une fumée qui se cognait à la peau de porcelaine du coréen. Tout le monde sait ce que cela veut dire.

D’un coup il se recula, reprit son attitude de mec indifférent, effaça son sourire, et lança un regard des plus vides à la demoiselle toujours présente mais rouge de honte. Ne voyait-elle pas qu’elle était de trop ? Elle dérangeait. Liang ne voulait plus d’elle et il était sur que Liam non plus. Cette fois, il se rapprocha d’elle, et souffla sa fumée juste avant d’avancer son visage près du sien. Il glissa sa main libre dans sa nuque, caressa du bout des doigts sa peau. Intérieurement, cela le dégoutait. Mais il avait appris depuis longtemps à faire semblant, en tant qu’acteur pornographique, il n’avait pas le choix. Brusquement, au moment où elle s’y attendait le moins, il écrasa sa bouche contre ses lèvres. Il joua longuement avec celles-ci, lui procurant sans doute des sensations et des frissons de malade. Il s’musait de ce pouvoir. Il jouait de son physique avantageux. Mais surtout, plus que de faire ça dans le but de pouvoir la faire faire n’importe quoi, il provoquait Liam. Il sentait son regard sur eux. Il le voulait envieux. Alors il n’allait pas s’arrêter là, ses doigts effectuèrent une descente jusqu’à ses reins pour l’attirer contre lui puis ils glissèrent sous son top trop transparent intensifiant encore leur échange qui se faisait bruyant par leurs soupires. Les siens complètement surfaits. Il quitta ses lèvres, un filet de salive les reliant encore, et lorsqu’il croisa son regard. Un sourire dégueulasse, un sourire mauvais, éclaira son visage. « Mon Dieu, tu es affreuse. » Ni plus, ni moins. La demoiselle sous le choc ouvrit grand la bouche. Elle s’apprêtait à lui en déclencher une mais il rattrapa son poignet. « N’essaye même pas et file te tartiner d’une bonne dose de fond de teint, y a du boulot ma grosse. » Tremblotante, il la lâcha et la regarda partir. Puis il se retourna vers Liam, il espérait qu’il lisait dans son regard comme il se fichait de lui. Il aurait honte à sa place d’avoir été vu avec une telle grognasse. Enfin, il pouffa de rire. Vois-tu Liam comme il se fiche de toi ? Comme il trouve cette situation drôle ? Il se délecte de ce pouvoir qu’il a sur toi. Il adore te savoir soumis. Il sait que tu l’es. Il le voit dans tes yeux. Il le sent même. Il réalisa alors qu’il avait par réflexe mit le briquet de Liam dans sa poche. Une bonne occasion de le lui rendre pas vrai ? Parce que ça peut être très intéressant de rendre un briquet si on le fait bien. Il se dressa devant lui, leurs corps trop proches pour que ce soit normal. Et de sa main libre, il glissa le briquet dans la poche arrière du pantalon en cuir du coréen. Mais il ne retira pas sa main, il laissa prendre toute la place contre sa fesse droite. « Tu devrais me remercier. » Il le défiait. Il n’avait pas intérêt à dire le contraire. Surtout qu’il lui interdisait de s’échapper par la pression qu’il exerçait sur son beau fessier. Oui, il l’allumait.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Dim 8 Avr - 22:03

S’il y avait une chose que le coréen détestait par dessus tout c’était les idiots qui aimaient vivre dans le passé, ceux qui n’ont jamais travaillaient pour avancer avec leurs deux jambes afin d’oublier. Oui, il a toujours détesté ce genre de personne. Il les mettait dans le lot des cons pour ne pas ouvrir un autre sac et il le dégoutait. Ces personnes qui vivent constamment dans le passé, oui, il ne les aime pas…Mais sans qu’il ne s’en rende vraiment compte, il a toujours été ce genre de type, il s’est toujours accroché à lui, même s’il n’en parlait plus du tout, son cœur lui appartenait et lui était ouvert si un jour il lui revenait. Il se souvient de cette nuit où il était venu sonner chez lui, de son idiote expression en voyant qu’en vrai il était un homme, il se souvient de chaque détail de ses moments passaient avec lui, de chaque moment où il embrassait ses lèvres et surtout l’effet que ça pouvait lui faire lorsqu’il touchait son corps, un simple baiser avait le don de l’exciter profondément et ça se finissait toujours dans ses draps. Il ne sait toujours pas ce qui a pu l’attirer chez lui, il ne sait toujours pas comment il s’y est attaché, il n’a fallu qu’une stupide nuit pour que le diable lui chuchote de revenir un autre soir. Il le trouvait agréable, nymphomane sur les bords – ce qui ne l’a jamais vraiment dérangé – saligaud aussi, mais agréable. Il arrivait à lui faire oublier le monde pourave dans lequel il pouvait vivre, il avait parfois envie d’y retourner, de le serrer contre lui, oui. Mais tout ça c’est de ta faute, c’est lui qui n’était plus revenu de peur que ses sentiments explosent au grand jour. Il se connaissait trop pour se jeter dans la gueule du loup, il aurait finit par lui dire qu’il n’est pas insensible à son charme, Liang l’aurait surement rejeté et il se serait sentit beaucoup plus mal qu’aujourd’hui. Il se connait bien. Il avait rêvait en sa présence et avait chuté une fois qu’il n’était plus là, il avait eu peur de tellement de chose après qu’il soit entré dans sa vie, il s’était dégradé davantage en couchant avec des hommes en espérant l’oublier ou même un peu le retrouver voyant que les filles ne lui apportaient pas le même plaisir, mais c’était peine perdu, il n’a jamais réussi à l’oublier et ceux même en grandissant. Un pauvre adolescent qui tombe amoureux de sa prostitué, le tableau. Il pense que s’il racontait ça aux personnes qu’il désigne comme « amis », ils n’auraient plus d’estime pour lui. Alors oublie. Comment pouvait-il l’oublier, après tout ça ? Ces trois/quatre nuits l’avaient comme retourné. Il aurait aimé pourtant, l’oublier faire comme si de rien ne s’était passé, comme toutes ses filles qui défilent chaque nuit dans son lit. Il était un poison pour lui, il l’avait empoissonné avec cette chose que l’on nomme : l’amour. Liang en était conscient ? Il espérait que non, mais il savait que la réponse à sa question à sa question était positive, il n’y avait qu’à regarder la façon dont il avait de le regarder. Il avait beau avoir cette bouille angélique, il est un vrai salopard. Liam avait horriblement mal au crâne, des tonnes de souvenirs lui revenaient en tête, trop de souvenirs. Comment avait-il pu le laisser faire, se laisser toucher, l’embrasser comme jamais on avait pu l’embrasser, lui sauter dessus comme un malade et finir dans son lit, lui qui a ce caractère si bien trempé. Il ne voulait pas le regarder, il ne voulait rien savoir finalement, il voulait juste tracer sa route et pourquoi pas une nouvelle fois l’oublier, il n’était qu’un obstacle dans sa vie. Il passa une main dans sa chevelure noire et porta simplement sa cigarette à ses lèvres, jouant avec son briquet comme pour calmer ses nerfs, la musique en fond, il le regarda alors imiter ses même gestes, il fume encore ? Malboro, il a toujours détestait cette marque. Peut-être qu’elle lui rappelait trop le passé. Il n’a vraiment pas changé. Il avait l’impression de l’avoir quitté hier.

En le voyant l’approcher il laissa un petit rictus s’afficher sur ses lèvres pulpeuses, essayant de ne pas faire tomber sa seule cigarette sur le sol. Il lui toucha le poignet, les doigts et ce simple toucher arrivait à lui remémorer toutes ses nuits, ses sentiments entiers lui remontaient à la gorge, il avait comme cette envie de gerber. Toute cette mascarade pour un simple briquet, pour voir s’il avait toujours le dessus sur lui. Qu’es que tu peux être con. Il lui prit alors son briquet ainsi que sa clope qu’il bloqua entre ses fines lèvres, il l’alluma et après tirer dessus il la lui rendit. Un baiser. Oui c’était comme un baiser. Liam la porta à nouveau entre ses lèvres regardant cette fille qui l’accompagnait toujours et qui essayait tant mieux que mal d’apporter l’attention sur elle. Arrête de faire cette tête pensa-t-il pour lui avant de ne reposer son regard sur son ancien compagnon d’une nuit. Liang n’hésita pas à s’approcher de lui allumant sa cigarette avec la sienne, il le faisait exprès, il le savait, il voulait le rendre fou, l’avoir à ses pieds une nouvelle fois, apparemment il devait avoir compris le mode d’emploi du plus jeune, il n’était pas si compliqué à comprendre de toute façon, il en était sûr, les autres faisaient juste semblant, ils étaient juste aveugles. Son regard se planta alors dans le sien, il ne le lâchait plus, il avait horriblement envie de lui, horriblement je vous dis, si elle n’avait pas été là il lui aurait peut-être fait l’amour dans ce couloir. Il huma le doux parfum de la fumée qu’il venait de lui balancer en pleine face, il ne broncha pas, ça n’était pas désagréable de toute façon, l’avoir aussi près de lui, il n’avait pas l’air si indifférent à son charme lui aussi et ça lui plaisait d’une part. Il haussa un sourcil en voyant son sourire qui se disait provocateur, un vrai salopard, il vous l’a dit, il a parfois l’impression d’avoir pire que lui. S’il voulait jouer, il pouvait jouer aussi, même si l’envie n’était pas vraiment là. Il coinça la barre de tabac entre le bout de ses doigts, s’approchant dangereusement de ses lèvres avant qu’il ne se recule reprenant ce visage froid. Il se figea, la tête toujours bien penché, la crampe, Liam avait la haine et ça se lisait bien sur son visage. Il portait de l’attention à cette fille lui aussi ? Qu’avait-elle de plus que lui ? A moins qu’il ne veille le rendre jaloux ? Lui montrer qu’il pouvait lui aussi avoir tout et n’importe quoi à ses pieds ? Il tira sur sa cigarette regardant le spectacle qui se déroulait devant ses yeux, en le voyant s’approcher d’elle, il se mit à rire doucement, il n’a pas changé, il n’a pas grandi et ne grandira peut-être jamais. N’en a-t-il pas marre de faire chier le beau monde qui entoure Liam, non pas que ça le dérangeait, mais de cette façon…Il ferma les yeux en le voyant embrasser la jeune fille. Il n’aimerait pas être à sa place, vraiment, elle allait tomber de haut. Il rouvrit les yeux le sourire ornant ses magnifiques lèvres, il riait le plus doucement possible, se tenant lamentablement le ventre, il pointait du doigt la jeune fille s’accrochant du mieux qu’il pouvait au mur. C’était finalement drôle, très drôle de le voir prendre « son pied » avec celle qu’il avait voulu reprendre une nuit de plus. « Mon Dieu, tu es affreuse. » Liam ne dit rien, en vrai il s’en fichait, il n’était pas là pour jouer les justicier, il n’en avait pas l’air de toute façon. Il tira plusieurs taffes sur sa clope avant de ne la balancer sur le sol et de l’écraser avec son pied. Fumer à l’intérieur de la boîte de nuit c’est mal, oui il en avait conscience, mais ça n’est pas lui qui avait voulu le faire c’est bien Liang. « N’essaye même pas et file te tartiner d’une bonne dose de fond de teint, y a du boulot ma grosse. » Méchant. Il regarda une nouvelle fois son portable, sa colocataire ne cessait de le harceler. Bang Dawn tu es une femme morte, il l’éteignit avant de le glisser dans sa poche et de regarder la jeune fille partir. Elle avait jeté un dernier coup d’œil vers lui comme lui demander de lui revenir, mais il ne fit rien, il haussa tout simplement les épaules avec cette mine du « c’est pas d’ma faute, il est trop fort. » il fixa Liang qui lui lâcha ce regard, il fallait bien qu’il ai de quoi se divertir. « Quoiiiiiiii? Elle est mignonne. » dit-il un faux sourire sur les lèvres, il le perdit rapidement, il n’aimait pas restait trop souriant, surtout quand la situation ne l’amusait pas vraiment. Les mains dans les poches, les épaules remontaient, la tête légèrement penchait, il n’aimait pas ce silence, ça le faisait flipper un max, maintenant ils étaient seuls et personne ne pourrait les déranger. Heureux ?

Il fit un pas un arrière en le voyant trop proche, qu’es qu’il voulait encore ? Il grimaça, roulant subitement des yeux en sentant cette main dans sa poche arrière, sur sa fesse. Quel pervers, il souffla fortement. « Tu devrais me remercier. » Liam haussa un sourcil avant de ne pouffer de rire, pour qui se prenait-il? Il avait oublié à quel point il pouvait être lourd par moment, possessif et trop joueur par moment. Oui, il avait réussi à oublier. Il avait toujours la tête penchait, ses mains dans ses poches, il le regardait et ne lâchait pas ce regard qui lui avait tant manqué. « Et toi te racheter. » répliqua-t-il assez rapidement en essayant de lui tenir tête du mieux qu’il pouvait. Oui, bien sûr, il venait de faire partir sa seule diversion du soir, comment comptait-il l’occuper maintenant ? Il fixa ce visage qui lui avait tant manqué, Liang, le magnifique, cette bouche, ce corps qu’il avait envie de toucher une nouvelle fois, il avait de prendre cette bouche et de la faire taire. Oui. Avant qu’il ne reprenne la parole, il posa ses lèvres sur les siennes, un simple baiser, un doux baiser, un baiser qui devient très vite langoureux. Il avait le gout de la cigarette. Ses mains sortirent rapidement de ses poches et se posèrent sur ses hanches, le baiser était lent, sensuel. Il ne savait pas comment il avait fait jusqu’à maintenant pour se retenir. « Tais-toi. » chuchota-t-il au creux de son oreille, il était bien sûr au courant qu’il ne le ferait pas, mais bon…Juste tout de suite. « Comment ai-je fais pour vivre sans elles? » il parlait bien évidement de ses lèvres et comment avait-il fait pour vivre sans lui? Il se le demandait bien. Il l’embrassa une nouvelle fois, le plaquant contre ce mur juste en face d’eux, il savait comment ça allait se finir, ça se finissait toujours comme ça de toute façon.
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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Lun 9 Avr - 11:34

Liang n’a pas de sentiments. Ou du moins il prétendait ne pas avoir. Il trouvait cela inutile, et à vrai dire il n’était pas sur de pouvoir distinguer l’amour d’entre le tourbillon de choses qui balayait ses pensées. Tout était toujours si confus chez lui. Il ne laissait personne le connaître parce qu’il ne se connaissait pas lui-même. Sans doute était-ce là une des raisons qui l’empêchait d’avoir une relation stable. Seulement une, car ça n’était certainement pas juste ce fait qui détruisait tout ce qu’il essayait de construire à chaque fois. Son sale caractère, ce besoin d’être plus fort et de ne jamais se montrer faible faisaient le reste. Il ignorait qu’en amour, on ne garde pas ses armes, mais on les donne à l’autre. On donne à l’autre personne tout le pouvoir qu’on a, tout ce qu’on est, et on se met à genoux devant lui. Liang n’avait jamais fait ça. Il ne donnait jamais rien. Il résumait une vie de couple au sexe. Et quand il n’y a que du sexe, comment voulez-vous que cela dure ? Impossible que ça fonctionne de cette manière, il n’y a pas de ciment sans amour. Rien qui retienne les deux personnes, ou en tout cas un attachement pas suffisamment fort pour qu’on se laisse aller à faire des compromis. Cela non plus, Liang n’en faisait jamais. Il voulait toujours avoir raison, toujours avoir le dessus. Sa relation la plus longue jusqu’à maintenant en avait été la preuve. Une relation tumultueuse et dangereuse. Trop de violence pour que ce soit de l’amour. Il avait connu la passion, mais cela n’a rien à voir avec l’amour pas vrai. Pourtant, il assimilait la passion à l’amour. Pour lui, c’était la même chose alors il était hors de question de revivre ça. C’est trop embêtant, trop encombrant. Après cette expérience, il s’était encore plus fermé aux autres. Décidé à n’enchaîner que des coups d’un soir. Vivre de sexe était plus simple que vivre d’amour. Il en était persuadé. Puis cela devait être meilleur aussi non ? Après tout, sans amour, il y a moins de problèmes. Il en était convaincu. C’était ce qu’il avait conclu en observant ses amis qui étaient en couple. Certains depuis plusieurs années. Et ceux là, il les voyait de moins en moins. Comme si ils étaient dans une prison. Oui, voilà, l’amour est une prison. C’est donc chiant, emmerdant, contraignant. Rien d’intéressant. Il avait fait le meilleur choix en s’isolant des autres, en se mettant hors de portée. Seul, il n’avait aucun soucis. Personne ne pouvait rien lui faire. On ne le blesserait pas. De toute manière, qu’on essaye un peu de lui faire du mal, ce n’est pas possible et il le sait. Il est fort, et bien enfermé sous sa carapace. Liang en plus de se croire insensible, se croyait intouchable. Alors qu’évidemment, il est humain. Il souffrira un jour. Il sera à genoux un jour. Mais cette personne là aura eu beaucoup de patience avec lui.

Le chinois ne voulait pas croire que l’adolescent en face de lui pouvait ressentir quoique ce soit pour sa personne. Il ne voyait pas les choses de cette manière. Comment un jeune comme lui pourrait être tombé amoureux de sa pute ? Ce serait une tragédie, une erreur de la nature. Liang pensait juste que le coréen était attiré par lui. Irrésistiblement attiré. Que c’était cette tension sexuelle qu’il y avait eu entre eux dès le début qui donnait tout ce pouvoir à Liang. Il sentait qu’il pouvait faire n’importe quoi de Liam, il savait qu’il pouvait le mener par le bout du nez. Il le sentait parce Liam lui paraissait plus sur de lui lorsqu’il se tenait loin l’un de l’autre. Alors qu’il lui suffisait de ne faire qu’un pas pour le déstabiliser. La preuve lorsqu’il se recula quelque peu brusquement. Il avait vu son expression, sa frustration. Pour peur, cela l’aurait fait sourire à nouveau mais comme il devait s’occuper de l’autre nunuche il se retint. Le problème allait être vite régler. Liang savait être un beau salaud. En fait, il en était un. Ce n’était même pas qu’il pouvait l’être, il semblait quand on le connaissait qu’il était né comme le plus gros connard que la terre ait porté. Alors il joua avec elle. Il imita un baiser enflammé. Il la fit frissonner comme jamais. Et au moment le plus opportun, il lui envoya en pleine figure des horreurs. Il la ramena sur terre de la pire façon qu’il soit. Il se paya de sa tête. Il la trouvait moche. Ou en tout cas pas assez mignonne pour être ne serait-ce que regardée par quelqu’un comme Liam. Surtout pas si il était en leur présence. Hors de question qu’il s’affiche avec une meuf comme ça si lui était là. Rien de la sorte n’avait pourtant été établi entre eux. Après tout, il ne s’était pas vu depuis bien deux ans et il n’y avait jamais eu un quelconque dialogue entre eux. Ils n’avaient fait que baiser comme des bêtes. Cependant, Liang le considérait comme sa propriété. Pourquoi ? Excellente question. Sans doute parce qu’il se sentait puissant face à lui, parce qu’il avait conscience qu’il pouvait l’avoir à ses pieds encore une fois. Et il allait se faire une joie. C’était si bon de dominer un gosse comme lui, de lui en faire voir de toutes les couleurs. Il adorait ça. Pauvre Liam. «Quoiiiiiiii ? Elle est mignonne. » Liang leva un sourcil. Si elle était mignonne qu’est-ce que les belles femmes étaient pour le plus jeune. Des déesses ? Il pouffa de rire. Ridicule, ce gamin était ridicule. À la limite du pitoyable. Comment pouvait-on être un pareil idiot ? N’avait-il pas honte d’être attaché à un prostitué ? À un crevard comme lui ? Peut être qu’il avait tellement honte qu’il préférait se consoler avec des filles comme l’autre débile. Quoiqu’il en soit, elle n’était plus là. Il n’avait plus personne pour se protéger. Il se trouvait totalement à sa merci.

Liang n’avait pas réellement prévu de passer sa nuit ainsi, mais qu’importe. Puisque Liam était là, autant en profiter. Car il pouvait être sur d’une chose à son propos, c’était un bon coup. En plus, il disposait de quelque chose que d’autres n’avaient quelques fois pas ; un cerveau. Liam, malgré sa beauté, n’était pas une vulgaire poupée de porcelaine. Il ressemblait peut être à une marionnette une fois dans les mains de Liang, mais il n’en était pas entièrement une non plus. D’ailleurs, Liang craignait qu’il se rebelle à chacun de ses mouvements. Après tout, il paraissait avoir son caractère lui aussi. Sauf que Liang avait quelque chose que Liam n’avait pas sur lui. Ou du moins, c’était ce qu’il pensait. « Et toi te racheter. » Liang eut un rire discret, un rire qu’il étouffa, un rire qui voulait dire : mais pour qui il se prend ce sale gosse ? Et il tourna la tête l’espace d’un instant. Histoire de jeter sa clope avant de l’écraser de la pointe de sa chaussure. Quelques secondes où il relâcha un peu son attention, évacua toute cette tension entre eux. Mais lorsqu’il recroisa son regard. Tout revint au galop. Il ne serait pas le premier à céder. Il ne l’était jamais. Ah oui, sauf la première fois. Il avait été celui qui l’avait retenu, celui qui l’avait enchainé. Qu’importe, il n’avait jamais été faible une seconde fois face à lui. La preuve, ce fut Liam qui amorça leur premier baiser depuis leur longue séparation. D’ailleurs, cela fit doucement sourire Liang. Il le trouvait vraiment désarmé. Pauvre gosse, pensa-t-il l’espace de quelques secondes. Mais il n’avait pas pitié de lui. Liam était assez grand pour savoir ce qu’il faisait, alors Liang glissa sa deuxième main dans l’autre poche de son pantalon, ramenant ainsi son bassin contre le sien. Les gens passaient autour d’eux et les regardaient. Liang s’en fichait. Liang était ailleurs, et Liam probablement aussi. Cette bulle, la même qu’il y avait toujours eu à chacune de leurs nuits. Liang goûtait à ses lèvres pulpeuses dans une lenteur calculé par les deux hommes. Un échange grisant. Il redécouvrait cette étrange douceur à laquelle il n’était pas habitué, mais qu’il appréciait venant de Liam. Cela ne le rendrait que plus vulnérable, d’autant plus désirable aux yeux du plus âgé. « Tais-toi. » C’est qu’il avait de l’espoir lui. Liang ? Se taire ? Alors que la soirée ne faisait que commencer ? Totalement impossible. Il n’avait même pas encore commencé à s’amuser. « Parce que tu crois que tu peux me donner des ordres ? Gamin. » Ses mains quittèrent les poches pour une courte balade sur sa chute de reins, avant qu’elles ne reviennent sur ses fesses qu’il n’hésita pas à empoigner plus fermement que précédemment. Liam lui appartenait d’une certaine manière. Il ne pouvait oublier un mec comme lui. Il l’avait toujours gardé quelque part dans sa tête. Pour une fois, le destin avait bien fait son boulot. Il n’avait pas l’air de vouloir libérer le coréen de l’emprise du chinois, malheureusement pour lui, heureusement pour l’autre. C’était la première fois qu’un tel jeu l’amusait. Avant, il se lassait plutôt rapidement, et recroiser ses conquêtes, bof, pas terrible. Mais Liam avait quelque chose de plus. Liam était différent. « Comment ai-je fais pour vivre sans elles ? » Liang eut un petit sourire. Il était tellement fier de le savoir dépendant, tellement heureux d’avoir tout ce pouvoir sur quelqu’un. C’était jouissif. Il ne prit même pas la peine de répondre, de toute manière il n’en eut pas vraiment le temps. Ses lèvres se retrouvèrent occupées très rapidement. Il grimaça en sentant le mur dans son dos, ne supportant pas qu’on fasse preuve d’une quelconque domination. Mais ça passait, ça passait parce que c’était Liam. Tiens, n’aurait-il pas quelques droits sur Liang aussi ? Après tout, il se laissait faire alors qu’il détestait ça. Liam, tu ne sais pas comment t’y prendre, mais tu peux agir aussi.

Leurs lèvres jouèrent longtemps ensemble. Un jeu enflammé, sensuel, sexuel. Les mains du plus âgé se baladaient librement sur le corps de son ancien client, et cette fois-ci si il soupirait ce n’était pas de la comédie mais bien qu’il manquait d’air. Qu’il étouffait parce que le piège se refermait sur eux une nouvelle fois, mais il ne le réalisait pas. Il stoppa leur baiser pour respirer, s’amusant à chatouiller sa bouche de son souffle, de ses deux morceaux de chair rose. Il sourit malicieusement. Être aussi proches, mais si éloignés. Liam ne le connaissait, Liam devrait fuir. Liang pourrait le lui conseiller, mais il préférait en faire son prisonnier. L’un comme l’autre savait comment cette nuit allait se terminer. Sauf que selon Liang, ce n’était pas encore le moment, il était trop tôt. Il voulait s’amuser encore un peu. Une de ses mains remonta dans sa nuque, jusqu’à ses cheveux qu’il attrapa et sur lesquels il tira légèrement. Sa bouche glissa sur sa gorge, puis la pointe de sa langue. Il cherchait l’endroit à marquer, et lorsque le choix fut fait, il s’exécuta. C’est fait Liam, tu es à lui pour toute la nuit. Aucune échappatoire. Il sourit en admirant son travail, et recula légèrement son visage. « Tu n‘as pas changé non plus, toujours aussi faible. » Il s’approcha, et pinça la lèvre du bas de l’adolescent dans un geste lent, extrêment lent. Après quoi, il lui donna une légère tape sur les fesses et le contourna. Derrière lui, les mains sur les épaules, il chuchota à son oreille. « Viens me payer quelques verres. » Sans un mot de plus il retourna à l’intérieur de la boîte, se dirigeant sans détour vers le bar où il prit place.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Lun 9 Avr - 23:39

Il la trouvait réellement mignonne, c’était peut-être ça le pire. Elle était à son goût, elle ne portait pas de talons trop haut et ne se maquillait avec cette grosse masse de poudre qu’elles avaient toutes sur le visage et qui coulait lorsqu'il pleuvait ou quand il les faisait pleurer. Qu’es qu’il pouvait détester ça, ça lui rappelait sa grand-mère. Il lui eut comme envie de vomir. Oui, il n’en a pas l’air mais les filles il les préfère naturelles, belles et super naturelles. Bizarre pour un garçon de sa trempe, peut-être parce qu’il été déjà sorti avec une fille assez basique et il avait aimé, elle avait une façon de rire particulière et avait deux belles fossettes au creux des joues lorsqu’elle souriait. Il ne se souvient plus du sujet de leur séparation, il l’avait trompé, surement il ne s’en souvient plus, ça n’est pas important de toute façon.

Son regard se plongea dans celui de son ancien compagnon de nuit. Il savait maintenant pourquoi il l’avait séduit. Son physique plus particulièrement, oui, au début ça avait été le physique, il le trouvait horriblement sexy, provoquant il savait lui donner à chaque rencontre quelque chose de nouveau, puis il y avait eu ses manières et puis son caractère. Bien évidement tous ses sentiments ne sont pas développés en trois/quatre nuits, non, le physique lui avait vraiment plu et puis lui, et puis après s’être posé beaucoup de question et il en avait déduit qu’il tombait petit à petit amoureux, il n’avait pas tords c’est ce qu’il s’était passé. Oui, il lui arrivait de penser à lui et que son cœur se mette à battre fortement dans sa poitrine, les jours avaient passaient et cette chanson se répétait et elle lui devenait insupportable. Amoureux, je suis amoureux. Et même en l’ayant quitté son cœur lui appartenait secrètement, un débile, un gamin qui se disait ne pas pouvoir s’accrocher à l’amour, parce que Dieu ne lui avait rien donné lui. La vie c’est vraiment de la merde et l’amour c’est vraiment pour ceux qui s’respectent pas. et oui, même lorsqu’on est friqué la vie n’est pas si facile que ça, tu crois quoi, que l'argent provient des poules en or et que les enfants naissent à coup de baguette magie? Il aura au moins appris ça avant de ne mourir noyer dans ses sentiments, oui, il finirait par s’y noyer et c’était encore pire maintenant que la personne qui l’enfonçait toujours un peu plus était devant ses yeux et ça depuis un bon moment, elle n’avait pas changer, peut-être la couleur des cheveux, mais sinon il était le même et lui portait toute son attention comme il y a deux ans, lorsqu’il n’avait que seize ans. Pourquoi avait-il fallu qu’ils se retrouvent ici, en pleine nuit et dans ce club ? Il essayait de se dire que la soirée serait courte, qu’il ne pourrait pas rester avec lui et qu’ils partiraient conduire ses amis qui devaient être totalement claqués par l’alcool, il y avait une partie de lui qui pensait comme ça, elle tremblait comme une feuille et priait pour qu’il ne l’approche pas et puis l’autre se disait de le gouter encore une fois, de le mettre à nu et de finir cette nuit comme toutes les autres, comme au bon vieux temps, c'était tellement plus plaisant. Parce que oui, Liang est magnifique et savait le faire rêver à chaque rapport qu’il avait pu avoir. Il a beau être désagréable Liam ne voit pas ça ou que très peu, il ne le dit pas si méchant que ça. Il est aveugle et en plus de ça soumis comme il n’aime pas, il est à terre face à lui comme un chien, tout ce qu’il n’aime pas et il ne réagit même pas, c’est peine perdu pour lui. Il baissa un instant la tête regardant la main du jeune homme qui se trouvait dans sa poche arrière, il regrettait de ne pas la sentir contre sa fesse droite, le tissu en était pour beaucoup, son toucher lui manquait. Le bout de ses doigts contre sa peau, son corps tout entier contre le sien, sa bouche qui frôlait la sienne. Ses gémissements…Il arqua un sourcil, il allait un peu trop loin non. Il regarda Liang, le remercier ? Liam n’était pas du genre à remercier, il était tellement impoli que même lorsqu’on lui tenait la porte il ne disait rien, ça lui faisait même presque chier parce qu’il savait ce que la personne attendait, il ne disait jamais « s’il te plaît » ou très rarement quand le cas était vraiment critique, alors le remercier tout de suite là, maintenant ? De quelle manière ? Il ne il n’en croyait pas ses oreilles, il venait de lui retirer son seul jouet de la soirée et il lui demandait de le remercier ? Il devrait plutôt se rattraper au lieu de croire qu’il était plus fort que lui – il ne le croit pas, il l’est – En l’entendant rire, il se dit alors qu’il avait l’air ridicule, mais c’était plus fort que lui, il avait grandi en plus de ça. Le fait de s’être donné à lui, d’avoir succombé et d’avoir développé des sentiments pour lui l’avait endurcit comme jamais. Il parlait comme s’il parlait au nom de Dieu, non, non, même pas, il était devenu son propre Dieu et c’était mis au même niveau que le créateur, il se permettait de critiquer ses créations, de toute façon il l’avait abandonné. Le seul moment où il se devait de le rencontrer était lorsque sa sœur voulait aller prier, il n’avait pas le choix, d’une, il ne voulait pas la laisser seule et puis de deux elle aimait aller prier avec lui, elle disait qu’il était comme son ange gardien. Il devait lui faire plaisir elle n’avait plus beaucoup à vivre comme l’avait dit les médecins à ses parents. Son père n’avait pas réagi et ça l’avait rendu malade. Il s’humecta les lèvres. Il n’avait pas réagi. Et ça l’avait rendu malade et il s’était retrouvé ici, dans ce foutu club qu’il ne fréquente que pour les grandes occasions. Si s’en était une ?

Il ne lâchait toujours pas du regard le chinois, ses lèvres le tentaient horriblement. Il se demandait si elles avaient toujours le même goût qu’autrefois, si elles donnaient cette impression de toujours le chatouiller. Il se demandait maintenant ce qu’il ressentait pour lui. Si ça n’était qu’histoire d’avoir un plan cul ou s’il ressentait quelque chose…comme lui. Il s’approcha de ses lèvres et ils les enchaînèrent. Oui, il avait cédé le premier comme toujours, il est à ses pieds de toute façon, ça ne change pas des autres moments qu’ils avaient pu avoir ensemble, à ses pieds comprenez-vous ? Il aura beau vouloir faire l’homme fort, il lui appartiendra toujours, malheureusement. Ce baiser n’était pas si différent des autres qu’ils avaient pu échanger dans le passé, plus doux parce que Liam voulait lui montrer à quel point il avait pu lui manquer et très lent pour qu’ils en profitent tous les deux, il avait l’impression de retrouver petit à petit ses repères et il flottait sur son petit nuage blanc, il était dans cette bulle qu’ils s’étaient forgés il y a longtemps. Son cœur manqua un battement, il pensait comme un fou amoureux et il n’aimait pas ça, il s’aperçu qu’il dépendait totalement de lui et il ne pouvait rien faire pour arrêter d’agir de cette façon. Il lui demanda de se taire. Il ne voulait plus qu’il parle même s’il était sûr qu’il ne s’arrêterait pas comme ça, déjà lui donner des ordres…c’était peut-être une mauvaise idée. « Parce que tu crois que tu peux me donner des ordres ? Gamin. » il fit une moue dégouté, qu’il lui montra bien, qu’il le laisse avoir un peu de pouvoir sur lui, non ? Il ne voulait pas partager ? Il se colla davantage à lui, ne se préoccupant même plus des personnes qui pouvait bien passer. Il oubliait beaucoup de chose en sa présence, comme l’heure aussi. Il frissonna en sentant ses mains sur ses reins et encore plus lorsqu’elles reprirent l’emprise de son fessier. Trop possessif voilà ce qu’il était. Il l’embrassa à nouveau, la plaquant délicatement contre ce mur pas très loin d’eux. Il aimait vraiment ça et réalisait le nombre de fois où il avait dû regretter de s’être séparé de lui pendant ses deux ans, il avait était horrible. Il s’en excuse. Le baiser avait été affolant, il n’avait pas embrassé comme ça depuis un bail. Il n’eut même pas le temps de reprendre son souffle que Liang lui infligeait une nouvelle torture. Ses lèvres qui pressaient contre sa peau : un suçon. Il grogna légèrement, ses mordant l'intérieur de la joue, il n’aimait vraiment pas qu’on vienne lui chatouiller la peau du cou, il était super sensible, mais vraiment sensible comme pas possible, le simple fait de toucher sa peau du cou avait pour démarche de l'exciter un max et même de lui arracher un orgasme et Liang le savait très bien. Pourquoi aimait-il toujours jouer avec les choses qui fâchent ? Il se dégagea un peu de son entreinte plus dégouté que jamais, il n'aimait pas sa façon de jouer. Il ne sait pas ce qu'il veut ce gosse. Sa tête se posa contre son épaule et ses dernières paroles le firent doucement sourire. Il en était conscient et ça le tuait intérieurement. Toujours aussi faible comme il avait pu le dire. Toujours aussi faible en sa présence, toujours aussi faible quand il l’approche et qu’il se joue de lui. Il a toujours était sans armes en présence, il avait beau se méfier et reculer, il ne le repoussait jamais, parce qu’il le désirait plus que tout. Sale chien. Il releva doucement la tête plongeant son regard dans le sien. Tu ne vois rien hormis ça ? il se laissa faire, totalement à sa merci. Sa lèvre inférieur qu’il tenait comme pour lui montrer qu’il était son jouet, il ne dit rien, disons même qu’il appréciait un peu plus d’être traité de cette façon.

« Viens me payer quelques verres. » Il avait trainé des pieds comme un gros gamin, juste pour qu’il patiente, pour qu’il s’impatiente, qu’il le cherche même si ça n’est que des yeux. Cette phrase avait eu une phase d'écho dans sa tête. Le club était toujours ambiancé par ce DJ qu’il ne connaissait pas du tout, la musique était bonne et lui donnait presque envie de danser. Il lui offrit un très beau sourire avant de ne prendre place à côté de lui, il regarda le barman puis plus loin histoire de voir si sa bande d’amis ne s’était pas barré, apparemment si, il espérait vraiment qu’ils n’avaient pas pris le volant, il se sentirait coupable tiens. Il soupira, puis piqua dans le verre de sa voisine la seule olive qu’il lui restait, il lui fit un petit clin d’œil avant de ne reporter toute son attention sur Liang. Son visage était si attractif. Il ne le lâchait pas des yeux, il le dévorait. « Donne lui ce qu’il veut et autant qu’il en demandera. » dit-il en rattachant le bouton de sa manche gauche, on pouvait distinguer ce tatouage sur son poignet qu'il c'était fait sous un coup de tête, il ne l'aimait pas et pourtant sa mère le trouvait horriblement mignon, c'était une ligne de vie, comme l'on peut voir à l’hôpital, c'était sa ligne de vie et elle était presque nulle. Il resserra sa cravate pour être tout de même un minimum présentable au reste de la boîte. Il posa ses bras sur le comptoir jetant l'argent qui paierait l'addition de Liang. Comment dit-on ici? Un pigeon? Non, non, un canard! Coin, coin il lui payait tout de même ses verres et des verres qu'il n'avait même pas encore prit, il cédait et ne lui tenait même pas tête! Nom de Dieu! Il commanda un verre de rhum, qu’il ne but pas tout de suite, il n'avait pas soif en vrai et en plus ça il n'aimait pas le rhum, la seule chose qu'il aimait vraiment c'était la fin du verre, juste la fin. « Tu bosses toujours? » il s'était penché vers lui, brisant la distance qu'il ne supportait pas. Le savoir prostitué l’avait toujours dérangé, il n’était pas le seul qui devait l’emmener au septième ciel, ils devaient être nombreux et ça le dégoutait, mais il n’avait pas son mot à dire, il n’était qu’un ancien client et puis c’était son problème. Il demanda un autre verre qu’il eut dans les secondes qui suivirent alors qu'il n'avait même pas entamé le premier. Il en tendit un à sa voisine pour s'en débarrasser qui le remercia avant de ne se lever et se diriger vers la piste de danse. Oui, c’était son problème, Liang ne s’en était jamais plains après tout et puis il était majeur. Il joua avec son second verre avant de n’en avaler une gorgée. « J’ai dû te manquer n’empêche. » ] la vantardise ne s’arrêta pas là. Il continua une fois qu'il ait posé un baiser sur sa mâchoire. « J’ai toujours su que j’étais le meilleur de tes clients, il n’y avait qu’à voir comment tu te comportais au lit. » ça va les chevilles ? Il but nouvelle gorgée après avoir rit comme un enfant. Mais il ne mentait pas! Il avait beau être un gamin hyperbole sur ce point là il n’exagérait rien.
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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Mar 10 Avr - 18:02

Liang adorait se sentir supérieur. Même si ce n’était qu’une simple impression. Car il se savait ou du moins se croyait bien inférieur aux autres. Il estimait avoir raté sa vie, être tombé dans les pires profondeurs. Pourtant, il y a quelques années, il obtenait son diplôme en art et littérature haut la main. Mais après ça, il avait sombré à nouveau et de la même manière que durant son adolescence en plus. Drogue, alcool, prostitution et maintenant acteur pornographique. Un destin catastrophique. Quel pauvre type. Du coup, dès qu’il pouvait jouer avec les autres, il le faisait et ça sans la moindre gêne. Bien heureux de se voir doter d’un quelconque talent ou pouvoir, tout dépend du point de vue. Quant à Liam, il était la victime idéale, sa préférée sans doute et cela malgré le peu de temps où il avait été son jouet. Quel chance de le recroiser, il allait pourvoir le torturer à nouveau car il en était sur, le coréen ne s‘était pas endurci, ou pas assez pour qu‘il ne puisse lui tenir tête. Liang le trouvait encore fébrile, puis il avait une fois de plus cédé le premier. Avant, il était déjà le premier à céder. D‘ailleurs, un client qui revient et par définition un mec qui cède facilement à la tentation. Qu‘est-ce que cela l‘avait fait rire de le voir prendre rendez-vous plusieurs fois pour qu‘ils se voient. Surtout qu’à l’époque, il était drôlement jeune. Liang avait même eu peur d’avoir des ennuis à cause de son âge, mais évidemment pas assez pour qu’il ne lui dise non. On ne dit pas non à un corps comme celui de Liam, et si en plus il pouvait gagner de l’argent tout en prenant son pied comme jamais, parfait. Vraiment, il avait aimé le compter parmi ses clients. Parce qu’il était rare qu’un homme soit autant à son goût, et surtout aussi doué au lit. Tellement doué qu’il avait su comment Liang fonctionnait dès la première nuit. Un exploit dont le chinois se souvient encore. Chaque détail de cette fameuse fois est ancré dans sa mémoire. Il était tellement surpris à l’époque qu’un simple gosse le fasse jouir comme personne n’avait su le faire. Liam, ce mystérieux garçon qui comprenait son corps mieux que lui-même et qui en connaissait chaque millimètre. En prime, Liang avait rapidement pris conscience des sentiments du coréen. Pas au point de se dire que le jeune était tombé amoureux de lui, mais bien assez pour comprendre qu’il était très fortement attaché. Il ne l’avouera pas, mais cela aussi lui plaisait énormément. Oh, il y avait des gens qui tenaient à lui mais ils le connaissaient bien ou depuis longtemps. Alors que Liam, Liam semblait l’avoir apprécié en quelques temps à peine. Un peu comme si il l’avait accepté tel qu’il est, avec tous ses défauts sans chercher à vraiment prendre connaissance du reste, de sa vie. Liang se posait beaucoup de questions à ce propos. Comment ce mec là avait-il fait hein ? Était-il désespéré au point d’aimer une pute comme lui ? Impossible, un bel homme comme lui ne devrait pas avoir de soucis à se trouver quelqu’un. Alors pourquoi lui Liam ? Pourquoi tu te fais tout ce mal pour un mec qui ne te voit que comme un objet ? Ou qui en tout cas se borne à te réduire à l’état d’objet. Car finalement, si il portait un si grand intérêt à lui, après l’avoir perdu pendant autant de temps, n’était-ce pas qu’il cachait quelque chose lui aussi ? Quelque chose au plus profond de son être, quelque chose qu’il trouvait trop honteux à assumer. Parce que normalement, Liang il prend puis il jette et oublie. Pas Liam. Liam, il ne l’avait jamais vraiment oublié. Il avait toujours eu l’espoir de le recroiser. Un espoir qu’il avait étouffé. Surement que c’était plus facile ainsi. Qui sait ? Peut être qu’après tout, c’est pour cela qu’il préfère s’amuser. Pour ignorer le reste, si bien sur, il y a un reste.

C’est donc depuis leur première nuit que Liang s’amusait avec lui. Jamais quelqu’un n’avait été aussi faible et sensible face au chinois. Il ne pouvait qu’en profiter. En arrivant au club, il était pourtant à mille lieux de s’imaginer le recroiser. En fait, il ne comptait même pas passer la nuit dans le lit de quelqu’un et pour cause, un tournage l’attendait le lendemain. Mais bon puisqu’il était là, autant s’éclater un peu, au moins il n’avait pas mis les pieds dehors pour rien. En avant les amis, que le jeu commence, ou recommence. Hop, une claque sur les fesses comme signal de départ, et il disparut du champ de vision du coréen. Destination le bar, il allait se mettre bien, et il comptait faire de même avec le plus jeune. Liang afficha un grand sourire à l’adresse du barman qui haussa un sourcil. Le chinois, fier de lui, pointa du doigt son ancien client qui arrivait et le barman qui le connaissait visiblement bien, leva les yeux aux ciels. À force, il avait l’habitude de voir Liang faire joujou avec les autres. Cela l’amusait au début, à présent, il le trouvait pitoyable. Il se disait qu’il n’avait pas de vie, pas d’amis, et qu’il était juste un beau salopard. Le chinois se fichait de ce qu’il pouvait bien penser en fait. Alors dès qu’il eut le feu vert grâce à l’argent que posa Liam, il commanda un verre de whisky qu’il descendit d’une traite. Il enchaina avec une deuxième, puis un troisième. Finalement, il se calma avec le quatrième. Il joua un instant avec le verre, le faisant tourner entre ses doigts. Il jeta un coup d’œil au garçon à ses côtés. Il lui semblait que quelque chose avait tout de même changé chez lui. Il avait grandi sans doute. Il faisait plus homme, moins gamin. Cela lui plaisait bien. Oh, un tatouage. Liang esquissa un sourire, et attrapa son poignet, il glissa doucement son doigt sur l’encre infiltrée sous la peau du coréen dessinant de petits cercles. Il se demandait si cette ligne de vie avait une signification spéciale, puis il chasse bien vite cette question de sa tête. Qu’es-ce que cela pouvait bien lui faire de toute façon ? Il ne portait pas d’intérêt spécial à Liam non ? Pas à sa vie en tout cas. À son corps oui, mais sa personne lui importait peu. Il essayait de s’en convaincre du moins. Jouer avec quelqu’un et faire le salaud, c’est plus difficile qu’il n’y parait. « Tu bosses toujours ? » Liang leva les yeux vers le visage du plus jeune désormais bien plus proche de lui. Oh, si il savait. Il faisait bien pire que se prostituer. Quoique, cela dépend de la vision qu’on a de la vie. Liang considérait son métier bien moins dégradant que la prostitution, pourtant, il relevait du même domaine et gardait cet aspect sale, honteux et abject. Mais c’était plus stable, et peut être moins dangereux. Il n’avait pas de surprise quand il se rendait sur un tournage. Il se passait toujours ce qu’on lui avait dit qu’il se passerait. Aucune risque de se faire enchainer à un radiateur comme cela lui était déjà arrivé. Peut être était-ce plus contraignant au niveau des horaires et qu’il avait moins de liberté étant donné qu’il se trouvait sous contrat, mais bon. Il préférait sa situation actuelle à l’ancienne. Qu’en penserait Liam si il le découvrait ? D’ailleurs que pensait-il de lui tout court ? Il avait bien dû se demander au moins une fois pourquoi il se prostituait non ? À quelle conclusion était-il arrivé ? Liang aimerait beaucoup lire dans ses pensées vraiment. Mais il ne faudrait surtout pas lire dans les siennes, il s’y cachait beaucoup trop de choses. « J‘ai arrêté. » Aucune indication supplémentaire, pas question de lui en dire plus et même de s’éterniser plus longtemps sur ce sujet.

Depuis avant, il l’observait jouer avec son verre et ne pas le boire. Cela l’agaçait. Voulait-il rester sobre ? Liang trouverait cela beaucoup moins drôle si tel était le cas. Alors s’il ne se décidait pas à avaler cet alcool dans les dix secondes à venir il allait le lui faire descendre dans la gorge lui-même. Il compta dans sa tête jusqu’à dix, le plus lentement possible pour lui laisser une chance. Ah, il boit. Quoi, une gorgée seulement ? Liang fronça les sourcils. Puisque c’était comme ça, il allait passer à l’action. Il prit le verre de son ancien client, et de sa main libre, pressa son pouce contre sa lèvre inférieur tandis qu’il maintenant son index sous son menton de manière à ce qu’il récupère dans sa paume toute goutte qui pourrait s’échapper. Il pencha le verre lentement vers l’avant, regardant le liquide transparent glisser jusqu’à la bouche de son jouet. Liam était plus qu’à n’importe quel moment, une poupée entre ses mains. Une fois tout le contenu au fond de sa gorge, il posa son verre et le remplaça par ses lèvres. Un simple baiser, un baiser puis il laissa courir sa langue un instant sur cette chair rose bien pulpeuse. Il se délecta du goût d’alcool qu’elle avait. Comment y résister ? Tout chez Liam était un appel au viol. Son corps, son visage, son regard, ses lèvres. Liang crevait d’envie de lui sauter dessus depuis le début mais mieux valait y aller en douceur pour bien préparer le terrain. Chaque chose en son temps. Puis la partie je te chauffe et tu me chauffes est tout autant excitante que le reste. Il pinça ensuite sa joue comme une grand-mère le ferait avec un enfant avant de rire. Décidemment, c’était tellement facile de l’avoir. Trop facile même. Liang se remit à regarder droit devant lui, riant en secouant la tête avant de terminer son propre verre. « J’ai dû te manquer n’empêche. » Pardon ? Mais pour qui il se prenait maintenant ? Liang reporta son attention sur lui, le visage fermé, les sourcils froncés. Comme si un mec comme un lui, un parmi tant d’autres pouvait lui manquer. Liang pouffa de rire, piqué à vif. Car il devait se rendre à l’évidence, il lui avait au moins un peu manqué, sinon il l’aurait oublié. Enfin, il n’allait certainement pas le lui dire. Heureusement, le simple baiser que Liam déposa sur sa mâchoire l’empêcha de faire une colère. « J’ai toujours su que j’étais le meilleur de tes clients, il n’y avait qu’à voir comment tu te comportais au lit. » Liang s’esclaffa avant de planter son regard dans le sien. Parce qu’il se vantait, et en plus il semblait très sur de ce qu’il avançait. Un instant, le chinois se remit en doute. Cela s’était-il vu tant que ça qu’il avait adoré ses mains sur son corps, sa langue sur sa peau ? Impossible. Comment un gosse aurait-il pu faire la différence hein ? « Tu es trop sur de toi. » Bah oui, qu’est-ce qui pouvait bien lui faire dire cela ? Le chinois ne pouvait pas tolérer que le plus jeune s’accorde tout seul un pouvoir sur sa personne, quelque chose que d’autres n’auraient pas. Pourtant, il avait raison. Liang avait parfaitement conscience qu’il avait raison. Liam l’avait fait monté au septième ciel à chaque fois, plusieurs fois par nuit même. Inépuisable d’ordinaire, jamais rassasié, il l’avait mis dans tous ses états. Quelle endurance pour un adolescent. Il espérait qu’il n’avait pas perdu la main. Il serait vraiment déçu sinon. D’un signe de tête, il demanda au serveur de les resservir. « Bois, ou tu rentres seul chez toi et je sais que ce n‘est pas ce que tu souhaites, n‘est-ce pas ? » Une main baladeuse se posa sur la cuisse du coréen, elle fit quelques allés-retours, remontant chaque fois un peu plus et ce dangereusement. Liang n’hésita pas une seconde à presser son entrejambe entre ses doigts avant de ne se pencher vers lui. Son autre main se cacha dans sa nuque, et il le retint à quelques millimètres de ses lèvres. « Au cas où tu ne l‘aurais pas compris, je te charge de me faire jouir comme jamais ce soir. Est-ce bien clair petit ? »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Mar 10 Avr - 23:10

Joshua, il était le prénom d'un de ses plus proches amis, il était même présent ce soir, envolé mais toujours là. Plus âgé, plus proche que tout le reste et il lui avait apprit pas mal de chose dans sa vie de fils à maman. Il avait réussit à le changer avec de simple mot, un simple regard. « tu ne veux pas boire un verre? » Ils avaient longuement parlés et le courant était directement passé. Leur statut avait beau être largement différents, ils ne pouvaient s'empêcher de trainer ensemble dans les endroits les plus cons du monde. Liam le considérait comme un grand frère, il n'y avait que lui qui pouvait le comprendre et qui essayait malheureusement d'adoucir ce petit chien mécontent qu'il était. Toujours avec de simple mot, de simple geste. Il était d'ailleurs celui qui lui avait donné le numéro de Liang et il s'était souvent demandé si son ami était comme lui, un homosexuel refoulé? Il ne lui a jamais posé la question malgré leur très grande complicité, il ne lui avait jamais demandé s'il avait déjà couché avec lui aussi, non, c'était trop honteux et puis ça le regardait même si ça lui foutait légèrement les boules. Joshua était son frère, un ami, mais aussi celui qui lui avait montré bien jeune les joies du tabac, de la conduite et du sexe. Oui c'était bien lui. Toujours aussi jeune Liam l'avait regarder faire avec sa petite amie et c'est cette nuit là où toutes ses pulsions exagérés sont arrivées, s'il ne pouvait pas se noyer dans la drogue ou l'alcool car sa mère lui interdisait de rentrer à la maison bourrer et bien il se noierait dans quelque chose de plus bon, ça n'était pas un problème. Le sexe, un plaisir pour l'un comme l'autre, une fusion entre deux corps. La chaleur, ses doux gémissements, il avait donc commencer avec les films pornographiques qu'il trouvait emmerdant à en mourir, puis ensuite il avait préféré pratiquer. Doué, il n'aimait pas s'en vanter mais il était doué, c'est ce que chaque filles avaient dit à son passage dans leurs lits, il n'était jamais très brusque – ou enfin pas avec les filles – mais jamais trop doux non plus, il préférait faire l'amour au lieu de baiser tout simplement, mais il lui était difficile de trouver une nana dans sa vie, il était trop jeune et beaucoup de personne le lui avait dit. Un garçonnet aussi jeune et qui s'intéresse à des choses si adultes. C'est alors pour ça que Liang est apparu, non il n'était pas une femme, non il n'avait pas l'habitude de coucher avec ce genre de personne, mais il avait été le seul à bien vouloir de lui pour cette nuit et il était tellement en rûte qu'il n'avait pas bronché ni rien. Il s'était laissé faire pour son plus gros malheur et c'était laissé tenté par le diable pour une seule et unique soirée, une soirée qu'il avait horriblement aimé et qui l'avait poussé à recommencer. Bien évidement, il avait honte, il ne savait pas comment aborder Liang, son premier rendez-vous ça n'était pas lui qui l'avait prit mais bien Joshua, alors là, le prendre tout seul, il avait beaucoup hésité avant de le recontacté mais ça c'était fait. Ridicule. Mais une autre fois encore il avait aimé et avait prit son pied, Liang était vraiment la personne qu'il cherchait, il n'était pas trop collant et déjà ce détail lui plaisait bien. Il remarqua alors que le bouton de sa manche s'était défait et il n'hésita pas à le rattacher avec lenteur, restant toujours aussi pensif. Puis il était tombé sous son charme et en avait bavé pendant tout le reste de sa vie comme une pauvre gonzesse. L'amour est vraiment un sentiment de merde, il vous l'accorde, il ne sait même pas pourquoi il en est venu à aimer un type comme le jeune chinois, il était si...spécial. Différent des autres aussi, assez peste et montrait bien qu'il pouvait tout avoir et n'importe quoi du moment qu'il avait le contrôle d'une de ses marionnettes, il ne devait être qu'une poupée parmi tant d'autres. Il était sûr de ne pas être le seul mec qui était tombé amoureux de l'étranger et ça l'énervait de se sentir aussi con. Il soupira, regardant la fine ligne de vie qu'il avait sur le poignet, oui, sa vie se résume bien à ça, c'est un massacre. Il espérait perdre ses sentiments très rapidement, qu'il se rende compte que Liang n'est pas quelqu'un de bien et qu'il oublie tout. Il en avait marre de se remémorer toute cette massacre et ses moments qui ne s'étaient résumé qu'au sexe, parce que oui; ils n'avaient fait que ça, ils ne connaissaient que leurs prénoms, puis leurs âges pour faire simple, mais pas plus. Sur le coup, Liam aurait dit qu'il se fichait totalement de sa vie personnelle, ça n'était pas son problème de toute façon, mais plus les années ont passées, plus il se demandait pourquoi et comment il en était venu à là. Liang avait une vie si difficile que ça pour se dégraisser à ça? Il ravala sa salive en pensant ses paroles, s'il pouvait l'écouter penser il lui couperait la tête. En tout cas, il avait pensé à l'aider, il était revenu à maintes reprises devant la porte de chez lui mais n'avait jamais osé toquer, il préférait rester loin et ce dire qu'il aimait cet endroit parce que le vent s'y faisait meilleur.

Il balança une bonne somme d'argent sur le comptoir ne tardant pas à commander un petit verre de rhum. L'alcool ne lui avait jamais vraiment plu, mais il en buvait lorsqu'il était en présence de Joshua ou alors lorsqu'il voulait s'occuper, mais sinon il n'avait jamais trouvé le réel besoin de boire et c'est pour ça qu'il le fixait et préférait s'amuser avec. C'était tellement plus drôle de toute façon. Il regarda le chinois enchaîner les verres de whisky. Un faux rire s'échappa d'entre ses lèvres une fois qu'il ai fini d'attacher son simple bouton, il se souvenait maintenant pourquoi l'alcool le dégoutait à ce point aussi, tout autant que les cigarettes Malboro, parce que toutes ses merdes étaient rattachés à l'homme qu'il aimait secrètement. Il sursauta légèrement en sentant son poignet partir avec le plus vieux. Il regardait le tatouage. Liam ne dit rien, il ne voulait pas qu'il soit au courant de sa vie de toute façon, si c'était ça le problème il pouvait encore en parler à son psychologue, il était bon et a toujours aimé lui donner raison devant sa mère qui le disait trop assoiffé de pouvoir. Liam président moi je vous dis, s'il l'était dans sa loi il n'y aurait eu que deux avertissements, un premier pour prévenir et le deuxième? Et bien il aurait gazé tous le monde comme ça il n'aurait plus eu d'emmerdes. Quel beau président. Liam frissonnait au simple contact qu'il pouvait avoir sur sa peau, c'était excitant et il avait comme cette envie de lui sauter dessus. C'est réciproque gamin, ne t'en fais pas. Il se pencha et lui demanda alors s'il travaillait toujours, sa vie ne l'intéressait peut-être pas, mais il voulait juste savoir s'il continuait toujours à faire ses cochonneries avec ces types qui ne valaient pas un clou. Oui, ça le perturbait vraiment et le fait de penser à cette chose que l'on nomme: sexe, lui donnait envie de prendre la direction des chiottes avec lui et de lui faire plaisir, autant qu'il se serait fait plaisir. Oui, depuis leur seconde fois Liam ne lui avait donné que de l'amour, parfois ça pouvait être brusque, assez bestial même, mais il y mettait tout son amour et c'était pour ça que le plaisir n'était pas le même. Qu'il était différent et qu'ils apprécient tous les deux. Apparemment il n'y bossait plus, il laissa un faible sourire en coin se dessiner sur sa bouche, il sortit son briquet et se mit à rejouer avec pour la énième fois. Ça l'avait soulé et il taffait ailleurs pour compenser? Il se le demandait, mais il se tût comme toujours se répétant que ça n'était son problème, il avait le droit de faire tout ce qu'il voulait, non, mais ça l'enchantait tout de même de savoir qu'il avait arrêté, voir même beaucoup, il n'y avait qu'à voir son magnifique sourire qui lui allait jusqu'au oreille, il en disait long: « Je l'aurais pour moi tout seul. », il le voulait bien et même s'il fallait attendre encore trois ans de plus, il le ferait parce que de toute façon, il n'oubliera pas. Il joua une nouvelle fois avec son verre et en but une petite gorgée, il ne voulait pas se forcer, c'était juste histoire de faire comme les autres, de boire un peu et de ce dire que le rhum avait une odeur atroce. Il ne s'y attendit pourtant pas, Liang se leva et le fit boire le breuvage du début à la fin, quelques gouttes s'échappèrent tout de même glissant sur le rebord de ses lèvres, mais ça n'était pas bien grave, le plus âgé les arrêta assez vite, ne le laissant pas le temps de réagir. Un petit baiser, un tout petit qui lui fit perdre la tête comme cet alcool qui lui donnait le sang chaud, rhaaa, il avait la gorge qui brûlait et les pieds en compote. Pourquoi le forçait-il? Il était celui qui ramènerait ses amis chez eux, du moins c'est ce qu'il pensait avant de ne le rencontrer ici. Liam posa un second baiser sur sa bouche avant de ne se les humecter. Encore des baisers au goût si spéciaux, à la cigarette et maintenant à l'alcool. Il grimaça en le sentant lui tirer les joues, il n'était pas un jouet et encore moins un enfant même s'il était le plus jeune des deux.

En tout cas il était sur le cul, il était totalement à l'ouest et sentait comme s'il allait exploser d'un moment à l'autre. Il détestait vraiment le rhume. Il demanda en même temps que son compagnon, un verre de vodka black, il comptait bien le boire cette fois-ci, c'était déjà plus plaisant que le rhum dégueulasse et son arrière goût de chiottes. Il joua alors la carte de la vantardise, lui annonçant qu'il avait tout de même dû bien lui manquait, il était bien évidement cette bête du sexe, cet enfant doué qui en avait fait crier plus d'une, oui, il était bien cet homme. Il était sur que Liang l'avait regrettait, il n'était peut-être pas l'homme le plus marrant et attractif du monde, mais il n'était pas con non, plus. Il se souvenait encore de ses nuits et de la manière qu'il avait de se comporter quand il le prenait au lit, c'était inimaginable. Liang était totalement, sincèrement, extrêmement, facilement baisable et en plus de ça bandant lors des préliminaires. Ah oui, il s'en souvient très bien, c'était toujours très chaud entre eux. « Tu es trop sur de toi. » pas assez. Pour une fois qu'il pouvait se vanter de quelque chose, il en avait bien le droit non? Il lâcha un petit rire, en jouant une nouvelle fois avec son verre, le breuvage avait beau l'air être bon et avait une odeur de raison, ça ne lui disait trop rien de boire maintenant, il préférait rire et écouter la musique qui n'était pas si mauvaise que ça dans ce club. Oui, il riait à s'en pisser dessus, le dos de la main contre sa bouche, il le voyait encore se tordre de plaisir. Des bons moments, c'est sur. « Juste réaliste. » répliqua-t-il en fixant son interlocuteur. Il était encore gentil. Lui au moins assumait totalement le fait que Liang ne l'avait pas laissé indifférent pendant ses nuits, il était pro, il n'y avait pas à dire. Il savait s'y faire les débutants et il aimait lorsqu'il lui faisait du bien. Il recommanda un énième verre alors que lui tenait encore sur son second. « Bois, ou tu rentres seul chez toi et je sais que ce n‘est pas ce que tu souhaites, n‘est-ce pas ? » il ne put s'empêcher de rire, était-il sérieux là? Il était sur que même s'il ne buvait pas il aurait une petite récompense à la fin, oui, il en était presque sur. Mais bon, quitte à lui faire plaisir. Il but cul sec sa vodka avant de n'en demander une autre, qu'il enchaîna, puis une autre et encore une autre. Une grimaça se lisait sur son visage, il laissa taper son verre contre le comptoir. Il était rare qu'il boit comme un trou, ça n'était pas son genre, dommage pour ce soir. Si Liang n'était que le seul ivre ça ne serait pas drôle de toute façon. Oui quitte à être deux. Il regarda sa cuisse et y aperçut les doigts de Liang, il ne dit rien avant qu'il ne réalise qu'il jouait bel et bien avec le feu, ce qui le fit stupidement sourire, je ne vais pas vous mentir Liam avait limite la trique, ce mec n'était pas comme les autres, le chinois était spécial et c'est ce qu'il aimait par dessus tout. Il frôla son entrejambe et c'est à ce moment là, qu'il attrapa le poignet du plus jeune, un sourire sur les lèvres, qu'il ne le tente pas et surtout pas tout de suite, devant tout le monde. La main de Liang dans son cou, le firent frisonner il n'a jamais eu besoin de faire ce genre de chose pour l'exciter, un seul regard lui suffisait. Son regard se perdait bêtement dans le sien, il ne savait même pas comment il en était arrivé à là, il se faisait piéger si bêtement. « Au cas où tu ne l‘aurais pas compris, je te charge de me faire jouir comme jamais ce soir. Est-ce bien clair petit ? » un immense sourire ce dessina sur ses lèvres, vous avez bien vu, il était sur qu'il n'avait pas à boire pour qu'il lui demande de le prendre comme une bête. Il le connaissait tout de même un peu, pas totalement mais assez pour savoir qu'il ne le laisserait pas partir comme ça. « Tu me crois aussi débile pour ne pas avoir compris une chose aussi simple? Je n'aime pas ça. » dit-il sur le même ton que son aîné, provocation, provocation ou tout ça les mènerait. Il posa ses deux mains sur les cuisses de Liang, ses mains remontèrent et sa respiration elle aussi, il ne le lâchait pas du regard et ce foutait du regard que le barman pouvait avoir sur lui. Ses doigts passèrent sous son haut et frôlèrent la peau de son bas ventre. Il avait la peau chaude et aussi agréable que celle qu'il avait touché plus jeune. Il n'avait pas changé, il était toujours si agréable à toucher. Le bout de sa langue vint redessiner les contours de sa bouche sur le rythme sensuel de la musique qu'il diffusait. Pile poil le bon moment. Il le regarda longuement, cette petite voix dans sa tête criait qu'il l'aimait plus que tout, qu'il fallait qu'il prenne ses distances et ça très vite, mais il n'avait pas envie d'écouter se qu'on nomme conscience. Il sourit bêtement lui mordillant gentiment les lèvres. Il avait envie de le mettre à nu, il ne mentait pas, il peut vous le jurer si vous voulez.

Il prit des distances avec le jeune homme, il ne fallait pas qu'il s'enflamme comme ça. C'était trop chaud là. Il fallait que ce soit lui qui vienne vers lui, c'était beaucoup plus excitant, ou beaucoup plus et ça lui plaisait énormément. Il finit le nouveau verre qu'il venait de remplir à ras bord, il regarda autour de lui avant de ne reposer son regard sur lui, il s'y perdit une nouvelle fois. Il était tellement beau, comment ne pas s'y noyer, oui, dites-moi. « Mais je ne savais pas que coucher bourrer était une chose que tu aimais. C'est nouveau? » il sourit, prit la main du chinois et la lui embrassa. « Tes fantasmes sont de plus en plus débiles Liang. » il lui lâcha la main et gonfla des joues comme un gosse. Il disait ça mais, du moment qu'il pouvait profiter de lui, peut importe ce que voulait Liang, il acceptait.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Mer 11 Avr - 16:56

Il l’avait vu, son beau sourire, lorsqu’il lui avait répondu qu’il ne bossait plus dans le milieu. Il avait envie de lui arracher. Il aurait été prêt à lui balancer qu’il faisait pire. Sauf qu’il avait honte de faire pire. Il en avait honte et en même temps il aurait adoré lui dire. Juste pour voir son sourire s’effacer en une seconde, juste pour le dégouter. Liam, je ne t’appartiendrais jamais. Le chinois n’était pas l’homme d’une personne. Il se lassait trop vite, ou bien énervait trop rapidement. Il n’était pas fait pour être en couple. Trop colérique pour ça, trop violent et même trop possessif. Lorsqu’il décrétait que quelque chose était à lui, il ne laissait plus personne l’approcher. Imaginez donc ce qui arrivait lorsqu’un quelque chose se transformait en un quelqu’un. Le chaos assuré. Ainsi sa plus longue relation avait duré quatre ou cinq mois, il ne s‘en souvient plus très bien. Cinq mois où il avait vécu de passion car il était incapable d’aimer. Il n’avait pas aimé Sora. Pas réellement en tout cas. Il avait voulu la posséder, la rendre dépendante, la mettre à ses pieds. Tout ça de la même manière qu’il le faisait avec ses conquêtes d’une nuit. Or, on n’agit pas comme ça avec quelqu’un qu’on aime. Sinon, ça finit mal. Ça avait failli mal finir. Des disputes, des cris, des larmes, et toujours des réconciliations sur l’oreiller. Aucun dialogue entre eux. Juste une passion dévorante qui les avait tué à petit feu. Heureusement, ils y avaient mis fin au bon moment. Ils avaient su se rendre à l’évidence. Ils n’étaient pas fait l’un pour l’autre, et ça même si Liang tenait beaucoup à Sora. Il tenait toujours beaucoup à elle. Seulement, il assimilait cette histoire à l’amour. Pour lui, l’image de l’amour c’est ça. De la violence, de la douleur. Rien de très bon. Comment voulez-vous qu’il se laisse aller à ce genre de sentiments si il les voit comme le mal incarné ? Puis, sans attache, il fait meilleur de vivre. Il en était persuadé. Quand on s’attache, on se soumet. Liam en était la preuve. Puisqu’il le savait attaché, Liang ne se gênait pas pour en profiter. Pauvre coréen. Mais il trouvait ça tellement drôle. Il ne s’imaginait pas un jour être aussi faible à cause de quelqu’un, alors il ne comprenait pas comment Liam pouvait l’être autant face à lui. Que se passait-il dans la tête de l’adolescent pour qu’il soit autant sous son charme ? Ne ferait-il pas mieux d’aller jouer avec des personnes de son âge; des gens sains. Pas des salauds comme lui, pas un mec qui en a rien à faire de sa gueule ou qui du moins prétend n’en avoir rien à faire. Oui, il prétendait. Parce que si Liam n’avait vraiment aucune importance pour lui, voilà longtemps qu’il l’aurait emmené dans les chiottes juste pour tirer son coup. Là, il profitait de chaque minute. Il s’enflammait à chaque contact. Il faisait durer le plaisir. Lui qui est normalement tellement impatient de passer aux choses sérieuses était en train de s’amuser avec un jouet déjà usé. Un jouet qu’il connaissait par cœur sans que ce soit vraiment le cas. Étrange de sa part. Ce qu’il y avait entre eux était étrange. Presque unique. Electrique plutôt. Il n’y avait plus qu’eux désormais. Un coréen, et un chinois qui lui versait de l’alcool -plus ou moins de force- dans la bouche. Liang rattrapa de justesse quelques gouttes qui auraient pu couler en posant ses lèvres contre les siennes. Un simple baiser, un frisson qui les parcourt. Liam lui rend son baiser. Liang sourit de le voir aussi soumis, et lui tire la joue comme on le fait aux enfants. Pour lui, il n’était qu’un gosse. Un gosse beaucoup trop faible pour lui résister.

Un gosse qui pourtant semblait savoir ce qu’il valait. Qu’il se vante de la sorte le fit rire. Pour qui se prenait-il ? Croyait-il être le seul capable de le faire grimper aux rideaux ? Bon d’accord, c’est vrai qu’il s’y prenait mieux que la plupart des hommes qui étaient passés dans son lit. D’ailleurs, Liang se demandait toujours comment un mec aussi inexpérimenté avait réussis à le faire hurler de plaisir dès sa première fois avec un homme. Non mais clairement, à l’époque, il était un débutant. Un sacré débutant. Pourtant, la chaleur de ses mains, ses baisers, ses coups de reins. Il l’avait rendu fou ce soir là. Tellement fou que Liang avait souhaité qu’il revienne au plus vite. Heureusement qu’il était revenu. Liang l’aurait regretté, Liang l’avait regretté. Un client comme lui, on n’en croise pas souvent. En fait, il était le seul qu’il avait croisé. Alors quand il avait réalisé qu’il ne le verrait plus toquer à sa porte, il s’était senti vide. Prêt à arrêter. À quoi bon continuer ? Un salaire pourri, des vieillards pervers. Que Liam l’abandonne avait été la goutte de trop. Il avait claqué la porte, changé de numéro de téléphone. À ce moment là de sa vie, peut être qu’il aurait pu se prendre en mains. Il avait voulu le faire, mais encore une fois, il n’avait pas réussis. Seul, il n’arrivait à rien. La preuve, le voilà à tourner pour des films pour adultes. À croire qu’il est inexplicablement attiré et englouti par le monde du sexe. « Juste réaliste. » Liang ne put s’empêcher de rire une seconde fois devant le culot qu’avait son ancien client. Il ne pouvait pas croire qu’il se faisait prendre à son propre piège. Il ne voulait pas que l’adolescent se sache en possession d’un pouvoir sur lui. Hors de question, c’était Liang, et seulement Liang, qui tirait les ficelles. Jamais l’inverse. « Tu prends tes rêves pour la réalité oui. » Liang termina un énième verre d’une seule traite. Il sentait l’alcool qui lui montait petit à petit à la tête. Cette sensation de ne plus être de ce monde, de partir ailleurs, et d’être léger. Il l’appréciait vraiment. Pas un gros fêtard pour rien le coco. Par contre, il ne voulait pas être le seul ivre. Il voulait que Liam participe, qu’il se retrouve dans le même état que lui, sinon ça serait tout de suite beaucoup moins drôle. Sans aucun scrupule, il lui ordonna donc de boire, menaçant de le laisser terminer sa soirée seul si il ne s’exécutait pas. Il n’avait jamais été aussi sérieux dans ce qu’il disait, et que Liam le prenne à la rigolade le fit froncer ses sourcils. Mais encore une fois, le coréen cédait à son caprice. Le visage du chinois reprit une expression des plus neutres alors qu’il le regardait descendre quelques verres. Bien, il agissait comme il le prédisait. Trop faible, vraiment trop faible. Liam, tu es un gamin. Histoire d’augmenter encore la température entre eux, Liang glissa une main baladeuse sur sa cuisse. Il jouait avec le feu, et n’hésita même pas à se bruler, exerçant une pression sur son entrejambe. Il sourit en voyant les doigts du coréen se resserrait autour de son poignet, et de sa main libre, rapprocha son visage du sien. Il pouvait sentir son souffle sur ses propres lèvres, mais aussi son haleine mêlé à l’alcool qu’il venait de descendre. Liang ne résista pas, donna un coup de langue sur cette bouche pulpeuse. Il désirait tellement son cadet. Il le voulait tellement. Tout en frôlant ses lèvres, il lui donna la consigne de la soirée qui avait bien plus l’air d’un ordre. Il lui ordonnait de le baiser comme une bête avec interdiction de le décevoir bien entendu. « Tu me crois aussi débile pour ne pas avoir compris une chose aussi simple? Je n'aime pas ça. » Liang attrapa sa lèvre entre ses dents comme unique réponse. Disons qu’il n’avait fait qu’assurer sa nuit à venir. Il soupira faiblement en sentant les mains du plus jeune venir se risquer sur son corps. Qu’il aimait que ce soit lui qui prenne des initiatives, cela ne le rendait que d’autant plus désirable. Sa langue sur ses lèvres, ses mains sur sa peau. Une véritable torture. Liang doutait pouvoir continuer à jouer bien longtemps. Leurs regards brulants, attachés l’un à l’autre, criaient leur désir l’un pour l’autre. Lorsque le jeune reprit ses distances, Liang souffla. Cela devenait tellement ardu de résister. S’ils n’étaient pas dans un lieu publique, pour sur qu’il lui aurait sauté dessus.

« Mais je ne savais pas que coucher bourrer était une chose que tu aimais. C'est nouveau ? » Liang ne lui répondit pas tout de suite. En fait, il n’avait même pas envie de lui répondre. À la place, il commanda un dernier verre. Tout n’était plus aussi clair dans sa tête, tout se brouillait, s’emmêlait, l’alcool jouant son rôle. « Tes fantasmes sont de plus en plus débiles Liang. » Le plus âgé pouffa de rire, alors comme ça ses fantasmes étaient débiles ? Et les siens alors ? Lequel des deux couchait et s’était attaché à une sale pute ? Pas lui non. Quoiqu’il avait fait au moins tout aussi pire en s’attachant à son client. Et alors que Liam embrassait sa main, il se leva brusquement. Il l’attrapa à nouveau par la nuque, approcha ses lèvres de son oreille, frôlant au passage sa joue. « Qui est le plus débile de nous deux ? Certainement pas moi gamin. » souffla-t-il. Toujours il lui rappelait son jeune âge, toujours il lui rappelait qu’il était soumis. Liang avait besoin de le faire. Parce que sinon, il prendrait conscience que cela marchait aussi pour lui. La vérité étant que Liam aussi disposait d’un certain pouvoir, mais il ne comptait pas l’admettre de sitôt. Peut être même jamais. Il voulait que Liam reste le plus faible des deux. Il allait rester le plus fort. Mais pour le moment, une chose les mettait sur un pied d’égalité. Tous les deux n’en pouvaient plus. Liang hésitait même à trainer son ancien client aux toilettes. Sauf que non, il voulait l’avoir toute la nuit pour lui. Jusqu’au petit matin, quitte à rater le boulot et à se faire engueuler comme un chien. Il voulait qu’il le prenne, une fois, deux fois, autant de fois qu’il le pourrait même si cela l’empêcherait de marcher le lendemain. Alors aller chez le plus jeune ? C’était loin, il ne tiendrait pas, il ne voulait pas tenir en fait. Il le voulait le plus tôt possible. Il refusait de perdre du temps. « Chez moi. » Lâcha-t-il contre sa peau qu’il avait commencé à parsemer de doux baisers. L’alcool, le désir. Tout se mélangeait tellement qu’il l’invitait chez lui. Dans son nouveau chez lui. Pas le trou à rat où il vivait avant, mais dans cet appartement où il ne laissait personne entrer car il ne voulait surtout pas qu’on voit ses tableaux. Ces preuves de son talent si bien caché, si insoupçonné.

Après un clin d’œil au barman, Liang attrapa le plus jeune par le poignet et le força à le suivre. Ils slalomèrent ensemble entre les gens et les couples. Le chinois ne prenait même pas la peine de saluer ceux qui le reconnaissaient et l’interpellaient. Dès les premiers pas à l’extérieur, il sortit son paquet de cigarettes. Sacrément en manque. Il en prit deux, en glissa une entre les lèvres de son amant, et l’autre entre les siennes. Il les alluma toute les deux, et recracha toute la fumée de sa première bouffée au visage du coréen. Cela le fit rire comme un enfant. Ah l’alcool, qui a osé dire que sans lui la fête était plus folle ? Grosse erreur. Le chinois chercha la main du coréen qu’il serra assez fort, et commença à marcher, l’entrainant dans les rues de Séoul. Quelques fois, il se retournait pour le regarder et lui voler un baiser. D’autres, il lui adressait un clin d’œil et lui disait qu’ils arrivaient bientôt. En tout, il lui promit cinq fois qu’ils étaient bientôt à destination. Mais bon, on lui pardonne. Alors qu’il ne restait que quelques mètres et qu’il avait jeté sa clope depuis longtemps, il ralentit pour marcher à hauteur de son ancien client et glisser une main dans la poche arrière de son pantalon. Liang se réjouissait de la nuit qu’il allait passer. Heureux d’être tombé sur lui. Oui, heureux, et non pas juste chanceux. Quelqu’un d’autre ne lui aurait pas fait autant d’effet. Ils atteignirent l’immeuble après une vingtaine de minutes de marche, et Liang poussa la porte de celui-ci après avoir entré le code. Il habitait au rez-de-chaussée, et avait pour voisins uniquement des vieillards un peu bizarres. Il rentra sa clé dans la porte de son appartement avec difficulté, sa main tremblant et sa vue quelque peu brouillée y étant surement pour quelque chose. Il avait tellement bu, qu’il se fichait que Liam tombe sur ses toiles, en fait c’était un détail qui était totalement sorti de son esprit. Il le laissa entrer le premier, et ne prit pas la peine d’allumer la lumière. Pour autant, cela n’empêchait pas de remarquer qu’il était quasi impossible de marcher dans son salon. Des chevalets partout, des toiles, de la peinture, une bâche, et dans un coin un canapé ainsi qu’une télé écran plat qu’il avait accroché au mur pour gagner encore de l‘espace. « Je ne te propose pas à boire, j‘estime que tu as mieux à faire là tout de suite. » Pendant qu’il prononçait ces quelques mots, il posa ses mains sur ses hanches et tout en exerçant une légère pression, l’entraina jusqu’à ce qu’il heurte un mur. Là, ses doigts habiles remontèrent le long de son torse, pour commencer à déboutonner lentement sa chemise en partant du haut. « C‘est qu‘il a pris du muscle le bébé. » Liang pouffa de rire, il n’en ratait décidemment pas une pour se moquer du plus jeune. Heureusement, il espérait se faire pardonner grâce à sa langue qui courait à présent sur sa peau. De bas en haut, faisant un détour par ses billes de chairs, jusqu’à ce que son nez ne touche son cou. Oh, la cravate. Une cravate d’homme pour un gosse. Il riait tout en commençant à la lui enlever. Vraiment, il voyait Liam comme un bébé. Un bébé ouais, mais en attendant un bébé qui savait y faire mieux que personne.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Mer 11 Avr - 23:09

Il était réaliste. Oui, juste réaliste et il n'aimait pas le fait qu'il le prenne pour un imbécile, qu'il se paie sa tête avec une chose aussi sérieuse. S'il savait à quel point il l'aimait, il tuerait pour l'avoir pour lui tout seul. Sa vie est bien minable. Il était né, avait été abandonné en plus de ça, puis adopté et craignait le père qui lui avait donné un toit, il avait eu ensuite une sœur, une sœur qu'il a toujours aimé et qui c'était retrouvé à l’hôpital, il avait commencé à sortir, à boire, à fumer et et il était tombé sur une pute et en était tombé amoureux, il s'en était séparé et aujourd'hui il l'a retrouvé et en est toujours aussi fou amoureux. Vie de merde, je vous l'accorde, il se demandait bien comment tout cela ce terminera, il finira par lui avouer et Liang se foutra de sa gueule. Liam lui criera alors que ça n'était qu'une blague, au pire des cas il y croira et finira peut-être par le baiser à certains moments de sa vie, quand il aura besoin de lui. Il voulait le faire taire, le plaquer contre un mur et lui dire à quel point il l'aimait. Je t'aime, accepte moi. Je t'aime prends moi dans tes bras. Je t'aime s'il te plaît ne me fait pas de mal. il ferma les yeux, regardant le comptoir, il se détestait de penser de cette façon et de réaliser qu'il ferait tout pour lui, il était à ses pieds comme jamais il ne l'avait été pour une personne, il ne l'était qu'avec son ego habituellement, même en sortant avec cette fille aux fossettes. Oui, elle était magnifique, mais moins que Liang, il lui caressa le visage en guise de réponse, qu'il croit ce qu'il veut de toute façon il ne pourra jamais lui faire entendre de raison. Écoutes-moi. il devenait fou de penser comme ça, que l'alcool lui fasse oublier tout ça, que le sang lui monte à la tête et qu'il explose pour en finir une bonne fois pour toute. Cette fois-ci ça sera la dernière, il ne voulait plus le recroiser, déjà passer la soirée avec lui était un carnage alors savoir qu'il allait se faire plaisir pendant un long moment ne l'enchanté qu'à moitié, il le verrait prendre son pied et lui il penserait à comment tout ça évoluerait s'il le revoyait et peut-être lui dire la vérité. Il ne voulait pas ça. Il ne voudrait jamais lui dire, c'était bien trop ridicule à avouer, il ne se voyait pas lui dire qu'il l'aimait à la folie, il ne pourra pas faire ça. C'est pour ça qu'il n'hésita pas vraiment à boire à l'ordre que lui donna le chinois, il porta un verre à ses lèvres, puis un second, un troisième et il les enchaîna sans s'arrêter. Qu'il se bourre la gueule pour pouvoir assumer tout ça, parce que ça a toujours été plus simple comme ça, le lendemain on fait semblant de ne se souvenir de rien et pourtant on a tout en tête et on aimerait en être fier. Mais il a trop honte pour ça, pour tout ça. Aimer un homme, lui qui se disait homophobe et l'assumait totalement, lui qui ne se voyait pas finir sa vie aux pieds d'une pu...rha de Liang, parce qu'il était bien plus qu'une pute. Sa tête penchait vers l'arrière, ce verre sur ses lèvres, il avait l'impression de capter chaque trajet que l'alcool prenait dans son corps, il en avait plein les veines, il voulait être saoul à ne plus en tenir debout à rire comme un idiot, il ne voulait plus se contrôler aussi. Il baissa la tête, posa fortement son verre sur le comptoir, il le regarda avec cet air neutre et ressentait comme ses lèvres sur les siennes, encore une fois. Pourquoi c'est toujours comme ça. Pourquoi tu ne lis pas dans mes yeux? Faible, oui, il l'était et il l'assumait. Mais c'était mignon à voir n'es-ce pas? Mignon? Il pensait que c'était mignon? Il essayait plutôt de ce le faire croire, parce que c'est beaucoup plus simple que de s'avouer qu'on est un gros con qui s'attache à n'importe qui, à n'importe quoi, à un mec comme Liang, un mec qui crains et qui ne lui apportera surement que des ennuies. Mais il était pour passer sa vie dans une merde de plus, il est tellement aveugle. Il passa le dos de sa main sur sa bouche comme pour effacer toutes traces du chinois et il but encore. Mais malheureusement pour lui, le jeu ne s'arrêta pas là, Liang avait encore cette envie de jouer et comme il le pensait ça n'était que le début d'un long et horrible jeu dans lequel il allait tout faire foirer. Il sentit sa main lui caresser la cuisse, appuyant même sur son entrejambe, Liam était excité, il avait envie de lui, de le prendre comme jamais il n'avait pu le prendre, il ferait de cette nuit, une très longue nuit, tant qu'il aura du souffle il le fera jouir même à en mourir. Le coréen l'arrêta rapidement, mais il aurait dû lui attacher les deux mains, il rapprocha leurs visages, son rythme cardiaque augmenta, l'odeur de l'alcool il s'y était habitué et il finissait par l'aimer. Il grogna de plaisir en sentant sa langue sur ses lèvres, il n'en pouvait plus, il étouffait, il avait presque la trique alors que le jeu n'avait même pas commencé. Alors il voulait qu'il lui donne du plaisir, de toute façon il ne pouvait pas faire marche arrière, il l'avait compris dès qu'il l'avait bousculé, dès qu'il l'avait regardé droit dans les yeux, dès qu'il avait su que c'était lui, il avait su que cette soirée ce finirait au lit. Baiser? Avec lui ça n'était plus de la baise, ça le dégoutait trop, il lui faisait vraiment l'amour et l'autre ne le voyait pas, parce qu'il est aussi con que lui.

Sa lèvre entre sa bouche, encore, il se sentait dominé une fois de plus et il ne disait rien. Il fallait qu'il change tout ça, il laissa sa langue faire le contour de ses lèvres, ces lèvres qu'il adorait lécher, embrasser, il passa ses mains sous son top et le caressa du bout des doigts, il voyait flou et sa tête tournait horriblement, s'il tenait debout il tomberait d'un coup, il avait trop bu et sans modération. Il avait envie de le mettre à nu tout de suite, maintenant, qu'il ne tarde pas, il ne voulait pas tarder, mais il ne voulait pas céder non plus. Il coupa tout contact entre eux, il ne fallait pas qu'il s'excite. Ils allaient mal finir la soirée, pourquoi voulait-il qu'ils se bourrent comme des trous, était-ce sa nouvelle manière de s'amuser? Coucher saoul et tout oublier? C'était drôle? Avec qui l'avait-il fait? Il grimaça et passa une main dans ses cheveux, il était ridicule à jalouser ses ex-conquêtes. Il commanda juste derrière lui trois autres verres, oui pas un, ni deux, mais bien trois, histoire qu'il ne pense plus à rien et que tout ce brouhaha s'arrête net. Il descendit le premier, puis le second et le troisième il eu plus de mal, à la moitié il pensait qu'il allait s'évanouir ne put plus du tout. Le barman le regarda inquiet se demandant s'il ne faisait pas une erreur de les laisser boire de cette façon, lui demandant si ça allait, Liam posa une main sur son front avec l'autre il tenait toujours son verre, il tremblait mais ça ne l'empêcha pas de se moquer de lui une nouvelle fois. Quel fantasme bizarre, il était débile de penser à une chose pareille, l'alcool ne servait à rien. Il ne finit pas le verre, il le posa devant lui et préféra embrasser la main de l'homme qu'il désirait tant, il l'entendait déjà gémir sous ses caresses. Il eu un hoquet de surprise en le voyant à nouveau face à lui, son visage était si proche. « Qui est le plus débile de nous deux ? Certainement pas moi gamin il avait bien raison et il n'avait rien à lui foutre à la gueule pour répliquer, il était sans arme. Liang ne l'aimait pas, ça se voyait, il ne l'aimait que juste pour tirer son coup, c'était comme ça que Liam voyait la chose et c'était normal de son point de vue. Il le regarda longuement avant de ne baisser les yeux, puis il rit, il rit un bon moment plaquant sa bouche contre celle du garçon. Out comme il était c'était soit ça, soit les larmes et Liam n'était pas du genre à pleurer. «Arrête ça. » commença-t-il par dire en frôlant ses jolies lèvres «Arrête de m'appeler gamin, je n'en suis pas un.» il le défia du regard, c'était dans son nouveau caractère, il fallait qu'il l'accepte, qu'il le retienne, il a bien grandi et il n'aime pas ce surnom. Il n'est plus un gosse, ça lui rappelait son père, ça l'énervait.

« Chez moi. » il haussa un sourcil, chez lui? Il partait pour chez lui? Mais pourquoi pas chez Liam? Ah oui...Dawn. Rho...il ne fallait pas qu'il y pense, à chaque fois qu'il pensait à elle, il avait envie de tout casser ou pas, ou du moins c'est ce qu'il essayait de se faire croire, parce que la mater se changer c'était bandant - oui il avoue l'avoir fait maintes fois - Il ouvrit la bouche comme pour parler, mais aucun son ne sortit, Liang lui saisit le poignet et l'entraina vers nul part, avant de partir il salua le barman avec ce grand sourire idiot qu'il avait. Heureusement qu'il le tenait, sinon il tomberait au beau milieu de la piste de danse, ils regagnèrent la sortie. L'air était frais, il avait légèrement froid, n'avait-il pas une veste en rentrant dans cette boîte, putain! Il fit un pas en arrière comptant bien retourner dans la boîte chercher sa veste, il avait beau jeter l'argent par les fenêtres, il y a des choses dont il ne peut pas se séparer, comme cette veste mais Liang le retint encore une fois. Il lui coinça entre la bouche une cigarette, une cigarette malboro. Il alluma les deux barres de tabacs, Liam ne fuma pas, après qu'il lui ai balancé sa fumée la gueule, il coinça la sienne entre ses doigts et la jeta tout simplement sur le sol puis l'écrasa. Qu'il comprenne. Son rire enfantin le fit sourire, il lui caressa le visage, remettant en place ses mèches rebelles, il l'aimait tellement. Il frissonna en sentant sa main dans la sienne, il le traina alors en direction de chez lui il ne dit rien pendant tout le trajet, à vrai dire il n'avait rien à dire, il ne voyait pas très bien, il ne savait même plus où ils étaient, Liang vivait à Kangnam maintenant? Il sourit à chaque moment où il se retournait pour l'embrasser pour lui sourire et le rassurer. Ils n'arrêtaient pas de lui dire qu'ils arrivaient bientôt mais il ne voyait pas la fin. Au moment où il s’attendit le moins il le ramena contre lui et l'embrassa tout doucement. «J'ai envie de toi.»lui susurra-t-il à l'oreille alors qu'il reprenait très vite la route. Il espérait l'avoir excité un max, c'est ce qu'il voulait, l'exciter. Il ralentit enfin, laissant Liam souffler un peu, il n'en pouvait plus, il avait les pieds en compotes. Il passa un bras autour de ses bras en sentant sa main dans sa poche arrière. Il était bien comme ça, il avait l'impression d'être ailleurs et cette sensation lui plaisait, il planait en vrai, il avait tellement bu, tellement bu. Mais ça ne l'empêcha pas de capter lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils se stoppèrent enfin. Alors il vivait là? Bizarre, il ne se souvient pas être venu ici avant, il avait déménagé? Il entra dans le bâtiment les mains dans les poches, ils ne montèrent aucun escaliers et ne prirent pas l'ascenseur, dommage il avait l'intention de lui donner un avant goût dans l'un des deux pour le grouiller un peu, mais c'était beaucoup mieux que ce qu'il pensait, il vivait au rez-de-chaussée. Dieu existe vraiment?

Il se posa derrière lui en le voyant mettre du temps, qu'il ouvre cette fichue porte. «Ouvre là.» oui c'était presque un ordre, non en vrai, c'était un ordre, il le plaqua contre la porte, ses mains passèrent sur ses hanches, collant leurs deux corps, il avait horriblement chaud, il ne tenait plus lui-même. Il embrassa son cou, puis remonta sur son lobe qu'il lécha sensuellement et c'est alors que la porte s'ouvrit comme par magie, enfin. Il entra le premier, il faisait noir, il n'y voyait presque rien, mais en tout cas ça avait l'air d'être le bordel, il pouvait s'en apercevoir car il shootait dans de nombreuses choses. « Je ne te propose pas à boire, j‘estime que tu as mieux à faire là tout de suite. » un immense sourire se dessina sur ses lèvres, il n'y avait toujours pas de lumière, mais ça ne le dérangeait pas, du moment qu'il était là et puis sa vue s'éclairera une fois qu'il se sera fait à cette obscurité. Son appartement avait l'air petit, ça sentait la clope et la peinture en plus de ça, mais pas cette peinture que l'on utilise pour faire les travaux, une toute autre. La porte d'entrée se ferma. Tandis qu'il posait ses mains sur ses hanches, lui posa les siennes autour de son cou, ils y étaient, ils n'avaient pas étés patients, comme toujours. Il fit un pas, puis deux et ensuite un troisième et sa tête se heurta contre un mur. Pas de marche arrière. il baissa la tête, sentant ses doigts qui remontaient le long de son torse. Il déboutonna sa chemise, Liam respirait fortement desserrant impatiemment sa cravate. Il pensait croire à un rêve, comment, après deux ans de séparation, cette tension sexuelle pouvait encore naître en eux? Il se le demandait. « C‘est qu‘il a pris du muscle le bébé. » bébé? Il pouffa de rire, bon c'était déjà mieux que gamin. Liam soupira au coup de langue qui suivit, il ne s'arrêta pas là, sa langue n'eut pas de pitié pour ses deux billes de chairs, il gémissait, doucement mais c'était déjà un bon début. Qu'es qu'il avait pu lui manquer. Sa respiration s’accélérait et il sentait l'alcool lui monter à la tête. L'entendre rire ne faisait qu’attiser son désir. Il le défit de sa cravate qui rejoignit lentement le sol. Il voulait profiter de chaque moment, de chaque caresses, de chaque paroles qu'il dirait. Comme si c'était la dernière fois. Pourquoi ne pas inverser les rôles, hm? Il passa ses mains autour de sa taille collant son front au sien, un petit baiser sur son nez et puis un baiser sur sa bouche, un baiser horriblement lent ou il prenait tout son temps pour lui mordiller les lèvres, les lui lécher, sa langue se mêlant à la sienne comme il adorait. Il lui retira sa veste et déboutonna le premier bouton de son jean. Ses doigts remontèrent le long de sa colonne vertébrale, comme deux bonnes vieilles araignées, il ne lâcha pas ses lèvres, il les aimait beaucoup trop pour ça. «Je.» il s'était perdu dans ses pensées, je quoi? Il avait été à deux doigts de lui dire qu'il l'aimait. Il souffla et remercia son intelligence d'être intervenu au bon moment. Il le ôta de son t-shirt et frotta son nez contre le sien une seconde fois. Mon regard planté dans le tien. Sa bouche se referma sur son épaule qu'il embrassa puis il dériva sur sa clavicule qu'il lécha d'un coup sec, il le fit une seconde fois, collant son bassin à celui du chinois. Ils ressentaient le même désir. Ils n'attendaient que ça. Il le porta de façon à ce qu'il passe ses bras autour de sa taille, il eu un petit rire en le voyant faire ce qu'il demandait. Il tourna alors en lenteur sur lui-même le collant à présent contre ce mur, il l'embrassa encore, ses baisers toujours plus insistants, toujours plus amoureux que jamais. Ses mains brûlantes qui remontaient le long de son corps.





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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Jeu 12 Avr - 14:33

Il avait beau le trouver faible, toujours aussi faible, quelque chose lui disait qu’il ne l’était peut être plus autant. Sans doute son regard, cette façon dont il le défiait. Cela l’amusait, le surprenait aussi. Il ne devait plus l’appeler gamin ? Pourtant, aux yeux du chinois, Liam ne sera jamais plus. Il ne voulait pas lui laisser une chance d’être plus. Ce serait trop dangereux, pour lui, et surtout pour le coréen. Il ne fallait pas qu’il s’attache à ce gamin, il le détruirait. Il ferait de sa vie un enfer. Et surtout, Liang n’était pas le type à pouvoir être en couple, il n’était pas cet homme qui lui conviendrait. Un gosse de riches ne devrait pas fréquenter une pute comme lui. Liam aurait dû fuir, loin, très loin de lui. Il lui semblait qu’il l’avait fait, qu’il avait essayé en tout cas. Leur rencontre n’étant qu’un hasard. Sans doute que son ancien client aurait préféré ne jamais le revoir, peut être même ne jamais faire sa connaissance. Être soumis de la sorte, qu’est-ce que ça procurait comme douleur ? Liang l’ignorait. Il n’avait encore jamais été aux pieds de quelqu’un. Quoique s’il devait l’être, Liam serait son marionnettiste favori. Cela ne le dérangerait pas si c’était Liam. Même si il prétendait le contraire. Pour lui, un gamin ne pouvait pas avoir de pouvoir sur lui. Sauf qu’il devait avouer que cette tension qu’il y avait entre eux risquait fortement d’avoir le dessus tôt ou tard. Liang n’était pas aussi insensible et sans cœur qu’il ne voulait bien le faire croire. Liang dans le fond, ça lui plairait que Liam soit son bourreau. Liang dans le fond du fond, il désirait une chose un peu spéciale. Tellement honteux qu’il ne se l’avouait pas. Finalement, comme tous les autres, il aimerait qu’on voit au-delà de ses apparences, qu’on l’apprécie à sa juste valeur, qu’on l’aime pour autre chose que son corps qui appelle au viol. Il n’a pas la tête à vouloir de l’amour, il essaye de ne pas en vouloir. Il le croit si dangereux, si violent quand il se pointe. Il pense l’avoir connu, et déjà trop côtoyé pour qu’il veuille de lui à nouveau. Liang ne voulait pas de ce sentiment. Alors il dressait toutes les barrières possibles. Il jouait lorsque les autres se présentaient à lui aussi faible que le coréen. Il trouvait plus facile de s’amuser que de se prendre au sérieux. Il ne pouvait concevoir qu’on veuille bien de lui, qu’on l’accepte. Qui voudrait d’un salaud ? Qui pourrait aimer un salaud ? Liang s’était fait à cette idée qu’il n’était qu’une pourriture, que là où il excellait c’était dans le domaine des saloperies, des coups de pute. Faire du mal, c’était encore ce qu’il faisait de mieux. Désolé Liam, je ne sais faire que ça. Quelques fois, il s’en voulait. Il se tournait vers Dieu et lui demandait pourquoi il ne pouvait pas être normal, juste être comme les autres et vivre d’amour, d’eau fraiche, ce bordel là quoi. Sans doute qu’il n’y croyait pas assez. Ou qu’il ne voulait pas y croire. Il se compliquait la vie mais ne le réalisait pas. Il se fermait, et il laissait le temps filer entre ses doigts. À la loterie de la vie, il avait tiré le mauvais numéro, il en était sur.

Puisqu’il ne savait faire que ça, puisqu’au moins là il savait qu’il était meilleur que d’autres, il allait encore une fois jouer avec Liam ainsi qu’avec ses sentiments. Il allait le mettre à genoux une fois de plus, le prendre que pour tirer un coup. Rien de plus, rien de moins. En apparence en tout cas. Si ivre, par l’alcool et le désir, il l’entraina avec lui, pour aller chez lui. Liam, tu ne sais pas quel privilège il te fait là. Il t’emmène chez lui, personne ne va chez lui. Il mettait sa décision sur le dos de l’alcool, mais peut être que ce n’était pas que ça. Peut être qu’il avait envie de le laisser entrer dans son intimité, de voir si cela le ferait fuir ou rester. Il se demandait pourquoi Liam tenait encore à lui après tout ce temps. Il l‘avait connu comme prostitué, alors le voyait-il uniquement sous ce masque là ? Voyait-il ce que d’autres ne voyaient pas, ne cherchaient pas à voir ? On ne s’accroche pas à une pute. Quel intérêt ? Après tout, il n’avait fait que lui vendre son corps. Il ne lui semblait pas lui avoir donner autre chose, ou même plus qu’aux autres. Mais il voyait bien que Liam avait pris un morceau de lui, et sans lui demander une quelconque autorisation. C’était pour ça que le coréen s’était attaché, pour ça que Liang pouvait lire dans ses yeux qu’il le possédait. Le chinois savait que Liam lui appartenait, ou voulait lui appartenir. Quelle différence. Le résultat est le même. À savoir qu’il est le seul à disposer d’armes. Il faisait tout pour être le seul, pour garder l’avantage qu’il avait pris ou qu’il prenait de force. Quelques fois, il perdait face au coréen, mais il essayait de le cacher. Oui, il arrivait que le jeune Liam le déstabilise dans son rôle du mec froid et sans cœur. Comme là par exemple, quand il le retint pour l’embrasser d’une douceur sans pareille. Liang soupira même en quittant ses lèvres, comment un simple gamin pouvait-il lui faire perdre le contrôle comme ça ? Il perdait la tête à chaque contact. Vraiment, il le désirait comme un fou. « J'ai envie de toi. » Liang tourna les talents, feintant l’indifférence face à de tels mots alors qu’en fait il bouillonnait de l’intérieur. Il se mentait à lui-même lorsqu’il se disait détenir tout le pouvoir. En cette nuit, il se rendait compte que ce n’était pas le cas. Que depuis leur première fois, la situation lui avait échappé. Dès les premiers baisers il y avait eu une erreur, comme une faille. Une faille qu’il avait ignoré, qu’il continuait d’ignorer. Il est tellement plus simple de se voiler la face pas vrai ? Tu étais tellement sur de toi il y a quelques heures. Si persuadé de ton pouvoir sur ce mec. Tu doutes à présent, mais chut, c’est un secret. Il mourrait tellement de désir que ses mains tremblaient. Ou peut être était-ce l’alcool qui l’empêchait de trouver la serrure. En tout cas, plus il s’énervait dessus, moins il y arrivait. « Ouvre là. » Que Liam se colle de la sorte à lui n’améliorait pas la situation, bien au contraire. Liang galérait encore plus à se concentrer, obnubilé par ses mains qu’il sentait sur son corps ainsi que son souffle dans son cou. Il ne pouvait pas tenir. Il fallait qu’il ouvre cette maudite porte, autrement ils risquaient grandement de baiser sur place. Avec un peu de persévérance et de volonté, il parvint à ouvrir la porte, manquant même de tomber à l’intérieur de son appartement. Il laissa Liam passer, et referma derrière lui. Voilà, ils étaient seuls. Comme prévu. Leur soirée n’aurait pu finir autrement que sous les draps.

Liang ne perdit pas une seule seconde pour se mettre au travail, commençant à déshabiller le plus jeune. Enfin travail, il ne pouvait plus vraiment utiliser ce terme dans ce cas. Il en était loin aujourd’hui. D’ailleurs, c’était la première fois qu’avec Liam ça ne serait pas de l’ordre du travail. Est-ce que ça l’avait été un jour ? Il n’en était pas sur. Il avait trop pris son pied avec lui pour qu’il puisse classer leurs parties de jambes en l’air dans cette catégorie. Et après deux ans de passage à vide, Liang avait du mal à croire qu’il le désirait toujours autant. Qu’il n’avait rien oublié de lui ; ni la douceur de sa peau, ni son odeur, et encore moins l’agréable sonorité de ses gémissements dont il adorait toujours autant être la cause. La seule différence était sans doute que Liam avait grandi, et c’était normal. Il n’allait pas rester une crevette toute sa vie. Liang appréciait ce changement, même si cela le faisait rire de voir qu’il était un homme bien plus imposant que lui. Le chinois avait beau être grand, il n’était pas bien épais. Il paraissait fébrile même, mais il ne l’était pas. Il savait se défendre, il savait s’imposer. Et hop, au revoir la cravate. Il la regarda s’écraser sur le sol, avant de ne reporter son attention sur Liang, un sourire aguichant autant que malicieux sur ses petites lèvres. Il ferma les yeux à la rencontre de leurs fronts, soufflant doucement au baiser sur son nez. Cette tendresse dont il avait toujours fait preuve, une tendresse qu’aucun client n’avait jamais eu envers lui et qui malgré lui l’avait séduit. Même sa manière de l’embrasser était différente. Rien qu’un baiser et Liang sentait la température de son corps grimpait en flèche. Tant de sensualité dans cette lenteur. Il s’appliquait à la tache, et le chinois frissonnait à chaque contact entre leurs langues. Elles se mêlaient et dansaient ensemble avec tant de grâce. Liang se laissait totalement faire, totalement aller. Il devenait un peu la poupée. Sa veste en cuir le quitta, suivant le même chemin que la cravate de son amant. Et alors que Liam déboutonnait son jean, il sourit contre sa bouche. Ravi que les choses sérieuses commencent enfin. Trop impatient de perdre la tête. « Je. » Hein ? Le chinois fronça les sourcils, l’interrogeant du regard. Pourquoi n’avait-il pas terminé sa phrase ? Pourquoi ne la continuait-il pas plutôt ? Il allait lui demander d’ailleurs, mais le coréen entreprit de lui enlever le t-shirt alors Liang leva les bras pour l’aider, reposant ses mains sur son torse finement musclé. Le baiser sur son épaule termina de lui vider l’esprit. Il ne pensait plus à ce que Liam avait voulu dire, il ne pensait plus tout court ou alors il ne pensait qu’à son ancien client. Il respirait bruyamment, Liam aussi d’ailleurs. Leurs bassins collés l’un à l’autre étaient déjà bien réveillés. Il n’y avait décidemment que Liam pour le mettre dans un tel état. Il en oublierait presque son propre nom. Totalement sous l’emprise de cette tension sexuelle qui régnait entre eux. Tellement, qu’il laissait Liam faire ce qu’il voulait de lui, ne cherchant pas une seconde à résister lorsqu’il le souleva du sol pour le plaquer contre le mur. Cela lui plaisait que Liam le domine ainsi. Même si il voulait avoir tout le contrôle, il aimait que le coréen dirige les choses. Il remonta ses mains jusqu’à son visage, alors qu’ils recommençaient à s’embrasser. Leurs bruitages et soupires brisant le silence de l’appartement.

Liam es-tu fier de le rendre fou ? Liam sais-tu que dans ces moments tu pourrais faire n’importe quoi avec lui ? Vous êtes à égalité finalement. Aussi faible l’un que l’autre. Il interrompit le baiser pour l’admirer. Cet être qu’il désirait tant, qu’il trouvait si beau et qui le rendait malade. Il passa son pouce sur ses lèvres, une légère pression. Elles étaient gonflées, humides de leurs salives. Cela le fit sourire. Puis il chercha son regard dans l’obscurité, et ne le quitta pas durant de longues secondes. Plus que leurs souffles, et leurs bouches à quelques millimètres l’une de l’autre. Liang avait l’impression d’étouffer tant il avait chaud. « Repose-moi. » Plus qu’une demande, un ordre. Pas de politesse dans sa phrase, ni dans le ton employé. Il le regardait dans les yeux, attendant qu’il fasse ce qui lui était demandé. Lorsque ses pieds touchèrent à nouveau le sol, il sourit et posa une main sur la joue de son cadet. « Brave garçon. » Il lui vola un baiser plus passionné que les précédents, plus envieux, plus fiévreux. Ses bras autour de sa nuque, pour le retenir contre son corps, pour le sentir toujours plus proche, comme si Liam pouvait partir à un moment pareil. Voulez-vous savoir quelque chose ? Voilà longtemps que Liang n’avait pas couché avec un homme. Oh, il y avait ses partenaires pour les films, mais cela ne comptait pas vraiment. Dans la vraie vie, aucun n’avait touché son corps après le dernier passage de Liam. Il avait refusé chaque client, il avait attendu un signe de sa part, et comme il n’était tout simplement pas revenu, Liang avait laissé tomber la prostitution. Pour sa fierté, il disait qu’il en avait eu marre d’être un objet, mais si on interroge la vérité, il voulait juste Liam. Son appétit ne pouvant plus être rassasié que par lui. Oh Liang, tu ne parles pas, mais tes actions le font pour toi. Il relâcha ses lèvres, ses mains descendirent lentement de sa nuque à ses épaules, de ses épaules à son torse. Au passage, il donna un coup de langue sur chacun de ses tétons. Il laissa trainer ses dents sur sa peau, puis il remonta de la même manière, parsemant son torse de baiser. Il le débarrassa enfin de sa chemise, et enchaina avec son pantalon qu’il fit descendre le long de ses jambes. Alors seulement, il prit ses mains, et tout en marchant en arrière à travers son appartement, il l’emmena dans sa chambre. La seule lumière qu’il y avait été celle de la lune, et des lampadaires de la rue. Il inversa le sens afin de pousser le coréen sur son lit parfaitement fait. Au contraire de son salon, sa chambre était parfaitement rangée, propre, et imprégné de son parfum. Peut être parce qu’il y passait peu de temps. Il encadra son visage de ses doigts, colla ses lèvres sur les siennes quelques secondes, et le laissa respirer. Sous son regard, il défit son jean lentement, prenant bien le temps. Quelques fois, il relevait la tête pour être sur que Liam l’observait, et il lui adressait un sourire. Il exécuta la même opération mais avec son boxer. Un beau Calvin Klein qui moulait tellement bien ses petites fesses. Il ne perdit pas une seconde de plus à jouer de ses charmes, et prit place sur les genoux du coréen. Ses mains sur les épaules pour ne pas tomber en arrière, son visage assez proche pour que leurs lèvres se frôlent lors de ses quelques mots. « Tu n’as pas intérêt à te refaire la malle, compris ?  » Un baiser. « Je ne laisse pas une bête de sexe comme toi m‘échapper. » Au moins, il était prévenu.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Jeu 12 Avr - 19:19

Entreprenant? Oui, il l'était. Il l'a toujours été, même en étant le dominé. C'était après avoir difficilement coupé les ponts avec Liang. Ces moments se faisaient très rares, mais il lui était déjà arrivé de tomber sur des gays dans les boîtes qu'il fréquentait, il était un gros fêtard, on pouvait facilement le reconnaître et beaucoup de personne se faisait de l'approcher lorsqu'ils savaient qu'il détenait un héritage imposant et malheureusement pour lui, il y avait des soirs où il ne pouvait pas résister, il se laissait totalement aller, de toute façon ils étaient plus fort que lui et parfois même parfois violents. Il avait honte et se demande encore ce qui a bien pu l'exciter dans cette aventure. Il hésite encore entre pas mal de réponse, il cherche et traine des pieds comme s'il ne voulait pas savoir, comme s'il ne savait pas. C'était lui, c'était Liang qui l'avait poussé à faire tout ça. Il pensait qu'en couchant avec ces mecs, il retrouverait peut-être cette douceur, cette chaleur, cette tension sexuelle qui lui faisait tellement du bien, mais il n'a jamais trouvé mieux que lui, c'est au bout de sa cinquième conquête qu'il s'est arrêté de fréquenter les types de ce genre...le gays et tout ça. C'était ridicule, il devait se remettre sur pieds, oublier, se rendre à l'évidence, chercher une femme qu'il pourra chérir et consoler, oui, peut-être qu'il oublierait comme ça, en se disant qu'il est prisonnier, qu'il est entre ses mains et qu'elle l'empêchera d'aller voir ailleurs. Il était déterminé à tourner la page, mais il n'avait pas prévu que tout ça serait bien plus difficile qu'il ne l'aurait imaginer, plus facile à dire qu'à faire comme on dit. Il a trouvé cette femme - pour un temps - mais son caractère c'est assombri quelque peu, sa sœur l'avait remarqué et lui demandait souvent pourquoi il avait toujours cette mine si terne avec les autres, pourquoi il avait les mains dans ses poches et qu'il ne prenait même pas la peine de regarder son interlocuteur lorsqu'il pouvait parler avec autrui. Il n'a jamais su quoi répondre, c'était l'amour qui l'avait rendu si aigri. Pas qu'avant il était un ange, mais les choses s'étaient empirer tout simplement. Liang avait eu une mauvaise influence sur lui et aujourd'hui encore il le tire vers le bas et bizarrement il se laisse faire, parce qu'il l'aime, parce qu'il aime ça, il est aveugle et ne voit que lui, il ne veut que cet homme, il ne demande pas plus vous voyez? Mais on dirait qu'il demande le monde, Dieu ne lui est vraiment d'aucune utilité. Il voulait le pourrir jusqu'au bout.
Il avait envie de lui comme au premier soir, il ne voulait plus cacher son impatience, il laissa tout son désir pour lui déborder dans les gestes qu'il entreprenait. S'il n'avait pas ouvert la porte, seul Dieu sait comment cette soirée se serait terminé, dans la cage des escaliers, il pensait déjà au comment ils allaient pouvoir faire s'il n'arrivait pas à l'ouvrir, le fameux plan de secours de Liam. Il lui baisait le cou, ses caresses insistantes, il aimait sa peau chaude et si douce, il avait envie de le mettre à nu, tout de suite et le fait de voir Liang prendre plaisir à ses baisers ne le rendait que plus fou. La porte s'ouvrit enfin, il entra le premier un sourire sur les lèvres, il n'y avait pas de lumière, rien, un bordel pas possible mais ça n'est pas très grave, ça ne l'empêchera pas de l'embrasser, de le toucher et le faire crier à en réveiller les voisins, il était doué pour ça, aucun hommes, aucune femmes n'avaient résister au fait qu'il soit aussi tendre et attentif et il le serrait encore plus avec celui qu'il aimait réellement. Il lui donnerait tout, vraiment. Amour enfantin.Tellement enfantin, tu ne vois rien mon garçon, tu as beau te blâmer, te dire que tu ne veux plus entendre parler de cet homme, tu ne fais que ça, le voir encore et encore que ce soit dans ta tête ou ailleurs, tu essayes de le garder du mieux que tu peux, tu le marques mentalement et physiquement en essayant de faire croire que c'est ta propriété, ça n'a jamais fonctionné, ta manière de faire est la pire du monde. Mais c'est l'amour qui te rends si con, ça n'est pas seulement de ta faute.

Ses mains posaient sur son torse, il le déshabilla lentement retirant chaque bouton de son trou, laissant ce corps finement musclé se dévoiler, oui il avait grandi, même à ce niveau, il était devenu davantage plus beau et peut-être même plus adulte par moment, mais la seule personne qu'il trouvait horriblement sexy ici était Liang. Il gémit. Il gémissait et tremblait sous cette sensation qu'il avait presque oublié, bon Dieu puni le pour avoir oublier quelque chose d'aussi sacré. A chaque coups de langue sur son corps il pouvait sentir sa respiration monter et celle de l'autre contre sa peau, c'était pire que prévu, il arrivait à le déstabilisait avec ce genre de geste. Merde. Son nez frôla sa cravate, il est vrai que dans le noir il ne pouvait pas tout voir, il l'aida à le ôter de cette chose qui l'empêchait de respirer normalement. Liam imita les même gestes que son aînée et une fois qu'elle eue rejoins le sol, leurs regards se croisèrent, il s'était habitué à l'obscurité et voyait ce petit sourire sur ses lèvres, il était tellement séduisant. Il colla son front au sien et là toute son attention revint, il était doux, si doux avec lui. Un petit bisou sur le nez avant de ne l'embrasser avec gourmandise, ils échangèrent un baiser torride, leurs lèvres, leurs langues, Liam soupirait lui-même de plaisir, le chinois savait tellement s'y prendre, il frissonnait, il tremblait, il avait horriblement chaud, c'était l'appartement ou simplement son corps? Il passa ses bras autour de sa taille pour approfondir le baiser en le collant bien contre lui. Ils étaient absorbés par le baiser. Il lui retira sa veste, il devait avoir chaud lui aussi, il allait arranger ça. Il lui caressa le visage s'apprêtant à lui avouer qu'il l'aimait, heureusement qu'il reprit vite conscience, il ne dit plus rien, déboutonnant juste le bouton de son jean. Il le sentait son regard sur lui, il pesait, il devait se poser des questions, n'es-ce pas? Mais il ne dira rien, même s'il lui ordonnait de le lui dire, il n'était pas prêt, il ne voulait pas le refroidir, ni même arrêter, il était égoïste aussi, il voulait que son plaisir passe avant qu'il ne le fasse peut-être souffrir, pour qu'il puisse culpabiliser un peu, qu'il réfléchisse à son tour, comme lui l'avait fait. Il le ôta de son t-shirt, ça aussi il n'en avait plus besoin. Les mains chaudes de son amant sur son torse le fit tourner de l’œil, c'était réellement sa peau contre la sienne. Tu m'as atrocement manqué. sa bouche, elle se posa délicatement contre son épaule il la tua de baisers avant que sa langue ne glisse doucement sur sa clavicule, il ne fallait plus qu'il pense à toute cette mélasse, il se faisait du mal pour rien. L'entendre soupirer sous ses caresses ne faisait que l'exciter davantage. Il le porta et le colla à son tour contre ce mur, leurs souffles se mêlaient, ils avaient ce goût d'alcool et cet arrière goût de cigarette, le goût devenait agréable. En vrai, les fantasmes du chinois n'était pas si débiles, il se sentait bien là. Il n'avait aucune limite, tellement agréable. Des tonnes de papillons volaient dans son bas ventre, il ne sortirait pas vivant de cette soirée, il en était sur. Tout s'arrêta, ses lèvres quittèrent difficilement celle de Liang, il lâcha même une grimace légèrement déçu, qu'es qui ne va pas cette fois-ci? Il sourit bêtement au contact de son doigt sur sa bouche. Il l'aimait, sa bouche? Le regard plongeait dans le sien, il ne se lâchèrent plus. Liam lécha sensuellement la bouche de son compagnon, n'essayant pas de briser ce silence. Il avait l'impression qu'ils n'avaient pas besoin de parler pour exprimer leurs excitations, leurs regards en disaient long, ils se voulaient, se désiraient plus que tout au monde. « Repose-moi. » il ne s'exécuta pas tout de suite, il ne répondit même pas, il le regardait encore et ne le lâchait plus. Pourquoi, il n'aimait pas être en hauteur? Pourquoi, il ne voulait plus de lui? Comment pouvait-il penser comme ça? Ne l'avait-il pas entendu gémir sous ses caresses? Il le reposa avec douceur sur le sol, comme un prince, il n'a jamais été très brusque et il ne le sera avec la personne qu'il aime. « Brave garçon. » il posa sa main sur sa joue, il ne réagit même pas ou que très peu, il sourit encore comme un idiot et il ne put s'empêcher de sourire davantage au nouveau baiser qui suivi, il était comme il les aimait de sa part, si ensorcelant que sa tête en tournait presque. Ses mains se posèrent sur les fesses du garçon qu'il caressait doucement, remontant sur le bas de son dos, sa colonne vertébrale, il avait le corps le plus sexy qu'il avait pu toucher et ceux parmi toutes ses conquêtes, il était le plus adorable et le plus touchant même s'il pouvait paraître froid. Ses mains qui exploitent de nouveau son corps, sa langue qui lui caresse à nouveau le corps, il soupirait fortement, il était à la limite du gémissement. Il plaqua brutalement ses mains sur le mur devant lui, il avait l'impression de suffoquait, de ne plus avoir d'air pour gémir encore une fois, il avait horriblement mal dans la poitrine. Arrête avec tes dents! La torture s'arrêta en quelque sorte, il le retira de sa chemise et se fut le même chemin pour elle. Le sol. Il était à présent torse nu, son corps finement musclé dévoilé, il ne pensait pas, vraiment pas, le revoir de si tôt. Il déboutonna son joli pantalon en cuir qui moulait toutes ses formes et le laissa rejoindre le sol, le laissant à moitié nu, en boxer. Il posa un faible baiser dans son cou, riant légèrement à son oreille, il était ivre, il ne savait même plus ce qu'il disait et même ce qu'il pensait, il n'avait même plus le temps de respirer. Ses mains dans les siennes, il fit attention à chaque chose qu'il pouvait bien bousculer dans le salon, déjà qu'il ne marchait pas droit...Ils arrivèrent dans une nouvelle pièce, cette fois-ci il pouvait y voir un lit, une fenêtre aussi et c'était de là que la lumière venait. La lune était pleine. Parfait, comme ça il pourrait enfin le voir, il tourna la tête vers le chinois et comme par magie, il bascula et tomba en arrière. Il se retrouvait dans une bonne posture, à moitié allongé sur le lit, vulnérable bien comme y faut et en plus de ça, sur un joli lit, ça n'était pas le même qu'autre fois. Il fronça les sourcils. Alors il avait vraiment changé d'adresse.

Il porta à nouveau toute son attention sur la personne qui se tenait devant lui, il retira lentement son jean vérifiant bien si le plus jeune le regardait, il ne tournerait pas les yeux, il était beaucoup trop impatient de revoir tout ça, ça faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu dans ce genre de posture. Deux ans c'est long, surtout quand on aime. Son jean se retrouva lui aussi sur le sol. Liam sourit et se permit même de siffler, s'ensuivit de son magnifique rire. Pas mal comme vue, il avait l'impression d'assister à un défilé pour lui tout seul. Son boxer suivit le même trajet et là il pencha la tête, sa verge était déjà bien tendue. Pauvre de lui. Lui qui comptait continuer la séance câlin. Il lui fit un signe de venir avec sa main et il s'exécuta, il passa une main dans ses cheveux, le laissant s'approcher toujours plus dangereusement de ses lèvres, ils étaient si proches ce simple fait l'excita d'un coup. Il l'aimait à la folie. Combien de fois faudra-t-il qu'il vous le dise? « Tu n’as pas intérêt à te refaire la malle, compris ? » la malle? Bon, c'est vrai qu'il l'avait fait la première fois, mais il ne pouvait plus continuer de penser à lui consentement. Il était rentré dans sa vie si vite, comme une flèche qui nous transperce le cœur, comme une balle que l'on reçoit en pleine tête. Strike. Il l'avait capturé avec son simple prénom, avec ces yeux et ce sourire. Il l'aimait. Un baiser qu'il lui redonna, il était attaché lui aussi? Liam sourit. « Je ne laisse pas une bête de sexe comme toi m‘échapper. » compliment qu'il lui retournait sans hésitation. Il était aussi doué que lui, voir même plus. Un autre baiser beaucoup plus appuyé que l'autre. Il prit une position de façon à être assit, sa main quitta ses cheveux et elles se logèrement sur ses hanches pour bien le tenir. «Cette fois-ci, tu devra me retenir encore une fois pour que je ne parte pas.» il était sérieux. S'il ne le faisait pas il ne reviendrait pas, comme la dernière fois. Oui, il était capricieux et alors? Qu'es que ça peut bien vous foutre? Je m'approche de toi, tu ne bouges pas et me regardes, je t'embrasse tout doucement, effleurant à peine tes lèvres encore chaudes et humides par nos deux salives. Je suis si jaloux...Il recule à peine, juste de quoi séparer leurs bouches. «Tu as encore gagné.» oui et sur tout le tableau, même s'il ne le retient pas à la fin, il restera à ses côtés, il avait trop besoin de lui, il ne pouvait déjà plus s'en passer, de toute manière il gagnait tout le temps, il n'était jamais du genre à perdre. Ses mots il les avaient chuchoté doucement contre ses lèvres. Tes lèvres retrouvent encore les miennes et ta langue cherche la mienne. Sa main tremblante passe dans son cou, remontant dans ses cheveux châtains, l'autre effleure son fin visage. Il aimerait pouvoir se contrôler parfois. Ses lèvres se perdent dans son cou et sa langue rattrape avec délectation les faibles gouttes de transpiration qui s'y logent, il répéta plus de cinq fois le geste, ses mains redescendirent sur ses cuisses qu'il caressait de haut en bas, il les aimait tellement, il était tellement agréable à toucher, il aimait la partie câlin avec Liang, elle était toujours très douce. Sa main gauche remonte beaucoup plus que l'autre, elle frôle sa verge, une fois, puis une seconde voyant l'effet que ça pouvait bien lui faire avant de ne l'empoigner soigneusement entre sa main. «Nous y voilà mon ange.» il rit doucement, bien évidement il se moquait de lui, ça le lisait bien dans sa façon de rire. Il lui embrassa le front, puis la joue, il fit un premier va-et-viens et comme pour l'exciter un peu plus il gémit avec lui. La réaction qu'il avait imaginé, il sourit, et le refit à plusieurs reprises toujours bien lentement, il s'appliquait dans ses baisers dans le cou, sur sa bouche quand il en avait l'occasion, puis toutes les parties de son corps qu'il pouvait bien embrasser, continuant ses malsains va-et-viens, il ne s'arrêtait pas gémir avec lui, il voulait l'exciter comme jamais, le rendre fou, qu'il le supplie pour qu'il le prenne dans les minutes à venir.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Ven 13 Avr - 14:51

Liang était libre comme l’air, il ne voulait pas qu’on le possède mais il s’accordait le droit de posséder. Ainsi, personne ne peut mettre la main sur lui, l’emprisonner, le retenir ou le contrôle, mais lui si il le souhaite, il condamne ses proies. Cela avait été ainsi avec Sora, à trop la vouloir, ils s’étaient détruits. Le même scénario était-il possible avec Liam ? Non, bien sur que non. Il n’y avait rien entre eux que du sexe, du moins, voilà la manière dont Liang voyait les choses. Puis il ne pourrait jamais y avoir plus non plus. Craquer pour un gosse ? Non maos franchement, vous le prenez pour qui ? Ouais, il était plutôt doué pour un gamin, et même le seul à pouvoir le faire hurler de plaisir, mais ce n’est pas suffisant. Liam ne tiendrait jamais le rythme avec un homme comme Liang. Pas parce qu’il avait une libido hors-norme, mais parce que son caractère laissait très franchement à désirer. Il gueulait tout le temps, s’énervait pour rien et s’isolait souvent. Difficile de se faire une place dans sa vie de grand loup solitaire. Voilà quelques années maintenant qu’il avance seul, depuis la mort de sa mère en fait. Il n’ouvre plus son cœur, il doute même l’avoir fait un jour. Sora n’y était pas entré, Sora était une amie, du début à la fin elle avait été une amie. Dans leur relation passionnelle, elle avait frôlé le stade de muse. Il l’avait possédé, corps et âmes. C’est destructeur ce genre d’amour, pas bon pour la santé. Liang n’était pas sur de pouvoir aimer autrement qu’ainsi. Il ne savait même pas si il pouvait réellement aimer. Il pouvait posséder oui, mais préserver surement pas. Comment un mec qui se détruit tout seul pouvait garder quelqu’un près de lui sans l’entrainer dans sa chute ? Liang ne voulait imposer cela à personne, et il ne voulait surtout pas risquer d’être abandonné. Il parait que ça fait mal l’abandon. Liang l’avait ressenti au décès de sa mère. Tant de regrets, tant de douleurs. La seule qui l’avait jamais aimé et accepté sans demander quoique ce soit en retour. C’est de la merde l’amour, y en a toujours un qui se casse. À quoi bon s’attacher, on finit toujours déçu. Tu vois Liam, je vais te décevoir aussi. Tu devrais fuir, mais je t’en empêche en beau salaud. Je vais te détruire, tu vas me haïr. Aussi bizarre que tous ses raisonnements et ses valeurs à deux francs, il comptait garder Liam pour lui. Maintenant qu’il ne se prostituait plus, qu’il n’avait plus le statut de pute et lui plus le statut de client. Il allait en profiter. Liam n’aura plus besoin de payer, alors il avait plutôt intérêt à venir plus souvent, à le baiser plus souvent. Parce que Liang ne désirait que cela, apprendre son corps par cœur pour qu’il connaisse le sien de la même manière. Ils en étaient pas loin à en juger par les orgasmes que Liang avait eu. Mais le chinois était sur que c’était comme le bon vin, plus ça vieillit, plus c’est délicieux. Il ignorait encore pourquoi c’était si jouissif avec Liam, pourquoi aucun ne lui arrivait à la cheville. Dans le fond, peut être qu’il connaissait la raison, mais ce serait admettre sa faiblesse. Cette faiblesse qu’il avait eu en croisant son regard la toute première fois, cette faiblesse qui l’avait poussé à le retenir et qui les avait enchainé l’un à l’autre. Finalement, Liang n’était-il pas le seul fautif de leur histoire ? Non, il faut être deux pour créer une telle électricité, une telle intensité. Il ne pouvait le laisser partir. Dommage pour le coréen. Il ne fallait pas fréquenter ce club ce soir là. Combien de chances y avait-il pour que dans cette grande ville ils se retrouvent face à face dans cette boîte hein ? Un hasard, un coup du destin et voilà que la tension renait. Ils ne peuvent y échapper, ni l’un ni l’autre. Quand bien même Liang s’autoproclame tout le pouvoir, il n’en a en vérité aucun. Mais chut, surtout ne lui dites pas, cela lui plait de se croire au-dessus de tout comme intouchable. Liang étouffait toujours ses sentiments, face à Liam particulièrement.

Il ne le laissera donc pas s’enfuir. Trop tard pour faire marche arrière. Liam n’aurait pas dû céder au club mais lui tenir tête si vraiment il tenait à son cœur. Parce que Liang le voulait, Liang voulait le posséder et il allait tout faire pour le garder. Plus jamais le coréen ne sera libre, plus jamais il ne fera tout ce qu’il souhaite. Liang pouvait être terrible en cas de crise de jalousie. Quand lui allait continuer à coucher à droite et à gauche, il comptait bien vite contrôler les faits et gestes du jeune homme. Oh Liam, tu t’es attaché et tu vas morfler. Liang était tellement friand de pouvoir, il trouvait cela tellement amusant de mener à la baguette le plus jeune, qu’il n’allait pas hésiter à en jouer. D’ailleurs, il était prévenu. Qu’il ose seulement partir une deuxième fois, et il lui fera la peau. Deux ans sans signe de vie, deux ans à tout enfouir, Liang explosait. Il lui avait manquait hein, au moins un peu. Bon d’accord beaucoup, mais il ne lui dira jamais. Parce que lui-même ne pouvait pas croire qu’il avait attendu après un gosse. Un gosse magnifique, sexy et qui criait au viol, mais un gosse quand même. Un jeunot qui lui faisait perdre la tête à chaque contact. Sensible corporellement parlant oui, mais encore plus lorsque Liam est son partenaire. Ainsi Liang soupira sous le baiser plus appuyé qu’il lui rendit, remontant ses mains jusqu’à son visage, pressant ses pouces contre ses joues. Cette peau si douce. « Cette fois-ci, tu devras me retenir encore une fois pour que je ne parte pas. » Liang plissa les yeux, et se mordit la lèvre. Alors c’était le deal ? Il devait le retenir ? Soit, il s’était détesté pour l’avoir fait la première, considérant cela comme une preuve de sa faiblesse mais si c’était ce qu’il fallait pour le garder, dans ce cas d’accord. Dans sa tête il acceptait, il le fera dès demain. Il lui interdira de partir. Mais là tout de suite, il tenait à lui signaler autre chose. « Tu ne peux pas partir. Je le sais. Tu reviendras toujours. Tu ne peux pas m‘oublier Liam. » Ses lèvres contre les siennes, un baiser aussi doux qu’une plume qui glisserait sur sa peau. Liang ne peut s’empêcher de sourire contre sa bouche. Il est fier de cette soumission, heureux que le plus jeune ne puisse rien faire. « Tu as encore gagné. » Le plus âgé rit, un rire léger, discret, pur. Il recula son visage pour encrer son regard au sien. Il caressait toujours ses joues, il l’admirait. Leurs lèvres restaient très proches, leurs souffles se mélangeaient. « Et je gagnerai toujours. » Ils s’embrassent à nouveau. Toujours avec cette même sensualité, cette lenteur qu’ils s’imposent seuls, comme s’ils dégustaient les lèvres de l’autre. C’était le cas en vérité. Ce goût d’alcool présent dans leurs salives, exquis. Sa langue caressant la sienne, parfait. Liang en avait la tête qui tournait, mais peut être était-ce seulement le whisky qui coulait dans ses veines. Ou non vraiment, c’était Liam qui l’envoyait ailleurs, comme sur une autre planète. Pire qu’une drogue ce mec là. Liang devenait la poupée. Liang se laissait totalement aller. Il bascula même sa tête en arrière alors que les baisers de son ancien client s’axaient de plus en plus dans son cou. Il ferma les yeux, s’accrochant à ses épaules, et profita de cette chaleur qu’il sentait l’envahir de plus en plus. Il faisait déjà beaucoup trop chaud dans cette pièce. Insupportable. Ses soupires se faisaient de plus en plus bruyants, quelques fois à la limite du gémissement. D’ailleurs, Liam en provoqua un bien rapidement, s’attaquant à la zone la plus sensible chez tout homme. Liang se redressa immédiatement, et vola au passage un baiser à son amant. « Nous y voilà mon ange. » Le surnom le fit pouffer de rire. Lui ? Un ange ? Il crèvera en enfer ouais. Mais si il le voyait ainsi, tant mieux pour lui, qu’il se voile un peu la face, la chute sera peut être moins douloureuse. Liam l’embrassa sur le front, puis sur la joue, arrachant un sourire au chinois. Ce dernier s’apprêtait à reprendre possession de ses lèvres, mais le va-et-vient du plus jeune sur son membre le prit de court. Il gémit, proche de sa bouche, et un sourire passa sur ses lèvres parce que Liam fit la même chose. Se moquait-il de lui ? Profitait-il de son pouvoir ? En tout les cas, cela plaisait très fortement à Liang qui ne se retenait d’ailleurs aucunement de gémir. Tu es le seul à pouvoir me rendre fou comme ça. En fait, Liang en était sur, il le torturait. Il faisait exprès d’aller lentement, il attendait qu’il le supplie, et Dieu sait comme le chinois détestait faire ça. La pire humiliation pour lui. « Putain, je suis sur que ça t‘amuse hein ? » Il peina à lâcher cette phrase, et gémit à la seconde où il s’arrêta de parler, laissant lourdement retomber sa tête, son front collé à l’épaule du plus jeune. « Accélère salaud. » Pourquoi tant de haine Liang ? Pourquoi alors que tu prends tellement plaisir sous ses doigts experts ? Parce que c’est dingue l’effet qu’il me fait. Il attrapa entre ses dents la peau de son cou, laissa la marque de ses dents à peine plus haut que le suçon qui lui avait fait plus tôt. Il gémit. Il glissa sa langue dessus. Il gémit encore. Ses doigts se crispèrent sur les épaules du plus jeune.

Là, il ne pouvait plus penser, ni même parler. Sa voix se brisait dans des gémissements toujours plus aigues. Il griffait son tortionnaire, laissait sa langue courir sur sa peau, quelques fois ses dents ou le bout de son nez sans arrêter ses lamentations légères et suaves. Mais Liam n’allait pas rester le seul à faire joujou très longtemps. Liang posa sa main sur son poignet, il voulait qu’il arrête. Lorsqu’il s’exécuta, il tenta d’abord de reprendre sa respiration. Son torse se soulevait à un tel rythme, et pourtant il souriait. Peut être bien qu’il avait l’air d’un ange lorsque Liam lui faisait l’amour, mais seulement lorsque c’était Liam. Il écrasa brusquement ses lèvres contre les siennes, et l’embrassa avec bien plus de fougue que précédemment. Tout simplement parce qu’ il avait perdu pieds. Du fait de son geste un peu précipité, Liam se retrouva allongé sous lui, les bras du plus âgé de chaque côté de sa tête contre le matelas. Ses lèvres ne voulaient plus lâcher celles de son ancien client. Il l’embrassait malgré son souffle irrégulier, jusqu’à ce qu’il manque d’air. Résigné, il se recula légèrement, juste assez pour pouvoir contempler l’homme qui se trouvait sous lui. De ses doigts fins, il écarta quelques mèches rebelles de son visage. Il caressa ses joues, passa sur ses lèvres, sur son nez, sa mâchoire. Il vint lui mordre la lèvre inférieur, se laissant au même moment tombé contre son corps. Leurs deux torses brûlant se touchaient à présent. Quelle sensation délicieuse que de retrouver cette chaleur là, cette chaleur comparable à aucune autre. La main gauche de Liang se faufila entre leurs deux corps, jusqu’à se poser sur les parties du plus jeune encore couverte de tissus. « Hm, ne serais-tu pas un peu à l‘étroit ?. » Un baiser, puis il se releva. Il tira sur le boxer de Liam, le fit descendre jusqu’à ses jambes, et hop par terre. Demain, ce sera une chasse au trésor pour rassembler leurs vêtements. Il reprit sa place au-dessus de lui, s’allongeant littéralement sur son corps, provoquant une rencontre électrique entre leurs bassins. « Bordel. » Souffla-t-il contre ses lèvres. Moins de vulgarité Liang, ce n’est pas joli. Mais comment lui en vouloir en même temps ? Il est comme ça pas vrai. Après un petit rictus adressé à son amant, il prit appui sur ses mains, et se redressa légèrement. Il se mit à rouler des hanches, son regard planté à celui de Liam, la bouche entre-ouverte, laissant échapper de jolis sons presque féminins.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Sam 14 Avr - 23:48

Il existe peut-être. Finalement Dieu ne l'aura pas laissé tombé pour cette nuit, lui qui ne prenait jamais le temps de le regarder si ça n'était que pour ce moquer du garçon ou voir s'il s'en sortait encore dans toute sa merde. Oui, il c'était rentré dans la tête que le bon Dieu ne l'aimait pas, il n'arrivait pas à se l'encadrer et ce depuis sa naissance. Pourquoi? Qu'avait-il fait pour? Ils étaient encore persuadé que c'était de la faute de ses parents biologiques, il prenait pour eux, pour leurs pêchés! Ils devaient être morts pour qu'il en prenne plein la gueule comme ça et lui aurait donné pour héritage la malchance. Il était cruel envers les hommes qui l'avaient mit au monde, il devrait peut-être être reconnaissant par moment. Regardez, s'il n'avait pas été là, il n'aurait jamais pu profiter de Liang. Il aimait être dans ses bras, il aimait lui obéir et pouvoir l'embrasser, il aimait tellement être soumis avec lui, alors que ça n'a jamais été dans ses habitudes. Depuis le premier jour. Pendant ces deux ans, il avait beaucoup pensé à cette fameuse nuit, il lui arrivait de poser la tête sur son oreiller et d'y repenser, il était si con à cette époque, comment avait-il fait pour ne rien faire lorsqu'il lui avait sauté dessus, lorsqu'il l'avait embrassé, lui le soit disant hétérosexuel de service. Il ne sait pas du tout, cette envie de se faire plaisir plus que jamais, cet homme qu'il ne trouvait pas repoussant, sa tête qui tournait. Il y avait des tonnes de facteurs, des tonnes de fautifs. En tout cas, ça n'était pas de sa faute, ni de son corps, c'était Liang qui avait tout fait au début, c'est lui qui l'avait entraîné là dedans et au lieu de s'excuser, il lui avait sourit, il l'avait embrassé. Il l'avait contaminé, mordu et tout son venin c'était propagé dans ses veines, dans son sang, son corps tout entier, comme celui d'un serpent. Il l'avait dans la peau et ne pensait plus qu'à lui, quand il avait dormi le soir même - ou du moins lorsqu'il avait essayé - il avait rêvé de lui, il le revoyait sur lui, il sentait encore son parfum et ça en était presque excitant, revivre ses moments qu'il pensait avoir oublier. Mais on n'oublie pas ce genre de chose du jour au lendemain. Plus il y pensait, plus il se disait qu'il n'aurait peut-être pas dû le quitter aussi tôt, qu'il aurait dû se coudre la bouche pour pouvoir ne rien lui dire. Mais il était déjà trop tard pour faire marche arrière et puis de toute façon, Liang avait pas mal de clients, il doutait qu'il remarque son absence. Ils devaient tous être très séduisants, tous très bon au lit...rha, qu'es que ça pouvait le dégouter de penser à tout ça, qu'es qu'il pouvait jalouser et à la fois envier ces types qui payaient pour l'avoir au moins une nuit. Lui tout ce qu'il voulait c'était le revoir, l'embrasser sincèrement et pourquoi pas finir au lit comme ils avaient pu le faire de nombreuses fois. Il s'était aussi demandait si tous les hommes avec qui il avait couché avait eu le droit de rester dans son lit pour y dormir, mais aussi rester pour le petit déjeuner. Liam lui en avait eu le droit, il n'avait rien demandé. Embobinait-il toutes ses victimes? Ah, il avait l'impression de penser comme il y a deux ans, comme un gosse, ce qu'il avait été. Il était bien content d'avoir grandi, de ne plus donner la patte lorsqu'il la lui demandait mais d'aboyer quand certaines choses n'étaient pas à son goût. Avec Liang ça ne se faisait que très rarement, depuis leur retrouvailles.
Il posa sa bouche sur la sienne, Liang soupira. Il sourit. Il était sur qu'il aimait ses lèvres, il n'y avait qu'à voir comment il les regardait, comment il les dévorait. Alors il le rendra fou avec. Il le caressa, Liam ne bougea pas, il aimait cette sensation, ça faisait bien longtemps qu'elle ne rentrait plus dans sa chambre et que son poids n'affaissait plus son lit, qu'elle ne passait plus ses mains sur ses joues, sur sa bouche, dans ses cheveux pour l'endormir en lui parlant de ces amis, de cette fille qui essayait toujours de le draguer. Gabriella n'a jamais voulu que l'on touche à son frère, il était à elle et tuerait la femme qui prendrait son cœur. C'est ce qu'elle avait dit. Que ferait-elle si elle apprenait un jour que son frère aime cet homme. Elle se laisserait alors mourir sur son lit d’hôpital. Malheureusement. Comme dans ses pires cauchemars. Les femmes, elles sont toutes trop compliqués, il ne les comprendra jamais.

« Tu ne peux pas partir. Je le sais. Tu reviendras toujours. Tu ne peux pas m‘oublier Liam. » Comme tous chiens aimant son maître. Il pencha la tête et il se mordit la lèvre inférieure restant de longues secondes pensif. Oui et alors? C'était lui qui l'avait rendu comme ça, il fallait qu'il assume maintenant. Il haussa les épaules et posa sa bouche sur la sienne un baiser des plus innocents. Comme la première fois où Liam avait posé ses lèvres sur les siennes, tout doucement, très innocemment, qu'il se souvienne lui aussi de ses magnifiques souvenirs dont il ne pouvait se séparer et qui était encré en lui. Encore une fois il avait gagné, ce qui fit rire le chinois. Il se jouait de lui, il savait tout de lui, sa manière d'être face à lui, de se comporter, ses sentiments et il s'en moquait? Liam ferma les yeux sous ses caresses. Qu'es qu'il pouvait être con par moment, comment pouvait-il tolérer toute cette mascarade, le fait qu'il lui marche sur le pied et qu'il le traine en laisse comme un brave toutou? Il en tous les droits, le coréen ne disait rien, il se laissait encore faire, se disant que ça n'était très grave que ça ne le touchait pas alors qu'il souffrait atrocement. « Et je gagnerai toujours. » il en était si sur? Il n'a pas peur qu'il se rebelle? Il n'a donc peur de rien? Il est si sûr de lui à monter sur ses grands chevaux et à se croire plus fort que tout le monde. Liam rit, il était peut-être un chien, il n'y avait pas de soucis, mais il était un chien avec un horrible caractère quand il le voulait. C'est bien qu'il croit encore qu'il dirige son monde par le bout du doigt, vole bien haut petit oiseau. Il s'arrêta de rire et posa un autre baiser sur ses lèvres. Il voulait jouer à ça? «Tu veux parier? » il avait un immense sourire sur les lèvres, un sourire qui lui arrivait jusqu'aux oreilles, un sourire qui montrait son excitation face à ce nouveau jeu. Il lui fera ravaler ses mots. Ils s'embrassèrent à nouveau, un baiser toujours aussi long, toujours aussi torride, toujours aussi lent, Liam soupirait faiblement, il adorait vraiment l'embrasser, c'était un délice et il n'était jamais déçu, il n'avait pas de quoi être lassé. Il l'aimait et ne voyait que ça. Son cœur battait dans sa poitrine, c'était une symphonie insupportable, elle était aussi emmerdante que les ballets qu'il se devait d'aller voir avec ses parents lorsqu'il était plus jeune, ça le gênait, ça l'emmerdait de le sentir battre à une telle vitesse. Mais l'entendre soupirer sous ses caresses, ses baisers et tout ce qui en suivait lui faisait horriblement plaisir, tu prends ton pieds? Je suis encore si doué? il n'hésita pas très longtemps à frôler son sexe. Il le nomma même mon ange. Il en avait envie, il aurait aimé le nommer comme ça plus souvent, parce qu'à ses yeux c'est ce qu'il était. Un ange qui ne voulait malheureusement plus volé, un ange qui c'était brûlé les ailes.

Misère, il fallait qu'il chasse tout ça de son esprit, qu'il se vide un coup. Il empoigna sa verge et fit un premier et lent va-et-viens qui lui arracha un gémissement, Liam gémit avec lui. Il gémissait avec lui pour l'exciter, pour ce moquer de lui. Regarde comment toi aussi tu peux être faible face à moi. Il sourit avec lui. Supplie-le! Va-y fait-le! Il n'attendait que ça. « Putain, je suis sur que ça t‘amuse hein ? » Chut! Il fit un nouveau geste et il gémit avec lui une seconde fois, ne pouvant s'empêcher de rire. Bien sur que ça l'amusait, il avait l'impression de le contrôler, c'était juste bandant! Il ne dit rien, il laissa sa question en suspense préférant continuer ses gestes qui se faisaient toujours de plus en plus lents, de plus en plus sensuels. Il gémissait mais ne pouvait plus voir son magnifique visage. Son front collé contre son épaule. « Accélère salaud. » Toujours aussi vulgaire quand le plaisir lui montait à la tête. Heureux de te revoir Liang. Il ne s’exécuta pas pour autant, jouant l'ignorant, mais Liam se calma très rapidement lorsque le chinois s'attaqua à la peau de son cou. Il avait toujours haït que l'on touche à son cou, que se soit pour l'embrasser ou autres conneries. Cette partie qui lui était si sensible, cette partie qui pouvait l'emmener au 7ème ciel avec de simples léchouilles. Alors quand il sentit ses dents sur sa peau, sa langue chaude glisser dessus il eu un hoquet de surprise suivit d'un très long gémissement en accélérant un peu plus ses va-et-viens. Il détestait vraiment quand Liang plus particulièrement s'attaquait à cet endroit, d'une parce qu'il savait s'y faire et de deux il lui avait toujours dit de ne pas y toucher et il ne l'écoutait jamais. Il accéléra la cadence de ses gestes, il voulait l'entendre gémir, encore et encore tout autant que lui. Mais Liang l'arrêta assez rapidement, posant sa main sur son poignet, il s'arrêta sans broncher, son regard dans le sien, un sourire en coin. Déjà essoufflé? Il était magnifique, il était vraiment un ange, son ange, celui qui le faisait rêver constamment et qui avait capturé son cœur. Oui, il était ce genre d'ange. Dommage qu'il soit aussi cruel que Dieu, qu'il ne puisse l'accepter si facilement dans son paradis. Les hommes qui pensent pouvoir contrôler le monde sont les plus cruels.

Liang revint à la charge, tellement subitement qu'il tomba en arrière sous le manque d'équilibre. Les lèvres du chinois sur les siennes, il l'embrassait comme jamais, comme si ils ne s'étaient pas embrassés depuis un bon moment. Il ne le comprenait vraiment pas, il était trop étrange pour lui. Suivait-il un traitement pour être aussi incompréhensible que ce femmes? Il n'arrivait pas le comprendre et le fait d'avoir bu n'arrangeait en rien sa façon de penser. Ses bras entourèrent lentement sa taille, le rapprochant davantage à lui, il voulait l'avoir contre lui même avec cette insupportable chaleur qui le rendait fou. Ses soupires se firent légèrement dans les aiguës, il manquait d'air, ses yeux brûlaient tout comme sa gorge, mais il n'arrêtait pas pour autant même lorsque Liang s'arrêta il rapprocha de nouveau son visage du sien essayant d'atteindre une fois de plus ses douces lèvres, il pouvait mourir comme ça, ça ne le gênait pas. Il reposa sa tête contre le matelas le fixant pareillement. Il ne s'en lasserait jamais. Je suis amoureux. Réellement amoureux de toi. «Pourquoi tu me regardes comme ça? » sa voix était légèrement saccadée, il respirait fortement, se mordant la lèvre inférieure comme ça adoucirait son cœur, frissonnant sous chacune de ses caresses. Enfin l'un contre l'autre, Liam laissa le bout de ses doigts glissaient le long de son dos, de bas en haut ne le lâchant plus du regard. Il adorait son corps, il voulait le connaître beaucoup plus, toujours plus et connaître tous ses points sensibles. Il adorait ses yeux aussi. Il l'adorait tout entièrement. La main du plus vieux glissa le long de son corps, Liam la suivit des yeux et il ne put s'empêcher de rire en voyant où s'arrêtait la fin du trajet. « Hm, ne serais-tu pas un peu à l‘étroit ?. » il l'avait deviné tout seul? Bien évidement qu'il l'était! Il n'hésita pas à le ôter de son dernier vêtement, les yeux du plus jeune fixant le plafond essayant du mieux qu'il pouvait de reprendre son souffle, c'était comme impossible, il avait comme cette putain de grosse boule dans la gorge qui l'empêchait toujours de gémir pleinement. « Bordel. » Tu es toujours aussi vulgaire lorsque quelque chose te plaît mon cher? Il passa sa main dans ses cheveux, caressant chacune de ses racines. Comme il avait rêvait de ce moment. De le revoir, de pouvoir le toucher comme avant et que rien ne change entre eux, qu'ils restent tous les deux cons et attachés l'un à l'autre avec toujours cette tension sexuelle toujours plus forte qu'autrefois. Oui, il en avait beaucoup rêvait. Et les voilà ici, l'un contre l'autre et lui qui avait pensé terminer sa nuit dans les draps de l'autre crétine de groupie qui lui collait au cul. Sa nuit aurait été moins amusante que celle ci. Elle l'aurait chevauché et aurait fait tout le boulot, il n'était pas d'humeur de base au début de la soirée elle ne pouvait pas s'attendre à mieux de sa part. C'était déjà un exploit qu'il veuille bien d'elle. Liam ouvrit les yeux lorsqu'il se détacha de lui, posant ses mains sur son torse, il avait chaud encore plus chaud que lorsqu'il était contre lui. Il ferma les yeux un instant, comme pour essayer de faire le vide en lui, mais ce fut rapidement impossible. Il se mit à bouger sensuellement sur son bassin, Liam ouvrit brusquement les yeux, la tête penchait vers l'arrière, ses mains cherchaient lamentablement ses hanches et s'y accrochèrent fortement. Il gémissait tout comme lui, ses yeux fixant toujours le plafond. Son souffle s'élève plus fort, il adore ça. Il est offert, abandonné, passif. Il se sent juste bien. Ses gémissements sont roques et tapent contre sa gorge. Qu'es que ça pouvait lui faire mal, mais il adorait ça à la fois. Il avait un énorme sourire sur les lèvres. Son regard se posa enfin sur Liang, il le nommait gosse. Il en avait beaucoup plus l'air que lui et puis sa manière de gémir était vraiment...excitante. Tout comme dans ses fantasmes les plus fous. Liam se redressa à l'aide de ses mains, il embrassa ses lèvres ainsi que son cou qu'il marqua d'un suçon. Il lui appartenait. Son visage s'enfouit dans son cou, respirant son parfum. «J'en peux plus. » de cette chaleur, de toi, de t'aimer, de cette situation. il posa un énième baiser dans son cou. Son bassin contre le sien, il agonisait. Liam entremêla ses doigts aux siennes, le faisant basculer sur sa droite. Il était toujours dominant, il ne peut pas lui voler sa place comme ça. A califourchon sur le garçon, il ne s'arrêtait pas de l'embrasser, ses lèvres redescendant toujours un peu plus bas, sur son menton, son cou, son torse, le bout des ses lèvres exploraient à nouveau ce corps dont il ne pouvait plus se passer. Il s'arrêta soudainement, un léger sourire sur les lèvres, il lui écarta franchement les jambes, les relevant un peu. Il ne pouvait plus attendre. Son sexe aussi tendu que le sien. Ils ne pouvaient pas se permettre de continuer la séance câlin plus longtemps. C'était assez. Il le pénétra doucement, son front se colla au sien, il gémit. Cette sensation était exquise, il voulait le ressentir. Il entama une série de sensuel va-et-viens, ses hanches bougeaient au rythme de leurs gémissements et comblait petit à petit ce manque qu'il y avait dans son cœur. Si Liang ne pouvait lui donner que du sexe...Il prenait, même si ça lui ferait atrocement mal.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Dim 15 Avr - 13:11

Évidemment, Liam lui appartenait. Puisqu’il l’avait décidé, Liam était à lui. Liang ne pouvait pas le laisser lui filer entre les doigts une seconde fois. Quelle idée le plus jeune avait-il eu de le laisser sans nouvelle pendant deux ans ? Sans doute qu’il avait pensé que Liang n’en aurait rien eu à faire. C’était assez compréhensible puisqu’il ne lui donnait rien que du sexe. Ou du moins, il s’efforçait de ne lui donner rien d’autre. Mais la vérité était tout autre. Liang avait attendu après lui. Il avait annulé chaque rendez-vous avec ses autres clients au cas où Liam appellerait. Sauf que non, les semaines étaient passées et Liam ne l’avait jamais rappelé. Complètement envolé, disparu de la circulation. Une sorte d’abandon. Liang était entré dans une colère noir en réalisant la fuite de son meilleur client. Il avait hurlé et ruminé des jours entiers, sans même sortir de chez lui. Alors Liang, juste pour le sexe ? Liang ne lui avait pas donné que du sexe. Il lui avait laissé quelque chose, et il le regrettait amèrement encore aujourd’hui. Il s’en cachait, mais Liam avait plus de pouvoir qu’il ne voulait bien le croire. Il le contrôlait par ses mains sur son corps oui, parce qu’il adorait cela, parce qu’il frissonnait de la tête aux pieds sous ses caresses. Mais ce n’était pas tout. Liam, s’il disparaissait encore, il lui ferait du mal. Liang le chercherait cette fois. Il ne resterait pas sans rien faire dans son appartement. Il ferait tout pour remettre la main dessus. Liam n’avait pas le droit de l’abandonner. Il ne pouvait pas. Parce qu’il était attaché. Parce que jamais quelqu’un n’avait été autant attaché à lui. Liang le lisait dans ses yeux à chaque fois. Il voyait combien le jeune homme avait envie de lui, besoin de lui. Cela lui plaisait. Personne n’avait jamais réellement eu besoin de lui. Par contre, il avait besoin des autres. De son meilleur ami notamment, puis de Liam aussi. De Liam pour se sentir aimé, et puissant comme jamais. Sans rire, personne ne s’était jamais montré aussi faible que lui devant Liang. À part les espèces de groupies qu’il avait pu mettre dans son lit. Mais ces filles là étaient juste idiotes. Liam ne l’était pas. Cela fascinait Liang. Il devait lui faire du mal, mais qu’importe. Liam avait voulu cette situation autant que lui. Il aurait pu refuser s’il l’avait souhaité. Il aurait dû même. Juste pour se protéger, pour ne pas s’enfermer avec Liang. Car voilà comment les choses allaient se passer. Plus le temps s’écoulera, moins il aura de possibilités de s’enfuir car plus Liang le retiendra. Quel méli, mélo. Tu es à moi, mais tu ne le sais pas. Je ne veux que toi, mais je te ne le dirais pas. Tu vas souffrir, mais je m’en fiche. Tu me possèdes, mais silence c’est un secret. Liang, si doué pour se mettre dans des situations pas possibles. Voici le pire scénario qu’il aurait pu s’imaginer : s’attacher à Liam. L’erreur avait été commise il y a longtemps déjà, et sans hésiter il la reproduisait. Comme dépendant lui aussi, comme un idiot avec des sentiments. Les humains ont des sentiments, Liang est un humain, par conséquent Liang a des sentiments. Il n’a pas un cœur de pierre, ou même un quelconque pouvoir légitime sur Liam. Mais ne lui dites pas, c’est là son seul moyen de se protéger. Du haut de sa vingtaine d’années, il avait encore peur du monde, peur des gens, peur de souffrir. Le gosse dans l’histoire, n’était-ce pas lui ? Il voulait toujours gagner, comme les enfants. Il pense qu’il gagnera toujours. « Tu veux parier ? » Liang fronça les sourcils, de quel droit ? De quel droit il remettait sa suprématie en doute ? Non mais pourquoi se prenait-il ce gamin ? Le roi ici, c’était lui, lui et lui seul. Il le dominait, il pouvait faire ce qu’il voulait de lui. Il lui suffisait de claquer des doigts. Toute son amertume s’effaça dans leur nouveau baiser. Toujours aussi exquis que les autres. Je gagnerais toujours, je ne suis pas faible. Son souffle trop irrégulier, les battements de son cœur trop rapprochés. Oui, il était faible. Faible face à Liam, face à ce trop pleins de sensations quand il le touche.

Plus que leurs respirations, leurs gémissements brisaient désormais le silence de l’appartement. Liang perdait pied, quittait le monde réel pour celui du plaisir et ne s’en cachait pas. Les mouvements habiles et lents sur son sexe l’électrisaient. La chaleur de la pièce insoutenable l’étouffait, l’empêchait encore plus de retrouver son souffle. Et le rire de Liam l’agaçait. Pourquoi se moquait-il de lui ? Trouvait-il cela si drôle de le rendre fou ? Quelle torture. Si Liang était soumis au lit, comme un ange aux ailes brulées, alors Liam était le pire des enfoirés. Ouais, sous les draps, ce mec là c’est un diable. Le diable en personne. Puis en plus, il faisait la sourde oreille. Il ne lui obéissait pas, et ça agaçait le plus vieux. Bien puisqu’il avait décidé de jouer à ce jeu là, alors Liang allait s’en donner à cœur joie. Entre ses plaintes, il s’attaqua à la peau de son cou. D’abord ses dents, puis sa langue et ses lèvres. Il le savait extrêmement sensible à cet endroit là. D’ailleurs, il sourit en l’entendant gémir de son propre chef cette fois-ci. Un sourire de vainqueur avant qu’il ne gémisse à son tour car il obtint enfin ce qu’il voulait. Ceci fait, il mordit plus franchement sa peau, avant de complètement arrêter se concentrant uniquement sur les caresses du plus jeune. Son corps tremblait, sursautait parfois. Il avait la gorge sèche, il crevait de chaud. Sa peau humide collait à celle de Liam. Ses mains glissaient sur ses épaules. Il s’y accrochait comme il pouvait, les phalanges presque blanches par ses efforts. Il ne fallait pas. Il ne tiendrait pas à ce rythme. Pourtant, normalement, il avait de quoi revendre. Mais là, parce que c’était Liam qui le touchait, toutes les sensations étaient décuplées. Il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin non ? Liang saisit le poignet de son amant pour qu’il arrête tout mouvement. Le chinois en profita pour reprendre son souffle, le regard ancré à celui de Liam, le sourire accroché à ses lèvres roses. N’était-il pas beau comme ça ? Terriblement désirable n’est-ce pas Liam ? Plus que ça même. Liang ne résista pas plus longtemps, et revint l’embrasser à pleine bouche. Un peu de fougue dans cette douceur. Un peu de passion pour cette sensualité.

Vous savez, à l’époque où il se prostituait, quelque chose dérangeait Liang. Son appétit sexuel était peut être plus ou moins satisfait, disons qu’il se contentait de ce qu’il obtenait, mais embrasser ses clients le dégoutait. Certains avaient mauvaise haleine, d’autres les dents jaunes, ou les lèvres gercées. Liang aimait les gens propres sur eux, malheureusement la plupart des mecs qui s’en tapent d’autres dans ces conditions, ce sont des vieux pervers. Loin du stéréotype beau gosse bien coiffé qu’est Liam. Du coup, il évitait leurs lèvres, il grimaçait lorsqu’elles touchaient sa peau. Métier ingrat que ça avait été. Était-ce mieux maintenant ? Peut être légèrement. Alors Liam, si tu savais, il t’embrassait avec plaisir. Il se délectait de tes lèvres. Tes jolies lèvres pulpeuses qui lui plaisent toujours autant. Il se mordit les siennes en voyant Liang se rapprocher pour un nouveau baiser, un baiser que le jeune chinois lui refus sans réellement le faire exprès. Occupé à l’admirer. Ses doigts dessinaient les traits de son visage, frôlaient ses lèvres ou son nez, parfois ses joues rosies par le désir. « Pourquoi tu me regardes comme ça? » Liang sursauta presque, et eut l’air gêné. Il baissa les yeux, Liam venait de le sortir de ses rêveries. Parce qu’il lui arrivait de rêver oui, mais peut être que l’alcool en était le seul responsable. Cela arrangerait Liang d’ailleurs. Il souffla fortement, ses doigts le long de sa colonne vertébrale. Il retrouva son regard, il passa son index sous ses yeux, sur le bout de son nez, son menton. « T‘es beau. » chuchota-t-il. Ouh, vraiment, il n’aurait pas dû boire autant. Il en deviendrait presque niais. Mais non, Liang n’était pas comme ça. Bien sur qu’il pensait ce qu’il venait de dire. C’était même la première fois qu’il complimentait Liam sur autre chose que ses capacités au lit. Seulement, il ne l’aurait sans doute jamais fait en étant sobre. Cela lui avait juste échappé. Il faut dire que Liam était magnifique là tout de suite, sous lui, tout transpirant. Quel bel homme, quel beau spectacle. Cela ne faisait que commencer, Liang le trouvait encore plus beau pendant l’acte. Mais jouons encore un peu. Jouons jusqu’à ce qu’ils soient fous tous les deux, jusqu’à ce que Liam craque le premier et le prenne sans mot. Pour cela, il fallait encore se débarrasser d’un vêtement qui commençait sérieusement à les gêner. Liang prit plaisir à le mettre totalement à nu, souriant d’un air pervers à la vu de l’état d’excitation dans lequel il se trouvait. Il frôla du bout des doigts son membre bien tendu, avant de ne le chevaucher à nouveau. Jurant à la rencontre de leurs bassins. Son corps contre le sien. Comme avant. Ce plaisir qui est le même, qui ne change pas, qui semble avoir évolué, grandi voir s’être amplifié. Et toujours cette chaleur étouffante, comme s’il s’agissait d’un piège, ou d’une prison. Ils sont prisonniers. Ils sont enchainés. Mais ça leur plait. Liang parce qu’il refuse de voir la vérité, Liam parce qu’il la voit. Tout en douceur, le plus âgé se redressa en prenant appui sur le haut du torse de Liam, il lui adressa un petit clin d’œil avant de ne remuer son bassin d’avant en arrière, parfois dans un roulement plus sensuel. Cela lui faisait du bien, cela réchauffait leurs bas ventres. Il roulait des hanches, se crispait quelques fois. Son corps fin semblait danser à la lueur de la lune, une danse langoureuse qui les portait au loin. Un goût de paradis, ou bien d’enfer. Dès que le plus jeune se redressa, Liang passa son bras autour de ses épaules pour le retenir contre lui et savourer ses baisers dans son cou. Oh, un suçon. Un claquement de langue d’agacement. Il n’aimait pas ça. Il pouvait lui en faire, mais pas l’inverse. Quel crevard. Il ne lui appartenait pas d’accord ? Il ne lui appartiendrait jamais. Liam était à lui, mais lui n’était pas sien. Il grogna, et pourtant lui embrassa la tempe alors qu’il cachait son visage dans son cou. Trop de contradictions dans un seul être.

« J‘en peux plus. » Gagné. Liang eut un rire alors que son ancien client inversait les positions. Il passa une main dans ses cheveux, soupirant fortement à chaque baiser sur sa peau. C’est trop bon Liam, il aime trop ça. Son dos se cambrait déjà, et ne touchait plus les draps. Qu’il le prenne, maintenant puisque c’est ainsi, parce qu’à vrai dire, il n’en pouvait plus non plus. Il le voulait en lui, et tout de suite. Les choses sérieuses allaient pouvoir réellement commencer après un long échauffement. Au moment où il lui écarta les jambes, Liang ne sentait plus qu’impatience et excitation. Il se dressa sur ses avant-bras pour le regarder faire. Il se mordait les lèvres presque jusqu’au sang. Pas de temps pour un préservatif. Il le pénétra doucement, et Liang émit un son entre le soupire et le gémissement. Liam, tu es trop doux avec lui et il adore ça. Il releva les yeux, leurs fronts désormais collés, glissant par leurs sueurs. Ils se bouffaient du regard. Liang fut le premier à briser ce contact puisqu’il encercla la nuque du plus jeune de ses bras, lui collant un baiser près de son oreille. Il gémit au creux de celle-ci, exagérant peut être les sons même si pour une fois il n’en aurait pas besoin. Ce n’était pas une scène de ses nombreux films, ce n’était pas un vieux cochon. C’était Liam, et il ressentait réellement du plaisir. Nul besoin de mimer. Il ne faisait que le provoquer. Sauf que très rapidement chacun de ses gémissements vint du fond de sa gorge. Il se laissa alors tomber en arrière, et passa une main dans ses cheveux qui collaient beaucoup trop à son gout. L’autre main se posa sur le torse du jeune, glissant de plus en plus bas. Ce corps qu’il avait, bon sang. Non vraiment, il ne laissera plus lui échapper, plus jamais. Compris ? « Plus vite, Liam. » Son visage se déformait sous des moues de plaisir, ses mains s’accrochaient aux hanches de son cadet, lui montrant qu’il en voulait davantage. Combien de temps encore, Liam allait-il tout lui céder ? Quand est-ce qu’il cessera de tout lui donner ? Cette vague de plaisir aux allures de tsunami continuera-t-elle à les dévaster longtemps ? D’autres nuits il y en aura. Liang en était sur. Mais il ne pouvait s’avancer sur le nombre. Tout être humain a ses limites, Liam devait avoir les siennes. Il savait qu’il les détruisait, qu’il le rabaissait à un état de soumission vraiment ignoble. On supporte la douleur un temps, mais pas toujours. Même si Liang aimerait vraiment. Oui, il apprécierait le garder pour lui. Sauf qu’on ne donne pas à manger à quelqu’un qui meurt de soif. À force d’être égoïste, il allait le tuer. Je suis le meurtrier de ton cœur, Liam. Pardonne-moi. Sa tête bougeait constamment, à droite, puis à gauche. Comme si il devenait fou sous les à-coups de son amant. Bientôt il ne gémissait plus, mais il criait. Et encore, il trouvait le moyen de jurer. Perdant même son coréen. Sa langue natale reprenait le dessus. Les mots crus pleuvaient en chinois à présent. Il parvint même à prononcer toute une phrase. « Tu as le diable dans les reins. » Il ne comprendra probablement jamais, il ne retiendra pas, il oubliera surement mais Liang le pensait vraiment. Plus étrange encore, Liang prononça le prénom de Liam dans un souffle. Jamais il ne l’avait fait auparavant, jamais il ne gémissait son nom. Pourtant, cela arriva plusieurs fois, et pour se faire taire il prit le visage du coréen, l’attira à lui, et colla sa bouche à la sienne. Il tenta vaguement de l’embrasser, mais plus brouillon ce n’était pas possible. Leurs lèvres se touchaient à peine, leur langues galéraient à se frôler, alors Liang abandonna rapidement, et pour la peine lui mordit la lèvre quelque peu violemment. Peut être lui avait-il fait mal, mais pour tout dire, il n’en avait pas grand-chose à faire. Le lit grinçait sous leurs mouvements, ils ne restaient jamais doux longtemps. Ils baisaient comme des bêtes et pourtant, une espèce de tendresse planait, les enveloppant. Liang restait près de sa bouche, quelques fois il la léchait. Mais il gémissait, et gardait les yeux ouverts pour le regarder prendre autant de plaisir que lui. Cela le faisait légèrement sourire. Il aimait voir son visage crispé par le plaisir, oh oui, il n’en était que plus magnifique. Liam est magnifique.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Dim 15 Avr - 22:44

La température de la chambre se faisait de plus en plus haute. Il l'embrassait, le caressait et se demandait bien évidement comment il avait fait pour ne pas devenir fou pendant toutes ses années. Il se demandait aussi, si la situation n'était pas plus douce qu'autrefois, plus...comment dirait-il...« amoureuse » ou même plus tendre. Il y avait un truc qui clochait, ça ne ressemblait plus aux nuits où il était passé dans son ex chez lui, ça ne se résumait pas qu'au sexe. Quelque chose qui cloche ou c'est peut-être l'alcool qui lui monte à la tête, oui, il se fait peut-être tout un film, pour se persuader qu'il ne finira pas seul à l'aimer. Parce qu'il l'aimait tellement, parce qu'il voulait aussi qu'il l'aime, ça n'était pas si compliqué, qu'il lui donne la permission. Il le ferait bien, il l'a toujours bien fait. Il l'aimerait à la folie. Il se souvient de ses jours où il devait faire les yeux doux à sa mère pour qu'elle lui donne beaucoup plus d'argent. Il disait que c'était pour le bien de sa petite-amie, sa mère ne cédait jamais longtemps, elle disait qu'elle espérait qu'il la traite bien, mais si elle savait ce que son fils faisait derrière son dos. Coucher avec ce type et il y passait toute la nuit et ne rentrait que le matin chez lui pour se changer. Je devais finir un exposé avec un ami. Il avait honte de mentir à sa mère plus particulièrement et à sa sœur qui lui demandait toujours pourquoi il ne lui faisait jamais de gros cadeau à elle aussi. Parce qu'il ne lui portait pas le même amour, parce que Liang était la personne qu'il désirait le plus au monde. Il était tout pour lui. Il ne voulait juger que par lui et se demandait si lui aussi voyait les choses de ce genre. Il n'en avait pas l'air. Et pourtant, lorsque qu'il posait un pied chez lui et que la porte se fermait il n'attendait pas longtemps pour se retrouver dans ses bras, ses lèvres chaudes sur sa bouche, comme si Liang était en manque de lui, comme si il lui avait manqué. C'était une question à laquelle il aimerait avoir une réponse, ça le perturbait tellement, son point de vue lui était fatale, il voulait tout savoir, qu'il lui en dise plus, qu'il soit plus précis sur les sentiments qu'il lui porte, qu'il cesse de le faire espérer. Oui, parce qu'à chaque baisers, à chaque caresses affectives il avait l'impression qu'il ne lui était pas insensible. Son cœur était une sorte de montagne russe, il avait du mal à respirer, il le faisait espérer, le poignarder ensuite, il n'a jamais eu aucun scrupule. Il ne voulait plus jouer à ça, ça avait été drôle un temps, il temps où il était gosse, mais là ça ne marchait presque plus, ça patience avait des limites, qu'il lui dise oui ou bien non, de cette manière là, il arrêta de s'accrocher à de simples fantasmes, à des conneries pareilles et cette fois-ci il aura retenu la leçon, l'amour ne serait donc pas fait pour lui, tout comme le fait d'avoir une famille normal. « T‘es beau. » Boom son cœur manqua un battement. Boom, boom deux battements. Il ouvrit grand les yeux. Il n'avait pas du bien entendre, Liang n'était pas du genre à lui faire des compliments, l'alcool devait peut-être lui monter à la tête il devait avoir ce genre d'hallucination auditive, c'était possible. Plus jeune il disait à sa mère qu'il n'était pas coréen mais franco-anglais, parce qu'il n'avait pas apprit le coréen par ses parents, sa mère lui avait apprit le français, son père l'anglais, mais ils parlaient souvent en anglais, il se disait ne pas comprendre cette différence dans leurs visages. Il était con hein. Alors il était possible qu'il ai mal entendu. Il cligna une fois des yeux, puis une deuxième fois et il sourit tout simplement. Il ne serait pas quoi répondre à ça, trop étrange. « T'es con. » il ne doutait pas de sa beauté loin de là, on lui avait rabâcher plus de 800 955 fois qu'il était magnifique plus jeune, c'était juste la personne qui lui faisait ce compliment qui le faisait douter. Un faible sourire sur ses lèvres, il ne savait plus comment réagir.

Après lui avoir retiré son dernier vêtement, qui se trouvait être son boxer, il sentit les doigts de Liang tremblant sur sa verge, elle était dressée comme un "i" et ne demandait rien de bien compliquer, entrer en lui une bonne fois pour toute. Prendre du plaisir comme il y a deux ans, voir en mieux. Il comptait bien lui faire sa fête, pour qu'il n’oublie pas, encore une fois. Il soupira de plaisir et lorsqu'il le chevaucha et qu'il se mit à bouger sur lui, il jouissait, oui, il ne gémissait plus, il jouissait librement se fichant totalement de réveiller les voisins du plus vieux, ils avaient bien le droit de se retrouver n'es-ce pas? Ce genre de rencontre par hasard on en a pas le droit tous le temps, quitte à profiter, à ne jamais le lâcher. Il ne pourrait pas s'enfuir après ça, jamais. Ses mains s'accrochèrent à ses hanches, l'entendre gémir avec lui, ne faisait qu'augmenter son plaisir, il le faisait tellement bien, il l'a toujours bien fait. Ses mains sur son torse qui glissaient maladroitement par cette humidité sur son torse, il finit par le fixer et son visage était resplendissant, son corps luisant de transpiration, ses cheveux qui lui collait au visage.Je t'aime, je t'aime, je t'aime. Il n'en pouvait plus de le penser il fallait que ça sorte, tout de suite! Maintenant! Va-y parle dis-lui que tu l'aimes, dis-lui que tu aimes ça! Il se redressa, posa ses lèvres sur son menton, tu es magnifique. Ses bras autour de ses bras. Liam qui ne cessait de faire de sa peau un champ de bataille de baisers. Il voulait qu'il lui appartienne, il le forcera si c'était ça. Tu n'as pas l'air content de ça Liang, tu n'aimes pas être marqué? Mignon, ça t’apprendra à t'attaquer à la peau de mon cou. Il posa sa tête sur son épaule, souriant à la faible attention qu'il avait eu de lui embrasser la tempe, ce seul geste le rendait tout heureux. Il en avait encore envie, il voulait qu'il soit toujours aussi doux avec lui, encore, plus souvent. Il voulait rester comme ça contre lui et profiter de sa chaleur. Mais il n'en pouvait plus, cette situation le rendait fou, il le rendait fou, il craquait. Il le fit doucement basculer, prenant à nouveau les commandes, sa langue sur son torse, des tonnes de baisers mais il s'appliquait, il était toujours très attentif quand il couchait avec lui, sur chaque point. Il ne se lassait jamais de le toucher. Il ne pourrait jamais s'en lasser. Il lui écarta les jambes, il admira longuement, Liang était trop désirable, ses yeux l'appelaient au viol, il lui criait de le prendre tout de suite, de ne plus attendre. Il sourit avec lui et enfin il le pénétra toujours avec cette lenteur, il aimait être doux avec lui, c'était dans ses principes, ne jamais lui faire du mal et surtout pas physiquement, il espérait qu'aucuns crétins n'avaient pu lui faire du mal physiquement, ni même mentalement, les autres n'en avaient pas le droit. Il espérait pouvoir l'avoir pour lui, un jour. Il voulait tellement espérer. Les bras du plus vieux passèrent autour de son cou, il bougeait à l'intérieur de lui sensuellement, toujours plus profondément pour qu'il le sente bien en lui, il voulait lui faire du bien. Il sourit en l'entendant hurler de plaisir. Quelle douce mélodie. Il aimait quand il se laissait aller comme ça. Il aimait ces moments tout court.

Qu'il aille plus vite? Gourmand. Trop gourmand. Mais il ne se fit pas prier comme les autres fois. Il accéléra le rythme allant toujours chercher plus loin, un peu plus vite, ses gémissements qui se faisaient toujours de plus en plus roques, toujours de plus en plus forts, il souleva davantage la jambe droite de Liang, posant la gauche à côté de son visage, ils gémirent à l'unisson, ils ne s'arrêtaient pas. Leurs torses qui se frôlaient, le regard du plus jeune ne pouvant plus se détacher du sien, il l'admirait tellement, il aimait scruter son visage pendant l'acte, il était excitant, il lui donnait envie de tout donner. De tout lui donner. Liam s'appliquait toujours dans ses mouvements essayant de le faire crier encore, il adorait l'entendre gémir de cette façon. Il ne put s'empêcher de pouffer de rire entre deux gémissements quand sa langue natale refit surface: le chinois. Qu'es que tu peux bien dire mon ange? Il avait l'impression qu'il perdait tous ses moyens il se tordait de plaisir sous chacun de ses coups de reins. Les lèvres du coréen s'aventuraient sur la peau de son cou, qu'il mordillait très faiblement - ou du moins il essayait d'être calme - c'était impossible, impossible. Il grognait, jouissait, gémissait, soupirait et s’étouffait de plaisir. Il était inondé par le plaisir. Liam était noyé dans l’incompréhension, ses sentiments, cette chaleur, lui et cette langue qu'il ne cessait de parler. Tout ce brouhaha lui plaisait tellement, c'était une sensation qu'il ne retrouverait sans doute avec aucun autre, aucune autre. Il le savait, il était le seul à pouvoir le faire gémir de cette façon. Liam. il sourit à l'entente de son prénom, son visage entre ses mains, il essaya de l'embrasser mais en vint, c'était impossible, ils étaient enivrés par le plaisir, ce désir, ils avaient horriblement chauds. Il lâcha un faible couinement, Liang n'était pas tendre avec sa bouche et il sentait ce goût de sang dans sa bouche, mais rien à faire il en avait encore envie. Toujours envie de lui. Il accéléra un peu plus ses coups de bassin, ils se faisaient de plus en plus raides, de plus en plus courts et son souffle aussi, ses gémissements pareils. Affreuse douleur dans la poitrine, il avait l'impression de se noyer dans tout cet amour. «Putain de merde! » à son tour il jurait, il répéta à l'infinie ce juron, essayant de se concentrer du mieux qu'il pouvait sur lui. Il relâcha la jambe de Liang et le masturba à nouveau. Comme avant, il voulait faire durer ce moment, c'était trop bon. C'est épuisant comme je t'aime. il s'arrêta subitement, se retirant en lui, le regardant dans le blanc des yeux, son souffle irrégulier et bruyant son corps chaud et humide tout comme celui du chinois, il s'approcha de ses lèvres sans pour autant l'embrasser, même s'il en avait immensément envie. Cette bouche. « C'est fou comme. » je t'aime encore une fois il laissa sa phrase en suspense. Il mettra ça sur la faute de son souffle il n'en avait plus du tout. Il ne se contrôlait même plus, il devenait fou. Qu'es qu'il pouvait le détester d'être aveugle de ne pas voir tout ce qu'il pouvait bien ressentir pour lui, il le détestait vraiment pour ça. Liam se redressa un peu, il le saisit par les poignets et le retourna de façon à ce qu'il se retrouve sur le ventre. Alors il le punira. «
Redresses-toi. » un ordre, un nouvel ordre. Mais il n'attendit pas bien longtemps pour qu'il le fasse lui-même il était trop excité pour le laisser prendre son temps comme ça. Il entra à nouveau en lui, collant son torse au dos du garçon, il soufflait contre son oreille, reprenant où ils en étaient, ses gémissements se faisaient de plus en plus fort, lourd et à la limite des cris.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Lun 16 Avr - 16:08

La chaleur de la pièce les enveloppait. Elle créait une bulle, une enveloppe, plus encore un espace hors du temps. Un endroit qui leur appartenait. La seule chose qui les unissait. À mille lieux de la réalité, leurs corps brûlaient. La transpiration qui perlait sur chacun de leur corps témoignait de leur trop grand plaisir. Rien ne se passait comme il y a deux ans, et pourtant tout se ressemblait. La passion intacte et le désir aussi ardent les consumaient de la même manière. Liang se sentait plongé dans un passé, dans quelques jours de son passé qu’il appréciait. Parmi son enfer, les nuits avec Liam avaient eu un goût de paradis. Il retrouvait avec joie à cette extase, goutait à nouveau à cette sensation intacte d‘exister. Liam le faisait exister. Dans ce qu’il lui accordait, dans ce qu’il lui donnait, Liang vivait. Il ne survivait pas. Sous les doigts du coréen, il sentait son cœur battre comme jamais. C’était beaucoup pour lui, énormément, peut être bien trop. Mais il appréciait. Il appréciait cette vague qui le balayait. Il se sentait si bien. Comme si rien ne pouvait l’atteindre. Liam, pourrais-tu le protéger du mal ? Le chinois ne le lâchait pas du regard. Il continuait de le fixer tout en gémissant son nom accompagné quelques injures. Liam, cet homme magnifique. Loin du gamin qu’il avait connu. Plus sur de lui, plus confiant, plus doué. Du changement dans ses gestes, moins de maladresse. Liang en était persuadé, d’autres hommes l’avaient succédé. Comment lui en vouloir ? Qu’avait-il fait lui après son départ ? Que fera-t-il demain ? La légitimité, cette connerie. La fidélité, cette illusion. Pourquoi se consacrer à une seule personne ? Que gagnait-on à donner le flingue à l’autre ? Liang préférait avoir les armes. Cela le rassurait d’être celui qui pouvait appuyer sur la gâchette à tout moment. Il détenait le pouvoir de le détruire. L’inverse ne serait pas possible, ne devait pas être rendu possible. Il dressait toutes les barrières, barricadait son cœur. On n’y touchera pas. Liam ne le prendra pas. Pourtant, il ne s’était jamais mis autant en danger qu’en cette nuit. Alors qu’il prétendait, alors qu’il s’amusait, alors qu’il baisait. Il n’imaginait les capacités de Liam. Il ne concevait pas qu’il puisse faire quoi que ce soit. Il était son prisonnier. Un prisonnier placé sous haute-surveillance. Un prisonnier coupable de quoi ? D’amour ? Que c’est drôle Liang. Détester quelqu’un parce qu’il t’offre ce qu’il te manque. Parce qu’il veut bien t’accepter comme tu es. Ridicule. Qui a besoin d’amour ? Le sexe lui suffisait. Recevoir du plaisir était tout ce qu’il lui importait. Prendre son pied et vivre. Vivre de sexe, d’alcool et de drogue. Vivre à fond et se foutre du monde. Vivre, ou mourir ? Mourir dans l’excès ? Liang ne vivait pas, il agonisait. Il étouffait de ce trop plein. Remonter la pente ? À quoi bon quand on est sur le point de tomber. Pas besoin de plus. Le sexe lui suffisait. Posséder Liam lui suffisait. Ce Liam qui le propulsait dans les étoiles. Ce Liam qui lui arrachait les gémissements du fond de sa gorge. Liang ne se supportait pas lorsqu’il gémissait ainsi, comme une pauvre tapette, comme une femme presque. Pourtant, il ne cherchait pas à se retenir. Il continuait, et sa voix complètement déraillée brisait avec celle de Liam, le silence qui régnait habituellement entre ses murs. Il cherchait ses lèvres dans les pénombres et l’embrassait maladroitement entre quelques gémissements. Il le mordit même, sans aucun remord du mal qu’il lui avait fait, qu’il lui faisait. Cela le fit même doucement rire, avant que son visage ne soit déformé par une autre moue significative de son plaisir. Les draps collaient à sa peau, et il tirait dessus quelques fois. C’était beaucoup de plaisir pour lui, beaucoup trop même. Il en perdait la tête, il en perdrait la raison/

Leurs bassins claquaient bruyamment l’un contre l’autre. Leurs peaux collaient. Liam semblait inépuisable, il lui offrait toujours. Tiens, il jurait aussi ? Liang, heureux de le voir prendre autant de plaisir que lui, chercha sa main, pour entrelacer leurs doigts. Voilà autre chose qu’il n’avait jamais fait, qu’il ne faisait jamais, qu’il n’aimait pas faire en vérité. Pourtant, ce fut un geste des plus naturels. Il la serra très fort. Terriblement fort. Il ne fallait pas qu’il le lâche, il ne fallait pas que Liam reparte. Il n’oserait pas, pas vrai ? Malgré le mal que Liang lui avait fait, qu’il pouvait lui faire et qu’il allait sans doute lui faire, il allait rester hein ? Liang espérait. Pour la première fois, si il était sur de vouloir posséder Liam, persuadé qu’il lui appartenait, il n’arrivait à se convaincre de sa fidélité. Pourquoi accepterait-il de se faire marcher dessus ? Pourquoi acceptait-il tout court ? Liang se cambra encore plus alors que Liam le masturbait à nouveau. Son autre main se posa sur le poignet du coréen. Qu’il y aille doucement, qu’il fasse durer le plaisir. Il le connaissait, vraiment, il le connaissait bien. Puis il s’arrêta, un grognement aux allures de gémissements s’échappa d’entre ses lèvres au moment où Liam se retira. Le chinois se dressa sur ses avant-bras alors que Liam s’approchait. Alors ? Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Pourquoi le regardait-il comme ça ? « C'est fou comme. » Pourquoi ? Pourquoi ne terminait-il pas ses phrases ? Liang avait peur de comprendre. Liang craignait de savoir la fin. Tout de même Liam, tu ne serais pas tombé amoureux ? Pas d’une pute, pas d’un raté. Quel gâchis, tu pourrais avoir tellement mieux qu’un pauvre type. Amoureux hein, Liang se demandait si Liam l’était mais la question n’effleura son esprit que quelques petites secondes. Il la chassa en venant lui voler un baiser. Un tendre baiser, léger, chaste, comme une plume, en total contraste avec l’atmosphère, avec leur activité. Un peu de douceur dans ce monde de sexe. Il se mordillait les lèvres d’impatience, car ils n’avaient pas fini pas vrai ? Ils ne pouvaient pas avoir fini. Il suivit du regard chaque geste de son amant, et se laissa faire comme une pauvre poupée de chiffon. Son corps utilisait ses dernières ressources, et il bougeait lentement, essoufflé, fatigué. Liam le crevait à le baiser comme ça. « Redresses-toi. » Liang n’aimait pas qu’on le dirige, qu’on le commande, mais que Liam lui donne des ordres lui procurait des chaleurs. Tellement sexy de voir un gamin tout diriger. Qu’il était bon de s’abandonner à lui. Le bassin relevé, le haut du corps contre le lit, sa tête enfouie dans les draps, Liam à nouveau entra en lui pour son plus grand bonheur. Désormais, c’était vraiment animal, de la brutalité des à-coups à la position. Cette fois Liang bougeait avec lui, ses hanches roulaient, il cherchait à le sentir encore plus, jusqu’à ce qu’il touche ce point si sensible. Pauvres voisins, à crier son plaisir comme ça, il allait les réveiller enfin si ce n’était pas déjà fait. Puis bon, pour dire vrai, il n’en avait rien à faire. Il ne comptait pas s’arrêter. Ils allaient le faire jusqu’à épuisement, jusqu’à ce qu’ils tombent de fatigue. Jusqu’à ce que leurs muscles n’en puissent plus. Jusqu’à ce que ça explose. Liam, tu me fais goûter à tellement de sensations insoupçonnées. Le chinois s’empara de la mains droite du plus jeune qu’il guida jusqu’à son entrejambe, qu’il le soulage un peu. Ça en devenait douloureux tant son membre était droit comme un i. Les vas-et-viens lui apportèrent les derniers frissons pour un allé simple vers le septième ciel. Il murmurait encore le prénom du coréen, de plus en plus. Des murmures qui devinrent bien vite des cris. Il essayait de se retenir, il savait le faire en bon acteur de films pour adultes. Seulement, cela n’avait jamais été aussi difficile. Il se donnait du mal pour ne pas venir tout de suite, pour qu’ils en profitent le plus possible. Pour que cette retrouvaille soit la meilleure. Il la rendrait si inoubliable que Liam ne pourra jamais passer à autre chose. Seulement, il n’était pas un surhomme, et Liam lui donnait plus de plaisir que personne. Il aurait voulu le prévenir, réellement. Mais il n’arrivait à articlier que son prénom, son prénom et un « Putain ! » bien significatif, parfaitement représentatif même. La semence s’échappa, glissa entre les doigts du coréen. Tous ses muscles se contractèrent, y comprit ceux qui entouraient le membre du coréen. Aucun répit ne fut néanmoins accorder au chinois. Liam ne s’arrêta même pas, Liang continuait de crier sous ses mouvements jusqu’à ce qu’à son tour il atteigne l’orgasme. Le plaisir ultime. Il se déversa en lui, et ils restèrent encore quelques minutes ainsi. Plus de cris, juste leurs respirations irrégulières et bruyantes. Leurs torses se soulevaient à un rythme effréné, comme s’ils manquaient d’air. Liang avait bel et bien l’impression d’étouffer en tout cas.

« Bouge. » Ce mauvais caractère, cette horrible tendance à faire le connard. Trop habitué à être, il ne changera donc jamais. Cette méchanceté gratuite le définira toujours. Une fois libre dans ses mouvements, il resta encore quelques secondes allongé sur le ventre à reprendre son souffle. Puis il se redressa, et s’assit sur le bord sans même adresser un seul regard à Liam. Il ouvrit le tiroir de sa table de chevet, chercha un paquet de Malboro dont il tira une tige blanche. Il la glissa entre ses lèvres, et l’alluma. La clope après la baise, qu’est-ce qu’elle passe bien. Surtout quand c’est Liam son amant. Il se laissa tomber en arrière, les yeux fermés, il tira longuement sur sa clope laissant le nuage de fumée s’échapper lentement vers le plafond. Le coréen avait l’habitude, il le savait. Comment oublier le comportement de Liang juste après l’acte ? Il était si particulier. Quelqu’un d’autre se serait glissé dans les bras du plus jeune, à la recherche de quelques caresses. Lui avait directement pris ses distances, comme s’il refusait tout attachement affectif. En fait, c’était le cas. La tendresse de Liam lui plaisait, mais il craignait de trop s’y habituer. Il avait peur que cela devienne rapidement un besoin plutôt qu’un supplément. En plus, l’alcool l’empêchait d’avoir les idées claires. Il ne voulait pas risquer de dire quelque chose qu’il pourrait regretter. Même s’il l’avait déjà fait en interdisant très clairement à Liam de disparaître encore. Ne lui avait-il pas donné la preuve qu’il ne lui était pas aussi insensible que ça ? Oh, il avait prétexté que ce n’était que pour le sexe, mais quel imbécile pourrait croire à ça ? S’il voulait baiser, il n’avait qu’à décrocher son téléphone. Ce n’était pas les amants qui manquaient au répertoire. Oui mais Liam, c’est différent. Tout est différent avec Liam. Liang n’aimait pas ça. Liang n’appréciait pas le changement. Il tenait à sa routine. Il arrivait à tout contrôler comme ça. Il se remit droit pour pouvoir faire tomber la cendre dans le cendrier posé sur la même table de chevet. Liang était un gros, gros, gros, gros fumeur. L’argent qu’il dépensait là-dedans était colossal, en plus il fumait depuis vraiment longtemps. Depuis ses quinze ans en fait. Un paquet pouvait lui tenir trois jours s’il y faisait attention. Autant dire que ça arrivait rarement. Il crèvera trop tôt c’est sur. D’un coma éthylique peut être, d’une overdose pourquoi pas, d’un cancer voir du sida. Mais pour le moment, le soucis n’était pas là. « J‘ai faim. » D’un coup, il se leva et quitta la chambre. Il ne se souciait guère de Liam. Comme si il l’ennuyait désormais. Il avait joué, s’était amusé, mais voilà. Pourtant, dans sa tête, c’était Bagdad. Trop de choses s’y passaient. Il ouvrit tous les placards de la cuisine, réalisant qu’il n’avait pas fait les cours depuis longtemps. Le frigo peut être, quasiment vide aussi. Seuls survivants, une bouteille de lait et quelques pizzas. Bon, va pour le lait. Il soupira agacé de ne rien trouver d’autre quand son regard s’accrocha à sa boîte de céréales. Bon, bah, pas le choix hein ? Il la prit au passage et retourna dans la chambre. Il ferma la porte derrière lui, et avant de ne monter sur le lit, ouvrit la fenêtre pour faire circuler un peu d’air. Il jeta au passage sa clope, puis vint s’assoir en tailleurs sur le matelas, face à Liam. Enfin, il daignait lui accorder à nouveau un peu de son attention. Il tendit le bras pour replacer les cheveux du plus jeune, son regard encré au sien. J’aimerais ne pas être un monstre Liam. Il laissa sa main sur sa joue, lui adressa même un petit sourire avant de ne se pencher pour déposer un bisou sur ses lèvres. Le calme de Liang, aussi dérangeant que fascinant. Il saisit ensuite le paquet de céréales et plongea sa main dedans. Petit déjeuner au lit avant l’heure ? Il secoua le carton sous le nez de Liam, qu’il en prenne s’il en veut. Comme ça, Liang avait l’air d’un enfant sage. Les traits de son visage adoucis, les joues encore toutes rouges de leurs ébats. Des cernes peut être un peu trop prononcés, mais l’air d’être un gosse quand même. Soudainement, alors qu’il regardait Liam tout en continuant ses réflexions sur la vie, sur lui, sur Liam sur tout en fait, il se leva une seconde fois. Il fit un boucan pas possible après ça. Il souleva ses toiles, heurta des pots de peinture vides, fit tomber des piles de livres, tira sur des tiroirs trop brusquement et ferma des placards trop violemment. Lorsqu’enfin il mit la main sur ce qu‘il voulait, il se mit à chercher le pantalon du coréen. Il le trouva rapidement, et s’empara de son portable. C’est bon. Il retourna au près de son amant, reprenant la même place qu’avant c’est-à-dire en tailleur face à lui. Sous le regard de son cadet, il pianota sur le mobile. Il entrait son nouveau numéro et supprimait l’ancien. Il n’était pas trop sur de ce qu’il faisait. Était-ce une bonne idée de laisser à Liam une place dans son quotidien ? Bien sur, il en avait envie et il ne pouvait pas le laisser s’enfuir une deuxième fois, mais quand même. Il lui rendit le téléphone, et juste après lui lança une clé. « Le double de la clé de mon appart, rends-moi visite autant que tu veux. Aussi, appelle-moi si je ne suis pas là, je viendrais. »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Lun 16 Avr - 22:11

Il aurait aimé se transpercer le cœur ou s'il y avait moins sanglant ne plus l'aimer tout simplement. L'ignorer. S'amuser de lui et de ses sentiments, comme il avait bien pu le faire avec ses ex-conquêtes. Fille ou garçon, il avait su marquer leurs esprits. Ils avaient su les mener par le bout du nez et ils avaient tous su obéir. Pourquoi ça ne fonctionnait pas avec lui? Pourquoi la plupart des hommes se sentent stupidement attirés par l'inaccessible? Pour montrer qu'ils peuvent tout avoir, cupidité, orgueil, crétin. Tous assoiffés de pouvoir. Il était tombé amoureux d'une pute et en plus de ça, cette pute ne lui porte que très peu d’intérêt, comme s'il était comme les autres, un vulgaire client qui ne demander que ça part du gâteau en lui offrant quelques billets. Liam avait voulu beaucoup plus en le fréquentant, il lui avait aussi donné toujours plus niveau fric, parce que ça ne devait pas être facile, il l'imaginer bien. Liam avait beau être bon au lit, il n'était pas un saint. Il ressemblait à ses autres clients, assoiffé de sexe, il le salissait et le traiter comme un objet. Il se sentit mal d'avoir penser comme ça, sérieusement comment avait-il pu le considérer comme tel. Liang était magnifique. Il était le premier homme qu'il avait aimé, le premier qu'il voulait aimer. Aucun des cons avec qui il avait couché n'avaient été à la hauteur du chinois. Ils avaient tous échoués et n'étaient jamais resté bien longtemps au côté du coréen, il les avait fuit ou leur disait carrément qu'ils ne pouvaient plus se voir, qu'il ne les aimaient pas. Oui, il sait que ça peut parfois blesser, mais il n'était pas du genre à jouer le sentimental avec eux, ça ne pourrait pas aller plus loin, jamais. Jamais il ne le remplacera par ça. Oui, il se l'était dit beaucoup de fois, il avait pensé à ce que Liang dirait s'il le voyait aux bras d'une autre personne, si un jour il se recroiserait. Il avait pouffer de rire. Il l'avait fait quelques heures plus tôt en le voyant aux bras de cette fille. Maintenant, il avait sa réponse. Lui qui ne pensait même plus le revoir un jour, il avait perdu espoir depuis longtemps et voilà maintenant qu'il le recroisait, comme ça, par hasard. Comme si rien n'avait changé. J'ai mal ici. Il n'arrête pas de battre, j'essaye de le faire taire, mais ça me fait encore plus mal. Tue moi une bonne fois pour toute si c'est ce que tu veux. Ne me fait pas espérer plus longtemps. L'amour c'est atroce, c'est pourave et ça pue bordel de merde. Impardonnable. Mais il aimait s'y perdre, se dire qu'il y aurait peut-être espoir un jour. La vie ne peut pas être cruelle à ce point. Dieu non plus. Il y a toujours une jolie fin.

Il voulait l'entendre gémir encore. Ce simple son, cette douce mélodie le mettait dans un état pas possible, il voulait qu'il le fasse encore, qu'il murmure encore son prénom qui sonnait tellement mieux que sur les bouches des autres. Il était bien un ange, un ange qui le trainait petit à petit dans son paradis. Lorsque Liang lui prit la main, il se sentit toute chose. Pourquoi ça ne ressemblait pas aux autres fois? Pourquoi lui portait-il autant d'attention? Comme si ça ne lui plaisait pas. N'était-ce pas cela qu'il cherchait chez le garçon? Qu'il le regarde, qu'il l'aime même un peu. Alors! Pourquoi tu te plaint quand les choses s'arrange un peu pour toi? Peut-être qu'il c'était habitué à sombrer, à ne jamais avoir ce qu'il voulait vraiment. Jamais. Un loser voilà ce qu'il était, un con doublé d'un gros loser. Il ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il la serra dans la sienne. Qu'es qu'il pouvait avoir de la force, il ne l'aurait jamais imaginé aussi fort. Avec son petit corps de fillette et ses gémissements ne changeaient pas la donne de ses dires, comme une fille et Liam aimait ça, il aimait sa façon de gémir ça n'était que plus excitant et même le fait qu'il lui fasse mal ne stoppa pas toute cette excitation qu'il avait au fond de lui, il voulait le posséder. Il voulait qu'il lui ressaute dessus après qu'ils aient terminés, qu'il lui en redemande encore parce que sa chaleur lui manquait déjà trop. Il avait espoir le petit coréen. C'est ce qui te rends bien naïf, bien con. Il le masturba lentement, comme le chinois le voulait, ça se voyait sur son visage, il prenait un bien fou à se le taper, il en déduit alors qu'il se débrouillait toujours aussi bien, même voir mieux qu'il y a deux ans. Il avait apprit à bien faire avec ses partenaires à les rendre fou et ça jusqu'à la dernière seconde, oui, il était plaisant, il se plaisait dans ce genre de moment et adorait admirer le visage de toutes ses victimes pendant l'acte. Pour Liang, c'était autre chose, il aimait le regarder tout court, il ne se moquait pas de lui, au contraire ça lui plaisait de le voir autant franc dans ses gémissements, dans sa manière de lui porter de l'attention, tout ça lui plaisait. Il s'arrêta alors. C'était fou comme il pouvait l'aimer, comme il avait envie qu'il l'aime et qu'il arrête de jouer au con. Il n'aimait pas tourner autour du pot, ne voyait-il pas comment il s'agenouillait devant lui? Était-il aussi aveugle que lui? Donne t-on autant d'attention à une pute? Il ferma les yeux se freinant dans ses stupides paroles, il avait peur de sa réaction, peur qu'il parte et qu'il ne veuille plus jamais le revoir ou peur qu'il se moque tout simplement de lui. Bien évidement que ça le toucherait s'il le faisait, bien évidement qu'il en chialerait sa race. Il chialerait comme la première fois où on lui avait enlevé sa sœur pour la mettre sur ce lit d’hôpital, autant qu'à ce moment là. Son baiser le calma doucement même s'il eut un léger mouvement de recul, il rouvrit ses pupilles noirs dans les siennes. Il ne s’habituerait donc jamais à sa douceur. Il ne voulait pas tomber de trop haut, il ne voulait pas y prendre goût et le lendemain lui demander de l'embrasser comme lors de cette nuit. Il se laissa tout de même faire. Cette haine sur le bout de la langue, cette chose qu'il n'arrivait pas à avaler au fond de sa gorge. Le fait qu'il ne pourrait jamais l'aimer comme lui. Il le tint par les poignets et le retourna. Il ne voulait plus voir son visage, il l'adoucissait trop, il le rendait gentil, bête, con, abruti, totalement con! Il lui donna l'ordre de se relever mais ne pouvant plus se contenir il l'aida, il entra une nouvelle fois en lui, ses coups de reins se faisaient bestiaux, sa peau collait encore à la sienne, sa tête bouillonnait, il devenait fou. Il gémissait de plus en plus fort, allant de plus en plus vite, agrippant ses deux mains sur les hanches actives du chinois, il prenait tellement du plaisir, il en voulait toujours plus, il ne voulait pas que cette stupide nuit s'arrête tout de suite, c'était beaucoup trop bon. Liang guida la main du plus jeune sur sa verge, il ne se fit pas prier et ordonna. Il s'appliquaient toujours allant toujours aussi vite que ses va-et-viens, ils gémissaient bruyamment, à les voir on pourrait les croire à l'agonie. Comme si leurs vies en dépendaient, comme chaque nuit qu'il avait pu passer ensemble. Coucher avec Liang nécessité une putain d'endurance. Tout un bordel ce type, il arrivait à le casser après chaque acte. Le lendemain il n'avait pas envie d'aller en cours et ne se présentait jamais, il dormirait, il en était sur et demain il ne le fera pas, tant pis les cours. Le prof aura sa présence dans le cul. Il jouissait, laissant son autre main rejoindre les draps qu'il serrait fortement dans sa main. Il les griffait, les chiffonnait, des gestes brouillons, sans fin. Sa bouche contre son oreille, il ne cessait de la lui mordiller, le lécher ou de prononcer son prénom comme lui le faisait. Il n'arrêtait pas et ça même lorsqu'il se libéra dans sa main. Il lui pinça plus fortement le lobe, laissant sa main glisser le long de ses cuisses et pourtant il ne s'arrêtait pas, il était toujours aussi brute dans ses coups de bassins, toujours aussi sec allant toujours chercher plus loin avant qu'il ne se libère à son tour en lui.

Un dernier gémissement avant que tout ne se termine, avant que la fraicheur ne revienne et que le silence l'assassine. Il posa un faible baiser sur sa tempe, sa respiration saccadée, ses maux de tête multipliés par milles, c'était exagéré. « Bouge. » Les yeux du coréen s'ouvrirent à nouveau. La chaleur c'était comme envolé, il redevenait froid et mauvais. Il sourit tout simplement prenant un temps fou à se détacher de lui. Non, il n'avait pas oublier. Comment oublier le comportement de cet homme après l'acte. Juste incroyable. Il n'y en avait pas deux comme lui, mais il avait dû s'y faire et s'y était malheureusement habitué. Il ne le touchait pas, ne le regardait pas de peur de perdre tous ses moyens et de faire l’impardonnable. Il se laissa tomber à côté de lui, la tête à l'opposé de la sienne, il ferma les yeux essayant de se concentrer sur sa propre respiration. Il n'en pouvait plus. Il avait les pieds en compote, il avait cette fichue impression d'être né hier et de devoir réapprendre à marcher aujourd'hui, il n'aimait pas cette sensation et ça c'est parce qu'il avait bu. Il ravala sa salive, soupirant bruyamment. Tout se terminait enfin, la fraîcheur était revenue et le silence l'assassinait comme prévu. Cette odeur de cigarette. Il avait l'impression que rien n'avait changé. Il avait toujours cette mauvaise habitude de fumer après un tel effort. Liam n'était pas bien placé pour lui faire la morale, non. Mais il n'était pas si accroc que lui, il fumait de temps en temps, en soirée, une cigarette le matin après qu'il ai bu son café bien chaud et ça s'arrêtait là. Il ne fumait qu'une fois dans la journée et parfois pas du tout, alors que Liang c'était constamment, tout le temps, comme s'il ne pouvait pas vivre sans son paquet de clope. Quel con, pensa-t-il pour lui une fois qu'il eut soupiréet refermé les yeux. « J‘ai faim. » Liam ne dit rien. Il faisait le sourd d'oreille, non encore mieux, il prétendait dormir pour ne pas avoir à faire à lui, pour ne pas souffrir plus qu'il n'était déjà blessé. Il eut un petit sourire en le sentant bouger. Il se leva et la porte claqua. Liam se redressa posant ses deux pieds nus sur le sol. Il s'étira longuement et prit même le temps de se craquer les doigts. Il passa ses mains sur son visage comme chaque nuits qu'il avait pu passer avec lui et chercha avec son pied le dernier vêtement qu'il avait pu lui retirer. Boxer où-es-tu? Ah, te voilà! Il se leva avec difficulté et l'enfila avec une lenteur pas possible, fixant la lune à l'extérieur. Il fit un tour sur lui-même et il trouva même son briquet. Bingo! Il s'assit en tailleur sur le lit et se mit à jouer comme un gamin avec son joujou préféré. Il l'alluma, l’éteignit et l'alluma encore une fois et ne s'arrêta plus. Il ne savait pas pourquoi il restait encore ici, Liang n'avait plus l'air d'avoir besoin de lui. L'indifférence qu'il lui portait été atroce, il ne l'a supporterait pas bien longtemps. Il pencha la tête vers l'avant comme pour voir si son jeans s'y trouvait et non. Rha, il avait tellement espéré. Pas de portable, pas d'heure! Rha, trouverait-il un taxi? Il s'imaginait déjà passer sa nuit dehors, il ne voulait pas retourner chez lui, c'était trop loin. Il ne voulait pas déranger Joshua, ni même sa sœur. Il voulait rester seul à penser et à se lamenter comme un fou. Liang réapparu dans la chambre, Liam continua de jouer avec son briquet même si l'envie de le regarder était plus forte que jamais, mais à quoi bon s'il ne réagit pas. Le lit s'affaissa. Et maintenant tu es en face de moi. Comment réagir? Il s'arrêta de jouer levant les yeux vers lui, il le regarda un instant. Un faible sourire sur les lèvres avant qu'il ne continue son jeu sans but. Les doigts du chinois frôlèrent son front, le coréen s'arrêta une nouvelle fois le fixant à nouveau. Il pouffa de rire, c'était quand il voulait en vrai. Il frissonna à sa douce caresse et ferma les yeux au baiser qu'il lui offrit. Oui, c'était quand il voulait et c'était pour ça qu'il était le plus fort des deux.

Liam ne le lâchait plus du regard. Ange ou démon? Qu'es qu'il était? Il arrivait à l'aimer tout comme à le détester. Il avait l'air d'un ange assit sur son lit à manger ses céréales. Liam refusa son offre en repoussant le paquet, il tourna ensuite la tête vers la fenêtre, jouant toujours avec son briquet, comme si c'était plus intéressant. Oui, il boudait et il allait faire la gueule jusqu'à qu'il sorte de cet appartement, ça lui donnera une raison pour ne plus revenir le voir. L'autre se leva encore une fois sortant de la chambre. La prochaine fois c'était lui qui prendrait la porte, il avait besoin de prendre l'air. Il étouffait bizarrement. Il laissa alors le briquet tomber sur les draps, la tête basse à penser à cet autre imbécile qui ne voyait toujours rien. Okei, il n'était peut-être pas magicien, mais ça n'était pas si difficile de voir à quel point il pouvait l'aimer, à quel point il le dévorait des yeux. Il soupira. Peut-être qu'il ne le montrait pas assez. Comment voulait-il qu'il s'y prenne? Quel boucan pas possible il pouvait faire, il en avait mal au crâne. Que cherchait-il cette fois-ci? Il revint alors, comme une fleure et affaissa encore le lit. Liam leva doucement les yeux vers lui, il était claqué. Passer la nuit dehors n'était peut-être pas une bonne idée. Mais il ne pouvait pas rester ici. Il fronça les sourcils lorsqu'il aperçu son portable dans les mains du plus vieux. « Eh! Qu'es que tu fous? Rends moi ça! » il hallucinait! Il touchait à sa vie privée? Ou bien? Il fronça les sourcils, lui confisquant son paquet de céréales - comme un gros gamin - « Le double de la clé de mon appart, rends-moi visite autant que tu veux. Aussi, appelle-moi si je ne suis pas là, je viendrais. » il piocha dans le paquet de céréales et en avala une poignée, il ne répondit pas, tout lorsqu'il avait les céréales dans la bouche, on lui avait apprit à ne pas parler la bouche pleine et il s'était habitué à ne jamais le faire. En plus c'est crade, il a toujours haït voir une personne bouffer et parler la bouche pleine. Alors comme ça il lui donnait son numéro et en plus le double de sa clé? Intéressant. Intérieurement il était preneur, mais il voulait jouer un peu. Faire le bel insolent et pourquoi le ridiculiser. Il fixa la clé, son portable et ensuite Liang. « Il est où le piège? » demanda-t-il en se grattant derrière la nuque, un petit sourire sur les lèvres. « Et tu crois que je vais faire le lèche-cul? » Euuh, ben ouais, c'est un peu ce que t'es. Mais enfin bon laissons-le prendre ses grands airs. Il a l'air tellement heureux de lui tenir tête, de ne pas aller dans le même sens que lui. Alors qu'il prendra avec plaisir cette clé. Il posa ses deux pieds sur le sol avant de ne le fixer avec un grand sourire. « Je suis trop con. Comment mon cœur peut bien vouloir d'un type comme toi? » il avait mal au crâne et en plus de ça l'alcool ne cessait de l'aveugler. N'en avait-il pas trop dit? Tant pis de toute façon qu'es qu'il y voyait? Il pourrait même lui dire le mot exact il avait l'impression qu'il ne le comprendrait pas. Il se pencha et l'embrassa doucement, il voulait se faire taire. Il fallait qu'il endure encore une fois, qu'il supporte d'être un jouet à son tour, de n'être bon qu'à baiser. Il se leva à son tour et quitta la chambre. Il entra dans la pièce juste à côté et ce fut la salle de bain: bingo. Il alluma la lumière puis se rinça le visage, se lava les mains avec une lenteur pas possible cherchant le savon des yeux. Je suis bourré. Disons que je ne suis pas conscient s. Demain sera un autre jour. Oui, rassures-toi du mieux que tu peux petit.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Mer 18 Avr - 16:34

Depuis longtemps, Liang marchait contre le vent. Il sortait de la norme, et l’évitait même. Il ignorait cette notion de bonheur, ne demandait pas vraiment à la connaître non plus. Il ne se souvenait pas de ce temps d’insouciance qui s’y apparentait. Une enfance trop peu joyeuse pour qu’il puisse s’y rapporter. Être heureux, il n’en ressentait ni le besoin, ni même l’envie. Aucun désir particulier ne se manifestait en lui. Il se laissait guider par le reste sans suivre la masse. Peut être est-ce là ce qu’on appelle solitude ? Liang préférait effectivement être seul. Il disait que cela lui causait moins d’ennuis. Qu’il s’agissait là de la véritable liberté, celle que les gens ne peuvent pas comprendre. Il aimait se rendre inaccessible. Il se protégeait de cette manière. Il se barricadait même. Du haut de sa tour, il les regardait et se moquait d’eux. De leurs conneries sur l’amour et l’amitié, de leurs larmes ou de leurs douleurs. Liang ne souffrait pas. Il croyait ne pas souffrir en fait. Il croyait aussi être puissant. Briser les autres, est-ce réellement une preuve de pouvoir ? Quel pouvoir avait-il sur eux d’ailleurs ? Liang se permettait des choses bien déplacées, des actes bien vicieux. Tout partait toujours d’une volonté d’écrabouiller, avec comme un arrière gout de vengeance contre la vie. Mais est-ce que Liang vivait réellement ? Il survivait. Pareil à un soldat, il luttait pour ne pas couler, il tirait le premier pour ne pas qu’on lui tire dessus. Un champ de batailles, voilà ce que son monde était. Une guerre même. Et dans une guerre, pas de place pour le bonheur, alors pas de place pour l’amour. On est bel et bien seul face aux balles. Alors même s’il le voulait, il ne pourrait pas toucher au bonheur. On ne peut y parvenir seul. Il faut qu’on laisse quelqu’un nous aider. Liang ne comptait pas ouvrir les portes de son cœur. Il ne pourrait plus lutter comme il le fait sinon. Il ne serait plus invincible. Pourtant, il y avait comme une brise légère. Celle qui vous chuchote à l’oreille que la paix n’est plus loin, que vous livrez les dernières batailles. Un souffle apaisant, mais angoissant. Qu’est-ce qu’il y a après la paix hein ? Liang sentait ce petit quelque chose de différent. Il n’y connaissait rien. Il craignait d’y prêter attention. Il est si simple de tirer, que se passe-t-il lorsque l’on pose les armes ? Peut-on sortir indemne d’une bataille ? Liang survivait depuis tellement de temps que vivre lui paraissait impossible, voir même absurde. Cependant, cela l’attirait. Pour la toute première fois, il se posait des questions. Il regardait autour de lui. On ne voit pas les visages quand on combat, pourtant, Liang voyait celui de Liam. Il en distinguait clairement les contours. Il y avait ses petits yeux foncés, moins bridés que les siens peut être. Sa bouche pulpeuse qu’il aimait tant, sans doute la partie de son corps qui le séduisait le plus. Puis son sourire. Il ressentait ses sentiments, il s’y intéressait. Liam intriguait Liang parce que Liang ne comprenait pas. Il ne pouvait concevoir ce qui s’avérait évident. Il refusait. Il s’interdisait la réalité qu’il lisait à travers le coréen. Il se confortait dans l’illusion qu’il valait mieux qu’il reste seul, qu’on le laisse seul et surtout que c’était la meilleure solution pour tous. Un salaud s’en sort toujours, mais un salaud ne mérite rien. Alors les salauds survivent. Liang écrasait pour vivre, mais ne vivait pas. Alors il survivait. En perpétuelle guerre avec les autres qu’ils croyaient ses pires ennemis, il ne réalisait pas qu’il était le sien. Qu’il se battait contre lui-même, contre ses propres peurs, contre ses propres démons. Liang, fort mais peureux. Courageux mais faible. Il voulait rester seul, ne désirait pas connaître le bonheur parce qu’il ne s’était jamais présenter à lui auparavant. Liam l’effrayait car il représentait cet inconnu. À lui seul, il était le pire cauchemar mais peut être aussi le plus beau rêve de Liang. Magnifique n’est-il pas ? Sauf que quand on connait Liang et son incroyable capacité à tout faire foirer puis s’enfoncer encore plus dans la merde, y a pas trop d’espoir à avoir. Faudrait ouvrir son cerveau et revoir toutes les connexions pour qu’il réagisse un peu. Liam, est-ce que tu as de la patience en réserve ? Il me faut du temps, j’ai peur de ne pas tout comprendre.

Parce qu’en fait, Liang ne voulait plus le laisser partir. Maintenant qu’il l’avait sous la main, il souhaitait le faire sien, le posséder réellement. Dans un sens, c’était sa manière de l’aimer. Sa façon de lui montrer qu’il tenait à lui. Sans doute que l’alcool jouait un grand rôle là-dedans aussi. Liang ne devait pas avoir réellement conscience de ce qu’il faisait en lui donnant la clé de son appartement mais aussi son numéro. Après tout, il n’emmenait personne ici en temps normal. Personne à part son meilleure ami Yoo Bin n’avait l’autorisation d’y mettre les pieds. Entre ses murs, il ne pouvait plus tellement se cacher. Il s’agissait de son intimité, du véritable Liang. Son parfum, ses objets, ses tableaux, et tout le reste aussi. Puis comme il ne se mélangeait pas avec les autres, normal qu’il leur ferme les portes. Peut être allait-il regretter de les ouvrir pour Liam, c’était même sur. Il s’exposait à un réel danger. Il s’ouvrait à quelqu’un qui avait aussi du pouvoir sur lui, bien qu’il ne veuille pas le reconnaître. « Il est où le piège? » Liang fronça les sourcils. Comment ça le piège ? Pour une fois il n’y en avait pas. Enfin si, dans le fond il y en avait puisque Liang voulait que le plus jeune lui appartienne totalement. Il s’apprêtait à partir au quart de tour et à l’engueuler puis reprendre la clé du genre si t’en veux pas tant pis pour toi. Mais non, ce serait ridicule de réagir comme ça. Une réaction de nana vexée, voilà ce que ça serait. « Et tu crois que je vais faire le lèche-cul ? » Liang ravala le tout, inutile de s’énerver pour ça même si l’alcool et la confusion face à la réaction du plus jeune le faisaient bouillonner de l’intérieur. Imbécile. Pourquoi ne pouvait-il pas juste accepter au lieu de faire sa petite comédie là ? Liang ne pouvait pas le croire. Une proposition en or pour le plus jeune. Réellement. Il devrait la saisir sans faire d’histoire et éviter de se poser autant de questions. Liang, il sait que tu lui feras du mal tôt ou tard puisque tu lui en fais déjà. Quel égoïste tu fais. Il l’a toujours été, égoïste. Il a toujours fait passer ses désirs avant ceux des autres. Pourquoi ferait-il une exception pour Liam ? Néanmoins, ne pouvait-on pas voir autre chose là-dessous ? Comme l’envie de garder le jeune homme pour continuer à se sentir aimé. Liang avait conscience de l’attachement de Liam envers lui, il n’en était pas du tout insensible contrairement à ce qu’il prétendait. Un simple sourire pouvait percer sa carapace. Ah, ce sourire. « Je suis trop con. Comment mon cœur peut bien vouloir d'un type comme toi ? » Liang le fixait. Sa respiration s’était bloqué une seconde, et son cœur avait heurté plus fort sa cage thoracique. Liam lui mettait la réalité devant les yeux, et cela ne lui plaisait pas. Il avait envie de le traiter de tous les noms, de lui dire qu’il racontait n’importe quoi, qu’il était juste trop bourré. D’ailleurs il était à deux doigts de le faire quand ses lèvres se retrouvèrent légèrement occupées. Liang ne ferma pas les yeux. Trop surpris, trop choqué, trop gêné. Oui, gêné parce que jusque là il pouvait prétendre ne rien voir. Il pouvait jouer au con. Au mec aveugle et sourd. Il le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision. Liang tétanisait, ne réfléchissait plus. L’alcool de toute façon l’empêchait d’avoir les idées claires, et les mots de Liam l’embrouillaient encore plus. Non pas que cela lui fasse plaisir, mais cela le dérangeait. Il lui compliquait les choses en l’empêchant de jouer l’ignorant. C’est tellement de rien savoir.

Quelques minutes passèrent, quelques minutes durant lesquelles Liang ne bougea pas de son lit. Il entendait l’eau coulait, la salle de bain était juste à côté. Dans sa tête ? Du vide. Du vide et encore du vide. Plus aucun lien cohérent. Il ne savait pas quoi faire, n’osait pas faire quelque chose. Il me met dans la merde ce petit con. Liang secoua la tête, comme pour essayer de se remettre d’aplomb. Il tendit le bras pour s’emparer de la bouteille de lait et en avala plusieurs gorgées avant de la poser par terre. Et maintenant ? Maintenant on improvise, maintenant on se laisse aller. Encore cette brise, elle le berçait. Et si, il la suivait ? Liang se leva en poussant un soupir, puis il quitta sa chambre pour rejoindre Liam dans la salle de bain. Un petit sourire effleura ses lèvres en le voyant au-dessus du lavabo. Demain, ils auraient de sacrés gueules de bois. Il hésitait encore. S’approcher ou non ? Prendre un risque ou s’enfuir ? Pour la première fois, il était celui qui voudrait s’enfuir, qui devrait s’enfuir. Sauf que dans ce domaine là, difficile de fuir n’est-ce pas ? On ne peut jamais fuir éternellement. Il enroula ses doigts autour du poignet de Liam, le tira légèrement pour qu’il se tourne vers lui. Son autre main sur sa joue, son pouce caressa sa peau dans un mouvement répétitif et lent. « Tu es un idiot. » Liang déposa un tendre baiser sur sa joue. Puis fit quelques pas en arrière, doucement, pour voir s’il le suivait. Comme Liam n’émettait aucune résistance, il l’emmena ainsi jusqu’à sa chambre et ne le lâcha pas. Même quand il ferma le volet, même quand il tira sur les draps, même quand il se glissa en-dessous tout en lui laissant la place pour faire de même. Il recouvrit son corps soigneusement. Une douceur à laquelle Liam ne devait pas être habituée. Elle était différente de celle dont il le savait capable. Liang lui-même ne saurait vous dire pourquoi il agissait ainsi. Liam allongé à ses côtés, le chinois eut à nouveau un instant de doute. Il culpabilisait presque. Pas d’agir ainsi avec lui, mais plutôt par rapport à ses propres pensées. Ne le laisses pas prendre trop de place dans ta vie Liang. Mais après quelques longues secondes à le contempler, il vint se coller à lui, se blottir contre lui pour être plus exacte. Il se détestait déjà. Il ne devrait pas. Il n’aurait pas dû. Trop tard, il se sentait bien là, dans ses bras, contre lui. Ne plus jamais boire au point de se laisser aller à toutes les faiblesses. Plus jamais. Sa joue contre son torse, le calme qui régnait pesait et en même temps apaisait. Les doigts de Liang exploraient la peau du coréen, dessinaient des arabesques. Tout bourdonnait encore dans sa tête. Vraiment tout. Tout sauf peut être une chose. Une chose qui s’éclaircissait mais qui le gênait. À quoi bon ? Il releva la tête vers Liam, la callant contre son épaule pour pouvoir le regarder. « Ne t’arrêtes pas de m’aimer. »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Jeu 19 Avr - 0:43

Il aimerait pouvoir lui donner ses jours, ses nuits, mais aussi son corps et cette bouche qu'il aimait tellement. Tout. Même si ça lui était difficile, de se donner entièrement à cet homme qu'il ne connait pas tant que ça, malgré la forte attirance qu'il y a entre eux. Il n'est pas si simple que beaucoup le pense, je peux vous le confirmer. Mais il aimerait essayer, donner le nécessaire comme toujours. Il le couvrirait de tendresse et de ses baisers, il le protégerait et peut-être même qu'ils remonteront cette immense pente ensemble, main dans la main. Mais malheureusement, il voulait être égoïste, le laisser lui aussi souffrir pour qu'il le sente, qu'il rampe à son tour, oui, va-y rampe. Il s'est toujours sentit mal en pensant de cette façon, mais où est le problème? Il reste un homme. Les hommes sont des menteurs, des salopards, des beaux-parleurs, ils sont toutes ses mauvaises choses. Liam fait parti de cette catégorie, il le revendique et aime ça, au moins on sait à quoi s'attendre avec ce genre de type. Il n'a jamais vraiment caché son jeu sur ce terrain, c'est plutôt niveau sentiment qu'il fait le sourd et muet. Et seul les femmes ont pu goûter à ce caractère mal lécher. Parce qu'il ne les a jamais vraiment aimé, parce qu'il ne les aimera jamais comme il peut bien aimer Liang. Il n'aime rien d'elles à quoi bon s'accrocher et ce mentir? Le bruit des talons l'insupporte, les cheveux trop long il n'aime pas ça et les grosses poitrines ne l'ont jamais vraiment attirés même s'il se donnait à cœur joie de mater ce genre de revue, après tout c'était l'autre con de Joshua qui le mettait dedans. C'était lui qui l'avait engraissé à jouer dans la cour des grands. Une cour dans laquelle il ne voulait plus jouer, il jetait l'éponge. L'avenir de l'homme, c'est la femme, elle est la couleur de son âme. sa mère l'avait dit en haussant les sourcils, Louis Aragon aussi. Ça ne marchait pas pour lui, c'est cet homme avait la couleur de son âme. Seulement lui. Liang était en quelque sorte son créateur, c'était lui qui l'avait rendu « comme ça » et il était tombé amoureux de lui, bêtement. Il est le seul homme à pouvoir le retenir, à le faire réfléchir mais aussi à agir à genoux sans broncher, il était peut-être aussi celui qui le faisait grandir, celui qui l'avait rendu comme ça. Kim Oliver Liam un môme puéril, un rejeton disait nombreuses de ses connaissances. Qui voudrait d'un type comme lui pour la vie? Les lèche-culs ont en toujours voulu à son argent, ils l'ont toujours aimés. Le coréen a toujours agit faussement disant que ça ne le touchait pas vraiment. Mais en vrai, il se demandait bien qui un jour l'aimera pour lui, qui voulait à avoir à faire à sa pyromanie et à son caractère égoïste? Personne. Pourquoi lui, Liang, ne pouvait pas l'accepter? C'est tellement simple. Il l'aime, il l'aime tellement, il aimerait tellement que ça soit réciproque. Crève, tu peux toujours courir. Et à nouveau il demandait le monde. Ma bouche se détache de la tienne, je te fais souffrir et je m'en fiche. oui, tu es tellement égoïste. Ça ne collera jamais, toi et moi.

Maux de tête, ça commençait déjà. Oui, il n'irait pas en cours demain matin. Il alluma le robinet et l'eau se mit à couler à flot, comme si elle pleurait pour lui. Liam. Encore, il l'entendait encore gémir son prénom. Encore et encore. Douce symphonie. Il posa ses deux mains sur ses oreilles. Tais-toi bon sang! Il passa ses mains sous l'eau froide, il se lava le visage, puis les mains comme s'il voulait faire disparaître tout ce toucher. A quoi bon? Ça ne suffirait pas. Il l'aimait tellement, le seul fait de le voir, il le revoyait prendre son pied comme jamais, avoir cette attention avec lui, il est bien le diable. Il se regarda dans le miroir et passa une main dans ses cheveux sombres. Décoiffé, le pire des foutoirs, tout transpirant, sensation agréable mais tout aussi désagréable. Il passa une main dans ses cheveux essayant de les recoiffer mais c'était peine perdue. Il fit une moue en se regardant de profil. Une brosse, c'était ce qu'il lui fallait. Il la chercha des yeux et remarqua qu'il n'était pas chez lui. Ah oui. Il éteignit le robinet et regarda autour de lui, appuyant ses deux paumes sur le lavabo. Il y avait encore son odeur, son shampoing. Qu'es qu'il pouvait l'aimer cette odeur, si il pouvait encré ses vêtements de cette bonne odeur il serait tellement plus rassuré. Il baissa la tête, ses yeux fixaient ce tatouage qui en disait long sur sa vie minable et ça y ressemblait tellement. Des doigts enlacèrent son poignet, douce sensation. Ce contact il le connaissait. Liang, ne me force pas à ta regarder pensait-il lamentablement et pourtant il le fit, son regard se plongea dans le sien. Visage angélique. Ce corps nu qu'il trouve irrésistible et qui ce tient devant lui. Comment faisait-il pour vivre. Il détourna le regard lorsqu'il lui caressa le visage. « Tu es un idiot. » pas la peine de le lui rappeler, il se sentait encore plus mal maintenant. Mais oui, il l'était, il a tellement honte d'avoir agit comme ça. Loser. « J'm'excuse. » murmura-t-il mort de honte, en se laissant trainer une nouvelle fois dans la chambre. Il éteignit la lumière de la pièce et ferma doucement la porte. Il a tout fait foirer. Comment le regarderait-il à présent? Liang continuerait-il de le prendre de haut? En vrai, le changement est une chose qu'il n'a jamais aimé. Retrouver sa vraie famille. C'était dur, pourquoi ne voulait-il pas? Le changement. Alors là. Qu'on s'attaque à son cœur si rapidement. Il voulait maintenant qu'il le repousse, parce qu'il adorait sa stupide routine. Sa chaleur le quitta, il s'allongea sur le lit et l'invita à prendre à place à côté de lui. Voilà, il était gêné. Rha, chier. Il s'allongea avec une lenteur pas possible à ses côtés posant sa tête sur l'un des oreillers. Il ne pouvait pas fuir et puis il avait cette envie de connaître la suite. Son regard dans le sien, il se noyait dans ses yeux clairs. Il le tuait. Il ne serait vivre sans lui, il ne savait même pas comment il avait fait pour se passer de tout ça pour vous dire. Pourquoi tout est comme ça? Pourquoi tu es le plus faible? Il avait été con de lui dire que son cœur lui appartenait, il avait la clé, le couteau, le flingue, tout. Désarmé, aucun gilet pare-balle, il était nu devant lui et écartait grand les bras. Il lui donnait tout sans qu'il s'en rende compte. Fais moi un trou dans la tête. Il pétait les plombs. Sa chaleur revint, son corps nu contre le sien, il soupira fortement et son cœur se mit à battre brutalement dans sa poitrine. Crétin, il ne cessait de ce le rabâcher.

« Ne t’arrêtes pas de m’aimer. » tu es vraiment égoïste. Il le scruta, les traits de son visage étaient si sincères, ses yeux si purs. Liam passa sa main sur le visage de son amant puis il s'arrêta sur son menton, ce menton qu'il prit entre ses doigts. Comment arrêter, il était encore trop tôt. Il voulait en gros qu'il devienne son chien, il porterait à présent un collier et une puce et si il le perdait en route, il pourrait le retrouver facilement. Non, il ne pouvait pas dire oui à une telle chose. Mais ses sentiments étaient partagés. Il lui donnait tout de même la permission de le faire sans qu'il s'énerve, sans qu'il doute à présent, il était au courant. Ah! On ne peut pas aller contre ça, ton corps dit non, mais ton cœur oui. Ton cœur te gueule d'être le plus gros canard du monde et de lui appartenir. Il lui balance une bombe. Il ne pouvait pas refuser, oh non, mais il avait tellement peur de se dévoiler, de dire le mot qui arrange tous les couples. Je t'aime. C'est tellement difficile à dire cependant il ne lui était pas difficile de tourner en bourrique toutes ses conquêtes et de leur dire qu'il les aimait, pareil pour cette femme avec les fossettes. Alors pourquoi ça ne sortait pas avec le chinois. Il posa un baiser sur ses lèvres, puis son front, un baiser légèrement appuyé. Partagé. « Je ne sais pas quoi te répondre. » il le pensait mais sans rendre compte il le dit à voix haute. Il s'en rendit compte en voyant l'expression du visage de son ange. Tellement peur de se dévoiler sur ce genre de sujet, ça bloque, ça ne veut pas pour le moment et pourtant il voulait lui dire qu'il ne s'arrêterait jamais de l'aimer. Oui, il l'avait au bout de la langue. Mais bizarrement il se sentait pousser des ailes, il n'était plus vraiment en position de faiblesse, il n'était pas le seul à ramper et à s'agenouiller ce soir là. Non, ils étaient bien deux. Pour le plaisir du plus jeune. Il soupira contre ses lèvres et les reprit entre les siennes toujours très doucement puis il finit par un baiser passionné. C'était sa réponse, ça en disait long, il l'embrassait comme toujours, il ne pouvait que l'aimer, même s'il le détestait à la fois de le faire souffrir autant. Il se sépara de sa bouche, s'approchant de son corps. Ce calme, il ne l'aimait vraiment pas, finalement il aimait les moments où ils se cherchaient. Oui, bizarrement, il se sentait coupable de toute cette mascarade. Pardon. « La première fois tu ne m'as pas laissé le choix et aujourd'hui tu me fais le même coup. » Ne t'arrêtes pas de m'aimer hm? Et lui, quand ressentirait-il son amour? L'amour ne va que dans un sens avec Liang? Où as-t-il apprit à aimer? Liam sourit. Cet homme il pouvait le détester comme l'aimer. Bien évidement l'amour était beaucoup plus présent que tout le reste, il était son seul et son unique, celui qu'il devait avoir pour arrêter de sombrer, se lamenter. Liang, il peut tout avoir de lui et c'était souvent pour ça qu'il le détestait, il était son jouet, sa marionnette et comme un idiot il hochait la tête pour approuver tout ce qu'il pouvait faire sur lui. Quel abruti amoureux il faisait là.



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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Ven 20 Avr - 21:00

Un silence intense envahit la chambre, un silence presque violent. Comme si quelque chose fouillait leurs âmes cherchant à établir le lien. Leurs cœurs compressés par des sentiments différents mais si semblables en même temps se défiaient. Beaucoup de peur, de l’amertume et surtout une grande touche de tendresse. Cette même tendresse qui depuis le début les ramenait l’un à l’autre sans jamais se concrétiser. Il écoutait son souffle, il sentait les battements de son cœur. Pas un bruit, pas un mot. Dehors, la ville assourdissante et infatigable. La vie continuait sans eux. Liang à mille yeux de réaliser ce qui était en train de se passer face à un Liam qui essayait de comprendre. Deux personnes égarés comme errantes parmi les sentiments. Toujours avec cette même question ; que dois-je faire ? Que dois-je dire ? Liang, apaisé par la chaleur de Liam, vidait peu à peu son esprit. Ses doigts dessinaient nonchalamment des courbes gracieuses sur sa peau. Quelques fois, il le sentait frissonner sous ses douces caresses, et cela le faisait sourire. Le chinois forçait ses pensées à fuir. Il ne souhaitait pas affronter celles qu’il ne pouvait contrôler. Lui qui normalement, gérer tout. Il adorait l’ordre dans la vie, être sur de chaque chose et que rien ne lui échappe. Il voulait avoir une prise sur tout. Mais sans doute que de l’extérieur on le prenait pour un inconscient, pour un gros imbécile voir même un raté. En attendant, il gérait sa vie selon sa seule volonté. Personne n’interférait dans ses choix. En fait, aucun ne s’y risquait. Trop buté, trop fermé, trop enfoncé. Qui pourrait comprendre que malgré le désordre apparent, Liang s’y retrouvait. Liang agissait en connaissance de cause, et ne laissait rien au hasard. Du moins, il faisait tout son possible pour. Car dès que la situation lui échappe, il panique. Ce besoin de cadrer les choses, de diriger, peut être l’avait-il hérité de sa mère. Peut être aussi, qu’il s’était développé une carapace de cette manière. En voulant tout dominer, il interdisait aux autres de se faire une place dans sa vie. Il s’interdisait de leur laisser une place. Voilà ce qu’il se passait avec Liam. Cela nécessitait beaucoup de temps pour que le chinois accepte une nouvelle présence dans sa vie, mais à chaque fois cela arrivait sans crier gare. Il faut dire que ses véritables amis étaient ceux dont il ne s’était jamais méfié. Alors qu’il craignait presque son ancien client. Quelque chose chez lui le menaçait. Il le touchait d’une manière si différente. Il l’atteignait presque, et cela l’effrayait. Comment un gamin pouvait-il être capable de cela ? Pourquoi alors qu’il adorait envoyer les groupies sur les roses, il ne parvenait pas à le faire pour lui ? Qu’est-ce qui faisait qu’il aimait le savoir fou de lui ? Juste le plaisir de le soumettre ? Plus il y réfléchissait, plus il comprenait que tel n’était pas le cas. Mais plus il comprenait, plus il étouffait la vérité. Il ne devait pas s’attacher à Liam. Non vraiment, pas à ce mec là. Il ne méritait pas qu’on l’aime. Il allait le blesser. Il le blessait déjà d’ailleurs. Il se répétait d’arrêter d’y penser, que ce n’était que l’alcool qui le menait à de telles conclusions. Non mais Liang, tu t’entends penser un peu ? C’est n’importe quoi tout ça. Et au-dessus de tout ça, il y avait une énième crainte. Celle de voir Liam partir. Il savait que cela serait bien mieux pour eux deux, mais ne pouvait s’y résoudre. Il aimait trop lorsqu’il lui faisait l’amour. Oui, Liam ne le baisait pas. Depuis le début et à chaque fois, il lui avait fait l’amour. Liam ne trichait pas. Liam se montrait faible face à lui. Liang en profitait bien que ce soit mal. Mais il n’était pas un mec bien de toute manière.

Oh, whisky. Que me fais-tu là ? Je perd la tête. Ce qu’il fait ? Le contraire de ce qu’on pourrait imaginer. Il le rendait sensible à la réalité. Mais bientôt, plus rien. Totalement perdu dans ses réflexions, il soupira. Ses yeux à peine ouverts regardaient ses doigts désormais posés sur son torse. Il releva alors la tête, et prononça des mots qu’il ne pensait pas entendre sortir de sa bouche un jour. Des mots qu’il regrettera le lendemain. Il guettait le visage de son amant, il s’en voulait. Pour la première fois de sa vie, il s’en voulait d’être égoïste. Quelle grande première. Pardon de te faire du mal, mais c’est plus fort que moi. Ses lèvres sur les siennes, puis sur son front. Pourquoi Liam ? Pourquoi lui fais-tu tant de bien ? Il n’en avait tellement pas l’habitude jusqu’à ce que tu débarques. Liang frémissait tellement à l’idée de s’y habituer, de finir par en vouloir toujours plus ou même en avoir besoin. Hors de question. Il ne devait pas avoir besoin de quelqu’un d’autre que de lui-même. On ne peut compter que sur soi dans la vie, il l’avait appris, et en était convaincu. Pourtant, peut être que quelques fois, un peu d’aide ne serait pas de trop. Une main pour le sortir de son gouffre. Une main que son meilleur ami lui tendait depuis longtemps mais que jamais il n’attrapait. Est-ce que Liam ferait la même chose ? « Je ne sais pas quoi te répondre. » Liang fit la moue, quelque peu déçu de cette réponse. Mais qu’y avait-il à répondre de toute manière ? Au moins, il savait qu’il savait. Il savait aussi ce qu’il voulait. Il ne s’attendait pas à le voir sauter de joie. Car comme d’habitude, Liang faisait son égoïste. L’amour, ça va dans les deux sens. Pardonnez-le, mais il l’ignore. Comment on fait pour aimer ? Leur nouveau baiser arracha un sourire au plus âgé. Ce baiser avait un goût différent, un qu’il ne connaissait pas jusqu’à présent. Une chaleur non-familière jusqu’ici mais qu’il appréciait tout de même et dont il se délectait. Il n’osa même pas rouvrir les yeux lorsque leurs lèvres se quittèrent. Il les chercha encore un peu avant de ne caller son front contre son menton. « La première fois tu ne m'as pas laissé le choix et aujourd'hui tu me fais le même coup. » C’était la vérité. Cela le fit même doucement rire. Liam ne devait-il pas se sentir flatté ? Oh si, il devrait. Pourtant, il n’avait pas l’air très heureux de ça. Liang rouvrit les yeux. « Tu ne serais pas resté sinon. Et tu ne resterais pas. » Une réponse instinctive, il avait immédiatement réagit et parler sans même réfléchir. Son cœur plus que son cerveau prenait les commandes. Cela ne lui plaisait pas, il s’en voulait déjà. Quel imbécile, il n’aurait pas du. Il se dévoilait trop. Saleté d’alcool, pourquoi est-ce que cela délier nos langues à ce point ? Il le fixait à présent et sans siller. Le silence revint. Toujours ce silence. Un silence de plus en plus pesant entre les deux jeunes gens. Oui, Liang se sentait gêné. Encore quelque chose de nouveau pour lui. Le chinois approcha ses doigts de son visage, hésita même. Pourquoi ? Liang, tu n’as pourtant jamais eu peur de le toucher. Il frôla ses lèvres, descendit plus bas sur son menton, son cou. Il remonta jusque derrière son oreille, et retourna vers sa gorge. Puis le haut de son torse, son ventre. Il soupira bruyamment, et se couvrit un peu plus. Bizarrement, il avait froid. La fatigue sans doute.

Il bailla, frotta son visage d’ange contre Liam, cherchant à se caller le mieux possible pour passer une nuit agréable et pour n’avoir mal nulle part le lendemain aussi. Il avait envie de fermer les yeux, mais il luttait. Il avait encore quelque chose à dire. Oui, Liang voulait parler. Liang, celui qui n’aime pas s’exprimer, désirait le faire ce soir. Sous l’emprise de l’alcool, malgré le bourdonnement dans sa tête, et sa grande fatigue. « Liam, je te hais. Et je te détesterais encore plus si tu ne reviens pas. J‘t‘ai donné une clé, c‘pas pour rien d‘accord ? » Cela ne lui ressemblait pas. Qu’est-ce qu’il le poussait ? En un seul coup, Liam l’avait affaibli. En début de soirée, il faisait encore son fort, son malin. Il jouait encore avec lui, s’amusant de son pouvoir. Il semblait que peu à peu, tout se retournait contre lui. Mais pourquoi ce soir et pas un autre ? Peut être était-ce parce qu’il s’agissait de leur première fois en dehors du contexte de la prostitution. Peut être parce qu’ils étaient chez lui. Oui, c’était sans doute tout ça. Ils étaient deux hommes, sans autre rôle que le leur. Et Liang avait oublié de se déguiser. Il perdait tous ses moyens petit à petit. Il ne se souvenait même pas s’être un jour vu aussi faible devant quelqu’un. Liang se croyait au-dessus, mais il chutait à son tour. Pourtant, totalement blotti contre le coréen. Il avait tout de même l’impression d’être à l’abri. Peut être pourrait-il l’être s’il le voulait bien. « Je suis pas un mec bien Liam, je suis pas un mec bien. Tu devrais pas hein, tu le sais. Tu es ridicule. T‘es vraiment trop bête. Bon sang, c‘est pas possible d‘être aussi con. Pas moi Liam, pas moi. C‘est dangereux. C‘est pas ce qu‘il te faut. Je suis un loser. Je comprend pas. Je .. » Il parlait, il chuchota et finit par se taire totalement, emporté par le sommeil. Liang, ce visage d’enfant et pourtant cet enfoiré. L’un des pires que la terre ait porté. Dans la nuit, il ne remua pas beaucoup. Peut être quelque fois pour se coller un peu plus à Liam. Il passa également une jambe entre les siennes à un moment. Pourtant, il avait en temps normal le sommeil agité. Des cauchemars, des sueurs froides, mais là rien. Il dormait comme un bébé, pour la première fois depuis des années. Rien ne le préoccupait. Pourtant il aurait bien des raisons de mal dormir : Liam, le fait qu’ils soient chez lui, ses sentiments, ce qu’il va se passer demain, et tout le reste. Liang ne réalisait même pas que Liam allait se retrouver face à ses tableaux, la part la plus intime du chinois. Il n’y avait pas réfléchi plus que cela en l’invitant ici puis en lui donnant un double. Si cela ne le préoccupait pas, n’était-ce pas qu’il ne s’en souciait pas ou qu’inconsciemment il voulait qu’il voit ? L’inconscient jouait de plus en plus son rôle, Liang perdait le contrôle. Douce nuit, étrange nuit.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Sam 21 Avr - 14:35

Désolé de le décevoir. Oui, il l'était mais il n'avait pas pu dire « oui » ou tout simplement le mot que l'on ne doit pas prononcer trop tôt quand on aime. De toute ça se voyait bien qu'il ne le lâcherait pas de ci-tôt. Il l'avait aimé, l'aimait et l'aimera toujours. Difficile de l'avaler quand on nie totalement la conséquence mais aussi l'importance de ses sentiments face à l'étranger. Non, Liam ne s'en rendait pas compte, il se disait qu'il en était amoureux bien évidement mais pas tant que ça. C'était se qu'il pensait la première fois qu'il a réalisé. Mais aujourd'hui, aujourd'hui son cœur bat, il bat tellement fort qu'il en a mal à la tête, à la poitrine et ne sait comment le faire cesser de crier. Il fallait qu'il patiente encore un peu pour que sa douleur s'en aille, pour qu'il puisse enfin respirer aisément. Il était encore trop tôt pour tout. Liam se doutait bien qu'il n'aurait pas accepté d'un coup son cœur. C'était Liang après tout, et pas n'importe quel idiot qui lui faisait face. Cet homme mystérieux, dangereux mais tellement envoutant, il se perdait à chaque fois dans ce regard, se noyant dans les abysses les plus profonds. Il en avait conscience à chaque réveil le matin et pourtant il aimait ça. Masochiste qu'il était avec lui, ça faisait mal, mais il supportait, baissait la tête et en demandait encore. Ce type c'est un diable, le diable peut-être même en personne et il était bêtement tombé amoureux de lui. Il n'en avait pas l'air, il se déguisait bien, il n'y a qu'à voir son visage angélique, son sourire, ses yeux, ses yeux immenses qui le fixait à ce moment même le noyant une fois de plus. Il avait un mal fou à respirer, son cœur criait encore de le laissait fuir, mais il n'y portait guère attention comme paralysé et ses doigts sur sa peau, il en avait des frissons et ce sentait bizarrement bête de réagir comme ça sous ses caresses, il n'était pas le premier à faire ça, il ne serait peut-être pas le dernier s'il l'abandonnait. Mais alors pourquoi sa réaction est totalement différente des autres? Peut-être parce que c'est lui. Rha, il ferma les yeux un instant, essayant de calmer la foule dans sa tête, c'était comme s'il pensait pour cent et ça le rendait fou. Mais il entendait cette voix qui lui disait de ne pas abandonner, d'être patient, de l'attendre et surtout de lui laisser du temps. Il ne pouvait pas le forcer à l'aimer, impossible. Mais il ne pouvait pas non plus se résoudre à couper les ponts avec lui, ça serait encore plus douloureux pour lui, il ne se relèverait pas. Il était le seul qui pouvait apporter un peu de lumière à sa vie misérable, il était le seul à le soumettre de cette façon et à le tenir à carreaux et le fidéliser d'un coup. Un pouvoir qu'il aimait vraiment, après une nuit pareille, il ne se voyait pas aller courir derrière les filles pour avoir un câlin le soir. Ah non! Maintenant qu'il avait cette clé, il reviendrait aux moments les plus inattendus, même s'il aurait aimé le voir le plus de fois possible, il faut parfois savoir se détacher. Il viendrait le voir pour son câlin du soir, pour son bisou du soir même et s'il était possible il voudrait une berceuse, il était sur que Liang l'enverrait chier, il n'y avait aucun doute là dessus, mais il sait qu'il ne sortira pas les mains vides. Cette situation le faisait déjà sourire. Liam le doux rêveur, celui qui a toujours eu d'énormes ambitions qui se sont toujours cassé la figure devant lui, lui ce sale gamin qui était tombé amoureux d'une pute, celui qui s'y accroché autant. Ah, la vie emmerdante. Il ouvrit doucement les yeux et passa sa main droite dans les cheveux clairs du garçon, puis sur son visage un sourire stupide sur les lèvres, sa main descendit le long de son corps et il s'arrêta au niveau de sa cuisse qu'il caressa du bout des doigts. Les doigts de son aîné s'approchèrent de son visage, il ferma les yeux s'abandonnant totalement à lui. Sensation agréable. Il avait l'impression d'être protégé, de ne plus pouvoir sentir la colère du créateur sur lui, il avait l'impression d'abandonner ce monde et que cette bulle se refermait petit à petit, les laissant profiter de cette douce nuit. Il avait maintenant peur du lendemain, comment réagiraient-ils? Ils auraient à présent tout le contrôle, ils ne pourraient pas se laisser aller comme tout de suite. Il n'arrêta pas ses caresses sur sa cuisse, il voulait toujours être en contact avec lui, c'était tellement agréable. « Liam, je te hais. Et je te détesterais encore plus si tu ne reviens pas. J‘t‘ai donné une clé, c‘pas pour rien d‘accord ? » Qu'es qu'il racontait? Était-ce l'alcool qui lui montait à la tête ou tout simplement ses sentiments qui en disait long sur tout ce qu'il pensait? Liam ne savait pas quoi penser, partagé comme toujours, Liang est tellement compliqué à cerné. Il se demandait comment avait-il fait pour être comme ça toute sa vie. En guise de réponse il posa tout simplement un baiser sur son front. Bien évidement qu'il reviendrait, il ne pouvait pas se passer de lui, il l'aimait trop pour ça. Il le haïssait aussi de lui avoir prit son cœur de cette manière. Il l'avait détestait de lui avoir fait découvrir de nouvelles choses, il l'avait maudit à chaque fois qu'il avait couché avec un autre mec. C'était de sa faute qu'il souffrait toujours, il le détestait tellement pour tout ça, mais il le voulait près de lui. Juste ça. Il le serra davantage contre lui et émit un son comme pour lui dire qu'il approuvait ce qu'il disait. Il avait l'air bien fatigué n'empêche. Dors, au lieu de raconter des choses que tu regrettera peut-être. et pourtant il ne se tût pas tout de suite. « Je suis pas un mec bien Liam, je suis pas un mec bien. Tu devrais pas hein, tu le sais. Tu es ridicule. T‘es vraiment trop bête. Bon sang, c‘est pas possible d‘être aussi con. Pas moi Liam, pas moi. C‘est dangereux. C‘est pas ce qu‘il te faut. Je suis un loser. Je comprend pas. Je .. » Et puis on ne l'entendit plus du tout. Un type pas bien? Il en était conscient? Il s'inquiétait pour sa misérable vie, pour son futur? Pff, qu'es qu'il pouvait en avoir à foutre, ça n'était pas la première fois qu'il tomberait de haut de toute façon. Il avait survécu à bien pire. Il avait enfouit toute sa tristesse depuis bien des années, il avait agit comme un crétin, disant que ses parents biologiques n'étaient que des cons, alors que lorsqu'il regardait sa cousine, Sora, ça avait l'air de bien être le contraire ou faisait-elle ça parce qu'elle le trouvait trop dur? En tout cas, cette fois-ci il ne fuirait pas. Il assumerait jusqu'au bout. Il s'arrêta de lui caresser la cuisse et le fixa, il dormait. Il était sans armes, si innocent.

Contrairement à lui, le coréen n'avait pas la tête à dormir, bien évidement il était fatigué, totalement épuisé, mais lorsqu'il fermait les yeux il avait l'impression de ne pas pouvoir attraper la main de Morphée. Elle lui en voulait aussi. Il soupira alors, il passerait sa nuit à le regarder et à bouger dans tous les sens si c'était le sort qui lui était réservé, ça ne le dérangeait pas vraiment. Il passa ses doigts sur les lèvres du plus âgé et posa doucement ses lèvres sur celle-ci en murmurant un petit: «  Bonne nuit. » il continua ses caresses dans ses cheveux. Il avait l'air d'un gosse. Un gosse magnifique. Pendant la nuit il se détacha de lui et resta assit sur le bord du lit, regardant parfois derrière lui comme pour le surveiller. Il fixait son téléphone portable à présent sur le sol et qui ne cessait de sonner, toujours des noms différents. Ils ne dormaient pas à cette heure-ci? Il sourit lorsque ce fut Joshua, il tendit le bras sur vers le sol, saisit son portable et le fixa encore, devait-il répondre ou se faire passer pour mort? Le téléphone s'arrêta, il soupira et dans les minutes qui suivirent il reçu un message. Il avait l'air en forme. Tant mieux pour lui. Il regarda une dernière fois derrière lui, il dormait encore. Il éteignit son portable et le posa à ses côtés. Il fixa le carton de lait, il le fixa longuement, il ne connaissait pas cette marque. Étais-ce peut-être parce qu'il n'aimait pas ça. Il trouvait ce breuvage ignoble. C'est blanc, ça sort des vaches et la légende dit qu'il faut boire du lait pour grandir. Elle est bien fausse! Non, mais regardez-le! Beau, grand, en pleine forme. Il était la preuve vivante, mais il ne put s'empêcher d'en boire une gorgée. Il avait horriblement soif, après l'avoir sentit à maintes reprises il bu. Dégueulasse. Mais, il le fit encore et il grimaça reposant la brique à sa place. Il se dirigea vers le salon et après avoir trouvé son pantalon, il y prit la seule cigarette qui lui manquait, il l'alluma et alla s'installer au pied du lit. Agréable, tellement agréable.

Il n'avait pas dormi ou très peu, il s'était levé très tôt, prenant le temps de se laver le corps comme les cheveux et avait même prit le temps de les sécher avec une serviette ce qu'il ne faisait que très rarement lorsqu'il devait ce rendre en cours. Le soleil se levait petit à petit, éclairant toutes les pièces de la maison. Après avoir enfilé son pantalon de l'autre soir ainsi que sa chemise qu'il ne boutonna pour autant, il se rendit dans la chambre, il y prit la brique de lait et le paquet de céréales et les déposa dans la cuisine. Il revint sur ses pas en voyant le gros bordel qui était dans le salon. Alors c'était ça? Il était dû à ça tout ce bruit? Il n'en croyait pas ses yeux. Il passa ses doigts sur ses tempes, ainsi que sur ses yeux, en plus d'être fatigué, il avait la gueule de bois. Rha, la merde. Il allait faire un peu de ménage. Il empila les feuilles de brouillons et de moins en moins vite, des dessins? C'était lui qui faisait ça? Il regarda une nouvelle fois autour de lui, les yeux légèrement ouverts: des palettes de peintures, des pots de peintures, des croquis, des dessins un peu partout. C'était son nouveau job? - totalement à côté de la plaque et alors? - Liang un artiste? Il rattrapa la serviette sur sa tête qui manqua de tomber, pas mal. Il avait un tel talent et ne le lui avait jamais montré incroyable. Il prit place devant un croquis en cours d'exécution et le fixa longuement, il était si précis, il avait l'impression que le visage était bel et bien réel. Liam sursauta au bruit qui se fit derrière lui. Le bruit s'était comme amplifié étant donné qu'il avait une forte gueule de bois. Il grimaça en tourna la tête vers Liang. « Je n'aurais pas dû faire autant de bruit. » dit-il en s'étirant un bon coup, fixant encore le croquis, en vrai il n'osait pas le regarder. Hier était hier et aujourd'hui...aujourd'hui. Il sourit pointant du doigt l'art. « Tu dessines depuis combien de temps? C'est super bien fait, je savais pas que tu pouvais exprimer tant de choses à travers de simples croquis? J'admire. »



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Dim 22 Avr - 12:10

Au matin, Liang se réveilla seul. Il tâtonna à côté de lui jusqu’à ce qu’il prenne conscience de l’absence de son amant. Déjà debout ? Il ouvrit difficilement les yeux, se les frotta comme un enfant et s’assit. Il porta une main à sa tête, quelle migraine affreuse. Trop d’alcool, décidemment trop d’alcool. Puis il réalisa d’autres choses ; il se trouvait allongé sous des draps qu’il connaissait plutôt bien pour les avoir choisi, sur la table de chevet il s’agissait de son réveil à lui, et la grande armoire ouverte devant lui était pleine de ses vêtements. Plus de doute, il ne commençait pas la journée dans un lieu inconnu cette fois. Alors comme ça, il avait passé la nuit ici ? Pourtant il était sorti, wow. Lui qui ne dormait jamais chez lui après une virée de nuit. Petit à petit, les pièces s’assemblaient. Il se souvenait de sa soirée. Attendez s‘il était là et nu, cela voulait donc dire qu’il avait embarqué Liam chez lui ? Mais pour du vrai, genre ce n’était pas un rêve ? Quel idiot. Il grogna tout en se laissant retomber et rebondir sur son lit. Quelle connerie. Mais quelle connerie il venait de faire. À cet instant, il se haïssait. Pourquoi n’avait-il pas réfléchis la veille ? Ah oui, l’alcool, c’est vrai. Il avait trop bu, comme d’habitude. Seulement, normalement, il arrivait tout de même à s’incruster chez l’autre. Pas là. Parce que c’était Liam peut être ? Non, justement, parce qu’il s’agissait de Liam il aurait dû faire plus attention, il n’aurait jamais dû le laisser venir ici, le laisser entrer dans sa bulle. Le véritable Liang se cachait entre ses murs. Liang l’artiste et non Liang le raté. Un Liang plus fragile, moins sur de lui et humain. Un Liang qu’il était possible de détruire en un coup. Venir chez lui, c’était comme violer toute son intimité. La seule qu’il s’autorisait à avoir. Autrement, il vivait sans inhibition. Liang regrettait déjà. Il regrettait de l’avoir fait entré dans son monde, et dans sa vie par la même occasion. Il regrettait ses paroles. Mais surtout ce geste symbolique ; il lui avait offert sa clé. Il lui avait dit de venir n’importe quand, il avait sous-entendu être à sa disposition, être là pour lui. Mais quel grand imbécile. Pourquoi lui donnait-il des armes ? Alors qu’il les possédait toutes avant, Liam rattrapait peu à peu son retard et cela n’était que sa faute. Par son inattention, par son manque de réflexions, il se mettait en danger. Hors de question de lui donner plus. Il ne pouvait pas, c’était dangereux. Liam était dangereux pour lui. L’amour c’est pourri. On lui avait dit, il l’entendait partout et cela l’effrayait. Liang, ce diable, avait peur de l’amour. Il se refusait donc d’aimer. Il estimait qu’il pouvait vivre sans. Il ne comprenait pas tous ces gens qui couraient après. N’est-on pas mieux servi que par soi-même ? Pourquoi donner le flingue à quelqu’un et le laissait le pointer sur notre cœur ? Liang ne saisissait pas. Il ne voulait pas comprendre à vrai dire. Il s’interdisait par-dessus tout de tomber amoureux de Liam. Il ne fallait pas, mais alors vraiment pas. Un mec comme lui, il ferait bien mieux de se trouver une gentille petite amie à présenter à ses parents et non pas un ancien prostitué incapable de quitter le monde dégradant du sexe. Il venait et s’enfonçait dans un milieu sale. Il mourrait dans cette merde. Liang n’espérait plus, certain de crever jeune. Liam était différent. Il appartenait à un autre monde que le sien. Il vivait différemment, plus sainement surement même s’il le sentait quelque fois au moins aussi fermé que lui. Cela ne suffisait pas. Il ne souhaitait pas l’entrainer avec lui dans sa galère, il ne voulait pas qu’il endure quoique ce soit. Il risquerait de lui faire du mal. Il lui en ferait surement. Et pas qu’un peu. Il le blessait déjà assez. Tiens Liang, tu as un cœur finalement ? Il devenait fou, il s’inquiétait pour ce gosse ? N’importe quoi vraiment.

Il secoua la tête, comme s’il voulait chasser toutes ses pensées qui finiraient par le bouffer à la longue. Non vraiment, il se faisait du mal à tourner et retourner le problème dans tous les sens. De toute façon, la question ne devrait pas se poser pas vrai ? Il n’était pas amoureux de Liam, il n’était pas capable de l’être. Liang poussa un long soupir avant de se décider à se lever. Il s’étira longuement avant d’ouvrir les volets. Ébloui par la lumière du jour, il se cacha le visage avec sa main. Il se sentait bizarre. Et la gueule de bois ne suffisait pas à expliquer cette étrange sensation qu’il avait au fond de lui. Courage. Il s’habilla un minimum, à savoir un t-shirt, celui de la veille puisqu’il ne s’était pas encore lavé, et son boxer. Pendant qu’il enfilait ce dernier, des sons plutôt inquiétants parvinrent jusqu’à ses oreilles. Liam touchait à ses affaires, Liam était dans le salon. Immédiatement, les battements de son cœur s’accélérèrent. Sa vie, il touchait à sa vie. Personne n’en avait le droit, personne à part Yoo Bin. Il ravala sa salive, angoissé au possible. Liam l’atteignait. Il s’approchait dangereusement du vrai Liang, et cela ne lui plaisait pas du tout. Il ne voulait pas qu’il le connaisse, il ne voulait pas prendre le risque s’attacher. Pourquoi l’avait-il emmené chez lui bordel de merde ? Une erreur irréparable. Pas de retour en arrière possible. Il s’était mis dans la merde tout seul. Liang prit une profonde inspiration pour se calmer. Qu’est-ce qui l’embêtait tant dans le fait qu’on voit ses peintures au juste ? Même si ses professeurs l’avaient couvert d’éloges durant ses études, il n’acceptait toujours pas les compliments. Il n’avait pas confiance en lui suffisamment pour cela. Comment un mec comme lui pourrait être talentueux ? Mais surtout, ses œuvres reflétaient son être. La vérité la plus pure qu’il puisse exister chez lui, sa douleur. Celle qu’il étouffait derrière le faux Liang. Il se sentait nu quand on regardait ses peintures. Bien plus nu que lorsqu’il s’offrait à des inconnus. Cela le déstabilisait toujours. Il craignait qu’on n’aime pas son travail, qu’on le dénigre, qu’on le rabaisse. Parce que si on aimait pas ses dessins, c’était forcément qu’on ne l’aimait pas lui, qu’on ne pourrait pas l’aimer. Voilà pourquoi Liang refusait de les montrer. Il n’acceptait pas qu’on puisse le rejeter pour ce qu’il est vraiment. Voilà d’où venait sa carapace. Il préférait se cacher, il préférait qu’on le déteste plutôt qu’on le rejette. Cette souffrance d’être abandonné, laissé comme pour compte. Sa mère la connaissait à cause de son père biologique, Liang la connaissait à cause d’elle d’abord, puis il avait expérimenté le rejet avec son père. Rien de plus affreux que ces sentiments là. Il savait comment les éviter. Sauf que là, il prenait un risque avec Liam. Un risque conséquent. Il avait conscience que le jeune était dépendant. Il sentait l’amour qu’il lui donnait et il n’avait pas envie de le perdre. Il trouvait si bon de se sentir aimé. C’était nouveau pour lui. Mais Liam connaissait le faux Liang. Du moins, voilà ce que le chinois pensait. Il ignorait que depuis le début, malgré ses efforts, c’était le véritable Liang qu’il lui offrait. Il ne faisait que jouer le fort, car face au coréen il ne l’avait jamais été. Il se protégeait sans savoir qu’il était déjà trop tard. Les sentiments sont déjà là Liang, ouvre les yeux. Inconsciemment tu voulais qu‘il les voit, tu veux le tester.

Il s’arma de courage et quitta sa chambre pour le salon. Il se sentait si faible sans son bouclier. Il aurait voulu débarquer sans que Liam ne le remarque, malheureusement à cause du bordel, il heurta un pot de peinture vide ce qui le fit lever les yeux au ciel ; quel naze. Il leva alors les yeux au moment où Liam tournait la tête vers lui. « Je n'aurais pas dû faire autant de bruit. » Liang fronça les sourcils, pour lui le bruit n’était pas vraiment le soucis, et loin de là. D’ailleurs, il ne perdit pas une seule seconde pour le lui signaler. « Tu n‘aurais pas dû toucher à quoi que ce soit surtout. » Liang cachait sa vulnérabilité derrière une colère qui venait pourtant du fond de ses tripes. Il sentait comme violé, et se trouvait quelque peu sur ses gardes. Prêt à sortir les griffes. Le voir devant et si proche de ses dessins le stressait. Liang se sentait plus mal à l’aise que jamais. D’ailleurs, il n’avait pas souvenir de s’être un jour senti aussi mal. Il avait l’impression qu’il le jugeait. Liang imaginait ce qu’il pouvait se dire ; comment un mec comme lui peut faire ça ? Oui, alors même que Liam ne pensait pas ainsi, Liang lui était persuadé que oui. « Tu dessines depuis combien de temps? C'est super bien fait, je savais pas que tu pouvais exprimer tant de choses à travers de simples croquis? J'admire. » Il réalisait comme ils savaient peu l’un de l’autre. À quel point ils n’étaient que des inconnus. Pourtant, lorsqu’il l’embrassait, Liang avait l’impression de le connaître par cœur. Est-ce que Liam l’aimerait toujours s’il connaissait chaque détail de sa vie ? Pourrait-il l’aimer, lui, le torturé ? Serait-il capable de rester malgré son boulot ? Comment réagirait-il d’ailleurs, s’il l’apprenait ? Liang le regardait, le contemplait même. Il était beau, les cheveux mouillés. Vraiment beau. Ses compliments l’avaient quelque peu calmé et effacé ses craintes. Il se méfiait moins, ne grognait plus comme un chien de garde. Il acceptait l’intrusion de Liam dans son monde, il essayait du moins. Cela lui faisait tout de même peur. « J‘ai un diplôme en art et littérature. Tu me prenais pour un idiot pas vrai ? » Sa voix trembla un peu, montrant clairement son malaise à son amant. Croyait-il qu’il n’était bon qu’à baiser ? Qu’il était une poupée gonflable sans cervelle ? Il espérait que non. Il voulait vraiment croire que Liam voyait plus loin. Liang, tu n’as jamais rien contrôlé. Tu étais juste plus fort pour camoufler tes sentiments. Mais ici, tu ne peux rien cacher. Il hésita un moment, mais finalement se décida à se rapprocher. Il évita les pots de peintures, les pinceaux, pour arriver à hauteur de Liam et glissa une main dans son dos. Tout lui échappait, vraiment tout. Il n’arrivait plus rien à cacher. La vérité s’imposait à lui, mais il essayait de ne pas la voir. Trop effrayé par elle, parce qu’elle impliquait. Il soupira, et colla son front à l’épaule du coréen. Pourquoi toi Liam ? Pourquoi tu t’immisces comme ça dans ma vie ? « Liam, tu vas revenir hein ? Tu vas faire usage de cette clé d‘accord ? » Pitoyable, qu’est-ce qu’il pouvait être pitoyable. Il haïssait Liam, autant qu’il se haïssait. Il fermait le piège sur eux, sur lui. Il ne comptait plus le laisser partir. Sa décision était prise, même s’il n’était absolument pas sur que ce soit la bonne. Autant pour Liam, que pour Lui. Il n’aurait jamais dû le retenir, jamais. Ils n’auraient pas dû se recroiser. Il n’aurait pas dû faire le malin. Il n’aurait pas dû l’emmener ici. Tout se retournait contre lui, tout. Il releva la tête, rouvrit les yeux, et sourit en voyant le suçon qu’il avait fait dans le cou à Liam. Il passa son index dessus. « Tu m‘aimes ? »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Dim 22 Avr - 20:18

En voyant toutes ses peintures, les croquis, les pots de peinture, il ne put s'empêcher de ranger. Il était comme ça, il n'a jamais vraiment aimé le bordel, il avait été éduqué comme ça. Sa mère est très propre, elle détestait que Liam laisse un bazar pas possible dans sa chambre. Il avait donc apprit à toujours tout ranger, tout nettoyer. Ça l'aider à se concentrer, et il se demandait comment le plus vieux se démerder pour travailler dans un bordel pareil. Peut-être étais-ce sa manière de travailler, de trouver l'inspiration. Chacun son truc. Il était partit avec l'idée de ranger, oui, mais il ne put s'empêcher de fixer chaque croquis. Étonnant, Liang peignait, il en déduit donc que son nouveau boulot consisté à ça et ça n'était pas plus mal. Il déposa la pile de feuille bien rangée sur le sol et s'avançant vers le plus grand des croquis étalé sur le sol. Il fit bien évidement attention à ses pieds, il serait capable de hurler si la peinture venait à ce poser sur ses pieds, tellement salissant. Il n'aimait pas ça, en vrai la chose qui le dérangeait été le fait de reprendre une douche pour si peu. Il fixa le chef-d'œuvre. La bonne odeur de cigarette mélangée à celle de la peinture, le bon remède pour oublier cette fichue gueule de bois. C'était bien la dernière fois qu'il buvait de cette manière, avec si peu de modération, d'une ça lui faisait dire des conneries – comme avouer ses sentiments – et de deux le lendemain ne se faisait pas glorieux – je parle bien évidement des regrets et de la gueule de bois – heureusement pas qu'ils n'étaient pas allés jusqu'à chez lui, ils auraient dû prendre la voiture et qui sait ils auraient peut-être eu un accident, déjà d'une Liam n'était pas doux au volant, il n'avait même pas le permis, jeune il avait apprit à conduire avec son père, mais ça n'était pas allé plus loin. Mais bon, comme bon chieur qui se respecte il aimait transgresser les règles et conduire à son aise quand il en avait besoin. Il soupira, se pencha et fixa l'œuvre: un visage, sans couleurs ni rien, juste les traits appuyés de son visage, les traits de construction, il n'était pas abouti. Magnifique visage, ses yeux étaient captivants, tout aussi que ceux de Liang. Liang. Liam se demandait s'il ne devait pas se barrer avant qu'il ne se lève. Peut-être n'avait-il pas envie de le voir. Il est tellement lunatique, on ne sait jamais comment agir avec lui, comment il va agir. Il est sur qu'il a été une femme dans une autre vie. Il n'y a qu'à voir sa manière d'agir. Heureux, il peut rapidement s'énerver et tout lui balancer au visage pour une fois de plus le blesser. Il avait parfois l'impression de faire face à à sa sœur. Mais tellement...Il passa une main dans ses cheveux encore humides laissant la serviette lui tomber sur les épaules. Mais ça n'était qu'une impression, il était avant tout l'homme qu'il aimait. Dur réalité. Comment en parlerait-il à sa famille si ça devait arriver? Un autre soucis. Son père ne l'accepterait pas, pour sur, il se souvient du jour où il a apprit qu'il fumait mais aussi de celui où il a apprit qu'il buvait. Carnage. Il en avait prit plein la tête et sa mère n'avait rien dit contrairement à d'autres jours. Une honte. Liam s'était sentit si mal, il s'était promis de ne plus faire de conneries dans ce genre et pourtant, aujourd'hui, il en commettait encore une. Ils ne sont pas obligé de savoir et puis aimer n'est pas un crime. C'est vrai, mais le voudront un jour ou l'autre. Il secoua la tête de gauche à droite comme pour évacuer toute cette stupidité de sa tête, il sourit ensuite devant l'art. Incroyable, il ne le savait pas aussi doué pour ce genre de chose. Il n'en avait jamais parlé en même temps et ça peut-être qu'ils n'avaient jamais prit le temps de causer en dehors du lit. Liam avait trouvé ça dommage à leur séparation. Son prénom, son âge, sa profession. Pff, il ne pouvait pas aller bien loin avec ça. Il ne pouvait pas aimer que ça, un personnage si inconnu.

C'est alors qu'un bruit se fit entendre. Dans la tête du garçon, le bruit s'amplifia, c'était comme si un volcan était entré en éruption, que les tours jumelles s'effondraient à nouveau. Adorable qu'il disait et il le sera toujours. Le coréen ne s'attarda pas trop sur le visage du chinois. Il baissa les yeux sur le sol et se tourna sur le magnifique visage dessiné sur le papier fin. C'était lui qui avait dû le réveiller et intérieurement il s'en voulait affreusement. Il ne le savait pas si matinale après une telle nuit et lui non plus. C'était bien la première fois qu'il ne rejoignait pas Morphée après une nuit si épuisante. Il fixait sans vraiment fixait le croquis. Ses pensées totalement ailleurs. Il aurait vraiment dû se barrer, il ne se souvient pas du pourquoi il ne l'a pas fait. Ça ne sert à rien, surtout s'il ne peut pas le regarder dans les yeux et assumer comme un homme. Un homme dis-tu? L'homme est-il censé n'avoir peur de rien? Est-il censé ne pas pleurer et ne pas se dévoiler si facilement? Qui a dit ça? Les cons. Et Liam se peignait à résister pour être « un homme » ridicule. Tu es un gosse et un gosse ne se refoule pas de cette manière, le gosse est libre et hors conflit. « Tu n‘aurais pas dû toucher à quoi que ce soit surtout. » Liam ferma les yeux un instant puis les rouvrit. Mauvaise humeur. Liang était de mauvaise humeur, il aurait dû le pré-sentir, il aurait dû se casser. Évident. Hier soir, il n'avaient pas fait que baiser ils avaient fait bien plus, laissant tous leurs sentiments parler à leur place. Ils s'étaient confiés en plus de ça, plus particulièrement Liam, toute cette merde c'était de sa faute, ce malaise, cette tension dans l'air. Alcool de merde. Maintenant, il avait cette putain envie de fumer. Une bonne lucky strikes, il était sur que ça irait mieux après ça, accompagné d'un bon café sans lait. Tout simplet. Et pourtant, la bouche de Liam ne s'arrêta pas, il voulait parler, le complimenter, lui dire qu'il était doué. Il le fit fixant toujours le visage de l'inconnu. Ce visage, Liang l'avait inventé? Il était si précis, il n'y trouvait aucun défaut. Il se demandait bien où il avait apprit à dessiner de la sorte. « J‘ai un diplôme en art et littérature. Tu me prenais pour un idiot pas vrai ? » C'est à ce moment là qu'il tourna la tête vers lui, ça le touchait? Du tout, pas du tout! aurait-il aimé rectifier de suite, mais il était comme muet, aucun son ne sortait de sa bouche. Le seul geste qu'il fit, fut un mouvement négatif de la tête, il aurait aimé l'approcher pour le pouvoir le prendre dans ses bras. Adorable. Un ange, il l'était et il l'avait toujours dit ou du moins penser. Il ne bougea pas à son approche, il ne le rejeta pas. Sa main sur son dos, son corps collait au sien. Sensation qu'il aimerait sentir à tous ses réveils. Il enfouit son visage dans son cou, passant régulièrement sa main dans ses cheveux. « Tu racontes vraiment n'importe quoi. » Jamais, il ne l'avait vu comme un sans cervelle. Juste qu'il ne c'était jamais douté qu'il avait fait des études ni même que ça l'intéressait. Il aurait peut-être dû lui poser la question lors de leur première nuit. Il huma le parfum éternel de son amant avant de n'y poser un doux baiser. Il lui caressait les cheveux et se demandait à quoi il pouvait bien penser, il se demandait aussi ce qu'il pensait par rapport à hier, mais surtout à lui. Le prenait-il par pitié? Liang avait-il pitié? Il se le demandait aussi. Après tout, Liam n'est qu'un sale gamin, un fils à maman. Un crétin qui ne pense qu'à lui et qui se dit plus intelligent que le monde entier. Un con. Et Liang que pensait-il? Il s'arrêta d'un coup, retirant par la même occasion sa main, honteux d'avoir voulu lire ou plutôt toucher ses pensées, son intimité. Il passa ses bras autour de sa taille le tenant fortement contre lui. Qu'il reste là et il le lui avait murmurait tout doucement, au creux de son oreille. « Liam, tu vas revenir hein ? Tu vas faire usage de cette clé d‘accord ? » Il avait l'air d'un gosse à lui parler comme ça et c'est ce qui le fit sourire. Comment refuser? Comment lui dire non? Impossible et puis au fond de lui il comptait de toute façon revenir. « T'inquiètes pas. » commença-t-il « T'inquiètes pas pour ça. » il enlaça timidement et avec hésitation ses doigts aux siens. Putain de merde, il n'avait jamais pensé faire ça avec autant de gêne. C'était surement parce que c'était Liang et pas une groupiasse relou. Il se frotta le bout du nez à l'aide de l'autre main, s'insultant de tous les noms possible et impossible, mais au fond il était bizarrement heureux, aux anges qu'il était. Lorsque leurs regards se recroisèrent, Liam sourit bêtement. Il frissonna à ce nouveau contact, il touchait la marque qu'il lui avait laissé. Elle avait prit cette teinte violâtre avec ce contour noirâtre et son doigts glissait dessus, son visage satisfait. « Tu m‘aimes ? » Il se mordit la lèvre inférieur, passant l'autre main dans ses cheveux. C'est quoi cette question de merde? Il voulait qu'il lui dise? Ne me dites pas que oui. Ses prirent cette teinte rosées, plus il y pensait plus il en avait mal au crâne. « C'est. C'est le cas. » il déglutit et avala sa salive. Il le regarda, le défiant du regard, oui, il était gêné, humilié même! « Ça t'poses un problème? » pourquoi tant d'agressivité? Il relâcha sa main et s'écarta de lui. Il voulait jouer à ça? Il le ferait payer! Les boules, il avait les boules, il voulait le déstabilliser? Rho, la honte! Il cacha son visage dans ses deux mains un instant. Pourtant, il ne demanda pas de retour, pas de: « et toi tu m'aimes? » ni même un simple: « et toi? » il ne se voyait pas le dire et en plus il ne voulait pas le mettre mal à l'aise, le brusquer et le piéger si facilement. S'il n'était pas sur, il attendrait comme toujours. Ça n'était pas comme s'il souffrait pour la première fois et puis la douleur ne s'en va pas aussi vite, les grosses blessures mettent du temps avant de ne cicatriser. Elles sont fragiles. Celle de Liam sont énormes, elles s'ouvrent toujours au moment où il s'y attends le moins et elles saignent à flot et ne s'arrêtent jamais. « Tu laisses toujours autant de bordel dans ton salon? » il avait envie d'oublier la douleur, il voulait ne plus avoir à souffrir, à pleurer et à ce dire que sa vie est minable. Il lâcha un petit rire enfantin, cachant sa peine. Il retira lentement la serviette qui avait servi à sécher ses cheveux et la passa autour du cou de son amant. Il s'approcha de lui et posa un chaste baiser sur ses lèvres. « Tu bosses pas aujourd'hui? Va te laver, je rangerais un peu avant de partir si tu veux. » il l'aime. Oui, et à force d'aimer il souffre.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Lun 23 Avr - 12:07

Liang perdait totalement ses moyens. Des sentiments nouveaux l’envahissaient sans crier gare. Il leur tournait le dos, refusait de les reconnaître. Il ne pouvait pas faire ça. Il risquait trop gros. Il n’était pas à la hauteur, loin d’être prêt à assumer tout ça. Le chinois avait toujours joué au plus fort, au moins sensible. Pendant des années il avait dressé une grande forteresse tout autour de son cœur voulant éviter à tout prix de devenir comme les autres. Rien ne l’effrayait plus que l’amour en vérité. Il se fichait des pervers comme des dangers de la drogue. Il préférait presque avoir un cancer que de tomber amoureux. Parce que ce n’était pas possible, un connard comme lui ne pouvait pas ressentir une once d’amour. Où va le monde sinon ? Une putain qui aime son client, cela n’existe pas voyons. Cela ne peut pas exister. Pourtant, terrorisé comme jamais, Liang assistait impuissant à la démolition de tous ces murs qu’il avait construit autour de lui. Liam s’imposait. Il n’en avait probablement pas conscience, mais il pénétrait d’une façon plutôt fourbe dans son univers. À qui la faute ? À Liang, il lui avait presque indiqué le chemin. Il l’avait laissé entré par une toute petite faille. Maintenant, il était trop tard. Il serait difficile de le faire sortir, et pour tout dire, Liang n’en avait pas l’envie. Cela lui faisait peur oui, mais il ne voulait pas que Liam le laisse. En bon égoïste, il souhaitait le garder à ses côtés. Il savait qu’il était mauvais pour le jeune homme, qu’il ne pourrait pas lui offrir de l’amour. Il ne comptait pas le faire. Il allait tout cacher au fond de lui mais hors de question de le laisser s’échapper pour autant. Se sentir aimé était une trop bonne chose. Il n’avait jamais été aussi important aux yeux de quelqu’un. Exception faite pour son ange gardien, Yoo Bin. Mais sinon, jamais au grand jamais, il n’aurait pensé que quelqu’un puisse vouloir de lui et trouver quelque chose de bon chez lui. Il se demandait ce que Liam voyait lorsqu’il le regardait. Il osait espérer qu’il était plus qu’un ancien prostitué dans ses yeux. Il voulait croire que Liam n’était pas aussi surpris que ça devant ses toiles. Pourtant, il sentait bien que le coréen ne s’attendait pas à ça en venant ici. Il devait s’imaginer qu’il n’avait jamais fait d’études, qu’il n’était qu’un moins que rien. Il faut l’être pour se mettre à vendre son corps. Liang était tombé là-dedans sans le vouloir. Personne ne devient prostitué par envie. Les soirées, l’alcool, la drogue, incapable de préserver son job dans un magasin, il s’était rapidement fait viré. Après tout s’était enchainé sans qu’il ne fasse attention. Sa confiance en lui n’ayant jamais été au beau fixe, il n’essayait pas de sortir du monde de la nuit. Qui voudrait de ses tableaux de toute manière ? Ils n’avaient rien d’exceptionnels selon lui. Pourtant, des élèves ayant eu de moins bonnes notes que lui exposaient. On avait attendu Liang au tournant, on lui avait promis un bel avenir. Sauf qu’il manquait de cran, il manquait de courage surtout. La preuve, il avait peur de l’amour. Peur de s’attacher. Peur de souffrir. Il savait comme il pouvait faire souffrir. Il le savait parce qu’il lisait bien dans le regard du coréen combien il lui faisait du mal. Il le surestimait, et c’était pour cela que Liam se trouvait si déçu. Il aurait aimé être à la hauteur, être bon pour lui mais ça ne serait jamais le cas. Les compliments n’y faisaient rien, il se sentait inférieur, et bien trop faible. La surprise de Liam le blessait, lui rappelait qu’il n’était qu’un moins que rien qui se faisait sauter pour du fric. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Il comprenait mais si c’était douloureux. Liam, je ne suis pas à la hauteur. Il ne pouvait pourtant se résoudre à rester loin de lui. Il devrait le laisser partir s’il se sent aussi coupable qu’il le dit. Mais non, il en était incapable. Pourtant habitué à être un salaud, il aurait aimé ne pas l’être pour Liam, juste pour Liam. Seulement, c’était plus fort que lui. Comme un aimant, il se rapprocha de lui. Tant qu’il était là, il voulait sentir sa chaleur car cela le rassurait énormément. Cela le confortait dans son choix d’être égoïste et de le tenir prisonnier. Liang soupira de bien-être face à leur proximité, et glissa une main dans la nuque du plus jeune. Il la caressait du bout des doigts dans un mouvement circulaire. « Tu racontes vraiment n'importe quoi. » Liang eut un sourire morose. Il aimerait en être aussi sur. Il aimerait vraiment croire en ce que Liam venait de lui dire, seulement il n’y arrivait pas. Il était persuadé que Liam l’avait vu ainsi, le voyait peut être encore ainsi. « C‘est moche de me mentir pour me faire plaisir.[color=gray] Ah oui ? N’est-ce pas ce qu’il faisait de mieux, mentir justement ? Liang était doué pour ça, un beau parleur. Pourtant, il ne se rappelait pas avoir menti à Liam un jour. Il lui cachait des choses, mais il ne lui mentait pas. Il se sentait bien dans ses bras, vraiment. Quelque chose avait changé entre hier et aujourd’hui. L’alcool avait délié leurs langues, et Liang n’arrivait plus à renfiler son masque à cause de cela. La douceur de Liam lui plaisait trop pour qu’il ne se remette en mode salopard. Alors qu’il le serrait contre lui, qu’il le retenait comme s’il voulait l’empêcher de partir, Liang passa ses bras autour de sa nuque. N’avait-il pas l’air d’un couple ainsi ? Il constata une énième fois les centimètres en plus que Liam avait. Liam, ce gamin plus imposant que lui. Bien plus homme. Cette bouche pulpeuse qui lui faisait toujours envie, et ce regard qui le transperçait à chaque fois. Il y a deux ans, tu n’aurais jamais dû frapper à ma porte. Tout aurait été bien plus simple.

Every single day that I can breathe, you changed my philosophy. Liang ne se l’avouerait pas, mais il avait vécu dans l’attente de le retrouver chaque jour depuis son départ. Il s’était demandé ce qu’il se passerait à leur retrouvaille, il se l’était imaginé des tas de fois mais jamais il n’aurait cru à pareil scénario. Il n’avait pas pensé qu’il pourrait ressortir affaibli. Liam lui faisait revoir ses principes, le mettait face à ses doutes et ses craintes les plus profondes. Il le forçait à devenir humain. L’alcool l’ayant grandement aidé dans cette tâche. Liang se trouvait idiot. Il avait fait boire Liam pour le rendre plus fou de lui, et au final, le piège se retournait contre lui. Chacun son tour. Liang l’avait soumis hier, et peu à peu, il se mettait à genoux à son tour. Alors il avait besoin qu’il le rassure pour ne pas avoir l’impression d’être seul à terre. Pour être sur qu’il ne prendrait pas la fuite une seconde fois. Ils étaient deux dans cette galère. « T'inquiètes pas pour ça. » Liang lui faisait confiance dans ce cas. Il baissa les yeux, observant leurs doigts s’entrelaçaient comme si ils étaient fait pour ça. Il n’avait fallu qu’une soirée à Liang pour perdre toute son assurance, seulement une. Quelques mots de trop de la part de Liam avaient tout changé entre eux et pour eux. Trop tard pour revenir en arrière. Au fond de lui, Liang ne lui en voulait pas tant que ça. Inconsciemment, il n’attendait que ça. Qu’il avoue tout. Qu’il avoue ce qu’il a compris depuis longtemps. Coupable d’être aimé, mais heureux dans un même temps. La question était sortie toute seule de sa bouche, en accord avec ce qu’il se passait dans sa tête, avec ce besoin d’être sur. La gête qu’il put lire sur son visage à ce moment le fit quelque peu sourire, comme attendri. Oh pardon Liam, c’est juste qu’il aime ça. Il aime savoir qu’il a encore un petit contrôle sur la situation. « C'est. C'est le cas. » Tant mieux, pensa le plus âgé. Il ne savait pas combien de temps encore il pourrait le garder à ses côtés juste en le tenant par les sentiments. Sa raison finirait bien par se réveiller un jour ou l’autre, Liang doutait que ce gosse se laisse faire longtemps. Il allait bien finir par craquer non ? Par ne plus vouloir de tout ça. Liang n’avait rien à lui offrir, ou plutôt il ne voulait rien lui offrir. Surtout pas son cœur. Il le gardait pour lui, il le préservait de cette manière. Il est trop risqué de le laisser à quelqu’un, Liang le sait. Quel peureux tout de même. Tout ce cirque par peur d’aimer, par peur d’être déçu, n’est-ce pas terrible ? Alors qu’il serait sans doute celui qui décevrait le plus. Liam ferait sans doute tout pour lui, l’inverse était moins sure. « Ça t'poses un problème ? » Liang secoua lentement la tête de gauche à droite, non, cela ne le dérangeait pas. Ce qui l’embêtait c’était de ne pouvoir lui rendre son amour, de ne pas en être capable et pire encore de le blesser toujours plus. Il se mordit la lèvre en le voyant prendre ses distances. Il le torturait, il le savait. Oh pardon Liam, mais il ne peut pas se résoudre à te laisser partir. Tu lui fais goûter à de nouvelles choses, à la tendresse et cela lui plait tellement. « Je suis content.» Murmura-t-il assez fort pour que Liam puisse l’entendre. Dans cette relation, tout se construisait et tout changeait à une telle vitesse que Liang avait du mal à suivre. Il n’osait toujours pas se dévoiler, et ne le souhaitait pas. Pourtant, par petits bouts, il laissait à Liam de quoi espérer qu’un jour peut être, il l’aime autant que lui. Qu’il soit aussi déstabilisé, aussi gêné, cela lui plaisait. Ce goût du pouvoir ne disparaitra donc jamais. Pardon Liam, pardon d’aimer te voir soumis. « Tu laisses toujours autant de bordel dans ton salon ? » Voilà qu’il changeait de sujet, cela devait sans doute le mettre trop mal à l’aise, pourtant le plus âgé aurait aimé le voir rougir encore un peu. Il était si mignon avec ce rouge sur ses joues. Mais Liang fronça rapidement les sourcils, nan mais oh, c’est pas le bordel voyons, c’est même parfaitement organisé. Bon d’accord, il y en a partout mais le chinois s’y retrouvait très bien dans tout ce foutoir, c’était le sien. Un baiser sur sa bouche adoucit immédiatement les traits de son visage, un baiser qu’il lui redonna la seconde suivante avant de l’écouter. « Tu bosses pas aujourd'hui? Va te laver, je rangerais un peu avant de partir si tu veux. » Le travail. Liang ouvrit grand les yeux, mince, bordel de merde. Oui, il avait dit qu’il n’y irait pas mais en même temps il risquait gros s’il faisait ça. Il jeta un coup d’œil à l’heure affiché sur le lecteur DVD. Dans dix minutes, il serait en retard. Dix minutes ce n’était pas assez pour se laver et se rendre là-bas. Il ne répondit même pas au plus jeune et dans la précipitation se mit à courir d’un coin à l’autre de l’appartement. Il chercha son sac de sport qui trainait dans la cuisine et le lança sur le canapé. Un passage par sa chambre pour prendre des vêtements de rechanges et il les fourra dedans sans aucune délicatesse. Un autre détour par la cuisine pour se rappeler qu’il n’avait plus de bouteilles d’eau. Tant pis, un partenaire lui en prêtera bien. Alors qu’il s’apprêtait à rentrer dans la salle de bain, il se retourna vers Liam. « T‘es mignon et tu touches à rien d‘accord ? T‘es pas encore chez toi. » Pas encore ? Cela voulait-il dire qu’un jour il pourrait l’accepter ici définitivement ? Oh Liang, fait donc attention à ce que tu dis. Cela en révèle tellement sur tes pensées et sentiments.

Il resta même pas trois minutes sous la douche. Il se dépêchait de tout faire. Il se sécha rapidement les cheveux, en essayant de faire en sorte qu’ils soient correctes. Trois pshit de parfum dans son cou. Un coup de laque sur sa tignasse encore un peu humide. Lorsqu’il ressortit, il était nu et nullement gêné de passer ainsi devant Liam. Pourquoi le serait-il ? Au passage, il lui vola un baiser de quelques douces secondes, collant son corps contre le sien. Il ne savait pas quand ils allaient se revoir, mais cette tendresse lui manquait déjà. Il fila vers sa chambre pour s’habiller toujours en quatrième vitesse. Il retourna dans le salon tout en sautillant sur un pied pour fermer les lacets de sa deuxième chaussure. « Au cas où t‘aurais pas compris, tu dois dégager là. » Le retour du véritable Liang en puissance. La délicatesse et lui, cela faisait véritablement deux. Il passa devant le coréen pour rejoindre son sac, et en ferma la tirette après avoir glisser un paquet de clope ainsi qu’un briquet dedans. Il le mit sur son épaule, et se concentra quelques secondes pour être sur qu’il n’avait rien oublier. Ah si les traditionnels aspirines. Il avait déjà mal à la tête comme ça, un tournage ne risquait pas d’améliorer la chose. Il s‘arrêta dans sa course, pour se tourner vers Liam, jouant nerveusement avec son paquet d‘aspirines. « T’as pas intérêt à être là à mon retour. » Liang ne tournait pas une scène banale aujourd’hui, alors il risquait de revenir crevé donc de très mauvaise humeur avec sans doute un mal de dos. Il ne savait pas comment lui dire au revoir, il aimerait lui demander quand il comptait revenir mais il n’osait pas. Il ne voulait pas paraître en attente, ou impatient de le revoir. « Je pars le premier, ferme à clé en sortant. » Liang attrapa ses clés, et son porte-monnaie, il glissa son portable dans la poche de sa veste. Puis tourna les talons. One day, i’ll be ready for our love.


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Kim Liam
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they became useful as pawns in a game of chess.

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MessageSujet: Re: (nc-16) i want that boy dancing over there. (end)   Mar 24 Avr - 15:07

Il ne disait pas ça pour lui faire plaisir. Bon, une partie de lui se persuadait de ne pas penser comme ça, tandis que l'autre lui crier que c'était bien le contraire. Mais il était vrai qu'il ne le prenait pas pour un idiot. Jamais, il n'avait jamais pensé de la sorte. Il ne le disait pas intelligent non plus, il avait toujours pensé qu'il était bien vulgaire par moment c'est out. Mais jamais son intelligence n'avait été remis en cause. Il avait beau juger le monde entier, Liang était bien le seul qu'il ne jugeait pas. Il était celui qu'il aimait après tout, qu'il avait aimé aussi et qu'il aimerait. Cette manière de pensait le perturbait, il se sentait bête et gêné d'appartenir à une seule et unique personne. Ça ne lui arrivait pas souvent de se donner entièrement à une personne, à un ami et même à un membre de sa famille, après tout ça n'était pas sa vraie famille, ils pouvaient le foutre dehors à tout moment, il les aimait mais ne se donnerait jamais corps et âme pour eux. Pour personne avait-il dit en grandissant et pourtant à lui, cet homme, cet homme qui lui était presque inconnu il lui faisait confiance, il se disait qu'il était le seul à pouvoir prendre soin de son cœur, à l'apaiser et pourquoi lui rendre sa joie de vivre. Parce que vivre n'est pas si mal, vivre c'est bien et ça peut faire du bien de se sentir vivre. Oui, avec Liang à chaque instant ses sens revenaient, il se sentait respirer, son cœur battait à mille à l'heure, son toucher revenait et son odorat par la même occasion, il adorait son parfum et il n'avait pas changé depuis ses deux années. Il vivait. Il le regarda passer ses bras autour de son cou. Heureux voilà ce qu'il était. Avait-il transpercer la carapace du jeune garçon, son absence n'aura pas été veine du coup, il était content de le savoir, de pouvoir le constater. Il reviendrait, peut-être pas demain, ni même après demain et peut-être pas toute la semaine – regardez moi le chieur – juste pour qu'il patiente, s'impatiente et se daigne peut-être de l'appeler. En parlant de ça...avait-il son numéro? Son visage afficha une faible grimace, avant de partir il le lui donnera au pire des cas et même s'il oubliait, il ne viendrait pas de la semaine, pour que leur retrouvailles soit aussi meilleure que celle ci, pour qu'ils en aient toujours plus envie que cette fois-ci, pour que la prochaine fois, ils n'aient plus le temps pour cette séance câlin, mais qu'ils se sautent dessus et s'arrachent leurs vêtements. Ouais, c'était ce qu'il voulait. Rha, gros cochon qu'il est – sans déc', le pire c'est qu'il assume hein – Il lui prit la main, leurs doigts s'entremêlèrent et il se sentait con de se sentir aussi gêné. Liang le gênait plus qu'autrefois. Peut-être parce qu'il acceptait qu'il l'aime et qu'à présent il savait tout sur son compte, ses sentiments et qu'il ne pourrait plus se cacher comme il avait voulu. Il l'aimait et maintenant ça le faisait rougir de le lui dire, parce qu'il savait tout. Il avait l'air d'un con à penser comme ça, envie de se pendre, de s'enterrer sous Terre quand il le lui demanda. Il n'allait pas lui faire une déclaration, ça n'était pas son genre, Liang pouvait toujours courir, déjà le fait qu'il l'admette le mettait dans une telle situation, il voulait qu'on lui ouvre les veines, tout de suite. Il rompu tout contact et se cacha à l'aide de ses mains comme un enfant, le rouge lui tartinait le visage et ça jusqu'au oreilles. La honte, pensait-il. Il attendait impatiemment le jour où il le lui dirait lui aussi. Il aimerait bien, mais il savait qu'il se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude. « Je suis content.» Qu.Quoi? Impossible, il avait dû mal entendre, il ne s'était pas moqué de lui, n'avait pas dit qu'il en était sur histoire de se vanter. Rien de tout ça? Liang c'est bien toi? Il le chercha du regard comme pour voir s'il était bien la personne qu'il avait connu. Il toussa et se tût alors, préférant changer de sujet. Il le lui paierait tout de même, il n'était pas du genre à rigoler avec ce genre de chose et puis il est mauvais perdant. Il reprit préférant le taquiner sur le rangement de son salon, ce qui avait l'air de lui déplaire. Oups, il s'empressa de poser sa bouche sur la sienne comme pour le calmer et ceci marcha, il lui rendit même son baiser. Adorable. Il fondait devant tant d'actes mignons.

Mais lorsqu'il employa le mot: « travail », le garçon s'agita. Liam leva les mains en l'air, peut-être qu'il n'aurait pas du parler de ça, il était triste, triste de savoir qu'il allait passer la journée seul. Triste de retrouver ses draps, seul. Il fit la moue et le regarda faire son sac, s'empressant de retrouver la salle de bain. « T‘es mignon et tu touches à rien d‘accord ? T‘es pas encore chez toi. » Pardon? Liam, resta mains levaient, les agitant même pour qu'il puisse les voir, il ne toucherait à rien, même s'il en crevait d'envie. Sa phrase le fit néanmoins sourire, même doucement rire et son cœur battit encore une fois. Pas encore chez lui? Il voulait de lui dans son chez lui? Dawn serait jalouse si elle entendait ça – ou pas, elle ferait peut-être même une méga-teuf pour fêter ça – il regarda autour de lui et se dirigea vers la chambre à petits pas, pensant encore aux douces paroles qu'il avait pu lui dire. Pas encore chez lui? Il s'arrêta en plein chemin et haussa les épaules toujours ce magnifique sourire sur les lèvres puis il reprit sa route. Il prit son portable et le fourra dans sa poche, s'il partait, il devait rapidement foutre les pieds dehors lui aussi, mais ça n'est pas pour autant qu'il allait magnait son cul. Il toucha ses poches et il y sentit ses clés de voiture, parfait. Lui qui pensait les avoir oublié dans cette fichue veste. Il se leva et se dirigea vers le salon, le briquet à la main cette fois-ci et c'est à ce moment là qu'il sortit en trompe de la salle de bain, il l'embrassait et repartait alors qu'il n'avait même pas eu le temps de réaliser. Nu. Il était nu, Liam fit un pas en avant, il aurait aimé le retenir plus longtemps, faire durer cette longue nuit, mais il avait l'air super pressé. Il se contenta alors de jouer et caresser son briquet. Il s'humecta la lèvre inférieure et y sentit une étrange douleur. Après le suçon, la petite morsure de Liang, un vrai serpent ce type. « Au cas où t‘aurais pas compris, tu dois dégager là. » il avait compris! Il haussa un sourcil et son visage se déforma pour former une grimace, il prit même le temps de l'imiter. Il ne bougea pas pour autant le regardant se préparer, c'est bon, il était prêt finalement et il ne le verrait pas pendant une bonne semaine. « T’as pas intérêt à être là à mon retour. » Liam ne dit rien et posa ses fesses sur le sol, comme pour lui montrer qu'il n'était pas prêt de bouger, juste pour l'embêter et il se fit rire tout seul en levant la tête vers le plafond. « Je pars le premier, ferme à clé en sortant. » QUOI????????? Il baissa brusquement la tête et fixa la porte d'entrée et il n'était plus là. C'était comme ça qui lui disait au revoir? Liam sentit tout son sang remonter et les maux de tête n'arrangeait rien. Il s'allongea sur le sol se disant que pour la peine il allait l'attendre. Les minutes passèrent et il s'ennuyait déjà. Il se leva boutonna sa chemise et après avoir tournait en rond dans l'appartement pour s'y faire des repères en accrochant sa cravate autour de son cou, il sortit, fermant la porte à clé. Il avait laissé un petit mot sur le lit de Liang:

Range ton salon.

Avant ses mots là, il avait écrit: « Tu me manques » mais il les avait vite gribouiller pour ceux là, en espérant qu'il ne remarque rien...



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(nc-16) i want that boy dancing over there. (end)

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