let's heat up the night 'til the sun does it itself.



 
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 let's heat up the night 'til the sun does it itself.

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Baek Yansel
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MessageSujet: let's heat up the night 'til the sun does it itself.    Dim 29 Avr - 3:56

all those fairytales are full of shit.

yansie's clothes. & la chambre.


Silence. Ce n’était pas la mer à boire, vous ne pensez pas ? C’est tout ce qu’il demandait. Un peu de silence pour pouvoir enfin arrêter de penser à l’examen qui se pointait dans deux jours, celui qui déciderait un peu tout son semestre. Qui déciderait s’il pouvait passer en internat ou s’il devait recommencer son année au complet en devant mettre le double d’effort qu’il venait de fournir pour emmagasiner toutes les informations qu’on leur demandait de retenir. La médecine n’était probablement pas le chemin le plus facile, au contraire de ce que disait sa mère. Mais que pouvait-elle bien dire, elle qui n’avait aucune étude. Elle qui vivait sur la pension que son ancien mari devait lui fournir. Assez pathétique, si vous voulez tout savoir. Le jeune ouvrit un œil, rapidement agressé par la lumière de son cadran, incapable de lire l’heure qui y était affichée. Il était d’ailleurs incapable de déterminer si la cause de son réveil venait du fin son de la guitare de son colocataire, en direct de la cuisine, ou du vrombissement continuel de son portable sur la table de chevet, mais il en avait bien une petite idée. « Vous avez trois messages non-lus. » Great. Venant de qui ? Damon en personne, voyons. Qui pouvait bien lui envoyer des messages à deux heures de l’après-midi ? Et surtout, qui lui envoyait des messages continuellement jusqu’à recevoir une réponse ? Damon. Ça avait toujours été ainsi, en fait. Depuis la première fois où ils s’étaient rencontré jusqu’à maintenant, presque cinq ans plus tard. Le jeune italien appuya sur l’un des boutons pour dévoiler les messages, esquissant un fin sourire au premier – le seul qui était vraiment important et qui venait de lui. « What are you doing tomorrow night? » Son temps de réaction fut assez rapide. Il lui envoya un petit « I should study, but nothing. Why? », raison typique du pourquoi ils ne se voyaient pas souvent – et du pourquoi il ne voyait presque personne, en fait. La réponse ne se fit pas tarder. « Riviera Hotel, room 303. 18h. Don’t be late. » C’était tellement précis. Et surtout très direct. Mais c’était bien typique de Damon.

Qu’avait-il en tête cette fois-ci ? Normalement, il ne passait pas par quatre chemins pour lui faire comprendre ce qu’il avait derrière la tête. Pour que Damon veuille soudainement le voir après deux semaines, ce n’était sûrement pas pour prendre le thé ou pour jouer au scrabble, si vous voyez ce que je veux dire. Ça avait pratiquement toujours été ainsi. Du temps de leur relation, jusqu’à maintenant. Damon ne se gênait généralement pas pour se pointer chez lui, peu importe la raison qu’il lui donnait. Et évidemment, pas besoin de donner de détails. Quatre jours sans se voir, c’était déjà long. Deux semaines… Ce l’était encore plus. Mais Yansel n’était pas celui qui allait s’en plaindre. Dans un sens, il n’avait rien ni personne de qui se préoccuper. Il pouvait étudier en paix dans devoir subir la pression de l’horaire trop chargée, devant combiner étude et vie sociale – ce qui, dans le cas du jeune homme, s’avérait parfaitement impossible.

Il se tenait devant la bâtisse. Bâtisse qu’il trouvait franchement imposante, beaucoup trop pour un simple hôtel. Bon, d’accord. Ce n’était pas n’importe quel hôtel. C’était un quatre étoile, situé en plein milieu du centre-ville. L’endroit idéal pour tous les touristes. Tout était à leur portée – il y avait même un zoo, quoi. Le paradis sur terre pour les enfants, l’enfer pour les parents. Et s’il devait se perdre encore une fois dans ce stationnement beaucoup trop grand, il maudirait le jeune homme pour avoir choisit un endroit si peuplé et si loin de sa maison. Parce qu’il avait dû utiliser la voiture. Et Dieu seul savait à quel point il détestait conduire à Séoul. Mais c’était partout ainsi. Les gens étaient tellement de mauvais conducteurs qu’il préférait largement utiliser l’autobus que de devoir sortir la voiture – et payer l’essence. Mais le temps précieux qu’il perdait à poireauter de transfert en transfert. Ça n’en valait même plus la peine. La jeune dame lui donna la clé de la chambre sans trop de problème, un énorme sourire béant maculant ses lèvres un peu trop agrémentées de rouge. Par politesse, le jeune homme répondit. Mais seulement parce qu’un énorme sentiment de pitié venait de l’envahir – si ce n’était pas du mépris pour la jeune femme qui le regardait comme s’il allait devenir son prochain repas. Salope. Dès qu’il ouvrit la porte, il se sentit presque mal d’avoir répondu par la positive à son ami. Vous savez, la chambre ultra luxurieuse qui en ferait baver plusieurs ? C’était justement celle-ci que le plus âgé avait choisit, ne lésinant surtout pas avec les dépenses.

« I swear I’m gonna kick your ass for spending so much money on me, one day. » marmonna-t-il pour lui-même, posant les clés sur la table à l’entrée, se dirigeant directement vers le fond de la chambre pour contempler la vue. Certes, c’était plus que splendide. Et pour une fois, il était vraiment à l’heure et avait devancé Damon. Miracle. Sans même retirer sa veste ou l’écharpe qui trônait autour de son cou, le jeune homme s’installa dans la chaise blanchâtre tout près de la fenêtre, penchant la tête vers l’arrière pour admirer le plafond – qui même lui rendait justice à la splendeur de la pièce. Un son. Probablement celui de la porte. Un fin sourire vin étirer ses lèvres, se calant un peu plus confortablement dans la chaise, un semblant de murmure rauque franchissant la barrière de ses lèvres. « Ciao, bel uomo. Ti aspettavo… Era lungo. » (Salut bel homme. Je t’attendais… C’était long.) Yansel et l'italien. Il savait que Damon n'aurait rien comprit, mais ça lui brûlait la langue depuis tellement longtemps - et tout prétexte était bon pour le taquiner. Il ouvrit finalement les yeux, posant ses prunelles noirâtres sur la silhouette présente dans le cadre de la porte.


like yesterday, show me your smile. no more sadness.


Dernière édition par Baek Yansel le Ven 4 Mai - 17:55, édité 1 fois
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Chang Damon
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MessageSujet: Re: let's heat up the night 'til the sun does it itself.    Dim 29 Avr - 6:20

&& clothes. without the five midgets, of course.
Une tasse de café frais en main, Damon regagna son bureau et le confort de sa chaise montée sur des roulettes. Pour une énième fois, il vérifia son téléphone portable en quête d'une réponse, mais toujours aucun nouveau message ne s'affichait sur l'écran. Comme le Californien resterait toujours la personne qu'il était, il en envoya un nouveau avant de retourner glander sur le net, s'assurant d'avoir fermé la porte du bureau pour ne pas être dérangé par une secrétaire quelconque ou pire : un collègue de bureau en manque d'attention qui voulait faire ami-ami avec le fils du boss. Dam n'avait pas le temps de se faire emmerder par un inconnu de la banque : il était occupé présentement. Occupé à chercher un hôtel sympa parce qu'il en avait un peu marre de sa chambre d'appartement et avait envie de dormir ailleurs au moins pour une nuit. Et par ailleurs, il fallait lire un endroit chic avec le plus de services possibles. Il ne comptait pas y aller seul. Or, son choix ne s'était arrêté sur une personne en particulier que lorsqu'il avait entrevu un endroit qui lui plaisait bien. Deux semaines sans pouvoir apprécier la compagnie de Yansel était plutôt long comme laps de temps. Cette bouille adorable lui manquait si facilement que c'en était pratiquement irritant pour lui-même qui devait se rappeler constamment qu'il ne l'aimait plus. Ou du moins, plus autant qu'avant. Il faudrait être sans cœur pour dire qu'un amour autrefois si profond s'était complètement évaporé. Il était toujours là. Il avait simplement changé d'aspect. Garder contact – surtout ce genre de contact – pouvait sembler dangereux dans une situation pareille, mais ce serait de sous-estimer Chang que de le croire incapable de rester maître de ses émotions.

Si son cadet avait refusé, Damon aurait tourné son choix vers son colocataire. Non pas qu'il le prenait comme roue de secours, mais il savait que ça lui aurait fait plaisir à lui aussi d'aller passer une nuit ailleurs. Toutefois, le premier invité avait accepté et c'était donc à lui que revenait l'honneur de partager une chambre magnifique avec l'Américain. Il ne fallait pas croire que Dam s'était contenté de réserver une chambre ordinaire, oh non. Ce serait d'horriblement mal le connaître que de croire que le jeune homme pouvait se suffire du strict minimum. Même si aucun événement spécial n'était à l'honneur du jour, Chang visait toujours plutôt haut dans ses critères de sélection. À quoi lui servirait son argent s'il ne le dépensait pas pour se gâter, honnêtement ? C'était un peu la vision qu'il avait de chacune des cartes qui ornaient son portefeuille. Même la dame de la réception semblait apte à déceler ce comportement chez le demi-chinois du premier coup d’œil au vu du sourire et au regard qu'elle lui décrocha. Damon fronça les sourcils en lui demandant les clefs de la chambre et elle lui tendit le double – sans oublier de le préciser – mais aussi d'ajouter que son « copain » était arrivé quelques instants plus tôt. Le tout déclaré avec une mine visiblement dégoûtée. Oh, la jeune dame était homophobe maintenant ? Ou simplement jalouse ? Dans tous les cas, Chang lui prit l'objet qu'elle lui tendait en évitant soigneusement de toucher sa main puis ne s'attarda pas plus longtemps dans le coin. Il avait mieux à faire que de regarder une femme trop maquillée juger ses choix par rapport à sa sexualité.

Le jeune homme trouva facilement la chambre et se servit de sa clef pour ouvrir la porte qui se verrouillait automatiquement dès qu'elle se refermait. Il ne fût pas surpris de croiser la présence de Yansel dans les lieux puisque la réceptionniste lui avait fait un topo involontaire de la situation. « Ciao, bel uomo. Ti aspettavo… Era lungo. » Yansel et l'italien. Malgré le léger picotement qui lui traversa l'échine en entendant ces mots, l'aîné fronça ses sourcils, témoignant son incompréhension la plus complète. Dam était incapable d'en piger le moindre mot, mais la langue avait un petit quelque chose d'incroyablement sexy qu'il appréciait bien. À vrai dire, entendre Baek parler italien en sa présence ne l'avait jamais vraiment dérangé, tant que ça ne devenait pas des monologues inutiles dans cette langue. Qui ne trouverait pas agréable de percevoir pareil dialecte lors d'un moment intime ? « Pour que t’arrive le premier, j'ai dû te manquer. » Yansie était l'une des deux seules personnes qui avait réussi à franchir le cap du « je t'insulte parce que je t'aime » bien typique de Damon et il avait de quoi être fier puisque le premier être vivant figurant dans cette catégorie n'était nul autre que Lauren.

L'Américain se débarrassa de ses chaussures dans l'entrée dans la chambre pour rejoindre Baek d'un pas peu pressé. Ils disposaient de toute la nuit après tout, donc nul besoin de se hâter. Arrivé à destination, il accorda son attention à la fenêtre en premier lieu, admirant la vue magnifique qu'offrait l'hôtel. Bien plus jolie que celle qu'il avait de son appartement même si elle n'était pas mal non plus. Malheureusement, Damon n'avait pas fait réservation pour admirer Séoul en compagnie du plus jeune, ce pour quoi il tourna la tête pour poser un regard – qui en disait long sur ses futures intentions – sur son cadet. Avantageusement pour lui, le fauteuil était placé de façon à ce qu'il puisse en approcher de manière à garder Yansel dans son champ de vision réduit. Ça aurait été plutôt chiant de l'avoir dans son angle mort. Il déposa son genou sur le bord du meuble, prenant également appuis avec sa main droite sur l'appui-bras le plus près de la fenêtre pour pouvoir placer son visage à la même hauteur que celui de Yansie et s'approcher pour l'embrasser. I missed you during this past two weeks. Il ne le dirait pas de vive voix, mais Baek connaissait suffisamment Damon pour être au courant de cette lacune qui faisait partie intégrante du demi-chinois. Ces mots ne traverseraient pas ses lèvres, peu importe à quel point il y pensait or, ils étaient là.


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Baek Yansel
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MessageSujet: Re: let's heat up the night 'til the sun does it itself.    Dim 6 Mai - 5:57

Un fin sourire aux lèvres. C’était le plus important et il n’y avait pas grand chose à dire. Ça traduisait assez bien tout ce qui se passait dans la tête du jeune métis. Niveau sentiment, Yansel était assez transparent, plus particulièrement avec les gens qu’il aimait. Un simple sourire suffisait pour illuminer la pièce, pour détendre l’atmosphère ou pour faire comprendre presque n’importe quoi à la personne qui se trouvait en face de lui. En ce moment, c’était bien entendu la joie de le revoir. Parce que même s’il ne donnait pas trop de signes de vie, oui, le jeune homme lui manquait énormément. Si ce n’était de sa dépendance affective qu’il tentait le plus possible de faire disparaitre, il aurait pu passer ses journées entières avec lui – si ce n’était qu’ils n’avaient plus du tout le même train de vie. Et surtout qu’ils ne formaient plus un couple depuis un petit bout de temps. C’était tout de même le sentiment qu’il avait dès que l’aîné des deux franchissait le seuil de la porte. Il y avait ce genre de calme, cette aura paisible qui venait l’envahir chaque fois que le visage du demi-chinois entrait dans son champ de vision. C’était d’ailleurs assez instantané. Ça avait pratiquement toujours été ainsi, pour ne pas déroger à ses habitudes. Son regard était resté accroché à moitié à la fenêtre, ne pouvant s’empêcher de fixer le nouveau venu de l’autre œil. « Pour que t’arrives le premier, j'ai dû te manquer. » Probablement qu’il n’aurait pas approuvé. Qu’il n’aurait pas faiblement hoché de la tête pour montrer que oui, il avait vraiment été réjouit de recevoir ce message et qu’il n’avait pratiquement pas dormit la nuit d’avant parce qu’il avait trop hâte de le retrouver. Qu’il avait compté les heures restantes avant leur rencontre, comme l’aurait fait un enfant avant un évènement important. Comme Noël. C’était presque ça. Il était récompensé après les efforts impossibles qu’il fournissait pour ses études, comme les enfants étaient récompensés pour avoir été sage – du moins, c’est ce qu’on leur faisait croire.

Il ouvrit la bouche pour lui répondre, mais resta figé en le voyant déjà si près, semblant si pressé de le rejoindre. Et encore une fois, ça le fit sourire. De voir à quel point Damon, qui ne faisait jamais réellement part de ses états d’âmes, laissait presque tout passer dans ses mouvements, ses expressions ainsi que ses regards, c’était. Presque flatteur. Parce qu’il ne se laissait pas aller avec tout le monde. Qu’il était probablement l’un des seuls à profiter de ceci – du moins, il se comptait chanceux de pouvoir en bénéficier. Ses lèvres s’accrochèrent directement à celles du plus vieux en le voyant s’approcher, l’une de ses mains glissant affectueusement contre sa nuque, comme pour lui dire bonjour, l’inviter à se rapprocher le plus possible et à ne surtout pas s’en aller trop rapidement. Parce que même s’ils avaient tout le temps devant eux, il souhaitait ardemment l’arrêter pour profiter à fond. En quelques secondes, toute la tension, toute la pression accumulée ces deux dernières semaines s’envola, lui enleva un poids énorme des épaules. Probablement que le jeune homme avait pu le sentir puisqu’il s’était détendu, avait changé de position pour lui faire une place plus importante au creux de ses bras. Il mit fin au baiser de longues secondes plus tard, laissant sa main remonter dans sa chevelure, puis descendre contre le col de son veston, jouant lentement avec le tissu de celui-ci. « En effet, tu m’as manqué… C’est long, deux semaines… » Ses fins doigts coururent lentement vers le bas, tripotant doucement le tissu de son haut, penchant légèrement la tête sur le côté en détaillant chaque aspect de son habillement. Comme toujours, c’était digne de Damon. Classique, mais toujours aussi charmant. L’une de ses jambes se glissa finement entre les siennes, son genou relevant pour se presser contre les fesses du plus âgé, le forçant un peu à se coller contre lui, lui permettant en même temps de pouvoir lui retirer son veston tout en glissant ses lèvres le long de sa mâchoire. « Tu travaillais ou t’es habillé comme ça pour moi ? » La réponse lui importait peu, pour être sincère. Damon avait toujours eu ce petit sens du style qu’il aimait particulièrement, que ce soit fait exprès ou simplement pour être formel.

Les mains de l’Italien glissèrent lentement contre son torse, jusqu’à venir s’accrocher à ses hanches, tendant les lèvres pour attraper la sienne, la mordillant doucement, ses yeux toujours figés dans les siens. I still wonder if what we’re doing is right or wrong. Il n’avait pas tort. Parfois, il se demandait seulement s’ils ne faisaient pas que tourner le fer dans la plaie. S’il aurait dû rester en Italie et ne pas revenir. Peut-être que tout aurait été plus simple. Le jeune homme remonta sa main pour caresser le visage de Damon, son index traçant délicatement la fine cicatrice trônant au bas de sa joue droite, glissant de l’autre côté de son visage pour frôler le contour de son œil gauche, esquissant un sourire empreint de tendresse. Deux semaines c’était beaucoup trop long. Si Yansel n’avait pas un minimum de contrôle sur lui-même, le haut que le demi-chinois portait décorerait déjà le sol. Ça ainsi que ses propres vêtements à lui, mais c’était un peu trop tôt pour ça. Yansel s’étira légèrement, se laissant glisser le long de la chaise afin de ressortir du côté droit, restant toujours dans le champ de vision de son ami, afin de le contourner pour aller piger dans le plat de fruits trônant en plein centre du lit, attrapant une fraise pour la glisser nonchalamment entre ses lèvres. « Mhhh. C’est bon… » Il en reprit une seconde, retirant son écharpe pour la poser au pied du lit, en faisant de même avec sa veste, reposant ensuite un regard présumé innocent – qui pourtant en disait long - sur l’Américain, trônant maintenant sur la chaise. La troisième fraise resta un moment au coin de ses lèvres. Would you mind helping me or you prefer that I strip off ? Au choix.


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Chang Damon
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MessageSujet: Re: let's heat up the night 'til the sun does it itself.    Lun 7 Mai - 2:21

Être en compagnie de son cadet avait toujours eu cet effet adoucissant qui ne lui était pas très commun. Quand il se retrouvait seul à seul avec Yansel, son agacement face aux contacts physiques semblait se dissiper en quasi-totalité pour laisser place à une tolérance inusitée envers ceux-ci. Tous les petits tracas du quotidien s'évanouissaient pour ne laisser place qu'à l'instant présent. Ça avait toujours été comme ça. Malheureusement, la situation avant et maintenant était bien différente. Le couple qu'il formait autrefois avait été assassiné par une séparation imprévue et malgré le fait que Yansie était revenu au pays, redevenir un couple ne semblait plus une être une brillante idée. Pourquoi ? Plusieurs raisons simples, d'autres un peu moins. Notamment, la page avait été tournée et revenir en arrière pourrait se retrouver à tenter de vivre dans une illusion. Ils avaient vieilli, certaines facettes de leurs personnalités avaient changé et le changement risquerait de se révéler décevant. Le mieux était de se fréquenter, mais sans plus. Ne pas chercher à déterrer les sentiments enfouis était la meilleure des options et de toute façon, Damon commençait sérieusement à croire que dès qu'il tombait amoureux d'une personne, un jour ou l'autre, ils se retrouvaient séparés par un déménagement et comme le dit l'expression « jamais deux sans trois », il n'avait pas envie de risquer de tomber sur le trois restant.

Le demi-chinois s'approcha plutôt rapidement de son ex, sans pour autant se dépêcher. Disons que de rester chacun de son côté de la chambre et se taper la conversation n'était pas son but premier. Il lui avait manqué. Il lui manquerait toujours dans un certain sens. Si Chang avait tenu à inviter Baek à venir profiter d'une nuit à l'hôtel en sa compagnie, c'est qu'il avait ses raisons. Des raisons sexuelles, certes, mais également une dimension affective qui demandait à être comblée. L'Américain ne faisait pas part de son affection par des gestes concrets comme un câlin ou un sourire réconfortant. Jamais... ou presque. La seule personne envers qui il craquait continuellement se trouvait sous ses yeux. Si près de son visage qu'il força les derniers centimètres restant pour aller l'embrasser, sentant rapidement le corps de l'Italien se détendre. Mh. Il devait avoir un sacré stresse avec ses études et la fin de session qui pointait son nez. Peut-être l'avait-il dérangé dans ses révisions ? En fait, l'aîné s'en fichait un peu. Le cadet avait accepté de venir de son plein gré et c'était bien tout ce qui comptait pour l'instant présent. Tout ce qui se retrouvait de l'autre côté de cette fenêtre ou de cette porte ne les concernait plus jusqu'au lendemain. Rien. Même si son téléphone portable sonnait, Damon ne comptait pas répondre, peu importe de qui proviendrait l'appel. Le jeune adulte gagna une position plus confortable en compagnie de son ancien petit ami sur la longue chaise. Le baiser prit fin, laissant tout le loisir du monde à Chang d'encrer son regard à celui de Baek. Il aimait faire ça principalement car, il avait toujours trouvé cette action plutôt sexy. « En effet, tu m’as manqué… C’est long, deux semaines… » Un fin sourire traça son chemin sur les lèvres du demi-chinois après avoir entendu les propos qu'il désirait recevoir. L'inverse l'aurait étonné de toute façon, mais ça fait toujours plaisir de savoir que l'on a manqué à une personne en particulier.

Il le laissa tripoter son haut, profitant du moment pour scruter ce visage à la fois adorable mais aussi tellement magnifique. C'était un atout qui plaisait beaucoup à Damon et c'était facile à remarquer lorsque l'on prenait le temps de s'attarder un tant soit peu à son entourage. Une pression contre ses fesses le fit sortir de sa contemplation et avancer légèrement vers Yansel comme pour fuir le contact soudain. Psht, sale nain et ses tentatives subtiles pour le faire approcher. Il ne fallait pas croire que Dam était idiot au point de ne pas l'avoir compris. L'Américain laissa à l'Italien le loisir de parcourir sa mâchoire de ses lèvres si douces alors que tout autre personne se serait fait repousser pour un tel geste. Yansie était bien le seul à avoir droit de poser tous les gestes qu'il désirait sans la moindre once de crainte. « Tu travaillais ou t’es habillé comme ça pour moi ? » La réponse lui importait-il vraiment ? « Les deux. » Il revenait bel et bien de travailler, mais avait pris la peine de se changer avant de débarquer à l'hôtel. Certains auraient du mal à croire que son style vestimentaire quotidien pouvait être aussi soigné, mais c'était pourtant le cas. Bien paraître était un truc qu'il appréciait alors qu'il se fichait de l'opinion d'autrui. Le truc à peine contradictoire.

Chang sentit les mains de son cadet glisser de chaque côté de son corps jusqu'à s'arrêter sur ses hanches et sa lèvre inférieure se faire mordiller. Sa vue ne se décrocha pas. Garder le contact visuel figurant parmi son top cinq personnel, il n'allait très certainement pas détourner son attention dans un geste qui le permettait. Dam glissa une main par l'ouverture de la veste pour aller frôler le torse de Baek, remontant ses doigts jusqu'à jouer délicatement avec l'écharpe qu'il avait autour du cou. Il ne prêta pas de réelle attention au geste de Yansel lorsque ce dernier parcourut sa légère cicatrice laissée par l'accident, mais réagit lorsqu'il aventura ses doigts à proximité de son œil gauche. S'il ne voyait plus de cet œil, Damon n'avait nullement perdu de sensibilité et ressentait toujours une certaine angoisse lorsque quelqu'un venait jouer dans son angle mort. Surtout de si près. Son reflex premier fut de se raidir mais il se détendit pratiquement aussitôt. L’Italien ne représentait pas de danger après tout, surtout pas avec un tel sourire qui n'échappa pas à l'attention de l'Américain. Don't smile to me like that. Ce genre de chose venant de son cadet ne manquerait jamais de le faire craquer à tout coup. Moins qu'autrefois, mais l'effet était encore suffisamment présent pour être un tant soit peu efficace.

Puis, Baek trouva le moyen de s'échapper de la chaise, permettant à Chang d'y prendre ses aises en s'y installant normalement pour épier ce qui avait traversé l'esprit du plus jeune. Sans le moindre mot, il observa le nain manger une fraise. Et une seconde. Le tout en se débarrassant de l'écharpe avec laquelle il s'était amusé un peu plus tôt ainsi que sa veste. Leurs regards se croisèrent une énième fois et Damon haussa inconsciemment un sourcil en laissant un coin de ses lèvres s'étirer légèrement, laissant aisément paraître une bribe de ses pensées. « Tu peux continuer encore un peu, ça me sauve du travail... » Il fallait comprendre par là que c'était davantage des propos de pervers que de paresseux. « … mais j'ai envie de travailler aujourd'hui. » Sans se presser, le demi-chinois se leva de sa place pour s'approcher de Yansie, lui dérobant sa troisième fraise qu'il était sur le point de dévorer comme les deux précédentes pour la manger. Damon alla voler un nouveau baiser léger à Yansel. Si léger que le contact n'avait probablement duré qu'une malheureuse petite seconde, mais juste assez pour permettre à ses mains de s'approcher de ses hanches et s'y poser dans une prise plutôt ferme. Ses doigts divaguèrent rapidement pour jouer avec le bas du t-shirt qu'il portait encore, prêt à l'enlever à tout moment. Commençant même à le remonter quelque peu. Or, cela n'aurait rien d'amusant s'ils se déshabillaient si rapidement et en entier, n'est-ce pas ? Il abandonna le haut pour glisser vers la ceinture, la débouclant lentement tout en gardant son regard fixé à celui de son cadet. L'Américain défit le reste du jean sans pour autant le lui retirer, préférant le laisser en place mais offrant l'espace suffisant pour faufiler ses mains de nouveau contre ses hanches mais uniquement par-dessus le sous-vêtement maintenant, chacun de ses pouces trouvant rapidement leur place contre l'aine de l'Italien. Ses lèvres retrouvèrent une nouvelle fois leurs amies pour un vrai baiser cette fois-ci. Un vrai, un long et un langoureux auquel il prêta sa langue tout en forçant doucement sur ses mains pour rapprocher le plus jeune au maximum, le forçant à se coller contre lui.


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