because i got high (Cameron)



 
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 because i got high (Cameron)

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MessageSujet: because i got high (Cameron)   Lun 23 Avr - 19:11

J'en revenais pas ! Au moment où je vous parle (ou plutôt, où je me parle à moi-même), Daronne venais de m'éjecter de sa baraque tout ça parce qu'elle n'avait aucun sens de l'humour. J'vous explique. Pour blaguer, j'avais profité de ce qu'elle avait été cherché à la cuisine pour remplacer la mousse de son cappuccino par de la mousse à raser. Et bien vous me croirez si vous voulez, ça ne l'a pas fait rire du tout. Dès qu'elle a eu fini de tousser, elle s'est mise à vociférer comme une malade mentale. J'avais les oreilles en compote.  « Tu es complètement idiot mon pauvre garçon !!!! » Après ça, que personne ne s'étonne si plus tard je suis obligé de me ruiner chez un psy pour réparer les dégâts. La vie est trop nulle parfois. Pourquoi est-ce que j'étais le seul de la famille à vouloir un peu m'amuser ? Il y a des moments où je me demande si je n'ai pas été adopté. De toute évidence, ce n'est pas d'elle que je tiens ma remarquable intelligence. Si je suis numéro un en heu... bon bref, je me comprends, je ne le dois qu'à moi. En ce qui me concerne moi personnellement, je ne suis que le malheureux hériter de ses gênes. Le gêne du sourcil d'orang-outan par exemple. Pour avoir deux sourcils distincts, Daronne est obligée de procéder à une épilation radicale. Et avec l'égoïsme qui la caractérise, elle m'a refilé le handicap. Depuis que je les avais rasé par erreur l'été dernier, mes sourcils sont plus que jamais tendance forêt vierge. Le rasage les a dopé à mort et je vous jure qu'ils poussent d'un mètre par semaine. Si je les laissais vivre leur vie sans intervenir, je serais aveugle en octobre. De toute manière je pouvais me débrouiller sans elle, et puis ce soir j'allais passer une soirée mémorable, comme toutes les autres que je passais avec Cameron. Parce que s'il y avait bien une personne du sexe opposé qui était sur la même longueur d'ondes que moi, c'était elle. Si vous ne connaissez pas Cam', sachez que son prénom en dit long sur sa personnalité. Et si vous voyez toujours pas de quoi je parle, moi je l’appelle Camé.

Le temps s'écoule à la vitesse de l'escargot. J'ai l'impression d'attendre qu'on m'enterre ou bien d'être en cours d'éducation religieuse, j'hésite. Oh et puis zut, j'allais l'attendre déjà là où on s'était donné rendez-vous. De toute manière c'est pas comme si j'avais le choix j'avais oublié mes clés chez moi, Cassy n'était pas là et bien que j'aurais préféré me changer, j'avais vraiment pas la foi de retourner chez Daronne. Avec un peu de chance, Cameron serait elle aussi un peu en avance et je ne passerais mon temps à observer les gens passer devant moi. Quoique vu la tête de certains ça pouvait être marrant. En plus il y avait devant moi un homme à la forme de crâne étrange pas très très garnie au niveau capillaire. Ça me rappelait mon oncle. Ce n'est pas du tout mon genre de tirer sur les ambulances mais je dois dire que mon oncle détenait le record du monde de la calvitie toute catégories confondues. Vous voyez à quoi ressemble un œuf dur ? Et bien mon oncle, c'était ça, avec un pantalon en cuir. Un jour, il était venu voir Daronne et après avoir sifflé leur habituel barrique de vin il s'était endormis dans le jardin, le nez dans le gazon. Dès qu'il avait ronflé, je me suis dépêché de lui dessiner une autre figure sur le dos du crâne. Trop poilant comme idée. D'autant que je l'avais fait à l'encre indélébile. Bon, faut croire que les autres aussi adoraient me dévisager, j'comprends pas pourquoi d'ailleurs, j'avais ni le crâne dégarnis, ni une entre-jambe imposante. Peut-être que c'était ma combinaison -parfaite réplique de celle de Bruce Lee- qui les impressionnait. C'est vrai que même moi je me trouvait particulièrement séduisant. La première fois que je l'avais mise c'était pour libérer Silver de la prison et j'avais remarqué à quel point on se sentait léger et bien à l'aise dedans. Ça devait être le latex qui faisait cet effet. Quoique. Et puis le jaune poussin se mariait particulièrement bien avec mon teint et mes tongs ! Le seul petit inconvénient c'était pour aller aux petits coins. Fallait que je me déshabille complètement et j'avais rien en dessous à part mon caleçon Digimon préféré.

Bon, pour la ponctualité, on repassera. Cameron avait dix minutes de retard, il commençait à faire particulièrement glagla et c'était pas les tongs qui allait me réchauffer les orteils. Mes mains aussi commençaient à se refroidir, encore un autre petit inconvénient pour ma combinaison qui n'avait pas de poches. J'avais donc adopté la position momie verticale en mode iceberg, et j'aurais juré voir des stalactites sur le bout de mon nez. Ou alors, c'était des stalagmites. Pour le coup Cam' aura intérêt à me réchauffer, et pour ça, je suis ouvert à toutes propositions, et par toutes propositions j'entendais des propositions physiques ou autre. Depuis le temps que je la connaissais je crois que je n'ai jamais connu Cameron à cours de Vodka (d'ailleurs faudra m'expliquer pourquoi elle tient tant que ça à ses réunions des alcolos anonymes). La première fois que je l'ai rencontré elle était loin d'être sobre et en fait... Je crois qu'elle ne l'a jamais vraiment été, si ? En parlant du schpountz.  « CAAAAAAAAMEROOOOOOOOOOOON !!!! » A peine je l'avais aperçut apparaître au coin de la rue, je me suis mis à courir dans sa direction pour lui sauter dessus afin de mettre mon nouveau plan d'attaque en action. Selon les lois de l'apesanteur et si l'on rajoute la vitesse à laquelle je courrais, plus l'élan dont j'avais disposé, Cameron n'était physiquement pas capable de tenir debout. Mes mains étaient parfaitement placées pour atterrir sur sa poitrine douce et confortable. D'ailleurs, elle avait parfaitement amortis ma chute.  « J'suis content que tu sois enfin arrivée ! » Ce dialogue totalement plat et inutile ne servait qu'à gagner du temps avant qu'elle ne se rende compte que j'étais innocemment en train de la peloter.
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Ahn Cameron
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MessageSujet: Re: because i got high (Cameron)   Mar 24 Avr - 16:40

J’étais en sous-vêtements Victoria Secret jaunes fluos lorsque la voix chevrotante et haut perchée de mon propriétaire se fit entendre dans le couloir de mon étage. Il faut dire qu’avec deux mois de loyer impayés, quatre vomis dans les poubelles de l’immeuble et la de son appartement enfoncée –je m’étais juste trompée d’étage- monsieur Lim n’était pas vraiment d’humeur à céder à mes charmes félins et mon Chardonnay importé de France. Il faut dire que j’ai réussi à négocier mon loyer il y a un an en emménageant dans cet appartement ; il m’avait suffi de doux regards sucrés à ce vieux rabougris ainsi que deux ou trois verres d’alcool et le tour était joué, une jolie signature sur un bout de papier et j’avais un loyer digne de ce nom. Je suis peut-être pleine aux as (ou presque), mais ce n’est pas pour autant que je suis une sorte de Sœur Marie-Thérèse mal baisée qui offrirait son âme au premier mendiant venu. Disons que je suis une personne… opportuniste et économique. Toutefois, il faut croire que je me fais vieille car cet enfoiré est devenu aussi coincé qu’un moine constipé face à mon irrésistible parfum La parisienne d’Yves Saint Laurent à celle du cannabis qui faisait bronzette dans un des placards de mon dressing. Peut-être qu’il n’a pas apprécié les space-muffins que je lui ai offert à noël dernier, qui sait.

« Mais putin ! » Lentement, je me suis approchée de la porte d’entrée, sur la pointe des pieds, épilateur en main et serviette autour de la tête j’ai regardé dans le judas de ma grosse porte d’entrée en bois et métal. La perruque frisée de monsieur Lim bouchait une partie de ma vision tandis que celui-ci tambourinait sur ma porte de ses gros doigts boudiné. Son œil globuleux et son nez de fouine apparurent en gros plan dans mon champ de vision, me faisant sursauter d’horreur. Dégoutée, je me suis écartée lentement sur la pointe des pieds. « Mademoiselle Ahn ? Mademoiselle Ahn ? C’est mon DERNIER avertissement ! Mademoiselle Ahn je vous suggère d’ouvrir cette porte ! ». J’ai délicatement posé l’épilateur et ma serviette de bain sur la table basse, cherchant des yeux ma mini-jupe en cuir noir et mon t-shirt Tiger JK. Il fallait à tout prix que je m’échappe de cette situation aussi dangereuse qu’un explosif sur le pas de la porte de la maison blanche.

Après avoir enfilé ma tenue des plus adéquate pour une partie de Spiderman à Kangnam, j’ai pris d’une main mes talons aiguilles Balmain, de l’autre mon sac à main Marc Jacobs et s’est clés de voiture coincées entre les dents que j’ai entrepris de passer par la fenêtre de ma cuisine, qui donnait sur une petite ruelle sombre. Croyez-moi, c’était une réelle partie de plaisir qui m’envahissais d’adrénaline ; j’avais l’impression de retourner huit ans en arrière, lorsque je vivais en France avec ma mère ; tous les soirs je m’échappais par l’énorme bouche d’aération de notre loft à Paris pour aller boire dans les clubs branchés de la capitale, armée d’une fausse carte d’identité, d’une robe vintage et d’une des cartes bleues de Bunny. Enfin, j’ai fait cela jusqu’à ce qu’un soir je tombe cul en premier sur un gendarme qui venait rendre visite à maman à propos de sa plantation d’herbe –telle mère, telle fille-. Bon, d’un certain côté j’ai réussi à éviter des emmerdes à la madre, mais d’un autre j’ai finis au poste de police, arrêtée pour possession de faux et onze grammes de drogue. J’avais quatorze ans, c’est justifiable. Enfin je crois. Je viens de Vegas, pas du New Jersey mes chéris, il faut savoir faire la différence, c’est comme demander à Prada de sortir une collection Punk en association avec Lagerfeld. J’ai balancé mon Jacobs sur le trottoir en sautant sur l’énorme tuyau d’aération de l’immeuble telle une gazelle de la ville et d’un coup de pouce expert j’ai fait tinter l’alarme d’ouverture de mon 4x4 -plein a craqué d’une poignée de bouteilles d’alcool- et j’ai enfilé mes talons vertigineux. Et oui, malgré mes histoires de sous-vêtements et d’impayés, j’ai quelque chose d’important à faire ce soir, de très important d’ailleurs. Cette chose importante ? C’est Daedae, mon petit abruti d’amour, mon colocataire de gardav’, mon meilleur ami, mon tripoteur préféré et j’en passe. Et c’est bel et bien ce soir que nous avons prévu une petite virée sur la plage d’Incheon ; folle idée n’est-ce pas ? Il y a environ vingt minutes de route pour aller à Incheon de kangnam et je pense être sérieusement en retard, pour ne pas changer. J’ai démarré l’engin avec confiance et je me suis engagée dans l’avenue principale, appuyant de plus en plus sur le champignon, créant au passage un brouhaha de klaxon et d’insultes.

Ce n’est qu’une bonne poignée de minutes plus tard que je garais mon paquebot sur un parking, descendant avec prudence sur le trottoir. J’ai regardé ma montre sans vraiment y faire attention ; Daedae devait déjà m’attendre au point de rendez-vous, et faute d’être perchée sur des Balmain de quinze centimètres, courir avec s’avère être une tâche de la plus haute difficulté. A peine eu-je le temps de m’arrêter à l’angle de la rue qu’une espèce de poussin jaune à la Bruce Lee vint s’écraser contre ma poitrine proéminente. « CAAAAAAAAMEROOOOOOOOOOOON !!!! J'suis content que tu sois enfin arrivée ! » La voix caricaturale – ainsi que les mains sur ma poitrine- de mon compagnon d’énormité vint réveiller mon instinct féminin et en un quart de seconde je collais mes atouts contre son torse, l’étouffant dans une étreinte lourde de sous-entendus. « Dis-donc mon poussin, tu comptes vraiment garder ton cosplay de Bruce Lee ce soir ? » dis-je d’une voix féline avant de poursuivre « Dans le pire des cas, je pourrais t’aider à l’enlever. » Accrochée paresseusement à son cou, j’ai finis par m’en détacher en lui prenant le bras, le tout en l’emmenant vers ma voiture. « Paré pour une folle nuit à Incheon chéri ? J’ai fait du shopping ce midi et… » et sur ces vastes paroles j’ai enclenché l’ouverture du coffre de ma voiture. Un carton tenait en place une bouteille de vodka et trois bouteilles de tequila accompagnées de deux fioles de whisky et une de porto, quatre boîtes de ramyuns instantanées et une pochette de weed camouflée dans une boîte de capotes XXL. J’ai lâché Daedae un dixième de seconde pour m’allumer une cigarette. « J’ai une petite surprise pour toi mon chéri ! » dis-je d’une voix des plus sensuelles tout en lui fourrant l’énorme carton d’alcool dans les bras. « Suis-moi ».

D’un pas assuré, je me suis baissée pour enlever mes chaussures –en prenant soin d’exhiber mon magnifique derrière musclé aux pilates- afin de m’engager sans danger sur le sable sec refroidit par la nuit. Doucement, sourire aux lèvres et souffle chaud accompagné d’une traînée de fumée de cigarette, je me suis retournée vers Daedae pour lui envoyer un petit clin d’œil sexy. « Voilà notre moyen de transport poussin ! » dis-je en pointant mon indexe vermeil sur une petite barque de fortune en bois accessoirisée de deux pagayes. Bon, autant vous dire tout de suite que je ne suis pas assez organisée pour avoir prévu une barque en notre nom, en réalité celle-ci appartient au centre nautique d’Incheon –d’où les sept autres barques alignées sur la plage. Cependant, je suis assez avare pour ne pas vouloir payer la location, de plus, à 22h, le centre est fermé. « Je vais avoir besoin de ta force surhumaine mon petite Bruce, car nous allons ‘emprunter’ cette barque ». J’envoyai un sourire flamboyant avec une once d’excitation à Daedae ; ce ne serait pas le premier délit que nous commettrons, n’est-ce pas ? Prenant l’énorme carton pour le déposer dans la première barque, j’ai écrasé ma cigarette sur une pagaye en passant une main dans ma tignasse de cheveux emmêlés et encore humides.


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MessageSujet: Re: because i got high (Cameron)   Sam 28 Avr - 16:16

Tout à l'heure j'vous parlais des mauvais gênes que j'avais hérité de Daronne, et bien parlons de ceux de Cameron. Elle, elle avait sans douté hérité de celui du sein proéminent. Heureusement que je n'étais pas né du sexe faible, parce qu'en plus de celui des sourcils d’orangs-outans j'aurais hérité du gêne de la poitrine surdimmensionnée. J'aurais carrément eu la trouille de finir comme Daronne avec des flotteurs monumentaux. Je vous garantis que dans la rue, elle ne passait pas inaperçue. Bref. Mon stratagème s'avérait être payant ; en plus d'avoir mes mains confortablement installées sur ses flotteurs, Cam' avait accentué la chose en s'appuyant contre moi -l'avantage d'avoir une meilleure amie presque aussi perverse que moi-.  «Dis-donc mon poussin, tu comptes vraiment garder ton cosplay de Bruce Lee ce soir ? Dans le pire des cas, je pourrais t’aider à l’enlever. » Qu... Qu'entends-je ? Vous êtes témoins, elle était carrément en train de m'allumer là ! L'heure était à la réplique qui tue, vous voyez celle qui ferait fondre n'importe quelle fille mais mon cerveau n'avait pas trouvé mieux à dire que  « J'ai... J'ai mis un caleçon aujourd'hui. » Faible homme que je suis, je me laissais tirer par le bras alors que sa réplique sexy gambadait dans ma tête tel le fennec sauvage. Si on mettait la réplique du caleçon de côté je pense avoir encore toutes mes chances avec Cameron! En plus elle me trainait vers la voiture, ça pouvait le faire même si au niveau confort on pouvait viser mieux, comme je sais pas trop, un matelas ? Ceci dit faire du sexe sur la banquette arrière c'était un véritable classique dans les fantasmes interdits. « Paré pour une folle nuit à Incheon chéri ? J’ai fait du shopping ce midi et… » et tu t'es acheté un truc hyper sexy genre un string sans ficelle ?? Allez dis le dis le dis le ! Mince pourquoi j'avais cette combinaison sur moi c'était encore plus difficile à enlever que les agrafes d'un soutien-gorge ! J'avais l'impression d'être dans une camisole de force, je pouvais gesticuler autant que j'voulais tout ce que j'avais réussi à faire c'est mettre mon bras gauche dans la même manche que celle de mon bras droit. Bon c'est pas grave, parce que tel que je connais ma petit Cam' elle serait capable d'arracher ma combinaison avec ses dents dans le feu de l'action.  « Tu veux faire ça... dans ton coffre ? » Est-ce qu'au moins on aura la place ? Dubitatif mais pas pour le moins excité j'observais l'intérieur de son coffre qui était remplis de plein de bonnes choses pas très bonnes pour la santé et -pour certaines- pas très légales.

 « Oh héhéhé je vois ! Tu veux d'abord te détendre avant de passer à l'action je comprends tout à fait ! » Après tout c'était pas plus mal, je pense que j'avais la cote pour coucher avec mes meilleurs amies complètement bourré. Je pense que je devrais m'en faire plus si vous voulez mon avis. Plus de meilleures amies j'entends bien. « J’ai une petite surprise pour toi mon chéri ! Suis-moi » Pas très facile de tenir un carton hyper lourd plein de bouteilles d'alcool quand on a deux bras coincés dans une même manche mais ! Je pouvais compter sur mon agilité digne d'un karaté kid expérimenté. Mais lorsque je l'ai vu enlever ses chaussures, et son postérieur particulièrement rebondis c'en était trop. La plage, c'était encore mieux que le coffre ou la banquette arrière d'une voiture ! J'ai lâché le carton que j'avais dans les mains pour me débarrasser une bonne fois pour toute de ma combi, j'avais même réussi à dégager tout le haut de mon corps lorsque fessiers de rêve se retourna pour me parler d'une barque que nous allions emprunter pour la soirée. « Je vais avoir besoin de ta force surhumaine mon petite Bruce, car nous allons ‘emprunter’ cette barque ». Si vous voulez mon avis je pense avoir mal interprété les signaux que Cam m'envoyait, résultat je me retrouvais à moitié à poil sur une plage en pleine nuit.  «Hahaha bien sûr... Il fait chaud... tu trouves pas...? » Ce petit malentendu à part je trouvais que l'idée de ma chère acolyte était plutôt terrible ! J'étais certes, un peu déçu mais... qui sait, peut-être qu'il se passera quelque chose sur cette barque ! Et puis comment résister à un sourire aussi aguichant, moi qui était si faible ! Réflexion, grattage de menton, plissage des yeux, il ne m'a pas fallut toute la nuit pour me décider à embraquer avec elle, je sentais vraiment qu'on allait passer une soirée inoubliable !

Je me suis rhabillé comme si c'était tout à fait normal et d'un bond de lièvre, j'étais dans la barque.  « Okaaaaaaay ! Alors quelques règles de sécurité avant de commencer à ramer, interdit de mettre le feu à l'embarcation, ni d'y creuser un trou, et SURTOUT, surtout, si tu vois un iceberg, préviens moi. Si je me souviens bien, le gouvernail ça veut dire la voile en langage matelot tribord c'est la gauche et bâbord c'est la droite ! C'est parti ! » Au début, c'était plutôt facile de ramer, mais après trente longues secondes je me sentais un peu faiblard. Faut dire qu'on était assez bien chargé pour une si petite barque ! En plus, il faisait noir de chez noir et je ne savais pas du tout où est-ce que j'étais en train de nous emmener.  « J'adore quand tu m’appelle Bruce, ça m'émoustille. Mais tu sais ce qui m'émoustille encore plus ?» Je m'étais arrêté de ramer pour me lever. J'ai pris Cameron par dessous ses bras pour la faire s'asseoir là où j'étais un peu avant.  « C'est une fille qui transpire ! » Ou en l’occurrence, qui ramait, mais j'pense qu'elle avait compris. C'est pas la peine de me regarder comme ça j'avais trimé pendant presque une minute j'avais bien le droit de me reposer un peu ! Et parce que j'étais gentil, j'allais même l'aider en allégeant la barque ! Bon voyons voir, qu'est-ce qui avait dans ce carton... Des nouilles instantanées ? Comment on allait les cuire si elle avait même pas pris d'eau. Bon on s'en fiche pour le moment. On va commencer avec la tequila tiens !  « Allez allez plus viiiiite ! On stagne là ! »
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Ahn Cameron
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MessageSujet: Re: because i got high (Cameron)   Mer 2 Mai - 17:08

Je me suis retournée, main encore emmêlée dans les cheveux et lèvres en cul de poule. Face à moi, un magnifique spécimen de type B au bronzage parfait et en caleçon Digimon affichait une intention peu catholique sur son visage enfantin. Daedae à l’état pur mes chéris, mélangez un Eddie Murphy jaune croisé chihuahua de la haute Californie, et le tour est joué. Il a l’humour du premier mais la mentalité du second ; tout ce que j’aime chez lui. Aucun sérieux et beaucoup… d’exhibition. Surtout lorsque je mets cette petite jupe en cuir, vous savez, celle-ci là, qui m’a valu le prix de la serveuse du mois ! héhé, je savais bien que négocier avec Mr. Park valait le coup. Surtout en chemisier transparent. Et avec trois ridicules petits grammes d’alcool dans le sang. Bon, je sortais de ma réunion avec les Anonymes, il fallait que j’aille boire un verre et me détendre. C’est tout à fait N-O-R-M-A-L. J’ai mon badge d’Alcoolique Anonyme. Bref j’avançais vers lui, mains sur les hanches. « Hahaha bien sûr... Il fait chaud... tu trouves pas...? » Me dit-il. J’ai laissé échapper un rire cassé par le tabac et j’ai zippé la fermeture de sa combinaison jusque sous son menton. « Pour le moment, oui, mais tu vas attraper froid plus tard. » Je me suis tus un instant en reculant, le regardant se gratter le menton l’air pensif. Résistant à la tentation de l’assoiffer avec un simple « … Mais je serais-là pour te tenir au chaud mon petit poussin », j’ai sorti un pétard pré-roulé de mon paquet. Il ne lui fallut qu’un quart de seconde pour me faire part de sa participation dans cette folle aventure, le tout en récitant des fabulations sur la sécurité et moi en secouant mon briquet qui manquait de gaz. J’ai acquiescée d’un « Oui, Chef ! » presque convainquant, tout en embarquant sur la mer.

Sombre obscurité, profondes abysses, trou-noir intergalactique, coupure dans la quatrième dimension, bref, tout ce que vous voulez pour décrire l’endroit où l’on se trouvait. Un pauvre rayon de la lune, qui reflétait contre les rochers abritant la grotte, nous indiquait où aller. Décidément plus maline que ça, j’ai sortis mon Iphone de mon soutien-gorge tout en allumant l’application « Torche » de celui-ci. « J'adore quand tu m’appelle Bruce, ça m'émoustille. Mais tu sais ce qui m'émoustille encore plus ? » La voix claire et mélodieuse de Daedae résonna dans le vide qui nous entourait. J’ai braqué mon portable sur lui tout en tirant une taffe sur le second join depuis l’embarquement. « C'est psycholo'd'gique hum...» murmurais-je dans mon petit monde, arrachée jusqu’à la moelle, hochant automatiquement la tête en guise de réponse. Un court-circuit dans mes neurones avait enchaîné la destruction automatique de ma conscience ; c’était comme se retrouver en train de nager dans un bol style XVIII° remplit de tequila sunrise. Je laissais échapper un léger « Mhmm... »dans un gloussement en regardant la tenue de Daedae, qui, très honnêtement, taffes après taffes, me faisais frétiller dans tous les sens du terme. Ou presque.

Une sorte de faille spatio-temporelle me fit la sensation de voler. Mes fesses, aussi croquantes soient-elle, paix à leur âme, ne touchaient plus le bois frais de la barque. Silencieusement, une expression d’étonnement intense à la puissance de pi se peignit sur mon visage. Je volais. Je volais putin. Cette herbe valait donc le coup d’avoir griller un demi-salaire dans quelques –beaucoup- grammes de drogue ? Cependant c’est grâce à des paroles peu hygiéniques telles « C'est une fille qui transpire ! » que je me suis simplement rendu compte que Daedae venait de me soulever pour me placer à la place du pagayeur. Mother fuck. I can’t fly. « Quelle manque de discipline! » hurlais-je avec un fort accent Londonien à l’intention de mon interlocuteur. J’ai lâché mon Iphone dans la barque et tiré sur le pétard en me relevant, chancelante. « J’ai une meilleure idée Monsieur Lee » Dis-je en me laissant tomber sur les genoux de Daedae, toujours habillé en Bruce Lee. La barque tangua de droite à gauche et mon esprit stone se mit au rythme de cette dernière. J’avais l’impression d’être dans un presque-néant peuplé de paparazzis à la main lourde. La scène semblait être un montage photo-vidéo ; comme si chaque seconde qui passait, une photo disparaissait pour laisser place à la suivante sur l’écran. J’ai passé un bras autour du cou de Daedae en collant ma joue contre la sienne. « Je préfèèèère ne pas trop abîmer mes mains, situvoisc’quej’veuxdiiireuh. » Sur ces vastes paroles parsemées de sous-entendus un fort accent de Vegas refit surface dans ma voix ; c’était fini. Enfin ce n’était que le début puisque le before venait de se terminer, m’voyez.

Bref, j’exposais le join face à la lune, le regardant, fasciné tout comme une petite fille face à une potion magique antiride pour leur maman. Lâchant Daedae, je me suis penchée pour attraper les deux pagayes que j’ai ensuite positionnées –avec beaucoup de mal et d’injures- dans les trous de notre côté à nous. La barque penchait dangereusement vers l’eau et quelques vagues giclaient sur le devant. « La symbiooose, tu connais cheeeeeeriii ? » Accent américain sur langue coréenne en marche, je tentais un premier coup de pagaye qui nous fit rouler sur le courant tels le paquebot d’Ulysse et ses compagnons, direction la minuscule plage de la Grotte GwangCheong HsuiJeng ug-Geum, 13 kilomètres à tribord ! –c’est fictif, à cause de la défonce- Toutefois, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça. Le courant nous fit tanguer, mais nous nous dirigions toujours vers cette plage… qui était bien moins loin que ce que je pensais et qui ne devait pas porter le nom dit précédemment. Il faisait toujours aussi noir et join en bouche, j’ai plongé ma main libre dans le carton situé sous la planche qui nous servait de banquette afin d’en y ressortir au hasard une fiole de Whisky. Pur. Bien entendu. Je l’ai dévissée d’une main en pseudo-pagayant de l’autre et je me suis retournée vers Daedae, toujours assise sur ses genoux, en piaillant un « Kaaaampaaaaiii ! » puis j'envoyais le fameux jeté de cheveux en arrière – en fouettant légèrement Bruce Lee, ça n’allait pas lui faire de mal- et l’engloutissement totale d’une longue gorgée d’alcool, pétard reprit en main.

Je ne suis pas pas normale. Je ne suis pas simple, mais pas compliquée non-plus. Je pars juste en couilles. Si je ne puis dire. Je suis la mauvaise perpendiculaire du schéma.


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