‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’



 
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 ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’

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Kim Liam
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MessageSujet: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Dim 29 Avr - 15:34


« Je rêve d’un monde bien étoilé. »


« ...est mort à 71 ans dans la nuit, suite à une crise cardiaque.»

Depuis les dernières 24 heures les souvenirs lui revenaient par brides. Des souvenirs dont il pensait ne pas pouvoir s’en souvenir. Il avait l’impression d’avoir connu la sensation d’être dans le ventre de sa mère, il avait l’impression d’avoir compris lorsqu’il fut sorti de cet horrible trou noir. Mais bien évidement ça n’était que des impressions. C’est impossible. Il s’était revu tenir la main de Sora, le mercredi 20 juin 2001 lorsqu’elle s’était soudainement mis à pleurer parce qu’il avait arraché la tête de sa poupée. Il avait sept ans et se disait amoureux de sa propre cousine. Beaucoup de ses souvenirs s’attachaient à sa famille d’origine.

« Elle est très mignonne, tu devrais essayer de l’approcher. Ça ferait un bel héritage à ta famille, mon fils. Soit la fierté. » C’est ce que sa mère adoptive avait dit et Liam avait su lire dans ses yeux. Tout ce qu’elle voulait c’était se remplir les poches, faire de son mariage une annonce médiatique dans le monde entier, elle y voyait l’or, l’argent et les paillettes, avoir d’avantages les éloges de ses amis et ce dire au pouvoir de tout. Il en était sur, ses yeux brillaient lorsqu’elle parlait. Elle en rêvait. Oui, c’était ça. Et son père adoptif qu’en avait-il pensé ? Il ne l’avait pas vu s’exprimer à table du grand restaurent, il était resté là, devant son assiette à piquer la viande rosée dans son grand plat. Il était vieux, son père était très vieux. Il devait arriver vers la fin de la soixantaine ou même était-il à la fin de la soixante dizaines. Il n’en savait rien, il ne sait même pas quand son père est né. Sa barbe blanche, ses mains extrêmement ridées et sèches. Son regard éteint. Il ne ressemblait plus à rien et sa voix qui s’effaçait lorsqu’il prenait la parole, ses gestes s’affaiblissaient et lorsqu’il toussait on avait l’impression que son cœur allait lâcher ou qui le recracherait par la bouche. Ecœurant. Liam ne pouvait s’empêcher de le regarder avec cette mine de dégout. Vieux qu’il était, il rendrait bientôt l’âme. Intérieurement, il l’espérait et il n’aurait peut-être pas dû le penser si fort. Liam, cruel ? Non, juste que par moment il avait envie de disparaître, de devenir quelqu’un d’autre. De ne plus porter le prénom d’Oliver et ni même de Liam. Ses prénoms le dégoutaient, il avait l’impression d’être un imposteur, d’être faux. D’ailleurs il se demandait pourquoi son nom de famille était « Kim » et non celui de son père adoptif. Il ne se connait pas lui-même. Néanmoins, il se demandait comment son père se portait aujourd’hui. Si l’endroit où il était parti lui plaisait, s’il était clair et apaisant. S’il pouvait dormir tranquille, lui qui se plaignait souvent du bruit que sa sœur pouvait faire, bizarrement il espérait. Il espérait qu’il se dise : « Oh Liam me manque beaucoup. Liam est un bon garçon. » Un bon fils. Le brun fixa la télévision sans même porter attention à la petite larme qui s’échappa de son œil et glissa le long de sa joue. Un nouveau jour de pluie. Lorsqu’ils s’en étaient allés pour Los Angeles, sa mère lui avait dit qu’elle reviendrait le voir une fois qu’il aura passé la bague au doigt à cette fille. Il n’avait rien dit. Impossible et ça n’était pas avec cette jolie brune que ça changerait et bien sur sa sœur c’était jeté à ses pieds le suppliant de ne pas épouser cette fille, elle n’était pas d’accord. Lui, non plus, mais le jeu était prenant. D’une, il s’éloignait de tout, ses parents et toutes les lois et puis de deux séduire était une chose qu’il adorait. Pas si mal. Il n’avait que cette mission. Séduire cette enfant cheobol. L’argent il n’en avait rien à faire, avec ce qu’il avait il pouvait tout faire. Il avait les vêtements qu’il désirait, les bijoux qu’il désirait, les objets qu’il désirait, les voitures, mais aussi les femmes. Elles se jetaient toutes à ses pieds. Toute. Sauf… Il alluma une Lucky Strike, la tapa contre le bord de la table pour chasser la cendre du mince papier déchiré, ses yeux fixant toujours la télévision. Sauf elle. Il se demandait ce qu’il devait faire aujourd’hui. Aujourd’hui maintenant qu’il dormait .

« ...est mort à 71 ans dans la nuit, suite à une crise cardiaque…Son testament...» Son téléphone sur la table constamment entrain de sonner, la cigarette à la main, tandis que l’autre tournait les pages du journal du jour, les gros titres sur cette mort n’en finissaient pas. Il réfléchissait. La fin des cours avait sonné depuis deux bonnes heures, la fin de cette longue semaine signifiait la fin des premiers examens et la semaine prochaine serait les tests d’entrée pour l’université qu’il visait. Il n’avait aucune idée de ce qu’il voulait faire, si ça ne tenait qu’à lui il abandonnerait. Continuer dans les sciences peut-être. Devenir anthropologue au pire, c’est ce qu’il disait à Paris une fois qu’il commençait à lui caresser les cheveux et qu’ils parlaient d’avenir. Il soupira et pouffa de rire au message qu’il venait de recevoir « Rentre chez toi ! Va réviser ! » Liam prit pour la première fois de l’après-midi son téléphone portable et lui répondit qu’il était chez lui et qu’il comptait le faire plus tard. Chez lui ? Tu parles. Il avait préféré se rendre chez Liang après les cours pour changer d’air, il avait fait quelques courses, bourrer son panier de plein de cochonneries et arrivé à la caisse il s’était lui-même demandé ce qu’il allait faire de tout ce bordel. Surement dû à l’excitation de le revoir. Surement parce que le dormeur avait cette stupide habitude. Mais en posant les pieds chez le jeune homme, Liam s’était rapidement aperçu qu’il n’était pas encore rentré. Il aurait peut-être dû rentrer se changer, l’uniforme était vraiment une chose qu’il détestait. Tant pis. Il avait retiré sa veste bleu marine aux bordures dorés sur le canapé, déposé son sac au pied de celui-ci, ses clopes et ses clefs sur la table en face et retiré ses chaussures puis il s’était dirigé vers la cuisine pour commencer à cuisiner en espérant que l’autre ce pointe, mais toujours personne. Il avait mangé et pourtant ça n’avait pas apaisé sa faim. Il s’était installé sur le canapé, un paquet de chips sur les genoux, la télévision qui diffusé les dernières informations sur le pays, voilà comment il s’était retrouvé ici. 17h30. Toujours pas là. Il émit un faible son exprimant l’agacement, à quelle heure finissait-il de bosser ? Bossait-il même ? Il laissa passer quelques minutes et écrasa sa cigarette dans le cendrier et fixa un instant à nouveau la télévision. Il tapa bruyamment les pieds contre le sol, les frottant entre eux sous le stress. Il ne l’avait pas prévenu et pourquoi le devait-il ? C’était plus drôle s’il n’était pas au courant. Il passa certains doigts sur sa joue, son corps entier frissonna. Il s’était bien fait amocher cette fois. Qu’avait-il fait pour mériter cela ? Pour qu’on égratigne sa jolie peau ? Il ne s’en souvient pas. Lui, cet enfant à l’odeur de bébé et la peau extrêmement douce, si fragile. Il a beau faire le gros dur, lorsqu’il s’agit de se battre, rien ne va, c’est un perdant pour ce genre de chose et quand il faut avouer ses sentiments c’est encore pire. Il s’affala sur le canapé la télécommande à la main, il piocha dans son paquet de chips et en avala une bouchée. Parce qu’il était amoureux et avait constamment pensé à lui ses derniers temps. Il l’avait déstabilisait à chaque examen, à chaque épreuve oral. Il ressentait son souffle chaud dans son cou, ses gémissements, il l’entendait dire son prénom. Liam se demandait bien s’il n’avait pas foiré ses examens. Ce mec. Ce mec me donne chaud.

Lorsque la porte s’ouvrit, Liam fixa l’encadrement de la porte, il monta un peu plus le volume et soupira comme heureux de le savoir à présent à la maison. « Alexender Oliver Harrens, l'ancien président de la riche entreprise XX est mort à 71 ans dans la nuit, d’une crise cardiaque. Il était aussi connu pour avoir un grand cœur envers les enfants abandonnés. Sa famille…Aucune nouvelle de son fils…sa fille se trouve dans un état critique... » il dormait comme disait Liam. Ne réalisant toujours pas le décès de son pauvre père . Il déposa lentement le paquet de chips sur la table et il s’approcha lentement de Liang. Ses bras passèrent autour de sa taille, sa bouche se colla contre la peau de son cou. « Ne m’en veut pas toi aussi. » dit-il sur cet air mignon. Il était mort. Soulagement ? Tu parles, ça deviendrait encore pire que lorsqu’il était vivant. Il ne voulait même pas s’imaginer la vie sans lui. Sans l’homme qui l’avait recueillit. Sans l’homme qu’il se disait détester et dont il était censé avoir peur. La vie sans un père, une fois de plus abandonné. Sa main caressa doucement les cheveux du plus âgé, il prit légèrement ses distances et le contempla comme à leur première retrouvaille. . « C’est quoi ce regard ? Tu m’en veux? Je peux me faire pardonner si tu veux. » Oublier. Ce dire que tout ira bien et que demain il ne pleuvra plus. Demain, il ne pleura plus. Il ne criera plus. Il faible sourire se dessina sur ses lèvres.





Dernière édition par Kim Liam le Jeu 17 Mai - 20:42, édité 1 fois
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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Lun 30 Avr - 11:20

Liang s’était efforcé de vivre normalement depuis le grand retour de Liam. Il travaillait, comme d’habitude. Il sortait, toujours autant. Il couchait à gauche à droite, mais non sans remord. Ce goût amer dans la bouche chaque fois que ce n’était pas Liam sous ses draps l’étonnait et le prenait par les tripes à chaque fois. D’un coup l’envie de vomir montait, son cœur se compressait, des bourdonnements affreux résonnaient dans sa tête et la seule solution qui apparaissait pour faire taire tout ce tintamarre semblait être de sauter par la fenêtre. Il refusait de s’en vouloir parce que dans le fond il continuait à vivre normalement, enfin selon sa normalité pas très normale, et ne voyait pas pourquoi il ne devrait pas. Liang n’avait rien promis à Liam. Il ne comptait pas lui promettre quoique ce soit. Alors il se gardait le droit de voir ailleurs et de s’amuser. Ce n’était pas un gamin qui allait lui mettre des limites non ? Pourtant, Liang étouffait. Il détestait cette culpabilité non-désirée qui le prenait comme s’il devait quelque chose à Liam. Il ne supportait tellement pas tout ce bordel dans sa tête qu’il se forçait à mettre le nez dehors encore plus, et il rentrait souvent dans des états bien pitoyables ou il ne rentrait pas tout court d’ailleurs. Il se demandait comment son foie faisait pour supporter tout ça. De l’alcool jusqu’à ce qu’il régurgite, de la drogue pas toujours très douce. Tout ce bordel cumulé à un appétit qui régresse et une perte de poids. Se rendait-il malade pour un pauvre mec parmi tant d’autres ? Liang n’y croyait pas. Tout ça pour ce pauvre type. Ce mec à qui il a laissé la clé de chez lui. Celui qui a plus de droits que quiconque mais qui l’ignore. Fatigué, toute cette histoire et ce tourbillon de sentiments le fatiguaient. Il manquait tellement de force et dormait si peu ces derniers temps qu’il en était tombé malade. À sortir trop tard le soir, voilà ce qu’on récolte. Une angine, des migraines, des maux de ventres. Lui qui pourtant n’avait jamais rien et parvenait même à éviter le rhume en hiver. À croire que cette histoire aura sa peau. I wish my brain had a map to tell where my heart should go. Enveloppé dans une écharpe, parapluie à la main, Liang attendait son taxi bien sagement devant le lieu de tournage. Il avait pris une douche à l’hôtel ce qu’il ne faisait jamais normalement, et ses cheveux mouillés par ce temps provoquaient des frissons insupportables. Il voyait ses partenaires sortir un à un du bâtiment. Il les salua d’un signe de la main, baissa la tête en apercevant le producteur qui n’était guère satisfait de ses performances. Lui aussi avait bien vu qu’il ne se trouvait pas dans son état normal, rien que le fait qu’il utilise la salle de bain l’avait surpris. Normalement Liang quittait les hôtels plutôt pressé et en disant à peine au revoir, il ne prenait pas le temps de se laver comme les autres, il préférait le faire chez lui. Le chinois soupira, et bien que ce ne soit pas conseillé dans son cas, sortit une clope de son paquet, et la fuma en attendant patiemment que son taxi arrive.

I still remember the feeling I felt when we first kissed. Le front collé à la vitre, la ville défilait sous ses yeux. Des couples, des familles. Liang n’avait pas l’habitude de rentrer aussi tôt chez lui. Normalement, il voyait les lumières et les dealers. Il trouvait cela plus drôle d’ailleurs. Il essayait de deviner lequel arnaquait ses clients. La voiture s’arrêta devant un immeuble qu’il connaissait bien, le sien. Il donna l’argent du trajet au conducteur, attrapa son sac et quitta le véhicule. Comme un robot il rentra le code, poussa la porte d’entrée et marcha jusqu’à son paillasson. Il adressa un sourire poli mais forcé à sa voisine qui l’espionnait, cherchait-elle à deviner son métier ? Peut être qu’elle savait déjà. Lorsqu’il glissa la sa clé dans sa serrure, il fut surpris de voir que la porte était déjà ouverte. Pas besoin de s’inquiéter, ce n’était pas qu’il avait oublié de la fermer, mais juste qu’un invité un peu spécial devait être là. D’ailleurs, il ne l’avait pas prévenu ce petit con. Liang leva les yeux au ciel, faussement agacé, et referma à clé derrière lui. Il ôta ses chaussures, balança son sac et son parapluie dans un coin. Tiens, Liam regardait les infos ? Un sourire passa sur les visage du chinois, comme si cela lui faisait plaisir que le plus jeune fasse comme chez lui. Allez Liang, dis-le que tu as l’impression de te sentir moins seul. Un sourire qui s’effaça tout de suite à la vue du coréen, il ne voulait pas avoir l’air heureux face à lui. Surtout que mine de rien, il ne lui avait pas envoyé un message ni même appelé pour lui dire qu’il serait là. Il se croyait vraiment chez lui ou quoi ? Liang prit un air mécontent au possible, mais la chaleur de Liam l’apaisa tout de suite. Ses lèvres contre son cou, ce petit courant électrique fort agréable. « Ne m’en veux pas toi aussi. » Liang fronça les sourcils, mais qu’est-ce qu’il racontait encore ? Techniquement, il aurait de quoi lui piquer une crise pour son incruste dans son appartement sans prévenir, mais il n’en avait pas vraiment la motivation. Trop épuisé pour ça, il voulait rester calme. Alors pourquoi le plus jeune lui paraissait aussi étrange ? Cela le dérangeait, le perturbait même. « C’est quoi ce regard ? Tu m’en veux? Je peux me faire pardonner si tu veux. » Pardon ? Liang eut un rire nerveux. N’importe quoi lui, vraiment. Il contourna son cadet pour aller retirer sa veste qu’il accrocha sur une chaise dans la cuisine. Non mais ce gosse, quel gosse justement Il remit correctement son écharpe autour de son cou tout en toussotant légèrement, et d’un coup se retourna vers le plan de travail. Cette odeur. « Tu as fait à manger ? » à nouveau un faible sourire, vite il faut l’enlever. Liam se prenait-il pour une fée du logis ? Le chinois ricana tout seul en l’imaginant comme telle, avec un déguisement de soubrette tiens. Il se retourna vers lui, et lui ébouriffa les cheveux comme on le ferait à un gosse. Il sentait quelque chose d’étrange dans l’air, et cette fois ce n’était pas dû à la tension qui régnait normalement entre eux. « T’sais, si t’as un problème, j’suis pas sur d’être le mec qui faut pour t’consoler. » Le chinois haussa les épaules, et passa devant lui pour se rendre dans sa chambre. « J‘vais me mettre à l‘aise. »

Il revint deux petites minutes plus tard, uniquement vêtu d’un boxer et d’un t-shirt. Il avait laissé tomber l’écharpe qui ne servirait à rien s’il restait aussi peu habillé. Néanmoins, il avait emmené sa couette, et il la passa autour de Liam avant de se coller contre lui. Le bout de son nez contre son cou, il remplissait ses poumons de son parfum. Même totalement sobre, il se comportait comme un chaton avec lui. Pourquoi Liam ? Pourquoi tu le fais fondre comme de la guimauve ? Il frôla sa peau de ses lèvres, y déposa plusieurs baisers alors que ses mains tenaient fermement la couette autour d’eux. « C‘est de ta faute si je suis malade. » Liang considérait réellement que Liam était coupable de sa maladie. Il ne tombait jamais malade, et s’il avait autant dépassé ses limites, c’était uniquement à cause de Liam. Il avait essayé de se prouver quelque chose, de se prouver que ce mec là n’était rien. Il aimerait tant qu’il ne soit rien pour lui. Il releva la tête, et commença à faire quelques pas en arrière pour rejoindre le canapé où il se laissa tomber avec le plus jeune. Mais comme leur position n’avait rien de confortable, il dû se lever pour pouvoir s’installer à ses côtés, ses longues et fines jambes sur les cuisses de Liam, et sa tête bien callé contre son épaule. Il lutta un moment pour bien les enrouler tous les deux dans la couette, pestant même comme un enfant, et finalement, lorsqu’il estima que tout était bien, il tendit le bras pour attraper le paquet de cigarettes et le briquet de son amant. Il ne dira rien pour une clope non ? Liang tira une longue latte et toussa juste après. Pas bon pour sa gorge ça, pas bon du tout. Les infos passaient toujours sur l’écran. Un homme important était mort, Liang qui ne suivait rien ne savait même pas exactement de qui il s’agissait, pour dire vrai il s’en fichait. « Tu as cours demain ? » Comment en était-il arrivé là ? À passer de tels moments avec Liam ? Cela ne lui déplaisait pas, il appréciait la douceur de son cadet envers lui. Il se sentait plus léger en sa présence, et ça lui faisait un bien fou dans sa vie mouvementée. Il essayait de s’intéresser à lui, d’en savoir plus. Ils ne se connaissaient toujours pas, en dehors de leurs anatomies. Mais Liang devenait de plus en plus curieux. Il termina sa clope, et l’écrasa dans son cendrier. Il vint chevaucher Liam, s’installant à califourchon sur ses jambes, et passa ses mains dans sa nuque. Il approcha ses lèvres des siennes, venant lui voler leur premier baiser de la soirée. Un baiser plein d’une tendresse que Liam était le seul à connaître. Un baiser lent presque innocent, comme un baiser d’adolescent. Liang remonta ses mains jusqu’à son visage, et caressait ses joues en même temps, avant de mettre fin à leur embrassade après une longue minute. « Si tu es venu juste pour me sauter va falloir que tu me motives, parce que j’suis vraiment crevé. » Il lui adressa un petit sourire moqueur avant de lui pincer la joue. Il remarqua alors la chemise. Tiens, tiens. Il ne put s’empêcher de rire doucement, cela lui donnait l’impression d’être un vieux. Il tira sur son col tout en le regardant dans les yeux. « Ne serais-tu pas en uniforme ? Tu veux que je me sente l’âme d’un pédophile ? Ou peut être comptes-tu m’envoyer en prison pour détournement de mineur ? Ah non, c’est vrai, tu es majeur maintenant. »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mar 1 Mai - 12:10

Il avait besoin de chaleur, de repère, d’être à l’aise et de se sentir à nouveau bien. Faire le vide dans sa tête, contenir ce brouhaha, ses voix et ses rires ainsi que ses souvenirs. Ce souvenir, c’est bon pour les faibles, les cons, pour ceux qui aiment vivre dans le passé et qui n’avanceront jamais. Ce sont ceux qui resteront seuls. Peut-être un peu comme moi. Déchirer et tout recommencer à zéro. Il était venu ici dans l’espoir de faire renaître en lui cette flamme et cette douceur à laquelle il était par malheur attaché. Et Liang était le seul à pouvoir le faire si facilement. Il se colla contre lui, humant son parfum, il traversa ses deux narines et comme toujours ses sens revinrent à la surface, cette envie de gouter ses lèvres, de le toucher et de respirer à plein poumons. Son front frôla ses quelques mèches humides. Il avait prit la pluie ? Une douche ? Des tonnes de questions traversèrent son esprit, elles lui piquaient même les lèvres, mais n’osait pas ouvrir la bouche. Ça n’est pas son problème de toute façon, du moment qu’il est là, tout proche de lui tout allait bien pour lui. Comme un enfant bienheureux, Liam soupira bruyamment en laissant lâchement tomber ses épaules, comme libérer. Qu’il ne lui en veuille pas, oui, qu’il ne le rejette pas, de peur de se retrouver à nouveau tout seul et de patauger dans cette boue. Il n’en pouvait plus, il était horriblement épuisé et se demandait quand es-ce que la vie lui laissera un temps pour souffler. Un jour où il pourra se dire qu’il n’est pas si mal de vivre. Il se sépara doucement de celui qu’il aimait et le regarda dans les yeux. Il avait l’air épuisé, le boulot devait vraiment le claquer, les poches sous ses yeux étaient affreuses, il ne l’avait jamais vu aussi éteint qu’aujourd’hui. Peut-être devrait-il le côtoyer plus souvent, squatter plus souvent chez lui et pourquoi pas à son tour lui donner l’adresse de chez lui pour qu’il vienne le plus souvent possible, qu’il le console tous les jours, en vrai il avait besoin de ça. De réconfort. Il sourit agréablement passant le bout de ses doigts sous ses horribles poches, puis un baiser sur son front. Il ferma un instant les yeux le regardant partir en direction de la cuisine. Il le suivit comme si c’était automatique, les mains dans les poches de son pantalon bleu marine. Il rangea sa chemise blanche dans son pantalon, essuya les épaules de son pull et leva la tête lorsqu’il prit la parole se figeant d’un coup. « Tu as fait à manger ? » Il pencha la tête un peu la tête, l’air tout bête et hocha la tête tout simplement. « Il en reste dans le frigo si tu veux. Mais tu risques de ne pas aimer ça par contre. » Du ragoût. Le plat favori du jeune homme, c’était ce que sa mère faisait de mieux et c’était la seule bouffe qu’il arrivait à ingurgiter malgré le fait qu’elle y ajoute un peu de lait. Liam n’a jamais vraiment aimé cuisiner, mais regardait sa mère le faire, c’était tout de même son plat préféré ce seul souvenir lui décrocha un sourire. Il avait voulu faire comme elle. Un challenge, un vrai. Il avait bouffé son ragoût mais le trouvait…mangeable, seulement mangeable, rien à voir avec ce que sa mère faisait. Au moins il l’avait prévenu. Il baissa la tête, nostalgique. Il ne se savait pas aussi attaché à sa famille adoptive, lui qui voulait se casser le plus vite possible, lui qui disait n’avoir besoin de rien. Il ferma un instant les yeux, les mains toujours dans les poches, ailleurs. La main du plus vieux sur sa tête eu comme un effet de réveil pour lui, pour qui le prenait-il ? Un gosse ? « T’sais, si t’as un problème, j’suis pas sur d’être le mec qui faut pour t’consoler. » Un simple silence. Il ne dit rien, il n’avait pas envie de parler de ça avec lui, il ne voulait pas qu’il le voit dans un état miséreux. Ça ne lui ressemblait pas. Il croisa les bras et le regarda se dirigeait en direction de sa chambre. Oui, qu’il aille se mettre à l’aise. Il tourna les talons, se précipitant aux pieds de la table basse, il éteignit son téléphone qui n’en finissait plus de sonner. Un appel masqué, surement sa mère, elle disait avoir changé de numéro. Il l’éteignit tout de même. Fixant à nouveau l’écran de la télévision. Comment les médias se permettaient de le décrire comme ce genre d’homme. Un homme au grand cœur, un homme admirable, aimant offrir de l’amour. Ils n’y connaissaient rien, de quel droit se permettaient-ils de parler d’un homme dont il ignorait le caractère. Il était froid. Non, le mot n’était pas le bon il était glacial et tellement désagréable, trop strict par moment. Il le regardait comme s’il regrettait de l’avoir adopté, comme s’il voulait le tuer.

Le bout de son nez frôla son cou, l’épaisse couette les recouvert de la tête aux pieds. Liam se tourna vers le chinois lâchant un peu la télévision qui ne cessait de l’interpeller à tout moment. Il passa un bras autour de sa taille et gonfla au fur à mesure les joues lorsque ses lèvres se déposaient sur les siennes l’air tout heureux. Ils avaient l’air d’un couple, un couple que Liam aimerait voir exister et qu’il ne cessait de s’imaginer lorsqu’ils se trouvaient dans de telle de situation. Liang ne ressent-il rien ? Tu n’entends pas mon cœur qui bat. « C‘est de ta faute si je suis malade. » C’est de ta faute si je suis amoureux. aurait-il voulu rétorquer. De sa faute ? Contrairement au plus vieux, Liam était persuadé qu’il ne sortait pas bien couvert, qu’il se négligeait et en plus de ça il ne devait pas avoir une alimentation équilibrée. Il lui pinça gentiment la hanche histoire de se venger. De quoi parlait-il, non mais vraiment, il n’y était pour rien dans cette histoire ! Sur et certain en plus. « Tu veux peut-être que je te serve d’antibiotique ? Monsieur « je te refile ma maladie par bisou empoissonné » ?» parce que oui, il était évident qu’en l’embrassant, le collant et ainsi de suite il allait finir par chopper sa satanée maladie. Il était plus douillé, plus fragile et lorsqu’il tombait malade, il devenait hyperbole et hyperactif. J’vais mourir qu’il disait à chaque fois en se mouchant le nez jusqu’à en peler, misérable, un gosse quoi et c’est ce qui lui ressemble le mieux. Il se laissa doucement rejoindre le canapé, l’homme qu’il aime à ses côtés. Il ne put s’empêcher de rire à l’éclat en le voyant bouger dans tous les sens, cette position là, puis une autre quelques secondes plus tard et il en adaptait une autre, avant qu’il ne s’arrête totalement et ne se cale contre lui, la couverture qui enroulait leurs deux corps, qu’es que ça pouvait faire du bien. Il caressa ses cheveux à plusieurs reprises, posant un baiser sur son front. Ses yeux le regardaient prendre ses clopes et son briquet, il n’avait même pas envie de le provoquer à ce sujet, même si en temps normal il en aurait crevé d’envie. « Touche pas mes clopes, va plutôt prendre tes Malboro dégelasse ! » ou un « Tu sais combien elles coûtent celle-ci ? » mais il ne dit rien, sa main caressant toujours ses cheveux, il les prenait dans ses mains, les tournaient autour de ses doigts, il lui caressait les racines et ça tout en douceur, comme s’il était une matière d’or, un pot magnifique qu’il ne faut en aucun cas briser. Ses yeux qui ne pouvaient s’empêcher de fixer la télévision, l’odeur de la bonne cigarette qui dansait dans le petit salon. Liam pencha la tête lorsqu’il put apercevoir sa mère à la télévision. Elle avait l’air si triste, qu’elle ne s’arrêtait même pas pour discutailler avec les journalistes qui la bombardaient de photos et de questions. Que voulaient-ils qu’elle réponde ? Comment répondre dans une telle situation ? Il émit un nouveau son d’agacement avec sa bouche. « Tu as cours demain ? » il ne répondit pas tout de suite, trop concentré sur la femme qui l’avait élevé, il l’a suivait du regard pour voir si elle prendrait bien la voiture sans même prendre la peine de leur répondre et c’est ce qu’elle fit à son plus grand soulagement. « Ouais. » il arrêta ses caresses dans sa belle chevelure et reprit « J’pense pas m’y rendre, ça me soule en ce moment. Et toi tu bosses? » il prit à son tour une cigarette qu’il ne grilla pas de tout suite, Liang ayant écrasé la sienne dans le cendrier, ça ne lui donnait plus trop envie finalement. Liam retint la couette pour qu’elle ne tombe pas lorsqu’il changea de position et l’enroula autour de son corps fin. Le premier baiser de la soirée. Il profita de se délecter des lèvres de son aîné, il aimait ce genre de baiser. Sa langue caressait le haut de sa lèvre tout doucement, lentement, sensuellement. Ses mains baladeuses griffaient gentiment de bas en haut ses côtes. Depuis quand était-il devenu aussi doux avec lui. « Si tu es venu juste pour me sauter va falloir que tu me motives, parce que j’suis vraiment crevé. » il leva les yeux aux plafond avec cette moue adorable. Mais quel con ce type. N’importe quoi, il n’était pas ce genre de type, ce genre pervers, il n’était plus l’homme qu’il avait connu il y a deux ans et il ne voulait pas que leur « relation » ne soit basé que sur le sexe. Chose qu’il aurait pourtant aimé, il adorait lui faire l’amour mais dans un état pareil ça ne serait pas drôle il avait l’air tellement fatigué. « Je suis venu ici parce que tu me manquais, c’est tout. » Et il ne mentait pas. Il regrettait même de l’avoir dit, vulnérable. Il l’écraserait pour avoir dit ses mots tout hauts – ou pas – . Sa bouche se posa contre son cou, puis sur sa bouche et ça en toute douceur. Agir comme ça finira par le tuer. « Ne serais-tu pas en uniforme ? Tu veux que je me sente l’âme d’un pédophile ? Ou peut être comptes-tu m’envoyer en prison pour détournement de mineur ? Ah non, c’est vrai, tu es majeur maintenant. » il ne put s’empêcher de rire à s’en décrocher la mâchoire. La bonne blague, Liang le pédophile. A l’époque, si ses parents l’avaient su, ils l’auraient surement fait. Terrorisés pour un rien. Remarque ça aurait pu être drôle, peut-être qu’ils n’auraient pas étés là à se cajoler, peut-être qu’il aurait regretté. Bien évidement qu’il aurait regretté Liang et puis il était amoureux. Comment dénoncer l’homme que l’on aime. Il croisa les bras et s’humecta les lèvres à plusieurs reprises cet énorme sourire accrocher sur les lèvres. « L’uniforme te dérange ? T’as l’impression de te coltiner un gamin, c’est ça? Tu sais que tu me vexes là ? » dit-il faussement outré, en posant quelques minutes plus tard ses lèvres sur les siennes.

« Tu as terminé tôt le boulot. Je m’étais fais à l’idée que tu rentrerais plus tard. Et puis…J’ai l’impression de ne pas tomber au bon moment, tu as l’air vraiment fatigué. » sa main se posa sur sa joue et d’un geste lent son pouce vint lui caresser la vilaine poche. Réellement fatigué, s’il avait su il serait passé un autre jour. Peignait-il vraiment pour terminer le boulot avec ce genre de mine ? Il se le demandait vraiment. Ce serait-il trompé ? Lui aurait-il menti ? Avait-il vraiment arrêté ? Il porta la cigarette à ses lèvres et l’alluma. Il aspira une longue bouffée. Il garde la fumée dans sa gorge quelques secondes, avant de la laisser s'échapper dans un long soupir. Son regard dans celui de Liang, il était intrigué maintenant. Qu’es que tu me caches toi. Il tandis l’oreille pour continuer d’écouter les informations qui ne cessaient de se répéter, ça en devenait lourd, c’est vrai, mais il ne pouvait s’empêcher de les entendre. « Je vois aussi que tu as fais un peu de ménage dans ton salon. C’est pas encore ça, hm. » dit-il sur un air moqueur. Mais disons qu’il avait fait l’effort, le geste était déjà adorable. Avait-il pensé à lui pendant qu’il l’avait arrangé ? Surement n’es-ce pas ?



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mar 1 Mai - 15:04

Liang ne comprenait pas trop ce qui se passait dans sa tête. Il ne saisissait pas le pourquoi du comment, ignorait totalement en quoi Liam était si différent. Il aimerait pourtant savoir ce que le jeune homme avait en plus pour réussir à le rendre aussi paisible. Plus le temps passait, plus il oubliait d’être méchant avec lui et de prendre ses distances. Les barrières tombaient une à une sans qu’il n’en prenne véritablement conscience. Il sentait juste que quelque chose était en train de changer de manière plutôt radicale chez lui. Cela le dérangeait, mais il ne voyait pas comment faire face, comment lutter. Comme si Liam avait un non-négligeable sur lui. Il le perturbait autant qu’il le calmait. Liang respirait à ses côtés, il n’étouffait pas, ne se noyait pas. Il avait presque l’impression d’être normal. Oh Liam, pourquoi est-ce que j’aime tant ton odeur ? Pourquoi tu me couvres de douceur ? Niais, il pourrait le trouver niais ou collant, mais il le trouvait juste adorable. Digne d’être aimé, mais vraisemblablement sur le point de commettre une erreur. S’attacher autant à lui, quelle mauvaise idée. Liang crèvera son cœur, il ne sait faire que ça. Pour le moment, il en profite. Il profite de ses bras et de tout ce qu’il lui offre. Il aime cette chaleur, et sa tendresse. Il apprécie de se sentir en sécurité. On se sent plus fort lorsqu’on nous aime. Liang ne faisait malheureusement pas le lien entre ses sentiments, et toutes les sensations qui le bousculaient en présence du coréen. Il se trouvait si perdu, qu’il en était tombé malade. À réfléchir sans cesse, à faire n’importe quoi pour le sortir de ses pensées. Liam le hantait, et ça le bouffait. Mais quand il est là, alors ça va. Liang soupira, il rejetait toute la responsabilité de leur étrange relation sur le dos de son cadet. Cela ne le gênait pas, à vrai dire, ça l’arrangeait même. Cela l’empêchait de se poser certaines questions. « Tu veux peut-être que je te serve d’antibiotique ? Monsieur « je te refile ma maladie par bisou empoissonné » ? » Liang pouffa de rire au creux de son cou, et ne cessa pas pour autant ses baisers, il se colla même un peu plus à lui. Vraiment, il adorait cette homme. Il se haïssait pour ça, mais il tenait beaucoup à lui. Il ne lui avouera jamais, parce que dans sa tête, un jour ou l’autre, Liam le laissera. Après tout, on ne reste pas avec un raté comme lui. Mais pour le moment, tant qu’il est là. Liang en profiterait. Il prendra tout ce qu’il peut de lui, tout cet amour qu’il sent bien présent, et qu’il aime. Il aime l’amour que cet homme a pour lui. Et il aime cet homme aussi. C’est un secret, il ne faut pas le dire. Liam, si seulement je n’étais pas comme ça. Cette légèreté avec lui, comme s’il retrouvait un peu de son innocence, comme s’il n’avait rien à prouver à Liam parce qu’il accepte tel qu’il est. C’est si bon de laisser tomber le masque quelque fois, mais tellement effrayant lorsqu’on l’enlève aussi facilement pour les beaux yeux de quelqu’un. « Parce que tu ne veux pas de mes bisous si je suis malade ? » Chuchota-t-il à son oreille avec un petit air malicieux. « Tu ne m’aimes plus si mes baisers sont empoisonnés ? » Liang, si maladroit et si détestable de jouer de la confession de Liam lors de leur retrouvaille mais en même temps tellement heureux de se dire que cet homme est dingue de lui. Il pouffa de rire encore une fois, tout en l’entrainant vers le canapé pour encore plus de tendresse. Décidemment Liang, tu perds les pédales.

Là, il chercha un moment une position confortable et en entendant Liam rire, il ne put s’empêcher de sourire d’abord, comme attendri avant de le taper au niveau de l’épaule avec un air faussement vexé. Non mais, ils ne sont pas biens là ? Maintenant qu’il a fait tout le sale boulot ? Si ils sont biens. En tout cas, Liang est bien au chaud. La chaleur de Liam et celle de la couette autour d’eux en complément, parfait. Un vrai mode cocooning comme s’ils étaient en couple. Un couple. Ils ne pourrait jamais en être un. Liang n’arriverait pas à se poser. Il ne pourrait pas lui promettre d’être fidèle ou même arrêter ses conneries dans le monde de la nuit. Puis il devrait aussi négocier pour annuler son contrat, quitter son job, non vraiment. Il ne pouvait pas faire tout ça. Il ne se sentait pas capable de tels efforts. Pourtant, ils agissaient comme tel, l’un comme l’autre. Liam parce qu’il vivait comme si c’était chez lui, parce qu’il lui avait laissé une note lui disant de ranger. Liang parce qu’il se lovait contre lui en quête de tendresse et de confort. Liang ferma les yeux au baiser sur son front, et sourit le plus discrètement possible. Il ne voulait pas avoir l’air trop heureux. Alors il se cacha derrière une clope qu’il vola au plus jeune sans rien demander. Il s’attendait à l’entendre râler mais non, rien. Sa main dans ses cheveux, ses caresses si rassurantes, il laissa retomber lourdement sa tête contre son épaule, et ferma les yeux pendant qu’il fumait. Il entendait la télé, mais ne s’en préoccupait. Il sentait le coréen un peu tendu, mais il ne lui demandera pas pourquoi. Il ne semblait pas vouloir lui parler, et il comprenait. Ils ne se connaissaient pas tant que ça après tout, voir même pas du tout. Il savait son âge, son prénom, son numéro de téléphone, et quoi d’autre ? Liang rouvrit les yeux, lui demanda s’il avait cours demain, ou si, peut être, il pourrait passer encore des moments comme celui-ci avec lui. « Ouais. J’pense pas m’y rendre, ça me soule en ce moment. Et toi tu bosses? » Liang secoua la tête avant de tirer une dernière fois sur sa cigarette puis de l’écraser dans le cendrier. « Non, demain c’est jour de repos. Tu as quelque chose à faire ou euh .. Tu resteras ave moi ? » Imbécile. Il était gêné, et se sentait con de lui demander ça. Ça faisait vraiment le mec en demande. Il détestait avoir l’air ne serait-ce qu’un tout petit peu dépendant du jeune homme. Il ne voulait pas qu’il réalise combien l’avoir avec lui l’apaisait. Liang souffla avant de s’installer sur Liam, ses jambes de chaque côté de ses cuisses et leurs lèvres se retrouvèrent enfin. Pour leur plus grand plaisir. Un frisson agréable parcourait son corps. Il souriait parce qu’il sentait la pointe de sa langue sur sa bouche, et parce que les mains du plus jeune le griffait à travers le t-shirt. Tout est si différent quand ce sont tes mains sur mon corps. Néanmoins, Liang se souvenait lui avoir donner sa clé pour qu’ils se voient plus souvent certes, mais dans un but plutôt précis. Malheureusement aujourd’hui il était malade et fatigué. Tellement qu’on l’avait renvoyé chez lui alors bon. Liang se pinça les lèvres en le voyant lever les yeux au ciel, alors il n’était pas venu juste pour ça ? Vous n’imaginez même pas combien cela touchait le plus âgé, combien il appréciait de se sentir comme plus qu’une simple pute. « Je suis venu ici parce que tu me manquais, c’est tout. » Oh, ne serait-ce pas un peu de rouge sur tes joues Liang ? Aussitôt, le chinois cacha son visage dans le cou de Liam. Pourquoi lui répondait-il aussi franchement ? Ne craignait-il pas qu’il se moque de lui ? Ou avait-il pris conscience qu’il ne le fera peut être plus ? Liang l’embrassa dans le cou une, deux, trois fois peut être puis le bout de son nez frôla sa peau jusqu’à son oreille. « Ne me dis pas des choses comme ça.» Ou plutôt ; Keep on saying that you love me. Liang trouva rapidement un moyen pour changer de sujet, et commença à se moquer de lui parce qu’il portait l’uniforme. Il se sentait un peu vieux pour le coup. On les sent les quatre années de différences là. Mais s’il prétendait que cela le gênait, ce n’était pas réellement le cas. Il le trouvait adorable en uniforme. Ça faisait petit garçon sage. « L’uniforme te dérange ? T’as l’impression de te coltiner un gamin, c’est ça? Tu sais que tu me vexes là ? » Il rit, alors comme ça cela le vexait ? Il n’eut pas le temps de rire trop longtemps, ses lèvres se retrouvant rapidement occupées. D’ailleurs, Liang n’hésita pas à prolonger leur baiser, et passa une main dans les cheveux du plus jeune pendant qu’il jouait habilement avec ses lèvres. Il s’appuya même un peu plus contre son corps, et dès qu’il put parler plaça une condition. « Il ne me dérange pas si je suis le seul à pouvoir l‘enlever hm ? » Sur ces mots, il tira sur la chemise de Liam pour la sortir de son pantalon et y faire passer ses mains froides en-dessous. Il pouffa de rire parce que cela le fit sursauter, et déposa un chaste baiser sur sa bouche avant de caler sa tête sur son épaule.

« Tu as terminé tôt le boulot. Je m’étais fais à l’idée que tu rentrerais plus tard. Et puis…J’ai l’impression de ne pas tomber au bon moment, tu as l’air vraiment fatigué. » Liang poussa un long soupir. Si Liam savait, oh oui, s’il savait ce qu’il fait de ses journées et de son corps. Peut être qu’il ne l’aimerait pas autant. Il ne voulait pas qu’il l’apprenne, et même, il espérait qu’il ne lui demanderait jamais. Parce que tant qu’il ne posera pas la question, Liang ne lui dira rien. Par contre, le jour où il voudra savoir, il se sentira surement obligé de lui dire. Il pourrait lui mentir ouais, mais bizarrement, il n’en avait pas l’envie. Non, il ne voulait pas mentir à Liam. Pourquoi ? Bonne question. Il lui cachait bien assez de choses déjà. « J‘étais justement trop fatigué pour faire quelque chose de convenable, alors ils m‘ont dit de partir. » Il haussa les épaules, et le regarda allumer sa clope. Il s’en fumerait bien encore une mais avec la gorge en feu, cela coupait un peu son envie. Il soupira, agacé par le fait d’être malade, et après un moment à regarder Liam dans les yeux, se leva laissant passer un courant d’air froid sur leurs deux corps. Il remua son popotin jusqu’à la cuisine mais s’arrêta pile avant de rentrer dans celle-ci. « Je vois aussi que tu as fais un peu de ménage dans ton salon. C’est pas encore ça, hm. » Un sourire. Encore un. Alors il l’avait remarqué ? Liang n’appréciait pas lorsque c’était trop rangé, néanmoins, il n’avait pas pu s’empêcher de faire un peu de place juste pour Liam. Oui, parce qu’il ne semblait pas aimer le désordre, il avait fait le ménage. Incroyable non ? Surtout que Liam n’allait pas vivre ici. Liang se demandait toujours pourquoi il avait fait ça enfin en tout cas, maintenant c’était fait. Néanmoins, il ne répondit pas à sa remarque, et commença à préparer du café. « Liam, est-ce que tu veux du café ? » Cria-t-il pour qu’il l’entende. Non, est-ce que c’est pas des manières de couple ça ? Préparer un café à son amant, faire les larves amoureuses sur le canapé. Enfin, vous voyez. Cela ne lui déplaisait pas pourtant. Il revint dans le salon avec deux tasses et les posa sur la table basse. Il buvait son café tiède, alors il devait attendre. Debout devant la télé, face au canapé, il remarqua alors la veste de Liam. Non, vraiment, il ne pouvait pas s’en empêcher. Il attrapa la veste bleu marine et l’enfila aussitôt. Oh, un peu trop large. Faut dire qu’il avait perdu du poids et que déjà à la base il n’était pas bien épais. Puis Liam était légèrement plus grand que lui aussi. Ridicule vraiment, il tourna sur lui-même plusieurs fois avant de se pencher pour embrasser son amant du bout des lèvres. « Mon gros bébé. » Puis il éclata de rire. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Pourquoi se sentait-il aussi libre ? Je ne contrôle plus rien et c’est de ta faute. Le chinois contempla pendant de longues secondes son ancien client, puis il passa son index sur ses lèvres, sur son nez, sous ses yeux. Magnifique, il deviendra un homme magnifique. Beaucoup plus viril que lui. Il le trouvait tellement beau. À tel point, qu’il eut soudainement un éclair. Il contourna le canapé et se mit à chercher un peu dans son bordel désormais mieux organisé. Il attrapa plusieurs crayons qu’il mit dans sa bouche, et souleva une pile de feuilles pour y trouver un grand bloc de papiers. Puis hop, il sauta sur le canapé, toujours habillé de la veste du coréen et il prit son menton entre ses doigts. « Laisse-moi te dessiner. » Un petit baiser. Un deuxième. Un troisième, et pleins d’autres encore. « S‘il te plait. » Liang poli ? Que de progrès.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mar 1 Mai - 22:20

Les gouttes de pluies ne cessaient de tomber à l’extérieur, le vent se faisait rude on avait presque l’impression qu’il arracherait les arbres par la racine si ça continuait comme ça. Le genre de temps que Liam n’aime pas. Il essayait de se trouver une bonne excuse pour ne pas rentrer chez lui. Il avait envie de dormir ici, de s’éterniser ici et pourquoi ne pas oublier. Parce que c’était ce qu’il voulait et rien d’autre. Il pensait faire ça, passer la soirée avec Liang et puis ça faisait un bail qu’ils ne s’étaient pas vu, raison de plus pour profiter de cet horrible temps. Il leva les yeux au plafond, son cœur ne cessait de battre dans sa poitrine, il était heureux, plus il lui parlait, plus il arrivait à oublier. Il se sentait bien, de nouveau dans cette bulle qu’ils arrivaient à se créer lorsqu’ils se touchent, qu’ils s’embrassent. Ils se renouent, comme s’ils étaient liés. Heureux et bien tu ne le devrais pas, monsieur. Oui, il le savait et se sentait comme ingrat de sourire dans une telle situation. Un homme est mort aujourd’hui. Son père est mort et il souriait, il arrivait à oublier tout ça et profiter de l’homme qu’il aime. Est-il un mauvais fils ? Pourquoi ne quitte-t-il pas Séoul pour rejoindre sa mère et sa sœur ? Elles n’ont pas besoin de moi. Tu parles. C’était ce qu’il disait parce qu’il n’avait pas envie de partir et de le perdre une nouvelle fois, il ne voulait pas qu’il l’oublie et s’attache à un autre homme. Partir, il n’en avait pas envie. Si elle lui demandait de revenir il dirait qu’il ferait tout pour venir leur rendre visite le plus tôt possible, mais que séduire la fille était plus important pour le moment. Pour qu’elle puisse être fière de son fils, pour qu’elle le laisse un peu respirer. Il avait l’impression de se sentir sale, d’être mauvais à la limite du monstre. Pourquoi agissait-il de la sorte ? Il n’en sait rien, c’est de la faute à Liang, c’est lui qui le rend comme ça. « Tu ne m’aimes plus si mes baisers sont empoisonnés ? » il retomba sur Terre, un sourire se dessina sur ses lèvres pulpeuses, il l’aimerait même si ses baisers étaient boueux. Les baisers empoisonnés ne sont pas vraiment un problème pour lui, mais Liang avait intérêt à assumer s’il tombait malade et bizarrement il espérait que ça se passe comme ça. Il lui demanderait de lui faire à manger, de le nourrir en plus de ça, mais aussi de border et une chanson avant de dormir. Il en profiterait un max, ah ouais, il n’imagine même pas comment il peut être chiant et immature, oh non, tu ne sais pas encore Liang. « Ducon, je t’aime. » Encore pire que Liang. Sa bouche s’écrasa sur la sienne, un baiser un tout simple, appuyé mais rien de plus. Il l’aimait tellement qu’il ne se retenait même plus de lui flanquait ses sentiments en pleine tête. Oui, c’est bien ça Liam, tu viens de lui dire tout ce que tu ne voulais pas dire depuis le début, mais le mot, le mot complet mon gars. Il sépara avec délicatesse sa bouche de la sienne un léger filet de bave les reliant encore. Il s’humecta les lèvres, l’air totalement ailleurs, gêné, non mais qu’es que ça peut être nunuche. T’as pas l’air con à balancer tes sentiments de la sorte. Le brun ravala sa salive et tourna la les yeux la cuisine, comme s’il y cherchait quelque chose, tenant toujours la taille du plus vieux. Il devait vraiment le prendre pour une gonzesse. Le silence le tuait vraiment, mais il fut rassuré lorsqu’ils rejoignirent le canapé ensemble. Liang avait l’air d’un enfant. Les traits de son visage étaient si fins, si propres, il ne disait rien de grossier et ses yeux, on aurait dit un petit chien perdu. Liam eu un petit rire et baissa stupidement la tête, retenant la couette à l’aide d’une main pour qu’il ne tombe pas. Il était bien là, l’odeur de la cigarette l’apaisait et en l’entendant tousser, Liam se demanda s’il était prudent de le laisser fumer. Sa réponse à lui était non, mais il n’avait pas de leçon à lui donner, il faisait la même chose lorsqu’il attrapait la crève. Il fumait, plus que d’habitude en plus de ça, il pouvait se descendre la moitié du paquet dans toute la journée. Il devrait peut-être arrêter de fumer. Ça n’était pas bon pour lui, sa santé et puis il était tout jeune. Le chinois devrait aussi faire la même. Il fumait beaucoup plus que lui. Qu’il fasse attention ! Sa main dans ses cheveux à le cajoler comme un enfant, ses yeux rivaient sur l’écran télévisé. Il fixait les images de son père qui ne cessait de défiler dans l’actualité. Ses yeux cherchèrent ensuite le journal du matin sur la table basse, il y était encore. Il ne voulait pas le perdre, pas moyen. Il sortit de sa rêverie lorsqu’il lui demanda s’il avait cours. Cours ? Il cligna plusieurs fois des yeux et confirma que c’était vrai, mais il ne comptait pas se présenter. La plus grosse partie des examens étaient passés, il fallait qu’il se repose un peu et avec tout ce grabuge dans sa tête il ne pourrait pas suivre. Il voulait se reposer. Il lui retourna la question, il était curieux de savoir s’il devrait se retirer demain matin ou pas du tout. Il écrasa sa cigarette dans le cendrier. « Non, demain c’est jour de repos. Tu as quelque chose à faire ou euh .. Tu resteras avec moi ? » Il s’étouffa avec sa propre salive, toussant comme un damné laissant sa tête tomber en arrière, non mais quel idiot. Il n’en croyait pas ses oreilles. Tout ça voulait-il dire qu’il n’était pas indifférent à ses sentiments ? Qu’il n’était pas le seul à apprécier cette douce et agréable situation, cette aise. Non, il n’était pas le seul, pas vrai. Il se mordilla l’intérieur de la joue ne savant pas quoi répondre, il réfléchissait tellement. Non, je peux pas dire ça, c’est trop ringard ! Ça non plus, non mais il va me prendre pour quoi ! « Pourquoi pas. » Balle entre les deux yeux et avoir la force pour se balancer par dessus un immense fossé, voilà ce qu’il avait envie de faire. Un couple. Ils étaient à la limite du couple.

Fumer, il fallait qu’il fume pour déstresser. L’envie d’une petite seconde pour qu’elle ne s’éteigne d’un coup. Il retenait encore l’épaisse couette entre ses doigts, le laissant mieux s’installer sur ses jambes, quel pervers. Que voulait-il maintenant ? Les yeux de Liam regardèrent un instant le corps de son amant en se mordant la lèvre inférieure. Bordel, le simple fait de le regarder le rendait presque fou, il avait envie de l’embrasser, de le mettre à nu encore une fois et de lui dire à quel point il pouvait l’aimer. Dommage pour lui, aujourd’hui ça ne sera pas le cas et puis de toute manière il n’était pas venu pour ça. Oui, du réconfort, c’était seulement ce qu’il cherchait. Un baiser tout aussi innocent que sensuel, des gestes naïfs. Rien à voir avec cette sauvage nuit qu’il avait eu. Il avait l’impression d’avoir un autre homme en face de lui, il ne se moquait plus de lui, il n’était plus aussi froid et distant. La blague, il venait chercher la tendresse lorsqu’il en avait besoin, chose qu’il s’était dit impossible avant aujourd’hui. Même dans ses rêves les plus fous Liang ne faisait jamais le premier pas, il le dominait toujours, le mettait à terre et Liam obéissait. Tu parles d’un rêve, disons que c’est plutôt un cauchemar et pourtant Liam ne le voyait pas comme ça. Masochiste ? Ou juste un simple fantasme ? Totalement taré ce type. Le baiser prit doucement fin. Maintenant, tout de suite, là, il se fichait qu’il ne puisse lui donner ce qu’il aime le plus. Il ne le motivera pas aussi car il préférait les séances câlines au sexe, il ne dit pas qu’il aurait décliné s’il avait commencé à le chauffer. Mais bon, aujourd’hui lui aussi été fatigué. Mais ce ne sont pas ses mots qui sont sortit de la bouche du jeune garçon, il lui avoua qu’il était venu parce qu’il lui manquait. Il regrettait tellement de le lui avoir dit, de lui montrer une fois de plus qu’il lui appartenait et que personne d’autre ne pourrait lui voler son cœur. Oui, il avait même honte, une honte tue. Il sourit en le voyant rougir, posant une main sur sa tête. Ça lui faisait plaisir, hm ? Il savait qu’il jubilait de plaisir et cela le fit encore plus sourire quand son visage vint se cacher dans son cou. De faibles baisers qui le rendit toute chose, il n’embrassait pas n’importe quel endroit. Il soupira faiblement, se mordant la lèvre inférieure. Appel au viol, warning, appel au viol. « Ne me dis pas des choses comme ça.» C’était plus fort que lui. Sa bouche parlait pour son cœur, il n’arrivait même plus à penser correctement pour vous dire. Il releva la tête et tira sur son col, quoi ? Il n’aimait pas son uniforme ? Il rit à sa réplique et ça de bon cœur, Liang était vraiment adorable. Il se sentait si vieux que ça ? Pourquoi ? Physiquement il faisait déjà beaucoup plus jeune que lui, il aurait pu mentir à tout moment. Il faisait son âge. Il lui pinça la hanche, prenant cet air faussement vexé. Il le voyait comme un gamin, il n’en revenait pas. Il l’épatait en cette sombre après-midi. En plus il en riait ? Il ne comptait pas s’excuser ? Liam posa sa bouche contre la sienne, un petit baiser pour que toute cette petite haine s’en aille. Un baiser qui dura plus longtemps qu’il avait pu le penser. Un baiser où leurs langues pouvaient se toucher mais ne dansaient pas, un baiser au goût de cigarette. Il adorait cette odeur, le baiser prit de nouveau fin et il retrouva la réalité. « Il ne me dérange pas si je suis le seul à pouvoir l‘enlever hm ? » Il se mordit la lèvre inférieure collant son front contre le sien, le regardant retirer avec douceur sa chemise de son pantalon. « T’es entrain de m’chauffer là ? » il avait pensé tout haut, ce qui le fit doucement ricaner. S’il voulait jouer à ce jeu Liam pouvait le rendre fou. Mais un hoquet de surprise s’échappa d’entre ses lèvres, ses mains froides sur sa peau comme le marbre l’électrisant. Sensation agréable, cette impression d’être vivant.

« J‘étais justement trop fatigué pour faire quelque chose de convenable, alors ils m‘ont dit de partir. » Ils ? Liam s’était allumé une nouvelle clope ayant retrouvé le goût à la fumette. Depuis quelques minutes il doutait, des tonnes de questions s’imprimant dans son système nerveux. Où travaillait-il pour qu’il soit aussi épuisé. Etait-il devenu ouvrier du bâtiment ? Il le regarda dans les yeux tandis qu’il garda à nouveau la fumée dans sa bouche la recrachant comme un volcan en l’air. Ils ? Ses supérieurs ? Il réfléchissait, il n’arrivait pas à l’avaler. Il continuait à… ? Non, il avait pourtant dit que c’était fini, alors quoi ? A son arrivée ici, ses cheveux étaient mouillés, il avait un parapluie, c’était impossible qu’il ai prit la pluie. Une douche…Rha, trop de question. Il ne manqua pas un seul de ses faits et gestes, en espérant trouver une faille, quelque chose. Curieux, oui il l’était, surtout le concernant. La chaleur le quitta, il le retint un instant par le poignet. Il lui fit une dernière remarque, apparemment le petit mot avait réussit à « sauver » son petit salon, ça n’était pas encore ça, c’est vrai, mais c’était déjà moins bordélique que l’autre soir. Liam pencha la tête et sourit doucement, il l’avait écouté. Ça lui faisait plaisir. Lui qui c’était dit que ça ne changerait rien et qu’il déchirait le morceau de papier sans même le lire. Epatant. La prochaine fois, il marquera : « Fais-moi à manger. » on verra ce que ça donne.

Il le laissa partir pour la cuisine, se retrouvant à nouveau seul dans le salon. Il fixa la télévision, le journal, puis encore une fois la télévision. « Il avait bien un fils, n’es-ce pas ? » demanda le journaliste à un certain proche de son père. Un proche ? Il ne l’a jamais connu lui. Il suffit qu’un homme important crève pour que tous ces « meilleurs amis » sortent de leur cachette. « Liam, est-ce que tu veux du café ? » Du café ? « Hm..Ouais. » ce fut sa seule réponse, le regard toujours rivait sur cet homme aussi laid que l’un de ses oncles. Il revint dans le salon et lui déposa sa tasse sur la table basse, il tira une nouvelle taffe sur sa cigarette, recrachant la fumée puis avala une gorgée de son café. Qu’es que ça lui faisait un bien fou. Un proche ? Quel était son nom ? Rha, il ne l’avait pas repéré. Il se mordit la lèvre inférieure, passant une main dans ses cheveux sombres. Il prit la télécommande et opta pour une autre chaîne d’infos, dans l’espoir de revoir le maudit proche. Mais il ne put se concentrer bien longtemps sur le téléviseur. « Mais qu’es que tu fous, Liang ? » demanda-t-il en le regardant de haut en bas. Ça l’amusait de porter sa veste ou quoi ? L’époque du lycée le rendait peut-être nostalgique, il se demandait comment il devait être à son âge. Un magnifique sourire se dessina sur ses lèvres, le contemplant longuement. Il se pencha et l’embrassa pour son plus grand bonheur, un baiser qui le fit cligner des yeux. « Mon gros bébé. » Ils éclatèrent de rire à l’unisson. Liam n’en revenait pas, il se droguait ou c’était comment ? La veste lui allait tout de même bien, un peu trop grande certes, mais elle lui allait bien. « Tu es magnifique. » commença-t-il en portant la cigarette à ses lèvres. « Si tu avais été au bahut, je me serais présenté plus souvent. » Il haussa les deux sourcils comme un idiot. Il but une nouvelle gorgée de son café et s’étira un coup, faisant craquer ses doigts. Il croisa le regard de Liang toujours très proche de son visage puis il sourit comme un crétin, se laissant caresser le visage. Qu’es que tu cherches au juste? Il pencha la tête et sursauta même en le voyant se diriger plus loin dans le salon, remettant du bordel un peu partout. C’est pas possible. Liam soupira désespéré et écrasa sa cigarette dans le cendrier. Il revint à ses côtés, plus mignon que jamais. Liam haussa un sourcil. « Laisse-moi te dessiner. » Puis le deuxième. Il ouvrit la bouche en ayant l’intention de refuser, mais les doux baisers de Liang l’attendrir. Quel diable ce type, il sait toujours comment le faire changer d’avis. « S‘il te plait. » il saisit le poignet du jeune homme délicatement et la porta au niveau de son visage. « Tu m’énerves à faire l’enfant… » En vrai ça l’exciter horriblement. Il lécha l’index qui lui avait servit à lui toucher le visage. Une fois, deux fois et puis une troisième fois très sensuellement, avant de ne l’introduire complètement dans sa bouche et le sucer à plusieurs reprises, ne le lâchant pas du regard. Il le libéra enfin, un sourire en coin sur les lèvres, qu’es qu’il pouvait adorait ça. « Du moment que tu me dessines pas à poil, ça me va. » il porta sa main sur son propre visage se frottant le front. Il ne comprenait pas pourquoi, d’un coup il voulait le dessiner. C’était gênant, il n’avait pas l’habitude de faire ça. « Tu préfères pas une photo ? C’est bien aussi, c’est rapide. » S’il essayait de négocier il pouvait rêver.



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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mer 2 Mai - 15:54

Liang se demanderait toujours ce que le coréen lui trouvait, ou plutôt pourquoi il restait quand il n’avait rien à lui offrir. Leurs moments de tendresse bien que des plus agréables, n’avaient-ils pas toujours un goût amer pour le plus jeune ? En tout cas, le chinois ne pouvait pas s’empêcher de culpabiliser à chaque fois. Il avait l’impression de lui donner de faux espoirs mais surtout des souvenirs auxquels s’accrocher. Même Liang avait du mal avec tout ça. Il appréciait chaque seconde passée avec lui et cela le perturbait énormément car il ressentait des choses nouvelles. Il ne comprenait pas d’où tout cela venait, car lui qui ne rougissait jamais venait de le faire à l’entente de quelques mots doux. Avant Liam, la gêne était un sentiment totalement inconnu pour lui. Il mettait les autres dans l’embarras oui, mais pas l’inverse. Jamais il n’était pris de bouffées de chaleur, et son teint ne se colorait qu’une fois sous les draps par le plaisir qu’il pouvait ressentir si par chance son partenaire était doué. Vous n’imaginez donc pas à quel point il aurait aimé à ce moment là se cacher dans un trou de souris. Il ne voulait surtout pas que Liam se rende compte que cela le touchait. S’il y avait une chose qu’il tenait à éviter c’était bien ça. Que le coréen prenne entièrement conscience de son attachement, qu’il finisse par pouvoir en jouer à son tour. Il craignait d’être blessé dans cette histoire, il avait même un très mauvais pressentiment. Ce n’était pas très sain ce qu’ils faisaient. Enfin, Liang n’avait pas vraiment pour habitude de faire attention à ce qui était bien ou non. Mais là, à force de trop prendre goût à tout ça, il avait peur de ne pas pouvoir l’oublier lorsque Liam claquera la porte. Parce que cela arrivera un jour, le chinois en est persuadé. Liam n’allait pas l’attendre éternellement, et Liang ne comptait pas du tout lui offrir un jour ce qu’il veut. Devenir un couple, avec un lycée en plus, et puis quoi encore ? Non mais vous l’avez bien vu ? Vous le pensez capable de faire cela ? De rester fidèle à une seule personne ? D’arrêter ses conneries pour celle-ci ? Impossible. Il ne pourrait jamais répondre positivement à la demande silencieuse qu’il lisait dans les yeux du coréen. Prétendu sans cœur, il ne l’était sans doute pas autant qu’il le pensait car il avait bizarrement conscience de ce que Liam attendait de lui. Il se savait aussi incapable de lui apporter un véritable bonheur. Dans le fond, Liang se détestait un peu pour tout ça. Il n’aurait peut être pas dû le provoquer une nouvelle fois dans ce bar. Il avait fait l’égoïste encore une fois. Il avait voulu qu’il lui appartienne pour plus longtemps cette fois. Une durée indéterminée dont Liang craignait de voir la fin. Pour le moment, il essayait de ne pas trop y penser. Il riait avec Liam, et même de Liam, se moquant du fait qu’il soit encore en uniforme. Il se sentait vieux du coup, mais d’un autre côté, cela faisait son petit effet aussi. Liam était beau dans son uniforme. Il est toujours beau dans les yeux de Liang d’ailleurs. Il aimerait même qu’il ne le soit que pour lui, que personne d’autre ne pose ses mains sur lui. Il adorerait être le seul qu’il embrasse ainsi. Dans ce cas Liang, il te faudrait l’exclusivité. Mais c’est impossible, tu le sais. Tu ne pourrais tenir. Néanmoins, tant que Liam était sous son toit, il pouvait croire qu’il lui appartenait tout entier. Il se demandait parfois si Liam fréquentait d’autres hommes ou mêmes d’autres femmes. Puis il chassait rapidement ce genre de pensées, car il réalisait que c’était de la jalousie que de réfléchir ainsi. Comme il voulait prouver qu‘il était en son droit de le déshabiller, le chinois tira sur sa chemise pour glisser ses mains gelées sur sa peau avant de lui voler un petit baiser. « T’es entrain de m’chauffer là ?» La tête contre son épaule, il pouffa de rire et se redressa. Il le griffa doucement, avant de faire habilement passer ses doigts sous son pantalon. Il approcha ses lèvres des siennes, s’amusant à les frôler, avant de commencer à jouer avec l’élastique de son boxer. « Parce que ça te dérange peut être ? J‘en ai pas trop l‘impression en tout cas. » Murmura-t-il dans un souffle chaud qui tapa contre la bouche de son cadet, juste avant qu’il n’attrape entre ses lèvres celle du coréen. Mais rapidement Liang se mit à rire à nouveau, allez savoir pourquoi. Il retira ses mains et les posa sur le torse de son ancien client. « Mais aujourd‘hui je suis sage. Sage et fatigué. » Surtout fatigué en fait, quoique.

Ce qui arrivait au chinois ? Probablement ce qui tombait sur chaque être humain. L’amour vous savez, il ne prévient pas quand il pointe le bout de son nez. Il est juste là. Quand on est comme Liang, il faut réussir à l’accepter. Malheureusement, le chemin risquait d’être encore long pour lui. Il n’était ni prêt à arrêter d’être acteur pour ces films crades, ni prêt à arrêter de coucher à gauche et à droite. Par contre, on pouvait voir qu’il faisait des efforts. Il en avait fait en rangeant un peu son appartement. Pourquoi ? Bonne question. Liang ne saurait y répondre mais le fait que Liam le remarque lui fit tellement plaisir. Peut être que quelque part, au fond de lui, il espérait que cela le ferait rester un peu plus longtemps à ses côtés. Stupide, n’est-ce pas ? Liam n’allait pas continuer à venir le voir juste parce qu’il rangeait. Disons que dans sa situation, Liang se raccrochait un peu à tout et n’importe quoi. Il le cachait comme il pouvait, mais que Liam l’abandonne devenait de plus en plus une sorte de phobie. Une source d’inquiétudes et de douleurs aussi. Liam, tu m’emmerdes. Heureusement qu’il parvenait sans trop de difficulté à faire comme si de rien était. Il jouait au chaton, prenait les mots d’amour mais n’y répondait jamais vraiment. Il s’éclipsa dans la cuisine pour préparer du café, et sourit lorsque Liam lui répondit qu’il en voulait. Pourquoi est-ce que même ça, ça lui faisait plaisir hein ? Il avait l’impression d’être dans un monde parallèle, un monde où il n’y aurait qu’eux deux, et où il pourrait rendre le coréen heureux. Chose impossible avec sa vie actuelle et réelle. Il retourna dans le salon avec les deux tasses qu’il posa et pendant que son amant en buvait quelques gorgées, ll ne put s’empêcher d’enfiler la veste bleu marine de Liam. Puisqu’il avait commencé à se moquer de lui, autant continuer. En plus, elle était imprégnée de son parfum. Douce odeur. « Mais qu’est-ce que tu fous, Liang ? » Comme unique réponse, le chinois s’approcha de lui et posa ses lèvres contre les siennes pour de longues secondes avant de l’appeler par un surnom des plus ridicules. Lui-même détestait tous ces couples bien niais qui se donnaient des petits noms totalement cucu. « Tu es magnifique. » Liang se mordit la lèvre inférieur face à ce compliment, voilà le genre de choses qui lui donnaient envie de lui sauter dessus. Ses deux mains sur ses joues, il lui offrit un nouveau petit bisou avant de le laisser continuer. « Si tu avais été au bahut, je me serais présenté plus souvent. » Adorable. D’ailleurs, cela le fit légèrement rire, et encore une fois, il l’embrassa parce qu’il ne pouvait décidemment pas se retenir, il adorait ses lèvres. Tout en restant très proches de celles-ci, il lui répondit d’une voix chaude. « Tu m‘aurais pris dans une salle de classe déserte, dans les toilettes, et pourquoi pas dans les couloirs hm ? » Un sourire un peu coquin, alors qu’il redessinait chaque trait de son visage du bout de ses longs doigts. Liang avait conscience de son physique très avantageux, mais il trouvait Liam véritablement canon. Il aimait tout chez lui. Ses fesses, ses lèvres pulpeuses, son regard, son sourire, ses muscles bien faits, tout. D’ailleurs, comme une illumination, il se redressa.

Pendant quelques minutes il chercha dans son salon de quoi dessiner, à savoir des feuilles, et quelques crayons ainsi qu’une gomme, puis même un buvard. Une fois qu’il trouva tout ce qu’il lui fallait, il bondit pour reprendre place sur le canapé. En taille tout proche de Liam, il l’invita à le regarder tenant son menton entre ses doigts. Il voulait le dessiner, mais vraiment. Il n’avait pas fait de portraits depuis tellement longtemps. Depuis facilement un an. Depuis qu’il avait eu son diplôme en fait. Liam était parfait pour ce genre d’exercice. Il n’allait pas le laisser lui dire non de toute façon. Dès qu’il ouvrit la bouche, il la couvrit de petits baisers allant même jusqu’à user de la politesse. Non vraiment, Liam ne pouvait pas lui refuser ça. Pas s’il agissait de manière aussi adorable, n’est-ce pas ? Cela lui ressemblait tellement pas. Pourtant, lorsqu’il lui attrapa le poignet, Liang pensa d’abord que c’était pour l’en empêcher ou qu’il allait s’énerver. Idiot. « Tu m’énerves à faire l’enfant... » Liang fronça les sourcils, il n’aimait pas qu’on le qualifie avec ce genre de termes, car il savait combien il faisait plus jeune de son âge. Il avait une tête de gamin, mais une belle tête de gamin hein. Mais ça l’agaçait tout de même. Dès qu’il sentit la langue du cadet sur son doigt, son visage s’adoucit. Il l’observa jouer avec, frissonnant de toute part devant tant de sensualité. Un appel au viol. Liang se mordit la lèvre au moment où Liam se mit à sucer son doigt. Bon dieu, sale gosse. Tu le rendras dingue. « Du moment que tu me dessines pas à poil, ça me va. » Ah ? Pourquoi lui donnait-il de mauvaises idées comme ça ? Un éclair de malice passa dans ses yeux, et le chinois posa alors de manière un peu brusque ses affaires sur la table basse. Comme la veste de Liam dévoilait une de ses épaules, il la remit correctement avant de venir se replacer sur ses cuisses. « Tu préfères pas une photo ? C’est bien aussi, c’est rapide. » Liang secoua la tête de gauche à droite, une photo, nan mais franchement, il croyait pouvoir s’en sortir comme ça ? Quand Liang décidait d’une chose, il la faisait et rien ne pouvait l’arrêter pas même une quelconque réticence. Surtout pas celle de Liam, il savait qu’il pouvait tout faire avec lui. Soumis comme il était. « Tu as trop parlé. Maintenant va falloir assumer. » Il retira le pull du coréen, et l’envoya valser plus loin. Au passage, il s’empara de ses lèvres pour un long baiser. Il joua pendant un bon moment avec ses lèvres, avec sa langue. Il essayait de le distraire plus que de le convaincre. Un coup de langue, et il éloigna son visage. Il commença à déboutonner sa chemise, en y allant doucement, juste par provocation. Il embrassa chaque millimètre de sa peau qui s’offrait à lui à chaque fois qu’il ouvrait un nouveau bouton. Non, il n’allait pas le laisser lui refuser ça. « Nu, tu es encore plus beau. » Il continua son petit manège, et lui enleva totalement sa chemise. Puis il se leva pour se mettre à genoux devant lui, et ouvrit la ceinture de son pantalon, ainsi que la fermeture éclair. Il tira dessus, jusqu’à le lui ôter totalement et sourit satisfait parce que Liam se laissait faire même s’il ne semblait pas vraiment d’accord avec tout ça. Liang se remit donc à sa hauteur pour l’embrasser une nouvelle fois, avec beaucoup plus de tendresse. « Pas besoin de faire ton pudique devant moi. » Alors il ne perdit pas une seconde de plus, et se débarrassa du dernier vêtement de Liam. Il jeta même un petit coup d’œil à ces parties intimes, ne pouvant retenir un sourire un peu pervers. Décidemment, qu’est-ce qu’il lui faisait pas faire à ce pauvre mec. Il prit sa tasse pour boire un peu de son café, puis ses affaires et s’installa à l’autre bout du canapé. Il ne voulait surtout pas que Liam bouge et prenne une pose qui ne serait pas naturelle. Alors il se dépêcha de reposer son café et pendant qu’il choisissait quel crayon prendre, il s’adressa à Liam. « Essaye de ne pas trop bouger. Je vais essayer de faire vite, puis je te récompenserais comme il faut après. D’accord ? » Il lui fit un petit sourire, prêt à commencer son travail.


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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Jeu 3 Mai - 20:15

Il avait comme l’impression qu’un truc clochait, surement cette sensation d’être si à l’aise et si bien avec le garçon. Son cœur flottait, battait à la chamade, sentant même sa tension montée au max apaisant sa tristesse. Tristesse qu’il essayera de cacher le plus longtemps possible. Au pire des cas lorsqu’il rentrera chez lui, il s’enfermera dans sa chambre et s’effondrera dans son lit en chialant ou en réfléchissant c’était encore à voir, à décider, il se demandait vraiment comment il réagirait lorsqu’il se retrouvera seul après tous ses événements. La gonzesse. Sale gonzesse. Mais tout de suite, il se sentait léger, dans son immense bulle rien qu’à lui à ne se soucier qu’à moitié des problèmes de l’extérieur. Il passa une main dans ses cheveux noir, il avait toujours la mauvaise habitude de passer cette main dans ses cheveux, à les secouer, tirer dessus, les tourner autour de ses doigts puis les recoiffer, comme s’il stressait, il se retrouvait souvent avec les cheveux qui partaient dans tous les sens, ça lui donnait l’air adorable. Son ex-petit ami disait qu’il était horriblement sexy comme ça. Toutes ses petites manies étaient mignonnes et sa pyromanie était une chose qui le fascinait. Liam en avait sourit, il venait de carboniser une maison ne sachant même pas si elle était habité. On ne lui avait pas criait dessus, on ne l’avait pas traité de malade mental, non loin de là, la seule chose qu’il avait trouvé à lui dire était que c’était horriblement fascinant d’aimer le feu à ce point et l’avait aidé à décamper de cette place pour ne pas qu’il se fasse remarquer. Encore trop jeune pour ce rendre compte, il voulait vivre à en crever, l’extrême. C’était dangereux, le coréen suivait des thérapies pour ce souci, ses envies de foutre le feu partout s’apaisaient parfois, comme cette longue semaine, il n’avait pas eu le temps de souffler et d’y penser. Liam est le type de mec à toujours jouer avec le feu, il y joue même à l’instant même, avec Liang, même niveau relation amoureuse il fait le malin et se brûle les doigts. Il avait beau ne pas comprendre tous ses problèmes, mais il comprenait vraiment pourquoi il aimait cet homme, il était aussi fascinant que le feu, ses courbes étaient parfaites, son visage aussi, il avait cette façon de parler qui le mettait à terre et qui bizarrement lui plaisait, il était un homme comme il ne pourra jamais en trouver. Il pouvait être aussi doux que dangereux. Et malgré ça, malgré tout ça, les séances câlins, les baisers et même ce qu’ils pouvaient bien faire au lit, il sentait que ça ne serait pas possible. Des deux côtés, bon il est vrai que Liam n’est pas le mec à croiser les bras et à ne rien foutre lorsqu’il s’agit de faire des efforts, disons même qu’il les fait sans broncher et surtout par amour, pour la personne qu’il aime, pour Liang. Il était sur de pouvoir arrêter toute sa merde, de tout stopper.

Il soupira sa cigarette sur ses lèvres, il ne tira pas dessus pour autant, toujours ailleurs à fixer l’écran de la télévision, les jambes bien étendues. Alors, profite de cette situation naïve, espère pour qu’un jour peut-être il veuille bien de toi. Il tira sur sa clope. Jamais. Le chinois devait juste profiter de sa présence, de cette bonne compagnie. Que lui avait-il dit encore ? « Ne t’arrêtes pas de m’aimer. » Lui ne l’aimera-t-il jamais ? Alors, ça voulait tout dire. Il sortit de sa satanée rêverie en le voyant débarquer dans le salon. Il le remercia d’un signe de tête lorsqu’il déposa la tasse de café devant lui, il la regarda un long moment, fumant toujours la cigarette qui se faisait de plus en plus petite. Elle diminuait. Il l’amena à ses lèvres et en bu une longue gorgée, douce sensation, il adorait ce mélange. Le brun s’humecta les lèvres, levant un instant les yeux sur le plus âgé qui se tenait à ses côtés buvant lui aussi son café. Il le reluqua un long moment, puis chercha la télécommande des yeux. Il zappa une fois, deux fois et puis une troisième fois et s’arrêta sur une autre chaîne d’information, la soi-disant connaissance ne passait pas à l’écran. La haine. Il regarda Liang qui ne cessait de bouger dans tous les sens, de tourner, qu’es que ça pouvait le stresser. Il le fixa un moment et rit en le voyant porter la veste de son uniforme, ça lui allait bien, il n’y avait rien à dire dessus. Un vrai gosse et il avait osé ce moquer de lui lorsqu’ils s’étaient rencontrés en lui rabâchant qu’il n’était qu’un gamin ? Bon c’est vrai, mais il était vraiment jeune, ce monde était tout nouveau pour lui. La seule chair qu’il avait touché aussi jeune était celle d’une camarade de classe, jamais il ne s’était fait un mec avant lui. Alors imaginé la réaction du plus jeune. S’il vous plaît, sachez-vous mettre à la place des autres au lieu de rire ! Aujourd’hui encore, il se demandait comment il avait fait pour tomber aussi bas. Il avait parfois honte de lui, tellement honte et il avait encore plus honte de lui lorsqu’il couchait avec d’autres hommes que lui. Lui, qu’es qu’il pouvait le haïr. Lui, il ne l’aimait pas. Lui, il avait à présent son arme entre ses mains surement tâchées de sang depuis tout ce temps à force de lui tirer dessus, il lui pointait le cœur avec son propre revolver. Il avait été blessé, il n’avait rien dit. Il serait blessé, il le savait, mais s’en fichait. Il en mourrait, mais une fois de plus ça n’était pas important. Le moment le plus important était celui-ci, l’instant présent, n’essaye pas de vivre dans le futur c’est impossible, ne vit plus dans le passé sinon tu ne grandiras jamais. Liam s’arrêta de rire et répondit délicatement à son baiser. Tellement adorable. Permet-moi de t’aimer un peu plus. Un gros bébé, le surnom n’était pas déplaisant loin de là, il trouvait ça adorable et il le trouvait en plus de ça magnifique. Un compliment qu’il lui fit. Il baissa un peu la tête, en recrachant une nouvelle fois de la fumée. Etre aussi franc, insupportable il s’énervait tout seul. Néanmoins, il se demandait comment il devait être plus jeune, à la bonne époque du lycée. Il regrettait de ne pas avoir son âge, il aurait aimé aller en cours pour sa présence. Il n’aurait même loupé aucun cours. « Tu m‘aurais pris dans une salle de classe déserte, dans les toilettes, et pourquoi pas dans les couloirs hm ? » il se mordit la lèvre inférieure, le fait de l’imaginer le prendre en uniforme l’excitait horriblement et dans le bahut encore plus. Un fantasme qui lui plairait bien, il était même à son goût, il voulait entendre ses gémissements résonner dans les couloirs déserts et ça à plusieurs reprises, comme la nuit dernière, le prendre à plusieurs reprises sans jamais se fatiguer. « Dis-moi, tu veux pas faire un tour au bahut dans la semaine à venir? » si innocemment dit, ce rictus sur les lèvres.

Il ferma un instant les yeux sous les douces caresses du jeune homme puis sursauta lorsqu’il partit plus loin dans le salon. Du bordel, encore. Liam écrasa sa cigarette et le regarda du coin de l’œil, il essayait plutôt de se concentrer sur les informations, mais c’était presque impossible. La poisse. Il revint sans trop attendre, du papier plein les mains, des crayons aussi, il lui saisit le menton. Liam ne voulait même pas s’imaginer ce qu’il allait lui demander et pourtant il le fit. Le dessiner ? Hors de question. Il n’y avait même pas à discuter là-dessus, qu’il cherche quelqu’un d’autre. Il ouvrit la bouche, mais ne pu dire grand-chose, attendri par les baisers de Liang. S’il te plaît ? Il n’en revenait pas. Il soupira, laissant ses épaules retombaient lâchement. Bon, pourquoi pas – tu ne peux pas résister au caprice de ce type ? – il faut noter, que jusqu’à aujourd’hui Liam n’a jamais rien refusé à Liang. Sale imbécile d’enfant, ça l’énervait et comme pour faire passer sa rage, le jeune homme lui lécha le doigt plus de trois fois ne le lâchant pas du regard, il était maintenant calmé, plus serein. Alors, ça te fait du bien ? Il le suça ensuite, laissant ses dents le frôler puis le relâcha. Il était d’accord. Il n’allait tout de même pas le dessiner nu de toute façon, il n’avait qu’à rester tranquille et il ferait son boulot. Pas si rassurant qu’il le scrute de cette façon, mais bon pour lui faire plaisir. Il saisit son briquet, puis se mit à l’allumer et l’éteindre à maintes reprises. Surpris que Liang se lève à nouveau et se pose devant lui, il écarta les bras et le laissa s’installer à nouveau sur ses cuisses. Qu’avait-il fait encore ? Il avait dit oui, que voulait-il de plus ? Il essaya alors de lui faire changer d’avis, une photo, c’était pas mal non plus pas vrai, rapide, clean et en plus il pourrait la transporter partout, mais il déclina. Bon, quoi alors. « Tu as trop parlé. Maintenant va falloir assumer. » Pardon ? Il haussa à nouveau le sourcil, de quoi parlait-il ? Il lui retira son pull alors qu’il n’avait même pas encore eu le temps de réfléchir. Sa bouche se posa contre la sienne, les yeux pétrifiaient de peur. Il avait trop parlé ? Mais de quoi parlait-il ? Il n’avait rien dit, il lui avait seulement dit que…Liang déboutonna le premier bouton de sa chemise et lui embrassa doucement la peau de son torse et le geste se répéta longuement. A poil ? Le rouge lui vint rapidement au joue, mais il ne put le rejeter, les caresses l’adoucissaient. « Nu, tu es encore plus beau. » il ferma les yeux sous le compliment, il ne comprenait pas pourquoi ses mains ne le repoussaient pas, pourquoi son corps ne semblait pas dérangé par cette situation. Il voulait lui faire plaisir, ça n’était pas déplaisant ? Non, ça ne pouvait pas être ça, Liam n’a jamais réellement appréciés les photos et encore moins qu’on le dessine logiquement, alors nu. Nu, devant lui. Sa chemise rejoignit le sol et il la regarda s’écraser. Il regarda Liang, qui s’agenouilla devant lui, ses mains s’emparèrent de sa ceinture. Nu, tu es encore plus beau. il souffla faiblement, il ne savait pas comment réagir, il se retrouverait nu face à lui et se ferait dessiner dans cet état là. Pourquoi ? Non mais pourquoi t’ouvres toujours ta gueule au mauvais moment ? Hein, Liam ? Il se mordit la lèvre inférieure. Passant ses mains sur son visage, dans ses cheveux se les empoignant même. Plus de pantalon. La dernière étape. Un nouveau baiser sur ses lèvres. « Pas besoin de faire ton pudique devant moi. » honteux. Il avait horriblement honte et il ne savait même pas pourquoi en vrai. Ça ne pouvait pas être le fait de se retrouver nu face à lui, ça n’était pas la première fois et puis il n’était pas pudique…mais quelque chose bloquait. « Va chier. » pourquoi tant de haine dans ce monde formidable ?

Il se retrouva enfin nu, nu comme un vers. Il regarda son propre corps, comment en était-il arrivé ici ? Il n’en savait rien, il était perdu. Erreur ? Il n’en savait rien, il ne voulait pas y réfléchir, , il était assez perdu comme ça. Le dos adossait au canapé, il souffla encore une fois, fixant Liang. Mais quel pervers, non mais vraiment. Il frappa dans ses mains comme pour le réveiller, se redressant afin de s’assoir plus correctement, il saisit son paquet de cigarette et en glissa une entre sa bouche. Il fallait qu’il fume quelque chose, la troisième et ça ne faisait que commencer. « J’te déteste. » Tu parles ! Laisse-le croire un truc pareil mon gars. Incroyable, il ne te croira pas. C’est quoi cette histoire de dessiner à poil? Il n’en revenait pas. Il fit la moue en alluma le bâton de nicotine en le regardant s’assoir plus loin, vous ne savez pas à quel point il pouvait avoir les boules, mais vraiment. « Essaye de ne pas trop bouger. Je vais essayer de faire vite, puis je te récompenserais comme il faut après. D’accord ? » Récompenser ? Comment ? Un sourire de la part de Liam qui lui retira son expression mauvaise. Un rire qui l’éblouissait d’un coup. « Je suis curieux de voir ça, tiens. » Mais réellement. Il recracha la fumée en sa direction, un magnifique sourire sur le visage, le regardant griffonner sur le papier. Qu’es que ça donnerait ? Il se le demandait bien. Il pencha la tête vers l’avant, mais il ne vit pas grand-chose alors il tourna la tête vers la télévision. Le silence régnait dans l’appartement. Un silence absurde, il détestait le fait que ça soit aussi calme. Avait-il besoin de concentration ? « Liang, pourquoi as-tu arrêté tes études ? » il fixait la télévision, la cigarette bloquait entre ses lèvres, il aspira et rejeta la fumée. Il ne connaissait pas grand-chose de lui, ni même ses goûts, ni même rien. Autant commencer par quelque chose. Il pencha la tête en regardant le portrait de famille qui passait à la télévision. Dire qu’il ne le reverrait plus jamais. Ils avaient l’air si heureux. Il tourna la tête en direction du garçon, un faible sourire sur les lèvres. « C’est assez indiscret comme question, non ? » dit-il en fixant droit devant lui.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Ven 4 Mai - 15:18

Liang, un homme capricieux. Liam, un homme soumis. Comme s’ils étaient faits l’un pour l’autre, ils s’assemblaient et se supportaient dans leurs défauts. Le chinois avait toujours été un peu enfantin sur les bords. Très calme oui, mais fantaisiste, frivole même. Il changeait d’humeur rapidement. Il se moquait et la seconde d’après se taisait. Il fallait de la volonté pour le supporter et le comprendre. Même s’il ne voulait pas que Liam prenne trop de place dans sa vie, il les testait d’une certaine manière. Il était curieux de voir jusqu’où le coréen serait prêt à aller par amour pour lui, jusqu’à quand pourra-t-il endurer, et quelle intensité supportera-t-il. Liang le blessait à chaque seconde, il le lisait dans ses yeux. Tantôt brillants, tantôt éteints comme moroses. Il le trouvait même heureux d’être triste. Il semblait se contenter de ce que le chinois voulait bien lui offrir ; à savoir pas grand-chose. Des illusions principalement. Il l’habillait d’un manteau de rêves et d’espoirs pour qu’il affronte la réalité. Cette réalité dans laquelle il ne concevait pas qu’il puisse se donner entièrement à une personne, encore moins à lui qui méritait tellement plus. Liam réalisait-il que ce n’était pas qu’il voulait pas mais surtout qu’il ne pouvait pas ? Il ne pouvait pas lui faire ça. Incroyable non ? Liang, cet homme si égoïste, si perfide, aimerait ne pas le détruire totalement. Il le relâchera un jour. Le jour où il aura peur pour lui, où il sera aller trop loin avec lui. Ce jour où Liam sera à bout. Il le laissera partir sans le retenir cette fois. Il sera certainement triste, mais moins coupable qu’en ce moment même. Tout ce qu’il lui offrait, il ne lui reprendrait pas mais il se haïssait pour lui donner autant. Il détestait Liam de s’incruster ainsi dans sa vie, dans sa tête, dans son cœur même. Parce qu’avant, il n’avait pas à se poser de questions. Avant il pouvait vivre sans se soucier de rien, mais aujourd’hui, il y avait Liam. Et parce qu’il y avait Liam, il y avait aussi cette honte dégueulasse, ce sentiment de culpabilité, cette envie de déguerpir, de lui dire de faire attention. Il ne sera jamais un mec bien. Il aura toujours des vices, il pensera toujours à sa gueule en premier. Comme là, il le gardait, il le gardera le plus longtemps possible même, et plus ce sera long, plus ils auront mal à la fin. Plus Liam sera détruit. Liang préférait profiter. Il appréciait ses moments avec le coréen. Il se comportait comme l’adolescent qu’il n’avait jamais pu être. Il adorait ça. Cette légèreté pourtant bien éphémère qui planait. Rien n’était moins solide que leur relation. Un coup de vent, et tour pouvait partir en fumée. Tout, mais peut être pas leurs sentiments. Liang, cela te tuerait d’avouer, n’est-ce pas ? Il n’aimait pas que le corps de son amant. Autre chose chez lui l’accrochait, le rendait accroc, et faisait la différence. Le physique pour une fois ne prenait pas le dessus. Même s’il le trouvait à tomber. À tel point que c’était décidé, il allait le dessiner, et nu en plus. Liam aurait dû se taire. Car une fois de plus, en homme soumis, il se laissera faire pour combler l’homme capricieux.

Il n’avait pas fait que le déshabiller, il avait joué avec lui un peu. Une sorte de manipulation pour être sur d’arriver à ses fins mais aussi parce qu’il ne pouvait pas résister. Il aimait embrasser cette peau. Il prenait plaisir à le sentir frémir sous sa langue. Si faible face au chinois. « Va chier. » Liang sourit, comme fier de le rendre fou et dans tous les sens du terme. Il l’embrassa une dernière fois, avec toute la douceur dont il était capable, avec toute la tendresse qu’il ressentait pour lui. « Je sais que tu m’aimes. » Cette gêne apparente de la part du coréen l’amusait véritablement. Comment pouvait-il faire sa petite vierge effarouchée après toutes les choses si peu catholiques qu’ils avaient fait ensemble ? Puis une fois sous les draps, il faisait tellement son homme. Alors pourquoi ce malaise devant lui ? Liang l’avait déjà vu sous tous les angles. Enfin, le chinois soupira, plus que satisfait de voir que Liam avait cédé à son caprice malgré sa réticence. Il avala plusieurs gorgées de son café avant de reprendre ses affaires et de s’installer plus loin sur son canapé. « J’te déteste. » Sans relever son nez de la feuille, Liang ne put s’empêcher de pouffer de rire. Il essaya chacun de ses crayons dans un coin, et releva la tête en sentant l’odeur de cigarette. Dommage qu’une cigarette ne se fume pas pendant une heure, c’était un détail qui ajouterait beaucoup de charme à son dessin. Il commencera par là, même si ce n’est pas la méthode scolaire, comme ça il sera sur de l’avoir. Il lui donna ses quelques consignes, en lui annonçant même qu’il le récompensera convenablement après. « Je suis curieux de voir ça, tiens. » Liang se mordit la lèvre, chassa très vite ses pensées coquines qui pourraient l’empêcher de faire son croquis et lui donnaient envie de sauter sur son amant. « Tu ne seras pas déçu. » Murmura-t-il plus pour lui-même que pour Liam, mais bien sur, celui-ci devait l’avoir entendu. Il ramena ses genoux contre lui, son support et sa feuille avec pour être bien callé. Puis il griffonna les premiers traits. Plus aucun bruit dans l’appartement. À part celui du reportage sur l’homme riche décédé qui passait à télévision. On percevait à peine ceux du crayon sur la feuille blanche. Voir Liang aussi concentré était chose rare, et une chance aussi. Il cachait son talent à beaucoup de monde. Parce qu’il le jugeait médiocre, parce qu’il manquait de confiance. Pourtant ses professeurs l’avaient beaucoup encouragé et complimenté, mais rien à faire. Il disait que ce n’était que des gribouillis, mais il continuait tout de même. Dans sa vie, les seuls moments où il respirait étaient ceux où il dessinait. Là, il se sentait exister. Il rencontrait ce même sentiment dans les bras de Liam. Sans doute était-ce une des raisons qui le motivaient à faire son portrait. Lorsqu’il relevait la tête, il passait sa main dans ses cheveux encore humides, et souriait doucement à Liam, avant de replonger dans son travail, les yeux plissés, la bouche entrouverte. Inutile d’être devin pour voir combien il aimait ça. Un artiste, un vrai, mais un artiste maudit. « Liang, pourquoi as-tu arrêté tes études ? » Les mouvements de son poignet devinrent plus lents, et il ferma sa bouche, ravalant bruyamment sa salive. Cela l’embêtait que Liam lui pose des questions. Il voulait apprendre à le connaître, mais il aimerait que lui ne le connaisse pas. Pourtant, au fond, quelque chose lui disait de lui répondre, comme une envie secrète, un bonheur que quelqu’un s’intéresse enfin à lui pour autre chose que le cul. «C’est assez indiscret comme question, non ? » Oui, assez. Mais comment lui en vouloir ? Ils agissaient comme un petit couple, il lui avait ouvert la porte même, alors il ne pouvait pas la refermer n’est-ce pas ? Liang eut un rire gêné, presque forcé. Il ne leva pas les yeux de sa feuille, et laissa son crayon continuer à reproduire son modèle. Il mit un certain temps à lui répondre en fait. Il hésita longtemps. Parler de lui, il ne le faisait jamais. Il évitait. Il détestait. Seul Yoo Bin savait tout. Mais Yoo Bin lui disait aussi souvent que cela l’aiderait de discuter avec les autres, de s’ouvrir. Yoo Bin voulait le sortir de cette merde. Il voulait le faire arrêter ses conneries. Liang ne pouvait pas arrêter. On n’arrête pas. Quand on a touché le fond comme lui, on ne peut pas remonter. Il en était persuadé, ou en tout cas s’en persuadait car encore une fois, il ne s’en sentait pas capable. « Je n‘étais pas assez doué. » Un mensonge, ses enseignants l’avaient toujours vu promis à un grand avenir dans le domaine de l’art. « Un mec comme moi ne fait pas les beaux-arts. Un bon à rien ne peut rien faire. » Il haussa les épaules. La femme de son père biologique lui disait souvent ça ; les bons à rien ne font rien.

Les minutes passaient, et bientôt une heure passa. Liang avait dit qu’il ferait vite, mais en vérité, parce que c’était Liam son modèle, il avait l’impression de prendre encore plus de temps que d’habitude. Il voulait que chaque détail soit parfait, que tout rende honneur à ce corps qu’il trouvait si magnifique. Il regrettait presque de faire ça en noir et blanc, surtout lorsqu’il voyait le rouge sur les joues de Liam. Adorable. Il peaufina encore un moment ce portrait. Peut encore une bonne demi-heure. Il savait aussi, qu’il y retouchera d’ici quelques jours, alors autant arrêter là, il ne voulait pas que Liam perde patience. Il posa donc ses crayons, et s’étira tout en baillant, avant de regarder à nouveau le coréen. Il l’admira quelques secondes, puis lui tendit la feuille. Il se leva ensuite pour se dégourdir les jambes, et termina son café désormais froid. Berk. Il grimaça. Il ferma la veste de lycéen du coréen, il sentait son odeur sur lui. « Liam ? » Il se tourna vers lui, un petite sourire accroché à son visage. « J‘aime ton corps. » Et pas que. Il reprit le dessin après l’avoir laissé juger son travail pendant assez longtemps, et le glissa soigneusement dans une pochette avec d’autres dessins. Puis il revint près de lui, et prit place sur ses cuisses. Il baissa les yeux, se mordillant la lèvre d’une façon provocante. Vraiment, il l’aimait nu. Il vint l’embrasser doucement, puis un bisou sur sa joue, et sur l’autre joue, sur son nez, son front, son menton. « Dis-le. Dis-moi que tu m‘aimes. »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Dim 6 Mai - 1:08

La vie est tellement courte, autant en profiter. Autant l’aimer à en crever, il n’en avait rien à faire. Il en avait prit conscience pendant ses deux ans de séparation, mais il n’avait jamais osé l’appeler pour lui en faire part, ni même lui envoyer un message pour prendre de ses nouvelles. Il pensait qu’il l’avait oublié, il pensait qu’il se moquerait de lui et le laisserait tomber comme un pauvre arriéré. Le temps passera et il finira par l’oublier. Le temps était passé et il avait gravé lui-même son prénom dans son cœur, imprégné son visage dans sa tête, mémorisé chaque courbes magnifiques de son corps. Il ne voulait pas s’en éloigner, il était ce qu’il lui fallait pour respirer, pour vivre. Il fallait qu’il en profite, tout de suite, maintenant, même s’il ne pouvait rien lui offrir d’autre que ça. C’était triste. Un amour bouleversant. Un amour que son cœur ne pouvait supporter, jamais il n’avait eu à aimer comme ça et malgré ça il survivait chaque jour avec cette lourde charge, s’épuisant encore plus, s’enfonçant toujours plus et il se disait aimer ça. Endurera-t-il encore longtemps ? Son cœur déchiré, ça fait si mal. Il n’a rien choisit, c’est plutôt son cœur qui l’a voulu, il l’avait choisi, lui, le seul à pouvoir l’aimer, à pouvoir le comprendre et à le cajoler aussi agréablement. Il n’arrivait pas à se souvenir du moment où son cœur à fait « boum » pour lui. Le moment où il a réalisait que c’était bien plus qu’une histoire de cul, ce moment où il s’est dit vouloir l’aimer, comme si ce jour n’avait jamais exister. Un choque qu’il avait voulu retiré de sa tête. Il aurait voulu le garder, pour pouvoir en sourire et se gifler d’avoir était aussi bête de penser comme ça. Amoureux d’un homme. Nom d’un chien, c’était bien pire que tout mais vraiment. Pire que tout, il avait envie de sauter sur son téléphone portable pour pouvoir contacter Paris et lui raconter la situation, il était sur qu’il serait quoi lui dire, même sous l’effet de la drogue il arrivait à lui dire quelque chose de concret. La terre est ronde lui avait-il dit un jour. Il n’en croyait pas ses oreilles, il avait été le seul drogué à lui dire une phrase aussi concrète. Un ami, son frère, beaucoup de chose pour lui, peut-être qu’il lui dirait que l’amour n’est pas forcément un sentiment réciproque. Il le savait ça, mais n’osait pas l’assumer, difficile de briser les rêves d’un pauvre petit garçon. Il voulait espérait, pour une fois il voulait croire en Dieu et se dire qu’en haut il y avait bien quelqu’un pour entendre ses minables prières. Vraiment, ça fait mal. Et ça n’est que le début de cette douce douleur, tu vas peut-être mourir heureux Liam qui sait, si Dieu à pitié de toi. La cigarette entre les doigts, son coude enfonçait dans la peau nue de sa cuisse. Ses yeux fixaient le visage de ce petit ange, il lui faisait confiance même si bon, ça n’était pas son genre de poser nu, c’était bien la dernière fois qu’il faisait ça pour lui – même s’il le faisait tous les jours tu ne dirais rien – il tourna la tête en direction de la télévision. Oui, la vie est très courte et ça n’est qu’une fois mort qu’on le réalise. Son père était encore trop jeune – façon de parler –, il aurait dû vivre encore un peu avant de le laisser avec autant de responsabilité. Il aurait aimé et n’aurait peut-être pas dû souhaiter sa mort aussi tôt. C’était de sa faute, il n’arrêtait pas de penser comme ça. Il relâcha la fumée en relevant légèrement la tête, ce regard aussi hostile que coulant, cette bouche qui en avait séduit plus de deux et qu’il humecta une nouvelle fois en tapant légèrement le talon sur le sol. Il s’impatientait, il avait envie de voir le résultat, de pouvoir le complimenter à nouveau, parce que Liang était horriblement doué. Il se demandait même pourquoi il n’avait pas continuait ses études vous voyez. Comment peut-on laissé passer un tel talent devant soi? Pourquoi en était-il venu à devenir ce qu’il avait été bien avant : une pute. Pourquoi ? Des questions toutes aussi indiscrètes les unes que les autres, et même s’il avait envie de les lui poser il se retint. Il le jetterait dehors à coup sur et puis il ne voudrait plus le voir. Liam savait qu’il n’avait pas le droit de lui demander tout ça. Il n’avait surement pas envie de lui parler de sa famille, de lui, même s’il voulait en savoir un rayon sur lui, pour pouvoir ne jamais le décevoir, le comprendre mais aussi le consoler de ses peines. Il voulait devenir important pour Liang. Alors il se lança, il lança une première question, celle qu’il jugea la plus sage. Pourquoi avait-il arrêtait les études avec un tel talent ? Il ne comprenait pas. Des tonnes d’écoles auraient voulu d’un artiste comme lui, il avait un coup de crayon tellement facile, il aimait modifier sa façon de dessiner. Il aime expérimenter. Il n’y connaissait pas grand-chose en dessin c’est sur, mais niveau peinture et autres, il en avait bouffé plus jeune, sa mère très cultivait l’accompagner dans de grands musées, des galeries pour lui faire découvrir la magie de l’art. Sa mère utilisait toujours des termes bien compliqués, des termes qu’il ne serait redire ou se souvenir. Il savait qu’il lui tenait pertinemment la main et que l’espace était souvent blanc, les tableaux accroché aux murs. Passionnée par ce qu’elle regardait, comme si son rêve avait été toujours de percer dans ce domaine. Il aimait la voir si épanouie et il aimait encore plus Liang se prononcer sur ce sujet. Un long silence, les mouvements du crayon ralentir, un silence qui désola le coréen. Il n’aurait peut-être pas dû, tellement indiscret, mais il avait réellement envie de le connaître plus et même sur les choses les plus connes voyez-vous. Tout et n’importe quoi. « Je n‘étais pas assez doué. » les yeux de Liam regardèrent autour de lui comme s’il revoyait les tonnes de tableaux autour de lui. Il n’en croyait pas un mot. « Un mec comme moi ne fait pas les beaux-arts. Un bon à rien ne peut rien faire. » Un bon à rien ne peut rien faire ? Il émit un rire léger, haussant tout simplement les épaules, ce magnifique sourire sur les lèvres : « Un bon à rien? Alors tu te considères comme tel ? J’aimerais avoir ta définition du mot : « bon à rien ». » Aveuglé. Il ne voyait alors pas qu’il avait un talent inné, qu’il devait l’exploiter, aller plus loin ! Liam était persuadé, qu’il se ferait rapidement un nom dans le monde de l’art, il aimait vraiment ce qu’il faisait, il était sur que sa mère aimerait ce qu’il dessinait. Bon à rien, tu parles. C’était lui le bon à rien, il avait beau avoir un cerveau immense, d’excellentes notes, il ne se motivait jamais pour aller en cours, pour travailler lors des travaux de groupes et aussi il dormait montrant son ennui. On lui avait demandé ce qu’il voulait faire après le lycée et Liam n’avait rien dit. Il avait regardé le prof dans le blanc des yeux, un sourire sur les lèvres. Ce qu’il voulait faire…Question qui revenait souvent, il ne savait même pas. Il avait su s’épanouir dans plusieurs domaines mais il ne se voyait pas finir dans ces branches. La seule chose qu’il aimait vraiment c’était écrire. Écrire pour lui, pour calmer sa haine, il écrivait aussi par amour et l’avait fait pour Liang et ça de multiples fois.

Il ne pouvait s’empêcher de le regarder de temps en temps optant parfois pour les informations, mais à un moment il ne se rendit même pas compte qu’il ne le lâchait plus du regard. Il le regardait de loin, se fondait dans les gestes qu’il faisait, fantasmait sur ce qu’il pourrait et avait envie de lui faire. Il avait envie de lui caresser les cheveux et de l’embrasser, parce que tout ça lui manquait. Une main dans ses cheveux aile corbeau avant qu’il ne finisse désespérément la fin de sa clope, il l’écrasa dans le cendrier et relâcha la fumée très lentement. Oui, ça fait mal. Il se pencha et finit la fin de son café. Il avala la dernière goûte la laissant couler le long de sa gorge, ça n’avait pas apaisé sa soif. Il regarda la tasse de café un instant, comme un idiot, pensant à tout ce que leur relation aurait pu être s’ils avaient été ensemble. Une attraction, qu’il aimerait faire tous les jours. De nouveaux rebondissements à tout moment. Ah oui, ce qu’il aurait aimé l’avoir rien que pour lui. Il déposa la tasse sur la table et se redressa correctement. Le temps passa assez vite, il n’avait même pas vu l’heure passait pour vous dire tellement concentré sur la télévision, sur ses pensées, il était si triste de se retrouver avec lui-même et il en déduit alors qu’il ne fallait pas qu’il reste seul et surtout pas dans ce genre de situation. Le bâillement de Liang le ramena sur terre, il tourna la tête en sa direction un léger sourire sur les lèvres, c’est bon alors ? Il avait terminé ? Liam se frotta la nuque, monstrueusement fatigué, heureusement que Liang lui tenait compagnie, sinon depuis longtemps il aurait rejoins Morphée. Il tendit la main et saisit la feuille de papier et grammage épais, il fixa un instant le dessin, ses yeux s’ouvrirent grands, si semblable, magnifique, si vivant. Il leva les yeux vers le plus âgé et lâcha un faible rire. « Je suis sans voix. C’est vraiment bien fait, tu es très talentueux… » Il regardait encore la feuille, ses doigts retraçant ses séduisantes courbes. C’était comme se regarder dans un miroir. « Je savais que j’avais une belle gueule, mais je dois avouer que je suis beaucoup plus que ça. » Modestiiiiiiie quand tu nous tiens. Quel sale gosse. « Liam ? » il leva la tête, ce stupide sourire sur le visage, heureux qu’on le nomme par son prénom. Il aurait été un chien sa queue aurait secouait comme pas possible. « J‘aime ton corps. » Liam haussa un sourcil, fixant le visage illuminait de son amant. Son corps, il l’aimait alors ? S’il pouvait l’aimer lui aussi. Il baissa faiblement la tête, le laissant reprendre le dessin qu’il tenait pourtant très bien dans ses mains. Il voulait juste être aimé en retour. Il se massa les tempes, le visage et soupira fortement. Ça restait un agréable compliment, il n’était pas le premier à le lui dire, mais c’était agréable de le savoir surtout venant de sa part, de se dire que finalement ça n’était pas si mal et qu’il aimait au moins une chose chez lui. Une chose qui le rendait totalement fou.

Le plus âgé s’installa à nouveau sur ses genoux, Liam pencha la tête. Pourquoi ce visage ? Cette moue d’envie ? Lui qui disait être mort de fatigue avait toujours de la force pour penser à des choses aussi perverses ? Il n’en croyait pas ses yeux. Le coréen passa sa main sur le visage du chinois, sur sa bouche plus exactement. Sa bouche rencontra la sienne, une fois de plus, des baisers qui ne ressemblaient en rien à ceux qu’ils avaient échangés la nuit dernière, toujours très doux et amoureux, comme si leurs sentiments s’exprimaient à travers ça. Quelques baisers sur son visage, il ferma les yeux. « Dis-le. Dis-moi que tu m‘aimes. » il rouvrit les yeux, croisant son regard agréable. Il n’arrivait pas à le comprendre. Qu’attendait-il de lui ? Il ouvrit la bouche, mais la referma très rapidement, des tonnes de questions l’empêchaient de réfléchir normalement. « Je t’aime. » sa bouche proche de la sienne, souffle contre souffle. Il l’avait une nouvelle fois dit, c’était sortit si simplement, si facilement, si sincèrement, comme si la chaîne qui tenait sa bouche avait su se défaire. Il passa un sensuel coup de langue sur ses lèvres, il n’arrivait pas à détacher son regard du sien. Il lui susurra à l’oreille une nouvelle fois qu’il l’aimait mais cette fois-ci en sa langue natale, l’anglais, puis il plongea son regard dans le sien. Tu es soumis jusqu’à l’os mec. « Et tu sais comment je t’aime? » en lui posant cette question ses mains relevèrent doucement son t-shirt, jusqu’à qu’il puisse découvrir tout son torse. Sa bouche se posa sur sa peau, froide, glaciale, cette peau qu’il pinça gentiment entre ses dents laissant sa langue calmer ses petites douleurs. Une fois, deux fois, maintes fois et il coinça son téton entre ses dents jouant avec, sa langue le léchouillait, le caressait. Il le fixa à nouveau, l’air aussi triste, qu’heureux. « A la folie. » se confesser à l’extrême pour ne rien avoir en retour, maintenant il savait vraiment tout concernant ses sentiments. Ça n’était pas qu’un simple amour. « Garde-moi avec toi un peu plus longtemps. »



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Dim 6 Mai - 14:11

Vous savez, Liang n’est pas réellement un idiot. Il refusait juste de voir la vie comme un cadeau. Comment le pourrait-il ? Depuis sa naissance, rien ne se passait normalement. Il avait fait le malheur de sa mère, bouleversé toute une famille, et littéralement échoué. Il se considérait comme un incapable, le pire des incapables. Au fond, il regrettait. Il se détestait d’être aussi faible. Il voulait être fort, faire le fort, mais il ne l’était pas, pas du tout même. Il n’en serait pas là aujourd’hui sinon. Il aurait dû se battre, et écouter les autres. Son demi-frère, ou Yoo Bin. Chacun d’une manière différente avait essayé et essayaient toujours de le remettre sur le droit chemin. Mais par peur de tout, du monde, des déceptions, de ce genre de choses, Liang continuait à foncer tête la première vers un mur. Il se croyait inférieur aux autres car personne n’avait jamais été fier de lui. Peut être que si son père l’avait encouragé, il aurait essayé de s’inscrire dans une école. Il lui aurait surement payé. Mais voilà, il se sentait comme un poids pour cette famille, de la même façon qu’il en avait été un pour sa mère. Quelle horrible sensation que de se sentir non-désiré par la chair de sa chair. Les compliments de ses professeurs ne suffisant pas. Les mauvaises rencontres l’entrainant encore plus bas. « Un bon à rien? Alors tu te considères comme tel ? J’aimerais avoir ta définition du mot : « bon à rien » . » Lorsqu’il entendit Liam rire de sa réponse, il se sentit blessé. Parce que lorsqu’il le regardait, il se rendait compte de ses erreurs. Il aimerait même les effacer, et tout recommencer. Juste pour être à sa hauteur, oui, seulement pour mériter l’amour de Liam. Voilà ce qui lui avait manqué toutes ses années. De l’amour. Cette force qui vous pousse à aller de l’avant. Liang marchait à contre courant depuis trop longtemps. Il n’avait plus d’estime de lui-même, plus aucune motivation, plus rien pour vivre. Il respirait, et les jours s’alignaient sans qu’il ne trouve quoique ce soit qui le fasse vibrer. Liam le faisait vibrer. Il se sentait vivant lorsqu’il croisait son regard, sauf que très vite, il se disait que non, il ne pouvait pas. Trop différent, trop sale, trop bas par rapport à lui. Il ne le comprenait pas. Il voudrait lui hurler de dégager mais d’un autre côté, il préférait le garder. Le plus longtemps possible, jusqu’à ce que Liam n’en puisse plus de lui. Lui et son sale caractère. Lui et sa colère envers le monde entier. Lui et ses blessures béantes, suintantes. Insignifiant, il se croyait insignifiant. Il survivait dans ce monde. Il se noyait. Quelques fois, il rêvait. Mais même cela, il se l’interdisait. Il manquait de courage pour tout. Il manquait de courage, et surtout d’espoir. Enveloppé dans sa grosse carapace, caché derrière de la méchanceté gratuite et un goût pour le pouvoir. Il disait qu’il dirigeait très bien sa vie comme ça. Il se mentait à lui-même. Il ne contrôlait plus rien depuis un bon moment. Voilà pourquoi il y a eu la prostitution, voilà pourquoi il y a les films pornographiques, voilà pourquoi il craint tout. N’est-ce pas ça un raté ? Un mec qui ne dispose de plus aucune force pour affronter la vie et qui a baissé les bras depuis longtemps. Liang ne s’est jamais battu, jamais. Cela se voit non ? S’il se battait réellement pour sa vie, il ferait autre chose de ses journées que ces tournages dégueulasses. « Je suis pire qu‘un bon à rien, Liam. Je suis un raté, un enfoiré, une pute. Un connard bon qu’à baiser et à être baisé. Est-ce que tu comprends ça ? Ou est-ce que je dois te faire un dessin ? » Un ton sec, et méprisant. Il n’avait même pas posé les yeux sur lui. Il avait fixé sa feuille, et débitait ces mots, non, crachait ces mots. Ce Liang là, c’est le faux. L’horrible, l’affreux, le détestable. C’est sa protection contre les autres. Avec son raisonnement si déprimant ; je fais souffrir les autres, comme ça je ne serais pas celui qui souffre. Un homme qui se protège autant, ne peut pas savoir ce que vivre veut dire.

Les derniers coups de crayon, et un bâillement qui annonça la fin. Paisible, bien dans sa tête, voilà ce que dessiner lui procurait. En plus, il n’avait pas eu l’occasion de faire de portraits depuis son diplôme alors décrire le plaisir qu’il avait pris à chaque fois que la mine grise avait gratté sa feuille serait difficile. Fier de lui, mais pas pour autant satisfait, il se connaissait assez bien pour être persuadé qu’il y retoucherait plusieurs fois. Cependant, il ne voulait pas que Liam s’endorme, alors il avait décidé d’arrêter là. Il le laissa admirer le travail pendant qu’il terminait son café. « Je suis sans voix. C’est vraiment bien fait, tu es très talentueux… » Pour peu, il en rougirait. Il ne se souvenait pas avoir un jour autant apprécié les compliments de quelqu’un. Il avait presque envie de lui faire répéter. Cela lui faisait tellement de bien d’entendre ce genre de choses. « Je savais que j’avais une belle gueule, mais je dois avouer que je suis beaucoup plus que ça. » Liang eut un petit rire. Quelle modestie. Néanmoins, il ne pouvait décidemment pas le contredire, Liam était un homme magnifique. De visage comme de corps. D’ailleurs, le chinois lui rappela comme il aimait son anatomie. Canon, Liam, tu es canon. Liang reprit la feuille de ses mains, sans pour autant la lui arracher et la rangea bien soigneusement. Chose rare, parce que normalement dès qu’il finissait un croquis ou quoique ce soit d’autre, il le posait dans un coin sans vraiment faire attention. C’était pour ça qu’il retrouvait rarement quelque chose dans son appartement. Là au moins, il était sur de pouvoir rapidement retrouver le portrait de Liam.

Il reprit place sur les genoux de son amant, et ne put s’empêcher un rapide coup d’œil vers les parties de celui-ci. Comment résister à un être aussi désirable ? Comment alors qu’il l’avait lui-même mis à nu ? Cette tentation, il en était le seul responsable. Pourtant, il était crevé. Mais il semblait que peu importe quand ou comment, il avait toujours envie de lui, de ses mains sur son corps, de ses lèvres contre les siennes. D’ailleurs, il vint rapidement lui voler un doux baiser. Il l’embrassait avec énormément de tendresse, il n’embrassait personne d’autre de cette manière là. Liam lui faisait perdre la tête, il le rendait complètement fou, et cela l’énervait. Il n’arrivait pas à savoir ce qu’il avait de plus sur les autres, ou il essayait de ne pas mettre de mots dessus. Le mot qui pourrait tout changeait. La phrase qu’il refusera toujours de prononcer mais qu’il adorait entendre. Il le lui demanda encore. Il aimait entendre son amour pour lui, sa dépendance pour lui. « Je t’aime. » Liang sourit, sa bouche toute proche de la sienne. Il déposa un petit bisou sur celle-ci. Cela lui réchauffait le cœur. Il ne devrait pas autant en profiter, il culpabilisait même de toujours lui en demander sans jamais rien lui donner, mais il se sentait pousser de ailes lorsque Liam lui disait ceci, cette phrase pourtant presque tabou de son côté. Il frissonna au cou de langue sur ses lèvres, l’envie montait, comme à chaque fois le désir gagnait. Malgré la fatigue, il le voulait. Même s’il avait dit qu’il ne ferait rien, il se rendait compte qu’il ne pouvait pas. La tension était toujours si forte entre eux. Tellement palpable et intense. Pour le chauffer, il appuya de façon exagérée son bassin contre le sien, et alors qu’il cherchait ses lèvres pour un nouveau baiser, le coréen l’esquiva surement involontairement, venant lui susurrer les mots magiques, mais en anglais, à son oreille. Un nouveau frisson. « Et tu sais comment je t’aime ? » Liang secoua la tête comme un enfant, qu’il lui dise seulement et il perdra encore plus la raison. Il ne s’attendait pourtant pas à ce que Liam fit ensuite. Il le laissa néanmoins faire, et ferma les yeux dès qu’il sentit ses lèvres sur sa peau. Il le torturait, plus que ça, il l’allumait. Il n’allait vraiment pas pouvoir résister. Ils allaient encore finir par baiser, ou plutôt par faire l’amour. Liam ne le prenait pas comme un objet, Liam lui faisait l’amour. C’était sans doute pour cela que Liang aimait autant le sexe avec lui. Parce qu’il y avait des sentiments, ses sentiments. Liam l’aimait. Il l’aimait. « A la folie. » Liang rouvrit les yeux, et chercha le regard du coréen. Tant que ça ? Vraiment ? Que croyais-tu Liang ? Qu’il s’agissait d’un amour d’adolescent ? Il n’en croyait pourtant pas ses oreilles. Comme s’il pensait qu’une telle chose soit impossible. De toute manière, il le pensait. Il pensait vraiment qu’il n’était pas digne d’être aimé. « Garde-moi avec toi un peu plus longtemps. » Il posa sa main sur sa joue, la caressant doucement. Attendri, Liang était attendri. Liam le faisait craquer, fondre, tout ce que vous voulez. Il colla son front au sien et le regarda longtemps dans les yeux, comme s’il voulait s’assurer de la sincérité de ses propos. Leurs lèvres se touchaient sans que cela ne soit forcément voulu, il sentait sa respiration bizarrement aussi irrégulière que la sienne. Je suis tellement égoïste. Il s’empare en douceur de ses lèvres, un geste lent, presque hésitant. Il l’embrasse amoureusement. Il se délecte de ce goût, un mélange entre café et clope. Lorsque leurs bouches se séparent, Liang soupire. Il se sent léger, et pourtant si lourd à la fois. « Je. Je ne vais le dire qu‘une fois, ok ? » Un baiser, encore un, toujours aussi doux. Leurs lèvres se caressant avec délicatesse. « Je suis dingue de toi, et je te déteste. » Pas vraiment des mots d’amours. Il ne pouvait pas lui dire qu’il l’aimait. Il l’ignorait, il se cherchait des excuses. Il devrait ouvrir les yeux. Mais cela demanderait trop d’efforts et de sacrifices. Il ne se sentait pas prêt ni capable pour tout ça. Un bon gros trouillard. Un mec parmi tant d’autres. Des tas de gens ont peur de l’amour. Liam aussi devait avoir peur mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Liang, en lui avouant une partie de ses sentiments, avait l’impression de sentir son cœur exploser. Comment allait-il recoller les morceaux hein ? Peut être en le gardant encore et encore avec lui. Le chinois attrapa la télécommande et éteignit la télé. Laissant le silence gagner l‘appartement. Il retira doucement la veste de lycée qui appartenait à Liam, et la lança à l’autre bout du canapé. Il se débarrassa aussi de son t-shirt. Puis il tira sur sa couette, et les enveloppa à nouveau à l’intérieur. Il embrassa le coréen du bout des lèvres, et se colla un peu plus contre lui. « Fais-moi l‘amour maintenant. »




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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Lun 7 Mai - 16:29

Tant de haine envers lui-même. Liam peinait à la suivre et à la comprendre. Il avait l’air tellement en colère envers lui-même. Le coréen aurait voulu lui tendre la main pour pouvoir le consoler, mais rien ne vint, aucuns gestes, aucuns sons ne pu sortir de sa bouche à cet instant. Pourtant, son regard en disait long, s’il l’avait regardé il aurait peut-être aperçu ce regard qui lui envoyé ce signal : vient dans mes bras, il lui aurait caressait les cheveux aussi comme il avait l’habitude de le faire quand c’était avec lui. Un soupir et il se contenta de fermer les yeux sur une réalité à laquelle il ne voulait pas croire. Légèrement naïf sur le monde qui l’entoure, totalement gamin et peur de pouvoir être déçu par des choses dont il ne serait pas au courant. Parce qu’il le sentait, Liang n’allait pas bien, Liang lui caché des choses. Une relation aussi dangereuse et malgré ça Liam lui ouvrait son cœur, il lui offrait tout. Liam se disait que ça ne pouvait pas être aussi gros que Kirsten, surement parce qu’il ne connaissait pas pire qu’un vendeur de drogue névrosé et même pas plus gros que quelqu’un qui se prostitue. Impossible. Il porta un doigt à sa bouche charnue et la mâchouilla sous le stresse de toutes ses questions, il ne tarda pas à se ronger les ongles en fixant l’écran de la télévision, toujours nu. Un connard bon qu’à baiser et à être baisé, cette phrase ne cessa de lui bouffer les neurones, il en avait mal au crâne. C’était avant ça, il n’était plus comme ça. Il n’était plus une pute et pourtant il revenait dessus. Perspicace le petit, très fin et je pourrais continuer avec de multiples synonyme. Une pute. Il ferma les yeux de toutes ses forces et inspira bruyamment, il arrêta ainsi ses coups de dents sur son pauvre doigt rougeâtre. Il posa son regard sur le jeune homme, un faible sourire sur le visage puis il brisa le silence. « Je dois vraiment avoir un soucis pour apprécier un raté, un enfoiré, une pute. Un type comme toi. Un sacré probleme. » il se frotta le bout du nez et émit un petit rire en reprenant. « Et pourtant je refuse d’y croire. » Têtu, il l’était et con encore plus. Il ne se trompait jamais, c’était ce qu’il disait souvent en cours, mais peut-être qu’en amour c’était autre chose. Il se mâchouilla encore le doigt encore humide par sa propre bave, un immense sourire accroché sur les lèvres, heureux de lui avoir flanqué ça en plein visage. Aveugle, mais aussi il ne savait rien à propos de tout ça et une partie de lui ne voulait rien savoir, il voulait juste l’aimer et ça pour longtemps, que son cœur puisse continuer à l’aimer même avec ces certaines difficultés. Que Liang ai confiance en Liam, il n’était peut-être pas le prince charmant qu’il attendait. Il n’était peut-être pas doué niveau consolation, mais il serait lui tenir la main. Il ne lui promettait pas le paradis, mais il ferait de son mieux et s’accrocherait du mieux possible à lui. Il pourrait lui en faire la promesse, il ne sera pas sage non plus, le sale pervers buté qu’il est ne serait contenir ses désirs envers certaines personnes. Mais avec le temps il y arrivera. Il serait faire un trait sur beaucoup de choses et ça juste par amour.

Il passa une main dans ses cheveux les secouant de gauche à droite, il l’entendit bailler et ce fut comme un mini-réveil pour lui, il craqua ses doigts, épuisant, ses muscles n’avaient jamais étés aussi épuisés, il sentait les crampes lui bouffer les pieds. Sensation de merde. La prochaine fois qu’il voudrait le dessiner à poil il devrait le payer. Il le lui assure. Il saisit la feuille de papier, il n’en croyait pas ses yeux, il dessinait tellement bien, chaque détails y était, même son tatouage, il fut surpris. Il leva les yeux vers son aîné mais ne put rencontrer ses yeux. Il ne put que le complimenter, jamais il n’avait eu à faire face à autant de talent et pour conclure l’histoire il se complimenta. Pas mal, pas mal alors c’est ce que les autres voyaient ? Il comprenait maintenant pourquoi rare était les personnes qui lui résistaient. Ses hanches qu’il avait et ce torse. Magnifique qu’il était. Modeste il n’a jamais été. Sa mère adoptive lui a toujours rabâché qu’il était beau. Très beau et que toutes les filles se devaient de le regarder et les hommes de l’envier. Elle disait aussi qu’il avait le caractère de son père plus jeune. Ce compliment ne lui avait jamais plu, aujourd’hui il trouve que ça n’était pas si grave et qu’il aimerait être aussi froid et distant que ce vieil homme. Juste pouvoir tenir tête au chinois. Ce dernier lui avoua alors qu’il aimait son corps. Aimait-il les sentiments qu’il avait pour lui ? Appréciait-il son cœur ? Il aimerait. Il le laissa reprendre le dessin et le rangea tout simplement avant de ne prendre à nouveau place sur ses cuisses. Ils se regardèrent, le plus jeune souriait, sa manière de le bouffer du regard était vraiment suspecte, où finiraient-ils ce soir ? A dormir sur le canapé l’un contre l’autre ? Ou à faire l’amour ? Liam n’eut pas le temps de se répondre à lui-même, les lèvres du plus vieux se déposèrent sur les siennes. Un baiser si doux. Le cœur de Liam ne cessait de frapper violement sur sa cage thoracique. Liang tu es vraiment un enfant gâté, Liam un petit pantin. Il lui demanda d’exprimer à nouveau son amour pour lui. Cette fois-ci le coréen n’hésita pas, il ne pouvait pas hésiter, il avait envie de le lui dire, de le crier sur tous les toits même. Il l’aimait et il se fichait à présent de toutes les répercutions possible. Il aimait le danger. Un nouveau baiser, un baiser que Liam lui rendit, lui léchant même sensuellement les lèvres. Ils feraient l’amour, il pourrait parier toute sa fortune sur cette réponse et ses dires s’accentuèrent lorsque le bassin du chinois s’appuya contre le sien. C’était sa récompense ? Il ne put s’empêcher de parler, maintenant que sa bouche était libre il se disait être libre de tout dire. Liang, ne connaissait pas l’importance de ses sentiments pour lui, il en était sur. Non, il ne savait pas comment il l’aimait. Il lui posa la question, yeux dans les yeux, toujours aussi proche et sourit en le voyant secouer la tête avec cette moue adorable sur le visage. Il adorait lorsqu’il faisait cette moue, ses expressions étaient toujours très mignonnes, mais celle-ci il l’aimait par-dessus tout. Avant de ne lui répondre, il remonta légèrement le haut du garçon, laissant ses lèvres et ses dents dansaient sur sa peau, il la pinçait, mordait, léchouillait. Comme son amour, aussi doux que douloureux. Il replongea son regard dans le sien, ce regard aussi triste qu’heureux, lui confessant qu’il l’aimait à la folie. Mais tellement. Son amour n’avait fait que s’amplifier d’année en année et en l’ayant retrouvé ça n’avait fait que s’aggraver. Il relâcha le t-shirt du garçon, s’humectant les lèvres, ses lèvres qui le dévoilaient toujours de plus en plus. Il voulait à présent être gardé, il ne voulait pas qu’il l’oublie aussi vite que tous les autres qui avaient bien pu le toucher, l’embrasser, il ne voulait en aucun cas être comme ces cons.

Il ferma un instant les yeux, son front contre le sien le réchauffait, l’apaisait et la pointe de ses mèches froides le chatouillait. Ses yeux plongeaient dans les siens, leurs lèvres qui s’unirent une nouvelle fois ensemble, un baiser auquel il n’osa pas répondre, il se laissa tout simplement faire, entrouvrant légèrement la bouche. « Je. Je ne vais le dire qu‘une fois, ok ? » Les mains de Liam passèrent sur son visage, il frôla du bout de ses doigts ses joues et lui remit les cheveux en arrière, un immense sourire sur les lèvres, une mine faussement interrogée. « Je suis dingue de toi, et je te déteste. » Sa déclaration ? Sa façon à lui d’avouer ses sentiments. Dingue de toi, c’était tout de même gros n’es-ce pas ? Venant de Liang. Il se mordit la lèvre inférieure, ses yeux brillaient comme ceux d’un enfant. L’immense poids dans son cœur lâcha, tous les espoirs revinrent à la surface. Un bordel complet dans sa tête. « Ça me suffit. » Un premier baiser, lent, très lent, sa langue caressait la sienne. Il n’avait besoin de rien d’autre, il se fichait même des mots magiques, tout ça lui suffisait. Dingue de lui, il l’était aussi. Liang saisit la télécommande qui se trouvait à ses côtés, il éteignit la télévision, Liam haussa un sourcil, ne comprenant que très lentement ce qui allait suivre. Ça n’est qu’une fois qu’il déboutonna sa veste bleu marine, qu’il comprit la suite. Si prévisible, s’il ne l’avait pas fait Liam aurait surement fait le premier pas. Le t-shirt suivit le même trajet que sa veste, Liam retint la couette encore une fois, l’arrangea du mieux qu’il put autour de son « amant ». Un baiser amoureux, sa langue caressait la sienne, ses doigts caressaient le long de ses bras. « Fais-moi l‘amour maintenant. » Liam se mit à rire posant sa tête contre son épaule nu, il n’était plus fatigué ? Mort de fatigue avait-il dit. Ses hormones remontaient en flèches ? Il rit un peu plus longtemps, posant un baiser sur sa peau, un baiser appuyé. Il avait bien dit : faire l’amour ? Il n’en revenait pas. « Alors tu as change d’avis. » il posa sa bouche contre la sienne. Un chaste baiser. Son père n’était plus important, il y repenserait plus tard ça n’était pas grave de toute façon, il ne pouvait rien faire avec son statut de simple homme hormis pleurer. Sa main glissa le long de son corps et il joua avec l’élastique de son boxer, un rictus sur les lèvres. « Retire-le. » il le regarda faire, regardant attentivement le corps du chinois. Liam leva les yeux vers le chinois, caressant doucement ses hanches, sa taille, admirant les courbes presque féminines du corps nu devant lui, le laissa reprendre place sur ses cuisses. « Tu me fais confiance? » sur tous les plans. Il voulait juste se rassurer, l’entendre de sa propre bouche et ne pas avoir à en déduire. Il s’humecta le doigt et le glissa lentement sur le sternum du garçon puis sur son torse, s’arrêtant au niveau du nombril, il effleura ses lèvres tout doucement, lui attrapant les hanches, il remua difficilement ses hanches sous les siennes, un plaisir lourd et sensuel s’échappa d’entre ses lèvre. Ce simple contact le tuait, il attrapa les lèvres de Liang l’entraînant dans un long et sensuel baiser. « J’aimerais être le seul à pouvoir te toucher de la sorte. » Parce qu’il se doutait de ne pas être le seul et l’unique. Il sourit comme un imbécile, bougeant encore une fois ses hanches.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Lun 7 Mai - 19:16

Liang regrettait déjà. Il sentait ce goût dégueulasse dans sa bouche, ce nœud dans la gorge, toute cette amertume. Il se trouvait faible. Si faible à présent qu’il lui avait en quelque sorte dévoilé ses sentiments. Il souhaiterait tant retourner en arrière et ravaler chacun de ses mots. Quelle idée. Quelle débilité. Comment et pourquoi ? Qu’est-ce qui, diable, l’avait fait parlé ? Son adorable moue peut être. Ou bien sa supplication. Voir ce qu’il avait pu lire dans son regard. Cet étrange mélange de bonheur et de douleur dont il se savait le seul responsable. Pourtant, n’appréciait-il pas ce pouvoir sur lui ? Il venait de tout réduire à néant, de prouver qu’il se soumettait lui aussi mais d’une manière bien moins volontaire. Il aurait préféré rester le mec qui contrôle tout, mais Liam lui faisait totalement perdre les pédales. Il devait l’admettre, il ne pourrait plus le cacher longtemps de toute manière. La situation lui échappait, ses sentiments envahissaient une terre inconnue, et des milliers de voix lui hurlaient des ordres tous en contradiction. Il ne parvenait à être sur que d’une chose, Liam ne restera pas indéfiniment. Depuis le début, c’était là sa seule certitude. Liam se lassera un jour. Il voudra plus, et ne se satisfera plus du peu que Liang lui donne. Il partira alors, il ira voir et trouver quelqu’un de mieux, de plus stable, et apte à le rendre véritablement heureux. Pas un mec comme Liang qui le berçait de délicieuses illusions. Un mec avec du courage, prêt à tout laisser tomber, à tout lui offrir. Corps et âme. « Ça me suffit. » Mais pour combien de temps ? Si seulement cela pouvait lui convenir pour encore quelques mois, peut être même plus. Liang ne dirait pas non en tout cas. Bien qu’il se sentira toujours coupable de cette douleur qu’il lui inflige. Heureusement, la fin s’avérait loin d’eux, pour le moment en tout cas. Leur baiser en témoignait. Liang frissonnait. Comme toujours, il perdait toute notion de la réalité. Dans un rêve, un endroit isolé où ils ne seraient que tous les deux, ils pourraient faire l’amour sans penser à leurs maux respectifs. Ainsi, même après l’acte, ils resteraient légers. Car à ce jour, il n’y avait que sous les draps qu’ils oubliaient les dangers de leur relation plus qu’unique en son genre. D’ailleurs, malgré la fatigue, il le voulait. Il désirait plus que tout s’abandonner à lui, toucher les étoiles et ressentir tout son amour. Ou peut être était-ce son côté un peu nymphomane qui ressortait ? Sans doute, mais pas uniquement ça. Il ne pouvait juste par résister à son corps, à sa chaleur, à ses baisers qui enflammaient à chaque fois sa libido. En prenant bien son temps, Liang l’amena à découvrir son envie. Il éteignit d’abord la télé, puis il ôta ses vêtements, lentement. Il les enveloppa dans la couette, comme s’il voulait s’enfermer avec lui dans un cocon et il scella leurs lèvres. Ses mains sur son torses caressaient du bout des doigts sa peau déjà chaude, mais pas encore brulante. Il dût se forcer à quitter ses lèvres pour lui signifier ouvertement son exigence. Un ordre pourtant mélodieux, teinté d’une tendresse. Il ne lui demandait pas de le baiser, mais de lui faire l’amour. « Alors tu as change d’avis. » Il hocha la tête, et glissa son index sur sa lèvre inférieur juste après leur court baiser. S’il le pouvait, il le dévorerait. Ce mec, il le trouvait magnifique. Tellement à son goût en tout point, tellement désirable. Un tel sex-appeal. « C‘est parce que j‘aime trop t‘avoir en moi. » Lui avoua-t-il d’une voix chaude, dans un murmure suave, sa bouche près de son oreille. Sur cette phrase provocante, il appuya une nouvelle fois son bassin contre le sien, gémissant d’une façon quelque peu exagérée. Liang, cette bête de sexe qui même fatigué sait comment jouer avec son partenaire. Tout en étant toujours le dominé dans l’histoire, il aimait diriger les opérations. Même si Liam, une nouvelle fois, faisait exception à ses habitudes. Liang le laissait faire, il lui obéissait, et adorait qu’il commande tout. Un sourire en coin sur sa jolie bouche rose parce qu’il le sentait justement jouer avec l’élastique de son boxer. Il comprenait parfaitement ce qu’il voulait. Il attendait juste qu’il le dise. « Retire-le. » Un baiser rapide sur ses lèvres, et il se leva pour retirer son dernier vêtement qui risquait de bien vite les gêner. Il prit exprès son temps parce qu’il sentait le regard du plus jeune sur lui, et qu’il aimait tant se savoir reluqué. Il se mordilla la lèvre lorsqu’il posa ses mains sur ses hanches, et glissa les siennes dessus, les amenant jusqu’à ses fesses. Là, c’est mieux. Il reprit sa place sur ses jambes, soupirant d’aise à la rencontre de leurs deux corps totalement nus.

La question que Liam lui posa, le surprit. « Tu me fais confiance ?» Qu’entendait-il par là ? Liang ne voyait pas ce que cela avait à faire dans leur séance câlin. Pourtant, pour une raison bien inconnue, son cœur avait fait comme un bon dans sa poitrine. Peut être parce qu’il savait qu’il n’accordait sa confiance qu’à de rares personnes, que ces personnes il les connaissait très bien, alors il ne comprenait pas pourquoi bizarrement, oui, il avait confiance en lui alors qu’il ne savait rien de sa vie. Sans doute était-ce parce qu’il croyait réellement en l’amour que Liam lui portait ? Surement était-ce ça. Cela l’aveuglait, l’ensorcelait, et l’apaisait. Alors après un petit silence, il fit oui de la tête et lui répondit dans un souffle. « Oui, totalement. » La suite qu’il attendait tant arriva, et la sensualité dont fit preuve le plus jeune l’émoustilla. Ce jeu qu’il jouait, son doigt, cette proximité sans jamais l’embrasser. Voulait-il le rendre fou ? Il s’y prenait bien en tout cas. En deux ans, il devait avoir eu bien d’autres relations. Ses mouvements de bassin plutôt biens comme il faut en témoignaient. Son assurance aussi. Il le voyait si sur de ce qu’il faisait. Cela plaisait énormément au plus vieux qui ne retint pas son soupir. Il laissa tomber sa tête contre son épaule, et roula à son tour des hanches. Mais Liam chercha ses lèvres, et aussitôt Liang répondit. Leur baiser plus passionné que les précédents attaqua leurs respirations devenues bien irrégulières. Le chinois passa même ses bras autour de ses épaules tout en continuant ses mouvements. La chaleur augmentait considérablement dans la pièce, et cela lui plaisait tellement. « J’aimerais être le seul à pouvoir te toucher de la sorte.» Cela stoppa littéralement Liang. Il n’osa même pas regarder le coréen dans les yeux. Oh mon dieu, s’il savait. Oui, s’il savait ce qu’il faisait à présent de son corps. Trouverait-il cela pire que la prostitution ? Et à côté de ça, il voyait évidemment d’autres hommes, et des femmes aussi. Malheureusement, le côté volage de Liang ne pouvait être contrôlé, ou du moins, il pensait ne pas pouvoir se donner qu’à une seule personne. Sans doute parce que sa seule relation sérieuse s’était soldée sur un échec cuisant, alors depuis, il se disait incapable de vivre pour uniquement pour quelqu’un car la jalousie bouffe trop vite une relation. Pourtant, là, dans les yeux de Liam. Il lisait cette déception, et une terrible douleur aussi. Il le blessait. Tout le temps et de tellement de manières différentes. Parce qu’il ne lui rendait pas son amour, parce qu’il ne lui accordait pas une vraie place, parce qu’il n’était pas sien, parce qu’il donnait son corps à tout le monde. À nouveau, un sentiment de culpabilité pourtant inconnu jusque là. Liang n’étant pas un homme morale mais plutôt égoïste, qui aurait cru qu’un jour, il se sentirait mal pour quelque chose de ce genre ? Pourtant oui, il se haïssait d’être ce genre d’homme. Pour Liam, il aurait aimé être tellement différent. « Désolé. » Fut le seul mot qui sortit de sa bouche. La seconde suivante, il l’embrassait non plus avec fougue, mais avec énormément de délicatesse comme s’il cherchait réellement à se faire pardonner. Il caressait ses lèvres des siennes, jouait de la pointe de sa langue. Rien de trop passionnel, mais plutôt quelque chose d’amoureux, de tendre.

Mais rapidement ses mains recommencèrent à se balader sur tout son corps finement musclé. Il le griffait quelques fois, et ses lèvres dérivèrent dans son cou. Il savait que c’était son grand point faible et il aimait le torturer. Il baisait sa peau, faisait passer sa langue, ou laissait trainer ses dents. Un peu comme une tradition, il lui fit un suçon, et fier de cette trace, débuta une longue descente. Il embrassait chaque petit millimètre de sa peau. De ses billes de chairs à ses abdos, passant par ses côtes, puis son bas ventre. Il dût d’ailleurs se lever pour pouvoir continuer. Il releva la tête, alors qu’il arrivait à son entrejambe, un sourire coquin sur son visage. « Il me semble que j‘ai parlé d‘une récompense, non ? » Dit-il tout en passant son index sur la verge bien tendu de son amant. Il guetta sa réaction, tout en caressant ses cuisses qu’il couvrit par la suite de milliers de baisers. Il laissa ensuite sa langue rejoindre son entrejambe, mais évita soigneusement la partie la plus sensible. Ses mains remontèrent sur ses hanches, ses lèvres frôlant à peine l’objet de tous ses désirs. Il les referma sur l’extrémité. Il n’avait toujours pas baissé les yeux. Il les ferma au premier aller-retour qu’il fit. Lent, terriblement lent. Il joua habilement de sa langue, de bas en haut, de haut en bas avant de ne réellement commencer des vas-et-viens réguliers, de plus en plus rapide et sans doute pour le plus grand plaisir du jeune coréen. Néanmoins, Liang ne le fit pas trop durer. Il ne voulait pas le voir venir là tout de suite, il avait envie de prendre son pied lui aussi. Normal. Il remonta alors, et écrasa ses lèvres contre les siennes. Ses mains sur ses joues, il l’embrassa jusqu’à ne plus avoir de souffle avant de s’assoir à nouveau sur lui. Comme la dernière fois, pas le temps et la flemme d’aller chercher un préservatif. Alors, tout en restant tout proche de ses lèvres, il le guida jusqu’à son entrée, et s’empala, lui offrant son premier gémissement. Une légère douleur dû à l’absence de préparation. Mais rien qu’il ne puisse pas supporter. Il se mouvait sensuellement, ses mains accrochées à ses épaules. Sa bouche lui volant parfois un baiser. Il lui souriait aussi, et le regardait droit dans les yeux. Liam lui procurait un plaisir tellement différent de tout ce qu’il connaissait, et surtout de ces putains de films dégueulasses pour vieux cochons.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mar 8 Mai - 23:08

{sorry d'avoir pondu une grosse daube, mais en ce moment c'est ce que je suis. t___________t}

Parce que l’amour c’est douloureux, apaisant à la fois et parce qu’on se croit plus fort à deux. Parce qu’il avait maintenant envie d’aimer, de pouvoir se poser même pour les mois à venir. Parce qu’il était curieux et avait envie de connaître à nouveau cette sensation, ce comble dans sa vie. Un gamin qui pense avoir d’un coup grandi. En vrai, il prenait conscience que son cœur n’avait plus envie de pencher, de jouer à ce jeu sans fin parce que lorsqu’il avait Liang devant lui, il ne voulait plus vivre avec les autres, il ne voulait plus aimer quelqu’un d’autre, il était le seul qu’il voulait posséder et voir par la même occasion. Le seul. Il s’était toujours détesté d’être aussi dépendant du plus vieux et ça depuis le début, de s’abaisser et de ne rien dire, de se laisser taper sur les doigts et de lui distribuer son pouvoir. Aujourd’hui encore, une partie – enfouie – de lui n’aime pas ça, elle refuse d’accepter d’être aussi faible. On peut facilement abandonner le chemin de Dieu, mais échapper au Diable c’est autre chose mon garçon. La voix ne cessait de résonner dans sa petite tête, il détestait quand elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas, toujours à se croire plus forte et plus intelligente que lui. Mais elle n’avait pas malheureusement pas tord. Il avait embrassé la douleur, il s’y était attaché, alors qu’il savait comment elle fonctionnait et il avait finit par l’affectionner. Il aimait cette douleur plus épuisante, qu’effrayante et comme un crétin il le revendiquait, comme s’il y avait de quoi être fier de lui. Comme si c’était normal de souffrir de cette façon. Sans séparer serait la meilleure solution, lui dire qu’il ne voulait plus de lui, qu’il avait menti, mais ça lui était comme impossible, il se disait qu’il ne pourrait pas le supporter, il avait alors fait son choix. Vivre dans la douleur et l’étouffement. Blessé éternellement. Il sourit à Liang, il rit presque sous le « compliment » qu’il venait de lui faire. Liam se sentit pousser des ailes, c’était un compliment n’es-ce pas? Bien évidement que ça en était un, il aimait qu’il soit en lui. Il aimait avoir en lui ? Preuve qu’il était doué et expérimenté malgré son âge. Liam lui caressa le bout du nez heureux comme un poisson dans l’eau. Alors une fois encore, il lui ferait du bien, même avec cette fatigue qui lui bouffait les yeux, il serait lui faire du bien. Juste parce qu’il était cette personne, cette personne qu’il aimait parmi tout les autres, cette personne qu’il aimait peut-être plus que n’importe quelle personne au monde. Il le détestait maintenant de pouvoir le faire penser comme ça. Au monde ? Il faisait fort tout de même. Et que devenait les filles avec lesquelles il avait l’habitude de jouer ? Les filles sont toutes des salopes. Au moins c’était clair. Il avait fini par ne voir que le chinois. Aveuglé. Le souffle du garçon qui tapait contre son oreille, cela le fit frissonner, il soupira mollement lorsque leurs bassins se touchèrent encore une fois, de manière plus appuyé. Appel au viol. Il ne put s’empêcher de sourire en l’entendant gémir de manière abusive. Une fois contre lui, il était perdu, égaré au milieu d’il ne sait toujours pas trop où. L’endroit ne ressemblait à rien, mais ici le bonheur régnait, la paix aussi, il n’avait aucun soucis parce que ce mot n’existe pas dans le langage de ce monde idéologique. Ce monde qu’ils s’étaient forgés ensemble.

L’homme aux cheveux noirs laissa ses doigts se baladaient le long de son corps, le bout de son nez pouvait humer l’agréable parfum du garçon. Il sentait si bon. Il joua avec son boxer, il ne réagit point. Alors Liam le regarda et Liang le regarda à son tour. Il ne comprenait pas ? Il prit cette moue boudeuse et le lui demanda. Ça n’est qu’à ce moment là qu’il se leva et se l’ôta dans une lenteur atroce, il avait l’impression que les secondes filaient, les minutes courraient et les heures étaient passées, son cœur battait à une telle vitesse que son souffle devint soudainement irrégulier, son torse se levait brusquement. La chaleur le prenait d’un coup. Il posa ses mains sur ses hanches et le plus vieux les dirigea sur sa jolie paire de fesses. C’était s’il voulait. Leurs corps à nouveau unis, dans le même état. Le plus jeune passa sa mains dans les cheveux du plus vieux, relevant sa tête pour qu’il puisse le regarder. Pourquoi n’était jamais sortit avec des gens de son âge ? Il était surement trop jeune. Sa vie était tellement merdique, si jeune il avait fait tant de conneries, cigarette, drogue, sexe et pourtant il avait un bon statut dans cette foutue société. Alors pourquoi ? Pourquoi avait-il sombré ? Il ne se souvient plus de l’élément perturbateur. Vie de merde, il se disait profitait de la vie à fond, qu’il n’était qu’un homme et qu’il finirait par mourir bientôt alors autant en profiter mais c'est tellement bête de penser comme ça. Il posa sa bouche sur la sienne, un pauvre baiser. Ils avaient vraiment l’air d’un couple, aussi doux, aussi adorable et attentif l’un envers l’autre. Prêt à tout pour lui. La confiance régnait donc entre eux, n’es-ce pas ? Sinon il ne lui donnerait pas tout ça. Normalement, oui. Il le pensait, mais ne voulait pas en déduire par lui-même, il l’entendre dire. Le silence gagna l’appartement, bizarrement cette situation ne lui faisait pas peur, sa main se posa sur sa tête, son front, comme s’il essayait de lire en lui, dans ses yeux, mais il n’y vit rien. Il avait l’air plus réfléchit qu’autre chose, comme un enfant qui hésite entre deux jouets. Sa réponse le surpris tout de même, un immense sourire se dessina sur ses lèvres, il était heureux et ne le cachait pas, il n’avait pas envie de le cacher. Il se mordit le doigt comme un sale gosse, il le laissa ensuite glisser sur le torse de son amant, un geste qui se voulait provocateur, il le désirait et voulait lui faire ressentir tout son amour. Son regard dans le sien, il arrêta de le caresser lorsqu’il put sentir qu’il n’était plus humide. Oui, il y en avait eu d’autres après Liang, il regrettait comme il avait apprécié. De toute façon, ça n’est pas de ta faute, c’est lui le fautif. Il est tellement égoïste. Liam, baissa la tête, mais oui, bien sûr, ça ne pouvait pas être de sa faute. C’était lui. Leurs hanches bougeaient au rythme de leurs respirations à présent saccadées par les nombreux baisers, ils se touchaient, se découvraient à nouveau et c’était toujours un plaisir pour le plus jeune. Liam ne s’arrêta pas là, il n’avait pas finit d’être lourd, mais s’il ne pouvait pas lui poser la question directement il ferait allusion à beaucoup de chose pour arriver à ses fins. Il y en avait d’autres pas vrai ? Il n’était pas le seul à le toucher comme ça, il ne se trompait pas, hm ? La réaction de Liang en disait long, il le savait, le coréen ferma les yeux un instant. Agacé, jaloux surement – quel sale gamin – c’était quoi, une compétition ? « Désolé. » il déglutit bruyamment laissant sa bave glisser difficilement dans sa gorge. Il n’osa pas le regarder aussi. La prochaine fois il ferma sa gueule, ça lui apprendra à être aussi curieux. Tant pis. Il l’embrassa pour simple réponse, il ne savait pas quoi lui dire, alors il laissa la tendresse lui faire oublier ce nouveau coup de couteau dans le cœur.

Les choses allaient lentement, plus lentement que toutes les fois où avaient pu s’envoyer en l’air. C’était doux, sensuel, on voyait qu’ils voulaient en profiter jusqu’au bout. Liam retrouva son sourire, il le griffait déjà alors qu’il n’était qu’en phase préparation ? Qu’es que ça sera quand ils arriveront aux choses sérieuses ? Il n’eut pas le temps d’y penser, les dents du plus vieux dans son cou, cette langue, les baisers qu’il y déposait. Il lui attrapa violemment le poignet droit, sentant soudainement la peur monter en lui, mais la pression qu’il exercé ne dura pas. Pas cet endroit, bon sang. Qu’es qu’il pouvait haïr qu’on s’en prenne en son cou. Des gémissements partageaient entre la plainte et le plaisir, il fixait le plafond relâchant petit à petit l’emprise qu’il avait sur son poignet. Il n’avait jamais compris pourquoi il était si sensible à cet endroit. Beaucoup s’en était joué, Liang le faisait plus souvent, comme s’il voulait lui faire chier. Il fixa le suçon et fut surpris de le voir au même endroit que le dernier, il avait prit un plaisir fou lorsqu’il l’avait fait. La question maintenant : Comment le cacher à ses camarades, encore une fois ! Calvaire, il n'aime pas qu'on se mêle de sa vie privée, même si beaucoup en savent sur ses plans culs. Plus Liang lui embrassait le torse et plus il descendait, il détestait qu’il aille aussi lentement. La couverture le découvrit, mais resta accroché aux épaules du plus vieux. Liam ne le lâcha pas du regard, désirable voilà ce qu’il était Liang ce sale diable. « Il me semble que j‘ai parlé d‘une récompense, non ? » Il gémit une nouvelle fois, basculant la tête en arrière. Un seul doigt sur sa verge tendue avait réussit à l’exciter. Des tonnes de choses se bousculaient dans sa tête, qu’il arrête de jouer avec ça, qu’il la prenne en bouche, il ne demandait pas plus. Il prenait un temps temps fou. « ‘Tain, pourquoi t’es si long ? » il avait pensait à voix haute, respirant, surpris lui-même par tous les plaisirs qu’il pouvait lui offrir, le désir qui se multipliait par cent, il n’en pouvait plus et ça n’est qu’une fois que les lèvres fines de son amant se fermèrent sur son sexe qu’il lâcha ce gémissement lourd, rauque, sa main plongea dans les cheveux châtains du chinois et s’y accrochait avec délicatesse. Il lui arrachait de légers soupirs de frustration et de plaisir mêlés, des gémissements par moment et ils ne firent que s’amplifiaient à rythme de ses mouvements. S’il continuait comme ça, il allait venir dans les minutes à venir et n’aurait plus assez de forces pour lui faire l’amour et c’était comme s’il avait lu dans ses pensées. Liang s’arrêta, il l’embrassa, toujours amoureusement. Un soupir de soulagement, un soupir bienheureux. La couette se trouvait à présent sur ses pieds nus, il ne sentait plus d’air frais dans l’appartement, c’était comme s’il avait atteint une température au dessus. « J’en ai dans mon sac si tu veux. » Il parlait bien évidement des préservatifs. Il se trimballait toujours avec et surtout en cours. Les pucelles ne se cachaient plus pour lui demander service. Il tendit le bras, mais se figea en le voyant se relever de peu, son visage toujours proche du sien. Sans ? Encore ? Ils allaient finir par ne plus les utiliser, ça ne déplaisait pas vraiment Liam, il s’en fichait même complètement. Liang poussa un gémissement, ses hanches s'abaissant d'elles-mêmes contre les mains du coréen, ce dernier entrouvrit les lèvres et bougea ses hanches lentement, il ne voulait pas lui faire de mal, surtout pas mais aussi il avait décidé de prendre son temps, fasciné par le plaisir qui se lisait sur les traits du chinois. Un plaisir étourdissant. Il se sentait tellement bien en lui, il entrait brusquement dans ce monde, enfermé. Il saisit la main du chinois entrelaçant lentement leurs doigts, n’arrêtant pas ses mouvements qui se voulaient être doux et amoureux. Liam ne cessait de l’admirer. Les gémissements du plus vieux étaient tellement érotiques, il avait envie de lui en donner plus, pour qu’il gémisse encore plus fort et de la même façon. Il accéléra alors les mouvements, laissant l’autre main rejoindre son entrejambe, il laissa son pouce caressait le gland, ne s’arrêtant pas dans ses mouvements de bassin.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Sam 12 Mai - 10:45

Quand Liang pensait à tout ce qu’il lui faisait subir, il se détestait. Il prenait tellement de lui et ne lui rendait jamais rien. Il le vidait de tout son amour, il y goûtait, s’en délectait même. Parce qu’il est vrai qu’aucune personne ne l’avait aimé et ne l’aimerait autant que Liam. Il trouvait cela incroyable et craignait de s’y habituer. Que fera-t-il alors lorsque le coréen claquera la porte ? Ce n’était pas comme s’il comptait lui courir après. Il savait qu’à un moment donné, cela arriverait et que le rattraper ne servirait à rien. Car lorsqu’il le quittera pour de bon, il aura sans doute explosé et détérioré toutes ses limites pour lui. Alors il ne reviendra pas. Liang, même si jamais personne ne l’avait fait souffrir comme il faisait souffrir Liam, lisait toute cette douleur dans chacun de ses regards. Il voyait aussi combien il le rendait heureux, mais un voile de tristesse recouvrait toujours ce bonheur. Par son égoïsme, il le détruisait un peu plus à chacune de leurs rencontres. Bientôt son cœur ne sera plus que poussières. Il le tuait. Un meurtrier, un diable de meurtrier. Mais un meurtrier qui se sent coupable. Il culpabilisait d’être cet homme volage et sans pudeur. Cet homme qui a signé un contrat et vendu son corps. Cet homme qui n’en a que faire des sentiments des autres. Celui qui ne pense qu’à lui. Alors même s’il blessait encore Liam, il ne pouvait rien lui promettre. Car évidemment que d’autres passaient sous ses draps, et ce malgré leur relation plutôt exceptionnelle. Il ne s’arrêtait pas de vivre pour lui. Vivre selon sa propre définition bien sur. Autrement dit il continuait de se détruire. Il ne pouvait plus faire marche arrière toute façon. Un beau raté, voilà ce qu’il était. Un beau raté couronné du titre de pire enfoiré de la terre, de la putain ayant le plus tourné. Un faible désolé s’échappe de ses lèvres. Il s’excusait d’être ainsi mais sans doute aussi de lui faire autant de mal. Si seulement la force ou le courage de lui parler se présentait à lui. Il lui dirait tout ce qu’il a sur le cœur. Il lui expliquerait pourquoi il est devenu comme ça et pourquoi il ne sera jamais un homme pour lui. Il lui avouerait ses sentiments mais son impossibilité à promettre. Les promesses c’est pour les faibles, personne ne les tient jamais. Celui qui les brise est toujours celui qui les fait. Oui, Liang découvrait et acceptait de plus en plus tout ce qui se passait en lui. Il devait reconnaître que Liam, de la même manière que son ex Sora, avait quelque chose en plus que les autres. Comme s’il lui avait donné une partie de son être ou bien une partie de son cœur. Liang regrettait. Il n’aurait pas dû lui faire une place dans sa vie. Il lui donnait une trop belle occasion de le faire souffrir. Liang avait peur de souffrir, peur de l’amour et de tout ce qu’il engendre. Liang souffrira lorsque Liam partira. Il essayait de ne pas y penser, mais c’était quelque chose qui lui revenait à la gueule à chaque fois. Tu ne pourras pas le garder éternellement. Un jour il étouffera et s’enfuira. En attendant il est là, mais Liang a comme l’impression d’entendre chaque grain de sable tombé au fond d’un sablier totalement imaginaire. Il se rassura en cherchant ses lèvres et en l’embrassant avec une douceur que lui-même ne se connaissait pas. Pardonne-le Liam, d’être si égoïste, de ne penser qu’à lui. Car à chaque fois qu’il pensait à eux, il pensait effectivement surtout à lui. À lui, et à ce qu’il allait en baver quand Liam ne sera plus là ou quand celui-ci se rebellera. Mais ne vaudrait-il mieux pas en profiter plutôt que de s’ennuyer avec ce genre de choses ? Sans doute. Seulement, c’est si difficile lorsqu’on sait que le temps est compté.

Mais ce soir encore, c’était une nuit pleine d’amour. C’était leurs deux corps en parfaite harmonie et tous leurs sens en éveil. Liang goûtait à la peau de son cou qu’il adorait tant torturer. Il pouffa même de rire lorsque Liam réagit plutôt brusquement en lui saisissant le poignet. Il ne cessa pas pour autant, encouragé par les soupirs et autres sons témoignant de son plaisir. Il laissa sa marque puis admira son travail. Il passa son index sur sa peau violacé et humide avant d’entreprendre tout autre chose. Il baisait son torse, appréciait chaque détail de ses muscles. Il lui avait promis quelque chose en échange de son portrait et il était temps d’honorer sa promesse. Il se mordit la lèvre lorsqu’à la première caresse bien placé, Liam gémit ouvertement. Il adorait l’entendre. Il le trouvait tellement beau comme ça, totalement offert à lui et sous son emprise. « ‘Tain, pourquoi t’es si long ? » Le chinois rit contre sa peau, avant de déposer un énième baiser à l’intérieur de ses cuisses. Il releva les yeux vers lui, et dans un sourire des plus pervers lui répondit d’une voix chaude. « Je sais que tu aimes ça. » Cette torture qu’il lui infligeait en l’embrassant un peu partout sauf à l’endroit sensible, il la faisait durer autant que possible. Il le sentait frémir sous ses doigts, et il voulait qu’il prenne le plus grand plaisir. Une gâterie se mérite et n’est que meilleure si elle est désirée ardemment. Après quelques petites minutes, sans doute très longues pour Liam, il le soulagea en prenant entre ses lèvres son gland. S’en suivit un long et habile jeu de langue, et il le prit enfin en bouche entièrement. Ce plaisir qu’il lui offrait l’excitait davantage, il n’avait qu’une hâte ; ne faire plus qu’un avec lui. Il sentit ses doigts dans ses cheveux et cela le poussa à accélérer le rythme. Liam gémissait, il voulait le faire décoller. Il était sur d’y arriver. Mais il souhaitait que le véritable décollage se fasse autrement, ceci n’étant qu’un exercice finalement. Il s’arrêta, après un dernier coup de langue tout le long de sa verge, et remonta jusqu’à ses lèvres pour lui voler un baiser. Sans les lâcher, il reprit sa place et encercla sa nuque de ses bras. Il le voulait maintenant. Tout de suite, sans plus de préparation. Il ne se sentait pas d’attendre. Il avait l’impression qu’il allait exploser, comme s’il était une bombe à retardement. « J’en ai dans mon sac si tu veux. » Le chinois secoua la tête. Il n’avait pas une seconde à accorder à cela puis il savait qu’il n’avait rien. Son métier l’obligeait à faire des tests régulièrement. Quant à Liam, il avait confiance. Il se redressa juste un peu, sa bouche proche de la sienne. Il déposa un chaste baiser sur ses lèvres, comme s’il voulait lui dire que ce n’était pas grave. Et avec sa main droite, il amena le sexe du coréen juste devant son orifice. Pas préparé, pas lubrifié, rien de tout ça. Il dût descendre lentement pour le faire entrer avec délicatesse. Cela le tirait un peu, il se sentait comme déchiré de l’intérieur mais cette sensation n’avait pourtant rien à voir avec celle d’une première fois. C’était supportable, et Liang savait que ça passerait. Un premier gémissement. Un fin sourire. Ses mains sur ses épaules. Ses hanches qui bougent lentement. Il ne lâcha pas son regard, et sourit lorsqu’il lui prit la main. Il embrassa le dos de la sienne, avant que son visage ne soit déformé par une autre moue significative du bien que Liam lui procurait. Quelques fois il basculait la tête en arrière et gémissait plus fort, puis il se redressait pour l’embrasser. Il roulait des hanches sensuellement, et déjà une fine pellicule de sueur recouvrait son corps. Une moiteur insupportable avait gagné la pièce. Liang avait l’impression de bouillir mais il adorait ça. Il colla son front contre celui du coréen, et il lui souriait. Il frissonna de la tête aux pieds au moment où ce dernier se mit à le caresser, et comme s’il voulait le punir de lui donner tant de plaisir, il attrapa sa lèvre entre ses dents puis gémit. Sa tête tomba lourdement sur son épaule, et il le serrait contre lui. Leurs torses collés, leurs bassins en mouvement. Le calme de l’appartement brisé par leurs gémissements, et respirations haletantes. Dire qu’il s’était dit fatigué, n’importe quoi. Comment l’être lorsqu’il s’agit de Liam ?

Il se redressa difficilement, les yeux fermés, et la bouche entre-ouverte pour laisser échapper tous les sons qui témoignaient du pied qu’il prenait à l’avoir en lui. Ses mains prirent appuis sur son torse, puis sur les genoux du coréen, courbant son dos et laissant sa tête basculer en arrière. Il accéléra ses mouvements, et sourit en entendant que son bassin claquait à présent contre le sien. Vous savez, quand Liam lui fait l’amour, il ne peut pas penser à autre chose. Ce qui est plutôt normal. Mais plus que ça encore, il lui donne tout. Il lui donne autant qu’il prend lorsqu’ils font l’amour. C’est peut être le seul instant où ils sont sur un pied d’égalité. Surement est-ce pour cette raison que c’est si bon. Alors qu’il se sentait proche de la fin, Liang repassa ses bras autour de Liam. Il écrasa ses lèvres contre les siennes dans un baiser tellement brouillon mais tellement fougueux. Il gémissait contre ses lèvres, et dût malheureusement s’en séparer parce qu’il manquait d’air. Il se tordait de plaisir, et sans prévenir tous ses muscles se contractèrent. La vague appelé orgasme balaya son corps tout entier et le fit trembler alors qu’un gémissement plus rauque que les précédents quittait sa gorge. Il posa son front contre son épaule, son corps encore secoué par des sursauts, et après quelques secondes se fit violence pour recommencer à bouger afin que tout comme lui, Liam atteigne le septième ciel. Il cria presque en le sentant se libérer en lui, et lui mordit la peau du cou juste en-dessous de son suçon. Il resta encore un bon moment sans bouger, histoire de reprendre son souffle, tâche quelque peu compliqué. Il embrassait pendant ce temps chaque morceau de sa peau qui s’offrait à lui, et remonta jusqu’à son oreille. « Tu es vraiment un putain de bon coup. » Il rit, avant de mordiller le lobe de son oreille et d’ajouter. « Tu es le seul à me faire l‘amour, et tu le fais comme un dieu. » Pour la première fois, Liang ne le quittait pas et ne retrouvait pas son côté froid. Il profitait un peu, et lui offrait beaucoup de tendresse. Il ne cessait de l’embrasser un peu partout, sur la joue, le coin de ses lèvres, l’épaule, dans le cou, et même sur le bout du nez. Il dût néanmoins se lever pour qu’ils ne restent pas coincé, et surtout pour nettoyer un peu, le liquide blanc coulant de ses cuisses à celle de Liam. Il chercha des mouchoirs, et essuya tout ça, le souffle encore un peu irrégulier. Il les jeta à la poubelle avant de revenir se lover contre Liam. Il posa ses jambes sur ses cuisses, se pencha pour récupérer la couette et les recouvrir comme précédemment. Qu’est-ce qu’il s’acharnait avec cette couette. Sa tête contre son épaule, sa main sur son torse, il contemplait son jeune amant, un fin sourire un peu morose sur le bout des lèvres. « Ça se voit qu‘il y en a eu d‘autres. » Ce n’était en rien un reproche, juste un constat. Il ne pouvait pas lui reprocher ce qu’il faisait après tout. Un abruti peut être, mais pas autant que ça, n’abusons pas. Il posa sa main sur sa joue, et vint l’embrasser du bout des lèvres. Puis il souffla bruyamment, il attrapa encore le paquet de Liam qui trainait là, et lui vola une deuxième cigarette qu’il s’alluma. Il recala sa tête contre son épaule pour ne plus le regarder et rouvrit la bouche, lui pourtant si peu bavard après l‘acte. « Tu perds ton temps avec moi. »


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Sam 12 Mai - 22:33

Liang. Un prénom qui le faisait rêver, sourire, pleurer par moment et souffrir en plus de ça. Sa présence avait beau ne plus exister autour de lui, il ne pouvait s'empêcher d'écrire son prénom au coin de ses copies éveillant la curiosité de beaucoup de ses camarades. Il était devenu plus qu'un prénom pour lui au fil des années, il était même devenu quelque chose de tabou. Un prénom qu'il ne fallait plus qu'il prononce, il s'était même interdit de le penser, il devait le rayer de sa vie. C'est ce qu'il avait dit et il ne l'avait pas fait. Parce que l'amour ne s'envole pas du jour au lendemain, parce qu'il lui manquait horriblement, même si cet homme au visage enfantin était insupportable, lourd et tellement froid. Même s'il ne lui avait rien donné pour qu'il se tienne à lui de cette façon. Oui, rien donné et pourtant il lui avait retiré tout son amour, il lui avait prit son cœur sans qu'il ne s'en rende compte. Liam s'était dit pouvoir le supporter, son cœur le supportait encore aujourd'hui et il le supporterait dans l'avenir – c'est ce qu'il espère vraiment – Il l'avait à présent retrouvé et il avait l'intention de le garder avec lui, le plus longtemps possible. Même s'il souffrait atrocement.

Liam pourquoi aimes-tu autant souffrir ? disait encore ce diable dans sa tête. « Je sais que tu aimes ça. » Liam ouvrit doucement les yeux, sa tête toujours en arrière. Oui, il aimait ça. Il aimait le fait qu'il soit aussi long, il aimait la souffrance par la même occasion. Il ferma les yeux et soupira, un soupir à la limite du gémissement, il ne voulait pas gémir et surtout pas toute suite, il voulait se contenir. Mais sa technique ne fonctionna qu'un temps. Il plongea sa main dans les cheveux de Liang, qu'es qu'il aimait sa manière de faire, si exceptionnel, si hors norme. Il n'a jamais autant aimé se faire sucer par quelqu'un. Liam, l'homme difficile, même lorsqu'on parle de sexe. Rare était les personnes qui le satisfaisait sexuellement, mais le chinois faisait parti de ce petit lot de personne qui arrivait à l'excitait en un rien de temps, il était même quoi...Le premier à lui faire autant de bien? Les mouvements s'accélérèrent, il sentait chaque toucher de sa langue contre sa verge, le bout de ces dents lorsqu'il la frôlait. Ses lèvres entrouvertes laissent échapper mille petits soupirs. Son cœur se gonflait dans sa poitrine, ses yeux peinaient à se fermer. Sa bouche se referma, il ravala sa salive et embrassa la bouche de son amant. Il n'avait jamais autant aimé, c'était bien la première fois qu'il aimait de cette façon. C'était trop, vraiment trop, c'était comme si son cœur allait exploser dans les secondes qui allaient suivre. Il baissa un moment les yeux et constata qu'il ne pourrait plus attendre bien longtemps et c'était de même pour son partenaire. Il eut un petit rire. Leurs visages si proches, le coréen lui caressait doucement les cuisses. Il savait maintenant pourquoi il n'avait pas dit non ce premier soir. Il était magnifique, son parfum l'avait enivrait, il se demandait se qu'il mettait pour sentir aussi bon et sa manière de le caresser était si particulière, sa peau douce contre la sienne, son souffle à l'odeur de cigarette. Il avait eu peur pendant les quelques premières minutes, ses mains tremblotantes et hésitantes lorsqu'il se devait de lui ôter son pantalon et même son haut. Qu'es qu'il avait dû paraître bête et surtout con. On aurait dit un puceau et même sa première fois ne fut pas aussi désastreuse. Mais l'autre avait su le rassurer. Ses baisers n'étaient pas écœurants, il était aussi délicieux que ceux des femmes, la différence était qu'il était un homme et cette différence, il avait réussi à la dépasser. Il ne l'aurait jamais cru si on lui avait dit ça quelques jours avant le « drame ». Il avait couché avec un mec. La honte qu'il avait eu, il n'arrivait même plus à se regarder dans un miroir et le pire dans tout ça, était qu'il avait apprécié sa bouche contre la sienne, être en lui et ses bras. Tu es si particulier.

Liam se doutait un peu de ce qui allé suivre, les yeux du chinois dans les siens. Ses lèvres qui ne cessent de frôler les siennes. Il tendit un peu le bras pour attraper son sac, il avait des préservatifs là-dedans, il l'enfilerait vite, c'était ce qu'il se disait. Mais la réponse de Liang le surpris un peu. Il était si pressé que ça ? Des tonnes de questions dansaient dans sa tête. Un dernier baiser et il le laissa pénétrer en lui. Si agréable, c'était comme si ça faisait des mois qu'il ne lui avait pas fait l'amour, des mois vous comprenez ? Alors que ça ne faisait qu'une stupide et simple semaine. Accroc, mais comment ne pas l'être lorsque votre amant est Liang? Il sentait toujours ce bonheur le submerger, il avait toujours l'impression qu'il touchait ses courbes pour la toute première fois, qu'il redécouvrait son corps. Des tonnes de frissons, chaque caresses sur ses épaules le faisait frissonner. Une nouvelle sensation, cette envie de lui en donner toujours plus. Il posa ses mains sur les hanches du plus vieux, ses hanches si fines, tellement féminines. Il les bougeaient sensuellement, plongeant toujours son regard dans le sien. Liam imitait les même mouvements que lui, entrant toujours plus profondément, mais toujours en douceur, il ne voulait pas lui faire du mal, après tout, il n'avait eu aucune préparation, pas de lubrifiant, ni même de préservatif, rien du tout. Il imaginait bien comment ça pouvait lui faire mal. Les gémissements du plus jeune étaient rauques et aiguës par moment. Qu'es qu'il aimait ce trop plein de sensation, les gémissements sensuels et sexuels de son amant le motivait dans sa tâche. La douleur s'était comme envolé. Il accéléra au fur et à mesure ses mouvements de bassin, toujours aussi profond et sensuels. Il saisit la main de Liang, ne le lâchant pas du regard il sourit un peu au baiser qu'il déposa sur sa main. Il est si beau, pensait-il. Il la serrait très fort, il ne voulait pas qu'il la lâche, comme s'il voulait lui transmettre son bien, ses pensées, son amour. Parce que je veux que tu m'aimes Liang. Oui, ça n'est pas si difficile à comprendre mais malheureusement pour lui, le chinois ne lui donnera peut-être jamais ce qu'il attends de lui. Triste réalité. Il secoua la tête pour faire évacuer ses mauvaises pensées. Il caressa de son pouce le sexe de son amant, sa lèvre inférieure prisonnière, il râla. Il râlait tous le temps. Leurs mains se détachèrent et Liam s'approcha du cou de Liang, il laissa sa bouche y posait des baisers appuyés, humides, il dériva sur sa clavicule, remonta sur son cou, le léchant presque. Il accéléra les mouvements de son bassin contre le sien, toujours plus vite; le moindre de ses mouvements en lui, lui arrachait des gémissements de plaisir qu'ils reprenaient souvent en cœur. Liam donna alors un coup de hanches entre ces jambes, son sexe touchant ce nœud de nerf si particulier et il gémit encore plus fort. Il bougeait en lui de plus en plus violemment, de plus en plus vite et Liang répondait à chaque va et viens brutal par un mouvement de bassin pour le laisser entrer toujours plus en lui. L'avant-goût de l'extase. Il s'approcha de son corps, la tête du plus âgé en arrière, il sentait ses ongles s'enfonçaient dans la peau de ses genoux. Il embrassait la peau de son torse, son sternum, mordillant la peau de son cou. Il ne s'arrêta pas de le masturber. Il sentait cette chaleur, il se sentait étouffer, il avait horriblement soif et peinait à gémir, il se laissa tout de même entraîné dans un baiser amoureux, langoureux, fougueux, lui arrachant le souffle à nouveau. Les minutes passèrent et Liang vint avant lui, se libérant dans sa main, mais aussi sur son bas ventre, Liam sourit, en collant avec douceur sa bouche contre la sienne. « Si salissant. » murmura-t-il contre sa bouche un fin sourire accroché aux lèvres, il se moquait bien évidement de lui. Il le laissa s’effondrer contre son épaule et Liam ne tarda pas à bouger les hanches pour lui montrer que c'était loin d'être finit, il passa ses bras autour de sa taille et le serra contre lui, son cœur battait dans sa poitrine et se tendait vers celui de Liang, comme s'ils voulaient eux aussi s'unir. Il sentait faible sous ses coups de bassin, mais ça ne l'arrêta pas, il accéléra, il accéléra et se figea au moment ou il se sentit venir, il se libéra en lui. Liang cria. Liam s'étouffa avec un gémissement lourd.

Respirations, affolées, haletantes. Il avala pour la énième fois sa salive pour dessécher sa pauvre gorge. Il toussa un moment, puis il ferma les yeux, il sentait la semence sur ses doigts, il sentait cette odeur, cette chaleur, le parfum de Liang vint lui caresser les narines. Les yeux clos, la tête penchait sur le côté, il essayait de reprendre son souffle. Il se sentait tellement faible, il redescendait petit à petit de son nuage blanc, il revenait dans cette fichue réalité, ses yeux s'ouvrirent lentement et la lumière l'aveugla un moment. Sa main remonta faiblement sur l'épaule du chinois, il le colla davantage contre lui. « Tu es vraiment un putain de bon coup. » un rire s'échappa d'entre ses lèvres, c'était lui qui lui faisait faire tout ça, c'est pour ça qu'il était si bon, si bon avec lui.« Tu es le seul à me faire l‘amour, et tu le fais comme un dieu. » Le seul à lui faire l'amour ? Il posa un baiser sur ses lèvres, un sourire immense sur les lèvres, il montrait toutes ses dents tellement il se sentait bien. « T'es pas mal non plus, je ne te savais pas aussi doué pour les fellations, mon cher. » il lui tapota le bout du nez, ses mains arrangeaient soigneusement les mèches du chinois. Ça changeait des autres fois. Liang, ne l'envoyait pas chier, il ne l'enverrait peut-être plus pendant un bon moment. Il caressa son corps légèrement humide par leurs transpirations et tandis que le plus âgé lui embrassait la peau, le plus jeune lécha avec sensualité les petites gouttes de transpiration qui perlaient son lobe et sa mâchoire. Il ne tarda pas à se lever et revint avec des mouchoirs, Liam s'étira et quand il sentit le mouchoir caresser ses cuisses, il le prit des mains de Liang, il s'essuya lui-même, le carnage, il lui en demanda un autre.

Il revint se lacer contre lui, Liam décroisa les bras, passant un bras autour de ses épaules, il caressa du bout des doigts son épaule nu. Il finirait par aimer l'après de l'acte. Il était tellement plus doux, tellement plus simple. Il posa un baiser sur son front, se laissant recouvrir de la couverture, pauvre couette, elle en avait vu dans une pauvre petite soirée. Il fixa son paquet de cigarette, mais jugea qu'il était trop loin pour qu'il l'atteigne. « Ça se voit qu‘il y en a eu d‘autres. » Liam baissa les yeux en la direction de Liang, puis releva les yeux bêtement. Bien évidement qu'il y en avait eu d'autres, il fallait bien qu'il essaye d'oublier la personne qui lui avait arraché le cœur. Il haussa tout simplement les épaules. Il n'allait comme même pas lui répondre, que dirait-il ? Il l'avait constaté, c'était déjà ça. Il posa un autre baiser contre son front, Liang lui offrit un doux baiser auquel il ne tarda pas à répondre. Il n'arrêtait pas ses petites caresses sur son épaule. Ça n'est pas de ma faute si je l'aime. Si mon cœur ne bat que pour lui. Si je me sens bien en sa présence et que j'aimerais le garder le plus longtemps possible avec moi. Ça n'est pas non plus de ma faute si je suis émotif et si je ressens toutes ces choses. Alors la faute à qui Liam ? Tu es donc resté un enfant qui rejette la faute sur les autres, tu donnes le masque du méchant à la personne la plus proche de toi, tu ne veux pas être le crétin dans l'histoire. Tu n'as pas envie d'assumer, il te faut toujours un responsable. Tu n'es qu'un gosse, il n'y a pas à dire. L'odeur de la bonne cigarette le réveilla, elle avait l'odeur d'une Lucky Strike. Il regarda Liang, puis son paquet qui c'était rapproché de lui. Non mais franchement. « Tu n'as plus de cigarettes ? » encore une fois il ne râla pas au sujet des cigarettes. Il en prit une et la bloqua entre ses lèvres sans pour autant l'allumer, il fixait le briquet, il le fixait mais ne trouvait pas la force de tendre le bras. « Tu perds ton temps avec moi. » Liam se figea et baissa les yeux, il trouva la force de saisir son briquet, il alluma la longue barre de tabac, en la coinçant entre ses doigts, il leva la tête pour que la fumée puisse s'envoler en direction du plafond. « Arrête. » Sa voix froide. Son regard neutre. Il ne voulait rien entendre et comme un bel enfant il se mordit l'intérieur de la joue. « T'es tellement négatif. Qu'es qui cloche ? Pourquoi, je perdrais mon temps avec toi, hein ? » Un pauvre sourire. « Tu t’inquiètes pour moi maintenant ? Tu ne penses pas qu'il est trop tard pour ça. » Sa voix s’affaiblit, il fixa l'écran du téléviseur à présent noir. Il se faisait du soucis pour lui maintenant ? Liang n'avait pas tords, c'était sur. « C'est trop tard Liang. » il laissa la fumée s'échapper d'entre ses lèvres entrouvertes. Il plongea son regard dans celui de Liang un léger sourire sur ses lèvres. La main sur son épaule redescendit le long de son bras, puis autour de sa taille et s'approcha de son oreille.« Et puis de toute façon, j'aime perdre mon temps, surtout lorsque ça te concerne. » Un sourire. Il écrasa sa cigarette – à peine étamée – sur son bras, il grimaça légèrement, le feu ne lui brûla qu'un instant la peau, y laissant une sale marque rouge. Il la caressa du bout de ses doigts et il compris que ça faisait très mal. Quel crétin. Mais c'était sa punition pour se montrer aussi faible face au chinois. « Tu sais Liang, tu m'intrigues beaucoup. C'est excitant, mais à la fois effrayant de ne rien savoir. » Il se mordit la lèvre inférieure en jouant avec les beaux cheveux du petit prince avec cet air béotien sur le visage.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Dim 13 Mai - 10:25

Liang avait à présent tant de mal à respirer que cela lui brûlait la gorge, sa gorge malade comme tout le reste de son corps d’ailleurs. Pourtant, il n’avait laissé paraître aucun signe de fatigue durant tout l’acte, comme si l’amour de Liam avait été son énergie ou encore son antidote. Le chinois aurait dû se douter qu’ils en arriveraient là. La tension entre eux était si forte qu’ils terminaient toujours à baiser comme des bêtes. Liang ne prenait autant de plaisir qu’avec lui, et d’ailleurs il avait eu l’impression de perdre la tête. Il avait vu les étoiles, il les avait même touché. Liam, cet homme, le seul, qui lui faisait l’amour comme personne. Celui qui ne le prenait pas comme un vulgaire objet mais qui lui offrait amour et passion aussi dévorante qu’enivrante. Elle était telle, que Liang pourrait mourir maintenant. Il parcourait la peau de cet être tant chéri. Il embrassait chaque millimètre en se disant que oui, ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence l’aimait comme un fou et lui appartenait. Pour une durée indéterminée certes, mais pour le moment, il était là, et rien d’autre ne comptait. Comme un couple, on dirait vraiment un couple. À se faire des papouilles après l’acte. Ce n’était pas son genre du tout d’ailleurs. Il avait plutôt tendance à prendre ses distances, parce qu’il n’aimait pas qu’on l’embête. Sauf que là, Liam ne pouvait pas l’embêter bien évidemment. Et même, il semblait devenir accroc. Il appréciait tellement être dans ses bras que ça devenait difficile de le quitter ne serait-ce que pour quelques secondes. Alors il lui murmura quelques mots à l’oreille. Des paroles un peu provocantes mais très réelles. « T'es pas mal non plus, je ne te savais pas aussi doué pour les fellations, mon cher. » Le chinois eut un léger rire, à demi forcé à vrai dire. Imaginez que Liam apprenne où il avait appris tout ça ? Liang se demandait réellement quelle serait sa réaction. Probablement pas des meilleurs. Il risquerait même de le perdre une seconde fois. Entendez-vous sa manière de raisonner ? Le perdre. Liang détestait ses pensées. Il les comprenait de mieux en mieux et n’arrivait pourtant pas à les assumer. Car elle le guidait vers un seul et unique sentiment. Il n’en était pas encore sur, il n’avait après tout jamais connu ça. Mais plus ça venait plus ça paraissait évident. Trop évident pour qu’il ne puisse pas s’en rendre enfin compte. « Que croyais-tu ? Tu n‘es pas le premier à passer sous mes draps, surement pas le dernier non plus. » Enflure. Il ne devrait pas, mais il le fait. Il cherchait à le blesser, presque volontairement. Il voulait lui signifier aussi qu’il n’était pas une exception, que de l’expérience il en avait. Mais c’était une horrible manière de le faire. Surtout qu’inconsciemment, il voulait réveiller la jalousie du coréen. Comme pour se sentir encore plus aimé. Savoir que le jeune homme devait mal supporter la non-exclusivité lui faisait plaisir dans un certain sens. Cela voulait dire que Liam l’aimait tellement qu’il voudrait ne pas avoir à le partager. Voyez donc, comme il prend son amour. Liang en prend tant qu’il peut et veut. Il le prend tout entier. Lui, sa tendresse, et son amour. Il frissonna sous le passage de sa langue, et se décida enfin à se relever. Il ne fallait pas s’éterniser dans cette position. Il eut du mal à retenir un gémissement lorsqu’il se retira et partit chercher des mouchoirs pour tout nettoyer. Heureusement qu’il avait un canapé en cuir quand même. Imaginez les dégâts qu’ils auraient pu faire sinon. Il revint et commença à essuyer ses cuisses mais Liam s’en chargea. Alors pendant ce temps, il essuya l’intérieur des siennes, puis alla jeter le papier désormais sales de leur semence.

Liang se dépêcha de revenir retrouver sa place dans les bras de son amant, fermant les yeux à son baiser sur son front. Il n’avait décidemment pas l’habitude de recevoir tant d’amour mais il y prenait goût. Vraiment, il aimait ce genre d’attentions que Liam avait envers lui et qui n’avait aucune connotation au sexe. C’était juste de la tendresse, une tendresse pure et gratuite. Il se baissa pour ramasser la couette à leurs pieds et les couvrir comme précédemment. Liang ne voulant pas prendre le risque d’être encore plus malade. Il gigota encore un moment, le temps de trouver une bonne position. Sa joue collé à son épaule, il s’installa enfin confortablement et dans le bon angle pour pouvoir admirer la beauté de son amant. Combien d’hommes avaient cédé à son charme ? Sans doute énormément. Il dégageait quelque chose d’hypnotisant. Puis il paraissait si mature pour son âge, mais visiblement pas assez pour avoir la jugeote de le fuir. Liam ne répondit pas lorsque Liang lui fit part de son constat, pour tout dire, il n’attendait pas véritablement de réponse. Son silence en était une finalement. Il l’attira à ses lèvres en posant sa main sur son visage, et l’embrassa tout en douceur avant de lui sourire. Puis il lui vola une cigarette, la deuxième déjà et se l’alluma. Ce qu’il y avait de plutôt dérangeant dans l’après, c’est que Liang ne pouvait pas s’empêcher de réfléchir. Il pensait à tout, analysait tout et surtout s’imaginait des choses. Il entamait comme une grande investigation au fond de lui-même, et il n’arrivait pas à faire le vide. Quand son esprit n’était plus occupé et totalement obnubilé par Liam. Il pensait à lui, lui et ses propres sentiments envers ce jeune homme. « Tu n'as plus de cigarettes ? » Laim venait de le tirer un peu de ses songes. Liang secoua négativement la tête, et tira une nouvelle fois sur sa clope, laissant la fumée sortir lentement de sa bouche. « J‘aime bien les tiennes. » Qu’est-ce qu’il n’aimait pas chez le coréen finalement ? À part le fait qu’il le fasse se sentir aussi bien. Liang ne se sentait jamais aussi apaisé qu’en sa présence. Comme si tout autour de lui s’effaçait. Son horrible boulot, la drogue, les sorties, son passé, sa mère qui lui manque, et son père qui le hait. Plus rien à part Liam et le sentiment d’être aimé. Mais voilà, il appréciait autant qu’il détestait tout ceci. Il n’aimait pas savoir et voir tout le mal qu’il faisait. Pourtant, il aurait pu n’en avoir rien à faire mais non. Il tenait à Liam, alors il aimerait ne pas le faire souffrir autant que ça. Il voudrait qu’il soit heureux, mais le coréen ne le sera certainement jamais avec lui. Quelle horreur. Cette impression terrible d’être le pire des cons, de ne pas mériter tout ça. Des pensées noires, comme celles qu’il avait souvent lorsqu’il peignait ou qu’il se retrouvait seul. Il portait alors un regard sur sa vie, se rendait compte combien il était misérable et pire d’un déchet. Et là, il y avait Liam en plus. Ce mec qui restait qu’importe la douleur. Pourquoi ? Pourquoi ne pas partir ? Il ne comprenait pas, ne comprendrait jamais.

« Arrête. » Il sentait qu’il le contrariait, mais il ne pouvait pas arrêter. La machine était lancé depuis trop longtemps. Leur histoire ne menait à rien, et Liang ne comprenait pas ce que Liam pouvait bien attendre de tout cela ? Croyait-il vraiment qu’un jour, par chance, le chinois lui offrira son cœur ? Cela n’arrivera jamais. Liang ne voulait pas lui donner. Il avait trop peur de tout ce que cela impliquait pour le faire. Trop peur de souffrir et de ne pas être à la hauteur. « T'es tellement négatif. Qu'es qui cloche ? Pourquoi, je perdrais mon temps avec toi, hein ? Tu t’inquiètes pour moi maintenant ? Tu ne penses pas qu'il est trop tard pour ça. » Il ne s’était pas toujours inquiéter pour lui, à vrai dire il se souciait du sort de Liam depuis leur retrouvaille, depuis qu’il lui avait avoué ses sentiments et que lui devait comme par obligation prendre conscience des siens, voir la réalité en face. « Bordel, mais t‘es vraiment con ou quoi ? Tout cloche chez moi, je suis pas un type bien. Pourquoi est-ce que tu restes avec moi ? Pourquoi tu vas pas te trouver une personne normale ? J’suis pas fait pour toi moi. J’suis une ordure. Je te donnerais jamais rien. Je suis pas capable de te donner c’que tu veux ok ? Voilà pourquoi tu devrais partir. Mais non, tu restes là comme un imbécile. J’te comprend pas et ça m’énerve. C’est plutôt chez toi qu’il y a quelque chose qui cloche. Faut être débile. Non mais vraiment quoi. » Il s’emportait. Lui pourtant si calme d’habitude, s’énervait. Il s’énervait et gâchait leur soirée qui avait pourtant si bien commencé. Il détruisait leur petite bulle et les mettait face à face avec leur histoire plutôt complexe. Il parlait. Pour la première fois depuis longtemps, il articulait ses pensées même s’il ne disait rien de vraiment significatif. Il dévoilait son mal être intérieur, et à se crier comme le méchant de l’histoire, il montrait qu’il n’en menait pas large, et qu’il s’en voulait apparemment pour du vrai. « C'est trop tard Liang. » Il ne parvint pas à le regarder dans les yeux, il baissa tout de suite la tête, tirant une nouvelle latte, une plus longue comme s’il évacuait sa rage dans sa clope. « Et puis de toute façon, j'aime perdre mon temps, surtout lorsque ça te concerne. » Un léger rire, un rire pas du tout naturel, et il passa une main dans ses cheveux, regardant à nouveau Liam. Quel imbécile ce coréen. Il fronça les sourcils en le voyant écraser sa cigarette sur son bras. Mais quel idiot, pourquoi faisait-il ça ? Il grimaça en voyant la marque qu’il trouvait dégueulasse et lui attrapa le bras.« Ma parole t‘es complètement con. » Il se leva brusquement pour se rendre dans la salle de bain et chercher un peu de désinfectant. Au passage, il attrapa son boxer et l’enfila en sautillant bizarrement manquant de perdre l’équilibre. Il revint et s’agenouilla à côté de Liam. Il imbiba un coton et le posa sur le point rouge de son bras. Il secouait la tête en pensant que Liam était un demeuré. Il soupira bruyamment, et souffla ensuite sur sa blessure alors qu’il sentait que le coréen jouait avec ses cheveux. « Tu sais Liang, tu m'intrigues beaucoup. C'est excitant, mais à la fois effrayant de ne rien savoir. » Effrayant, cela devrait être seulement effrayant. Ça le sera vraiment s’il découvrait le poteau rose. Parce qu’il avait la flemme, il posa le coton sur la table, puis glissa une main dans la nuque de son amant. Il l’attira à lui, et colla ses lèvres aux siennes. Il l’embrassa longtemps, vraiment longtemps. Puis lentement aussi, vraiment lentement. Alors que ses doigts dessinaient des cercles dans sa nuque. Il passait vraiment d’une émotion à l’autre. Pourtant, on ne pouvait pas dire qu’il était vraiment lunatique. Liam arrivait juste à le calmer en quelques mots, incroyable. Il mit fin à leur baiser, mais resta très proche de sa bouche, y déposant un dernier bisou, puis encore un. Il se mordit la lèvre inférieur, tout ceci lui faisait vraiment peur. Plus il passait de temps avec Liam, plus il se sentait piégé. Il bouffait dans la gueule tous ses sentiments, comme une grande claque. « C‘est mieux pour toi de ne rien savoir, tu serais déçu. Tu me laisserais. » Il haussa les épaules, comme résigné.

Il réfléchissait toujours. Son cerveau bouillonnait de contenir tant de choses différentes. Il essayait de tout évacuer, mais pas moyen. Les mêmes questions, les mêmes doutes revenaient toujours. Il trouvait Liam merveilleux de l’accepter autant, mais il n’était pas sur qu’il pourrait l’accepter réellement. Depuis leur retrouvaille, il avait pensé quelques fois à essayer quelque chose avec lui mais cela comportait trop de risques alors il effaçait toujours cette idée. Pourtant, l’envie était présente. Il n’avait jamais été en couple avec un homme. Principalement car c’était très mal vu par la société et surtout parce que les hommes sont des enfoirés. Il le sait parce qu’il en est un justement. Mais Liam, il le trouvait différent. Il ne devait pas réellement l’être, cela venait sans doute de l’amour inconditionnel qu’il portait au chinois, mais voilà. Il lui donnait envie de croire en une vie meilleure pour lui. Yoo Bin serait heureux d’être dans sa tête à ces moments là. Des moments courts, car il revenait vite sur terre, en se disant que cela ne pourrait pas être possible. Et pourtant. Pourtant, même s’il essayait de le cacher, il y avait quelque chose qui se faisait de plus en plus difficile à nier. « Demande-moi. Demande-moi si je t’aime. » Il le regardait dans les yeux, il regrettait déjà ce qu’il venait de dire. Il s’en voulait même terriblement de faire ça. Il allait lui donner encore plus d’espoir comme ça. Trop d’espoir sans doute.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Dim 13 Mai - 18:44

« Que croyais-tu ? Tu n‘es pas le premier à passer sous mes draps, surement pas le dernier non plus. » Le plus jeune s'humecta les lèvres puis les pinça, un rire quelque peu nerveux s'échappa d'entre ses lèvres charnues. Difficile à avaler. Il s'humecta une seconde fois les lèvres, il avait détourné le regard préférant regarder le sol. Impossible à avaler, la jalousie lui rongeait les os, le cerveau et même le bout des lèvres. S'il voulait le rendre jaloux c'est bien gagné, il se rongea les ongles un moment, replongeant son regard dans le sien, ce regard vexé. Il est amoureux, follement amoureux, on ne peut pas lui retirer tous ses défauts et la jalousie en fait partie. La possessivité aussi. Il ne veut que lui. « J'en ai rien à péter. » grogna-t-il entre ses dents. Rien à péter ? Et pourtant son visage le trahissait. Tout le trahissait, ça le blessait et tous ses fichus rêves de gamin s’envolait. Il ne lui appartiendra jamais, peut-être jamais. Qu'es que ça pouvait lui faire chier. Son cœur se serra, il recracha un morceau d'ongle dans le vent et plissa les yeux. Tant pis, ça ne pouvait pas être parfait dans tous les cas. Son monde ne peut pas être parfait, il y a toujours des choses qui se cassent, rien n'est parfait. Peut-être n'aurait-il pas dû lui répondre ça. Peut-être que sa fierté, il aurait dû la mettre de côté et lui dire qu'il aimerait être le dernier, serrer sa main dans la sienne, l'embrasser amoureusement et lui dire qu'il l'aimait. Liam afficha une sale mine à cette seule pensée. Il aurait sûrement paru con. Il savait la mettre de côté, mais pour ce genre de chose, jamais. Liang se leva, les mains posaient sur ses épaules pour prendre appui et il le regarda partir en direction du couloir. Il lui avait dit qu'il aimait son corps, Liam aimait le sien. Il revint avec des mouchoirs et ils s'essuyèrent, Liam ne pouvait s'empêcher de lever les yeux pour pouvoir admirer le corps du plus vieux. Il avait beau grandir, il avait toujours ce visage de petit garçonnet, ce corps fin – ou devrais-je dire – si féminin. Lorsqu'il revint à ses côtés, le coréen soupira faiblement, il se sentait bien tout contre lui. Cette odeur de bonheur qui planait dans les airs. Il aimait les tendres moments qu'ils passaient ensemble et il voulait en profiter comme si c'était la dernière fois, parce qu'il ne sait pas quand Liang ne voudra plus de lui. Liang ? C'est peut-être toi qui n'en voudra plus. Il se colla d'avantage à lui, posa un doux baiser sur son front et jeta un coup d’œil en direction de ses cigarettes. Trop loin, pensa-t-il. Tellement épuisé. Ses yeux se posèrent sur son amant, il l'avait alors remarqué ? En même temps, il ne fallait pas obtenir un diplôme pour le remarqué. Il n'était plus si timide, hésitant et stupide. Coucher avec Liang était horriblement bon, il avait continué à coucher avec d'autres hommes en espérant qu'il y retrouve le même chose, toute cette sensation. Parfois c'était minable, parfois ça allait, mais ça ne rejoignait jamais ce qu'il avait vécu avec le chinois et ça l'énervait. Mais bon, ça lui avait permit de s'améliorer. Un haussement d'épaules et il cala d'avantage son dos contre le canapé, ses lèvres rejoignirent celle du plus âgé, ils s'embrassèrent tendrement, Liam frissonnait sous la caresse sur sa joue, il aimait qu'il soit aussi tendre avec lui.

Le baiser prit fin, il ne remarqua que tardivement que Liang c'était emparé de son paquet de clope, une fois de plus il ne s'énerva pas à sa plus grande surprise. Peut-être qu'il ne s'énervait pas, parce que Liang n'était pas comme les autres. Liam l'aimait et ça fait toute la différence. Peut-être qu'il lui piquait ses clopes parce qu'il n'en avait plus, possible, en tout cas le paquet ne ferait pas long feu. Mais bon, apparemment ça n'était pas la raison pour laquelle il piquait dans son paquet. « J‘aime bien les tiennes. » un couple. Ils avaient l'air d'un magnifique couple. Liam ne put s'empêcher de sourire, mais un sourire qui lui montait jusqu'aux oreilles, montrant toutes ses dents. Irrésistible. Il sait qu'il ferait un bon petit-ami ? Non, il ne le savait sûrement pas, il ne voulait peut-être même pas le savoir. Liang si difficile avec lui-même. Il passa une main dans ses cheveux et posa un faible baiser sur sa joue. C'était agréable à savoir. Un autre coup d’œil sur son paquet de clope et il en sortit une, il chercha son briquet des yeux, pas très loin du briquet, mais la flemme lui vint encore et pourtant elle ne fit pas long feu lorsque le chinois se remit à parler. Le savoir aussi négatif par rapport à eux le rendait fou. Peut-être qu'il perdait son temps. Il le savait au fond de lui, même s'il aimait espérait comme un imbécile. Mais pour la première fois, il avait envie d'espérer, de se dire qu'avec lui ça pouvait être possible, qu'il fallait juste qu'il patiente un peu. Il finira peut-être par s'en rendre compte ou pas du tout. Il alluma sa cigarette et recracha lentement la fumée. Alors il ouvrit la bouche, il voulait essayé de comprendre, pourquoi maintenant, pourquoi il ne l'avait pas mis en garde lors la seconde nuit ou à leur retrouvailles même, pourquoi maintenant, maintenant qu'il avait croqué dans la pomme ? Hm ? Trop tard. « Bordel, mais t‘es vraiment con ou quoi ? Tout cloche chez moi, je suis pas un type bien. Pourquoi est-ce que tu restes avec moi ? Pourquoi tu vas pas te trouver une personne normale ? J’suis pas fait pour toi moi. J’suis une ordure. Je te donnerais jamais rien. Je suis pas capable de te donner c’que tu veux ok ? Voilà pourquoi tu devrais partir. Mais non, tu restes là comme un imbécile. J’te comprend pas et ça m’énerve. C’est plutôt chez toi qu’il y a quelque chose qui cloche. Faut être débile. Non mais vraiment quoi. » Liam fronça les sourcils. Débile. Con. Ah oui, il l'était, comment en était-il venu à tomber amoureux de cet homme, cet homme qui ce prostitué avant. Pourquoi continuait-il à s'accrocher à ses pauvres rêves ? Pourquoi ? Il ne serait quoi répondre, mais il savait que son cœur en avait besoin. Il avait besoin de le sentir contre lui, proche de lui et d'espérer sur leur futur. Il le voulait c'est comme ça, il ne pouvait rien faire pour lutter, il avait depuis longtemps baisser les bras « Et pourtant tu aimes ça, hein ? Tu aimes le fait que je m'accroche à toi comme un chien. Tu aimes entendre mes sentiments pour toi. C'est toi que je ne comprends pas. Qu'es que tu veux à la fin ? Me pomper tout l'amour que j'ai? Me rabaisser ? Me blesser ? Pour pouvoir me laisser mourir comme un pauvre con ? Répond-moi ! » Le coréen ravala difficilement sa salive, il tira encore sur sa cigarette et soupira bruyamment en regardant Liang du coin de l’œil. C'était sortit tout seul. Et puis de toute façon c'était trop tard, il ne pouvait pas partir comme ça, le laisser, il s'était attaché à lui et ne voulait que lui. Intérieurement, il bouillonnait, il ne pouvait pas accepter les mots du garçon. C'était trop. Et il avait parlé, comme un con. Il ne le lâcha du regard. Tu me blesses encore une fois, tu me piétines et j'ai l'impression que tu en as rien à faire. il soupira, laissa la cigarette ce consumer entre ses doigts. Pour le moment, il avait du temps à perdre, alors pour pas l'utiliser ? Si c'est pour lui, ça ne lui déplaît pas du tout. Un sourire triste sur son visage, au moins il était fixé, il était sur qu'il ne l'aimerait pas. Il ne l'aimerait pas comme lui l'aime. Dommage.

Il ferma les yeux, le rouvrit et écrasa sans réfléchir la cigarette sur son bras. Ça faisait mal, bien mal, mais bizarrement, pas assez pour qu'il en pleure ou que ça le punisse, il regarda autour de lui, croisa le regard du chinois et sourit. « Ma parole t‘es complètement con. » il baissa le bras et s'ébouriffa les cheveux en le regardant partir, il prit son boxer et l'enfila en sautillant ce qui fit rire Liam. « C'est de ta faute ça ! » exclama-t-il en souriant. C'était vraiment de sa faute, s'il venait de se brûler c'était bien de sa faute. Il revint vers lui, Liam c'était couvert de la tête au pied, en le regardant s'accroupir. Du désinfectant ? Bon, pourquoi pas ? Il sortit son bras et le laissa le tâter avec. Ça piquait, il frissonnait sous chaque contact que le coton avait avec sa peau. Un petit : « Aie. » sortit d'entre ses lèvres. Un couple, un beau couple. Liam se mit à rire comme un débile en lui caressant les cheveux. Le rire ne tarda tout de même pas, sa relation avec lui était comme vide. Il ne le connaissait pas tant que ça en vrai. Kirsten, il le connaissait, il l'avait connu, ils avaient appris à se connaître, ils se connaissaient par cœur malgré le fait qu'ils se soient séparés et il trouvait que c'était bien comme ça. Mais pourquoi, pourquoi Liang lui ne voulait rien lui dire. Liam voulait le connaître, savoir ce qu'il aimait, savoir ce qu'il n'aimait pas. Pouvoir le réconforter sur les moments difficile de sa vie, pouvoir le faire sourire. Il demandait encore une fois la lune, hm ? Il était déjà sur de la réponse de Liang, il l'enverrait chier. Il lui dirait que c'est mieux comme ça. Qu'il ne cherche pas à le connaître plus. Leurs bouches se rapprochèrent, les lèvres rosies du chinois vinrent se coller sur les siennes, l’entraînant dans un long baiser, un baiser auquel il répondit, sa main sur celle qui ne cessait de caresser la peau de son cou. Un baiser lent et amoureux, où lèvres langues se mêlaient. Le coréen avait beau ne plus se sentir respirer, il voulait qu'il dur, comme si c'était le dernier. Un petit baiser, puis un autre et Liam le lui rendit. « C‘est mieux pour toi de ne rien savoir, tu serais déçu. Tu me laisserais. » Bingo. Il avait finit par le cerner. Silence dans la pièce. Finalement, il n'était pas si compliqué à comprendre. « Tu as peur que je m'en aille ? » Un nouveau silence et il retira son bras en penchant son visage pour mieux l'examiner. « Ouvre bien tes oreilles, d'accord ? Je t'aime ducon, c'est pas parce que tu fais le con ou je ne sais quoi sans que je le sache que je vais te laisser tomber. Mon amour pour toi ne pourra pas disparaître à cause des conneries que tu peux bien faire. Fourres-toi ça dans le crâne. » une déclaration. Une déclaration peut-être pas faite pour les films d'Hollywood mais ça en était une. Liam, n'était pas doué pour ça. Il savait dire le mot magique, sur, mais ce déclarer était tout autre chose. Il sortait souvent des conneries, des insultes et puis il râlait. C'était toujours ça, parce que les mots doux et magnifiques n'étaient pas beaux pour lui s'ils n'étaient pas accompagnés de grossièreté. Ça façon de lui montrer son amour. Du Liam tout craché. Il toucha sa blessure du bout de ses doigts et gigota comme un gamin en sentant la petite douleur. « Le désinfectant c'est pour les cons et ça ne soulage pas. Tu aurais peut-être du passer un coup de langue. » Il fixa Liang un moment, mais avait l'air ailleurs, totalement réfléchit, alors il se mit à fourrer son doigt dans la blessure comme un crétin.

« Demande-moi. Demande-moi si je t’aime. » Son cœur manqua un battement. Ses yeux clignèrent deux fois à l'unisson, ses lèvres s'humectèrent. Pourquoi maintenant, tout d'un coup, si soudain ? Il lui avait pourtant dit qu'il ne pourrait jamais l'aimer comme lui l'aimait, qu'il perdait son temps et qu'il faudrait mieux pour lui qu'il trouve une personne. Une personne normale. Il le lui avait dit. Il l'avait blessé et ruiné tous ses rêves, alors pourquoi ? Peut-être qu'il devrait lui suivre ses conseils, partir, le laisser faire sa vie et trouver quelqu'un qui pourrait le rendre heureux. Pourquoi n'allait-il pas retrouver son ex ? La porte lui était grand ouverte, au moins avec lui, il était sur de ne pas douter, de ne rien imaginer et il ne le ferait pas espérer. Liam ne lâcha pas le regard de Liang, il était comme immobilisé, il s'y noyait, il cherchait la réponse. Il hocha la tête de gauche à droite une fois, puis une seconde fois. Il lui montrait qu'il n'obéirait pas, même s'il en avait gravement envie. Une troisième fois et il avala sa salive. Il ne voulait pas lui demander. Il lui avait dit qu'il ne pouvait pas l'aimer comme lui l'aimait, il lui avait dit tant de chose. Il le prenait par pitié ? C'est quoi le problème ? « Je n'ai pas envie de te faire dire des mots que tu regrettera ensuite. Je ne veux pas te précipiter. Ça ne fonctionnera pas comme ça. » il se laissa tomber en arrière pour sortir de sa rêverie. Il soupira, respirait, il se sentait vraiment mal. Entendre Liang le lui dire aurait été le pon-pon, il ne serait plus retourné chez lui pour dire. Il aurait été trop heureux, mais s'il ne voulait pas le lui dire maintenant, il attendrait, ça n'était pas pressé. « Ton regard te trahi, mon ange. » il se mit à rire comme un crétin, alors que ça le blessait horriblement. Puis il se leva et à son tour il enfila son boxer, puis son pantalon et il marcha en direction de la cuisine. Il sortit une bouteille d'eau du frigo et saisit un verre, il posa son postérieur sur une chaise et se servit un grand verre d'eau. Il avait besoin de bouger, de voir ailleurs, il ne pouvait pas l'affronter, c'était trop douloureux, il engloutit son premier verre et s'ébouriffa encore une fois les cheveux, il fixa la petite brûlure et ferma les yeux. Il aurait vraiment aimé l'entendre dire, il avait laissé passer sa chance, l’occasion ne se reproduira peut-être jamais. Maintenant que devrait-il faire ? L'homme qu'il aime ne peut pas l'aimer et pourtant il profite de tout ce qu'il peut bien avoir. Il releva les yeux et l'aperçut dans le coin de la porte. « On a l'air d'un couple, c'est trop con. » il éclata de rire en avalant une nouvelle gorgée de son eau.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Lun 14 Mai - 19:28

N’est-ce pas étrange la manière dont les choses se déroulent entre eux ? Ils passent de bons moments, font l’amour, la tension les emporte, puis elle les prend tellement qu’elle leur arrache le cœur et finit par les mettre dans des états plus que nerveux. À fleur de peau, Liang disait ce qui lui passait par le tête même si c’était loin d’être le temps propice pour se délivrer de ses maux. C’est dingue en fait, tout ce qu’il y a dans leurs cœurs. Des tas de non-dits et au moins autant si ce n’est plus de sentiments. Ce tourbillon les balaye à chaque fois. Il détruit tout ce qu’il y a comme le vent soufflerait un château de cartes. Leur relation est si fragile. Ils donnent tant d’importance à l’autre. Plus qu’à leur propre personne. Ils s’oublient dans l’amour qu’ils se portent. Mais Liang, si égoïste, ne peut pas l’accepter. Il ne veut pas que quelqu’un devienne sa vie, son oxygène même. Il ne supporterait pas. Il a trop peur de donner tant de pouvoirs. Il voyait bien que c’était ce que Liam souhaitait. Il voulait tout être pour lui. Il désirait son amour. Liang le gardait précieusement sous coffre-fort. Malheureusement, malgré tous les pièges à franchir pour l’atteindre, Liam se glissait habilement entre les barbelés. Sa faiblesse étant ce terrible sentiment de culpabilité qu’il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir lorsqu’il croisait son regard. Dire qu’au début il considérait tout cela comme un jeu. Un vulgaire jeu de séduction. Un chat et sa souris. Tel est pris celui qui croyait prendre. Tout se retournait contre lui. Il n’était pas habitué à s’inquiéter pour les autres, exception pour ses amis. Sauf que là, alors que les jours passés avec Liam. Il appréhendait son départ. Tellement heureux à ses côtés. Persuadé de ne pouvoir faire le bonheur du garçon. Il ne s’imaginait pas une seule seconde en couple. Il y perdrait sa liberté. Il finirait par le blesser. Il n’arriverait pas à être fidèle. Il ne l’aimerait pas autant que lui. « Et pourtant tu aimes ça, hein ? Tu aimes le fait que je m'accroche à toi comme un chien. Tu aimes entendre mes sentiments pour toi. C'est toi que je ne comprends pas. Qu'es que tu veux à la fin ? Me pomper tout l'amour que j'ai? Me rabaisser ? Me blesser ? Pour pouvoir me laisser mourir comme un pauvre con ? Répond-moi ! » Liang ne le regarda pas. Il ne tourna pas la tête vers lui. Il fixa un point inexistant, pinçant sa lèvre avec ses doigts. Il claqua sa langue contre son palais. Agacement. Il mentirait, s’il lui disait qu’il n’avait pas voulu le mettre à genoux. Ça l’avait amusé au début de le voir remuer la queue comme un petit toutou. Il l’avait trouvé pitoyable presque écœurant mais encore tellement attirant. Il pensait tellement tout contrôler, et soudainement tout lui échappait. Sous ses yeux en plus, et impuissant il ignorait quoi faire, comment agir ou ce qui serait le mieux. Il ne supportait pas. Il ne pouvait pas le supporter. C’est pour ça qu’à chaque fois qu’il y pensait ça l’énervait. Surtout que Liam, avait raison. Il tira sur sa clope, et relâcha toute la fumée vers le plafond. Sa tête contre le canapé. Il ferma les yeux. Il n’avait pas envie de crier encore. Il gâchait tout, comme d’habitude. Il s’en rendait compte. Il est un incapable, juste bon à foutre la merde. Il lui gueule dessus, alors que oui, il aime son amour. Il l’aime lui tout court finalement. Parce qu’il sait comme le prendre, et on ne parle pas de sexe là. C’est comme s’il le comprenait même mieux que lui-même. Lui, Liang, le mystérieux. « T‘es con. Vraiment. Tu me donnes trop. Plus que j’en mérite, plus que j’en veux. Et moi je prend tout parce que ouais, j’crois bien qu’j’aime ça. » Il termina sa clope, et l’écrasa dans le cendrier puis croiser les bras, frissonnant légèrement. Il aurait aimé s’excuser aussi, seulement ça n’était pas sorti. Puis la bêtise de son ami l’occupa.

Il se leva immédiatement pour aller lui chercher de quoi désinfecter ça et apaiser un peu la brûlure. Sur le chemin, il enfila son boxer, et il entendit Liam rire parce qu’il devait sautiller pour continuer à avancer. « C'est de ta faute ça ! » Il se retourna pour lui faire un gros doigt d’honneur et claqua la porte de la salle de bain derrière lui. Il fouilla ses placards pour tomber sur la petite bouteille d’alcool désinfectant et avant de ressortir jeta un coup d’œil à son reflet. Des cernes. C’est moche. Il est fatigué, malade et sur les nerfs. Décidemment. Il rejoignit Liam pour soigner sa petite blessure qui n’avait rien de bien méchant finalement, mais c’est par instinct qu’il s’était levé. Un peu comme s’il n’aimait pas le savoir blessé. Alors qu’il violait son cœur à chaque seconde. En l’entendant se plaindre, le chinois leva les yeux au ciel et le traita de chochotte avant de balancer le coton sur la table basse. Lorsqu’il reporta son attention sur lui, le coréen parlait à nouveau. Il divaguait plutôt. Du moins, c’était l’impression que le chinois avait. Il le trouvait tellement naïf dans ses paroles. Il ne devrait pas trouver excitant de ne rien savoir sur lui. Il devrait juste trouver cela effrayant. Parce que quelqu’un qui ne parle jamais cache forcément d’horribles secrets. Parce qu’il sera effrayé quand il se décidera à lui avouer. Si un jour seulement il a l’occasion de lui avouer. Car peut être que Liam aura pris la fuite avant qu’il n’ait le temps de lui expliquer quoi que ce soit. Poussé par son cœur trop lourd, il chercha un baiser dans le but de l’apaiser et de se calmer. Un baiser amoureux. Tendre à souhait. Dégoulinant de sentiments. Son corps se colla immédiatement au sien, et il eut bien du mal à se séparer de lui. Il voudrait seulement l’embrasser. Tout le temps l’embrasser et faire l’amour. Ils n’auraient pas à parler ni à comprendre. Ce serait plus simple, beaucoup plus simple. D’une façon indirecte, il lui avoua sa peur, celle qui peu à peu prenait l’apparence d’une phobie. Il ne baissa pas les yeux. Il le regardait. Il n’en avait pas véritablement conscience, mais il voulait qu’il le rassure, qu’il lui dise encore combien il l’aime. Tu es égoïste. Tu aimes tellement son amour. Tu es peureux. Tu as tellement peur de lui donner le tiens. Est-ce une crainte de ne pas être à la hauteur ? Ou bien tu ne veux pas le décevoir peut être ? Les deux surement. Dire qu’à vingt deux ans tu ne connais rien de l’amour, du vrai. Tellement triste. Liang ne connaissait pas l’amour, ni même le bonheur qu’il pouvait procurer. Il n’en avait que des échantillons grâce à Liam notamment. « Tu as peur que je m'en aille ? » Le chinois baissa la tête, il se mordait la lèvre. Il se sentait rarement gêné, ou même touché. Mais Liam frôlait le point sensible. « Ouvre bien tes oreilles, d'accord ? Je t'aime ducon, c'est pas parce que tu fais le con ou je ne sais quoi sans que je le sache que je vais te laisser tomber. Mon amour pour toi ne pourra pas disparaître à cause des conneries que tu peux bien faire. Fourres-toi ça dans le crâne. » Un rire. Un rire étrange. Son cœur s’affolait. Il lui faisait mal. Mais il avait aimé ses mots. Tellement. Et ça même si dans sa tête Liam exagérait. Il ne pourrait pas tout accepter de lui. Pas son côté homme de la nuit. Il se redressa lentement, et posa sa bouche sur la sienne. Un baiser tellement chaste, tellement pure. En total contraste avec ce qu’il est. Il réitéra son action plusieurs fois avant de passer son pouce sur la lèvre inférieur du coréen. « Je vais vraiment finir par m’habituer à toi. Il faut pas. Je veux pas te laisser de la place tu sais, mais tu la prends tout seul, et moi je suis là comme un con. T’étais mon pantin bordel. » Il l’était ouais, mais il ne l’est plus. Liang baissa alors ses yeux vers sa blessure en le voyant y toucher. Il lui donna une tape sur la main, comment pouvait-il faire le con alors qu’il lui parlait sérieusement. Chose tellement rare. « Le désinfectant c'est pour les cons et ça ne soulage pas. Tu aurais peut-être du passer un coup de langue. » Liang secoua la tête et le tapa une seconde fois en le revoyant y remettre son doigt. « Crétin. »

Il ne pouvait pas croire tout ce qu’il lui disait tout ce qu‘il lui avait déjà dit. Il se mettait à nu devant lui, et véritablement. Il abaissait chacune de ses barrières, il le laissait approcher de la grande porte de son petit cœur tout pourri. Moisi car trop longtemps vide d’amour. Son organe reprend vie. Il bat si fort à cause de Liam et c’est tellement perturbant pour le chinois. Il devait se rendre à l’évidence. Il aimait cet homme. Il l’aimait un peu plus à chaque seconde qui s’écoulait. Oui, vous lisez bien. Vous ne faites pas erreur sur la personne non plus. Mais tentez d’imaginer seulement comme c’est difficile pour un homme comme Liang de vivre avec ce sentiment. Il voulait lui dire. Il aimerait lui dire. Est-ce que cela valait le coup alors qu’il ne comptait rien lui donner ? Alors qu’il savait qu’il le fuirait un jour ? Ce fameux jour où il découvrira tout. Puis, il ne pouvait pas officialiser leur relation. Non, Liang ne se sentait pas capable, il aurait l’impression d’être un prisonnier. Pourtant, une affreuse douleur lui prit le cœur lorsque le coréen secoua la tête. Il ne voulait pas savoir alors ? Il devait avoir peur qu’il se moque de lui, ou quelque chose comme cela. « Je n'ai pas envie de te faire dire des mots que tu regrettera ensuite. Je ne veux pas te précipiter. Ça ne fonctionnera pas comme ça. » Il avait envie de tout envoyer valser, de le gifler même. Mais à la place, il passa ses doigts sous ses yeux puis se massa les tempes. Il l’énervait. Tout ça l’énervait. Pas dans le sens où ça le mettait en colère mais il détestait le bordel qui régnait dans sa tête. Il n’arrivait pas à penser à autre chose en plus. « Tu me fais chier. » Ouais, Liam l’emmerdait à l’envahir comme ça. Il aimait ça en même temps, car cela lui faisait du bien mais presque autant de mal. Car il ne pouvait pas se résoudre à la fatalité de leur histoire. Il ne pourra pas le regarder partir. Il aura trop mal. Là aussi, il avait . Il avait mal avec ou sans Liam en fait. Il aura encore plus mal sans lui. Il aura peut être mal tout le temps avec lui. « Ton regard te trahi, mon ange.. » Pourquoi continuait-il à l’appeler ainsi ? Il n’avait rien d’un ange. Il ne lui ferait pas tant de mal sinon. Liang eut un rire nerveux. Ses genoux sur ses coudes, sa tête sur ses mains, il se cachait le visage. Pas pour pleurer, juste pour essayer d’évacuer. Leur discussion ne rimait plus à rien. Leur relation pareille. Un désordre pas possible. Des problèmes réelles et fictifs aussi. Liang ne comprenait pas ce que le coréen avait voulu dire. Il ne chercha pas à comprendre. Il leva la tête lorsque ce dernier se leva et se retint de lui demander où il allait. Il regarda s’habiller et se diriger vers la cuisine. Fais comme chez toi, de toute façon tu es chez toi. Il n’arrivait pas à organiser ses pensées. Il réfléchissait à ses sentiments. Au bonheur de Liam. Au sien un peu. Il visualisait ses craintes, mettait des mots dessus. Puis bam, il se mangeait la réalité dans la figure. Il le voyait fermer la porte. Il imaginait sa déception, son dégoût. Il n’arrivait pas à croire ses précédentes paroles. Liam ne sera pas en mesure de l’aimer envers et contre tout. Il grogna, il n’en pouvait plus. Il s’arracha du canapé, et vint s’appuyer contre l’encadrement de la cuisine. « On a l'air d'un couple, c'est trop con. » Le chinois secoua la tête, et rétorqua dans la seconde. « On peut pas en être un. Tu ne veux pas réellement de tout ça, crois-moi. » Liang en grand sage, quelle connerie. Pourtant, comme s’il voulait apporter des preuves à tout ceci, il partit à la recherche d’une chose bien précise caché dans le tiroir de sa table de chevet. Un paquet d’une bonne vingtaine de feuilles, toutes agrafées ensemble. Sur la dernière, sa signature. Sur toutes les autres, les différentes clauses de son contrat. Ce qu’il refusait de faire, ce qu’il acceptait. L’impossibilité de se retirer avant quatre ans. Les exceptions possible avec son accord. L’obligation de faire des tests récurrents pour être sur de ne pas être atteint d’une quelconque maladie. Bref, ce genre de choses. Il les feuilleta un moment, soupira parce qu’à présent que Liam s’incrustait dans sa vie, il regrettait tout. Il retourna dans la cuisine, et balança son contrat sur la petite table. « Je vais me coucher. Que ta lecture soit bonne, et ferme la porte à clé en partant. » Liang ne voyait pas comment Liam pourrait diriger ce qu’il allait lire. Même s’il espérait qu’il le rejoigne sous les draps, il n’y croyait pas trop. Quel imbécile voudrait d’un mec comme lui. Le chinois avant de quitter la pièce, lui vola un doux baiser. Il se dépêcha d’aller dans sa chambre, récupéra sa couette au passage, et ferma la porte derrière lui. Il s’y adossa. La main sur le cœur, il aimerait que ce dernier cesse de vouloir lui exploser la poitrine. Douloureux, tellement douloureux et désagréable comme sensation. Il posa délicatement et correctement sa couette avant de se glisser en-dessous. Il se mit sur le ventre, un bras sous l’oreiller, et sa joue collé à celui-ci. Il regardait son réveil, et les minutes qui défilaient. Le silence qui régnait l’oppressait.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mar 15 Mai - 21:10

Un amour complexe, presque impossible, une putain d'équation dans sa tête, dans leurs têtes. Ils s'aimaient, s'accrochaient, faisaient l'amour et puis se disaient que c'était impossible. Ils prenaient du bon temps, se disaient des mots qui pourraient laisser paraître quelque chose et pourtant une partie d'eux s'obstine à dire que leur amour sera impossible, trop juste. Il ne rimera à rien. Liam se disait qu'il ne pouvait pas le lâcher aussi tôt, il voulait encore sa chaleur, cet homme qui le rendait si heureux, si différent de ce qu'il peut être en temps normal. Il arrivait à le changer et le coréen aimait ça. Sadomasochiste avec son cœur, ses sentiments. Ils avaient beau crier, pleurer et le supplier, le coréen ne voulait rien entendre. Taisez-vous. Laissez-moi souffrir en silence. Même s'il avait fait part de cette pression qui le rongeait, même si sa voix c'était élevée sous la colère et qu'il sentait son cœur battre à toute allure, il ne peut pas se résigner à tout ça. Liang est une bonne partie pour lui, il occupait déjà beaucoup de place avant qu'il lui tombe dessus, alors là, je ne vous dis même pas dans quel état et sa pauvre petite tête. Avec lui, il se sentait moins seul. Regardez-le, il avait apprit pour son père, son avenir s'envisager désastreux. Il savait eu fond de lui, il savait qu'il devrait se déplacer pour les funérailles de son père, qu'il passerait un moment avec sa famille avant de ne les laisser. Le désastre ne s'arrête pas là, il prendra un temps siège dans la grande entreprise, comme il l'avait rêvé lorsqu'il était plus jeune. Pour montrer à sa mère qu'il était impliqué et c'était juste par principe et bonne image, pour que les médias voient quel bon successeur il fait, quel bon fils il est et pour terminer, elle lui présentera l'une de ces filles laides, blindés jusqu'à la pointe des cheveux, des connes qui portent des talons immondes et qui font un bruit pas possible. Juste pour que sa mère puisse vivre dans les meilleures circonstances. Malgré tout ça, il arrivait à oublier, à s'emporter dans ce monde où Liang l'emmenait toujours. Il soupira passant une main dans ses cheveux, il regrettait un peu de lui avoir parlé sur ce ton. Il n'avait pas pu faire autrement et il s'en excusait. Son regard ne lâcha pas le plus vieux, ce dernier ne lui portait aucune importance, aucune attention. Liam appréhendait. Un claquement de langue. Il se faisait des films, Liang le giflerait et lui ferait la morale. Comment parlait-il à son aîné ? Il ferma les yeux un instant. « T‘es con. Vraiment. Tu me donnes trop. Plus que j’en mérite, plus que j’en veux. Et moi je prend tout parce que ouais, j’crois bien qu’j’aime ça. » Il ouvrit les yeux. Sa voix était plus douce qu'il ne l'aurait imaginé mais son visage montrait bien que ça le tracassait. Liam ne dit rien, il s'humecta une première fois les lèvres en ayant l'impression qu'elles étaient sèches, tirant pour la quatrième fois sur sa clope tandis que Liang l'écrasait dans le cendrier. Il aurait aimé faire la même chose, mais comme un idiot il l'écrasa sur son bras. Sa peau brûla, c'était douloureux et il ressentait à présent ce que cette maison qu'il avait pu brûlé avait dû ressentir. Il grimaça et écarta rapidement la cigarette de son bras. Sa punition, pour lui, pour avoir parler à Liang de cette façon. De toute façon, c'est de ta faute si j'agis comme ça. Tu me rends fou et ça fait mal. Il rit en le voyant aussi vulgaire, Liang et ses défauts il les aime vraiment et il se le demande bien parfois.

L'alcool lui brûlait la peau. Insupportable. Il bougeait la tête de gauche à droite en le regardant faire. Puis un petit gémissement de douleur sortit d'entre ses belles lèvres. Une chochotte ? Lui ? C'est douloureux ! Qu'es qu'il croit ce type ? Il croit qu'il joue la comédie ? Il écarquilla les yeux levant le poing comme pour le menacer. Son poing s'abaissa tout seul, il soupira et se frotta le bout du nez. Qu'il ne sache rien alors, c'était mieux pour lui à ce qu'il disait et Liam n'arrivait pas à en croire ses oreilles, mais pourquoi. Il voulait pouvoir le comprendre. Sa main dans les cheveux du garçon. Pouvoir le connaître mais aussi le comprendre, pour être important à ses yeux. Ça ne pouvait pas être si grave. Pas plus grave qu'un vendeur de drogue et puis Liam n'avait pas vraiment scandalisé sur le sujet, il l'avait regardé, avait rit et c'était dit qu'ils faisaient une bonne paire. Un vendeur de drogue et un pyromane. Quel duo. Il s'étaient ensuite défoncé comme un crétin, avait fait des tas de cochonneries et c'était endormis comme un con. Alors quoi ? Qu'es qu'il pensait, il lui avait pourtant dit qu'il lui faisait confiance n'es-ce pas. Il n'avait tout de même pas tué quelqu'un. Ses lèvres se collèrent aux siennes, un baiser lent et amoureux, sa main sur sa nuque pour coller d'avantage leurs bouches. Ça le rassurait, mais il voulait tout de même savoir. Soif, il avait soif, sa curiosité était assoiffée. Il ne s'en irait pas, même si c'était grave. Enfin, c'est ce qu'il pensait, si facile à dire, décidément. Il sourit en voyant la réaction du plus âgé, finalement il n'est pas si compliqué de briser les barrières de fer de Liang quand on arrive à bien le connaître, lui qui l'avait imaginé longtemps comme un sans-cœur. Voyons voir s'il place cette réplique. Il en tarda pas à se déclarer, il voulait qu'il arrête de penser qu'il s'en irait pour un rien. Il ne peut pas l'abandonner. Qu'il se mette ça dans le crâne. Peut-être qu'il se trompait, oui, peut-être mais il ne voulait pas trop y penser. Il avait envie de positiver et se dire qu'ils pouvaient arranger ça avec le temps. Il n'est pas un justicier, c'est sur, mais pourquoi ne pas essayer de l'aider. Liam le naïf, tu ne comprends vraiment rien, tu penses que la vie c'est simple et que tout peut s'arranger avec les mots, l'argent et quelques sourires. On ne peut pas réparer certaines bêtises, on vit parfois toute nos vies avec et on finit par ce sentir sale. Sale et on se donne la mort. La vie n'est pas belle pour tout le monde. Liam avala difficilement sa salive. On finit par ce donner la mort. Il avait lu dans la une d'un journal que son père c'était donné la mort. Il l'avait lu et se demandait si il n'avait pas donner plus d'ampleur à son décès. Mais si c'était le cas...Il le trouvait vraiment faible. Il baissa la tête en l'entendant rire. Il se moquait de lui, n'es-ce pas, c'est si facile de ce moquer d'un gamin. Un petit bisou sur ses lèvres toujours humides et il se mit à caresser sa lèvre inférieure. « Je vais vraiment finir par m’habituer à toi. Il faut pas. Je veux pas te laisser de la place tu sais, mais tu la prends tout seul, et moi je suis là comme un con. T’étais mon pantin bordel. » Ah oui, un pantin. Un sale chien on aurait pu dire aussi, cette époque ne lui manquait pas vraiment. Elle était douloureuse, beaucoup plus que celle d'aujourd'hui. Liang ne voyait rien, il ne voyait pas les sentiments qu'il pouvait avoir pour lui. Il était froid et moqueur envers lui. Indifférent. Liam lui lécha le pouce, il le mordilla gentiment un sourire sur les lèvres. « Alors habitues-toi, parce que je n'ai pas finis de s'immiscer dans ta vie. Ton pantin à bien grandi et en plus de ça, il est devenu intelligent. » il se tapa fortement la tempe à l'aide de deux doigts. Il posa un baiser sur le doigt du chinois et reporta son attention sur sa fichue blessure. Vilaine, immonde. Il la toucha une première fois et reçu une petite tape sur la main. Il avait l'impression de côtoyer sa sœur. Il ne sut quoi faire hormis rire, si il lui avait léché le bras il ne pense pas qu'il l'aurait tripoté à ce point. Le désinfectant le démangé. Il y fourra une nouvelle fois son doigt pour le provoquer et le même geste ce répéta. Crétin ? Liam fit semblant de bouder. Crétin, parce que l'amour le rendait comme ça et il resterait un temps dans cet état. Dans cet état de transe, d'amour et toute cette saloperie. On ne peut pas s'arrêter d'aimer du jour au lendemain, il n'est pas dans un beau film ou tout ce termine obligatoirement bien ou le héros arrive à oublier la personne qui a pu le blesser. Lui, il allait l'aimer jusqu'à l'épuisement, étouffement, il allait nager jusqu'au fond. Cette pensée ne lui faisait pas peur, voir pas du tout. Il supportait tout pour lui. C'est tellement plus simple de penser comme ça et s'il lui disait qu'il l'aimait ça le serait encore plus.

Il le lui avait pourtant demandé et il avait refusé. Qu'il lui demande s'il l'aime. Il avait si rapidement changé d'avis. Pourquoi ? Il ne se comprenait pas lui-même, son corps avait réagit tout seul. Ridicule, mais il ne le pensait pas sincère – la meilleure du jour – Il devait sûrement ce dire qu'il devait se forcer pour ne pas lui faire de la peine. Liam pouvait voir dans les yeux de Liang, une certaine déception, mais il ne s'attarda pas dessus. Il ne pouvait pas faire marche arrière. Il s’effondra sur le canapé, légèrement découvert par la couette. Il repensait à ce qu'ils avaient pu faire et il avait cette nouvelle envie de le prendre. Il en avait encore la force, malgré sa fatigue. « Tu me fais chier. » Il s'en doutait bien. Liam aussi trouvé que Liang était trop imposant dans sa vie. Cet homme, cet inconnu, qu'il aime tant. Pourquoi autant de sentiments, pourquoi son cœur bat si vite. Ça n'est pas normal en vrai, cette situation n'est pas normal. Le garçon se leva sans trop attendre, il se vêtit de son boxer et son jean et marcha en direction de la cuisine. Il se servit un verre d'eau et prit place à la table, il en avala une longue gorgée puis il rejeta sa tête en arrière. Il soupira et fixa le plafond. Ils ne peuvent pas vivre ensemble, ils se font beaucoup plus de mal qu'autre chose n'es-ce pas ? Il est cette personne que j'ai appris à apprécier, il est si spécial pour moi. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point bordel. Il a fallu que je finisse par aimer la baise avec ce type. Il a fallu que je l'aime. Il a fallu tout ça. A croire que Dieu ne t'aimes vraiment pas. Il bu une nouvelle gorgée, déposa bruyamment le verre sur la table et une fois qu'il leva les yeux, il l'aperçu. Liang. Il était sur qu'il viendrait à lui, ils étaient comme liés, comme un couple. Il pouffa de rire à cette stupide idée. « On peut pas en être un. Tu ne veux pas réellement de tout ça, crois-moi. » Liam serra les dents, il passa un instant sa langue dessus et les resserra encore. Il sentait la colère lui bouffait le nez et comme un pour calmer ses nerfs, il tapota ses doigts contre la table, tapotant du pied, mais de faibles mots sortit. « Ferme-là. » Il lia ses doigts ensemble, leva la tête et il n'était plus là. Le coréen laissa à nouveau sa tête repartir en arrière, il déploya ses bras, laissant le bout de ses doigts toucher le sol chaud. Qu'es qu'il comptait lui inventer maintenant. Il l'attendait. Et si c'était encore une connerie...ah ! Il gueulerait même s'il en prendrait plein la tête. Il ne voulait plus l'entendre se plaindre sur leur relation. Qu'il change de disque. Il revint deux petites minutes plus tard. Et il lui flanquait de la lecture en plus. « C'est quoi ce merdier encore. » râla-t-il en feuilletant sans même prendre la peine de lire. « Je vais me coucher. Que ta lecture soit bonne, et ferme la porte à clé en partant. » Liam le toisa un instant, pire que les devoirs qu'on pouvait lui donner au lycée. Il le détestait à ce point ? Et pourquoi parlait-il de fermer la porte à clé ? Il a la mémoire courte ou c'est comment ? Aujourd'hui, il squattait ici. Il n'y porta pas attention et lui rendit son baiser un léger sourire sur les lèvres. La cerise sur le gâteau, il s'en allait dormir, ne l'invitait même pas à venir – le flanquant même à la porte – et pour terminer le tout, il lui donnait de la lecture. Franchement, il pouvait postuler pour le métier de professeur. Tout le monde le détesterait. Alors là chapeau.

La porte claque. Silence dans l'appartement. Un contrat de travail. ses doigts glissèrent sur la première page, sur chaque lettres. Typographie basique, sans empattement ni rien. Il dégagea la première feuille la gardant tout de même entre ses doigts. Une entête. Production ? Films ? Il faisait carrière dans ce genre de chose ? Lui qui l'avait imaginé peintre. Il se mit à rire comme un crétin en continuant lentement sa lecture. Plus il lisait, plus son visage s'assombrissait, il se fermait et ce qu'il lisait ne lui plaisait vraiment pas. Il revenait aux pages précédentes, relisait plusieurs fois les phrases qu'il ne pensait pas possible. Tout y était inscrit. Il regarda même si le contrat était bien destiné à la personne qu'il connaissait. Zeng Liang. Tu ne te trompes pas Liam. Ses heures de travail, ses droits envers cette entreprise, ses devoirs, son salaire, des tests, sa signature. Liam se leva brutalement, laissant même la chaise rejoindre le sol. Il avait accepté tout ça ? Toute cette merde ? Il n'en revenait pas. Il eu un faible rire, c'était une sale blague. C‘est mieux pour toi de ne rien savoir, tu serais déçu. Tu me laisserais., Il fit un pas en arrière, puis un second, la main sur la bouche, sentant les nausées lui brûlaient la gorge. Je suis pas un mec bien Liam, je suis pas un mec bien. Tu devrais pas hein, tu le sais. Tu es ridicule. T‘es vraiment trop bête. Bon sang, c‘est pas possible d‘être aussi con. Pas moi Liam, pas moi. C‘est dangereux. C‘est pas ce qu‘il te faut. Je suis un loser. Je comprend pas.. Il écarquilla les yeux et se força à tout recracher mais rien ne vient, il ne fit que s'étouffer comme un pauvre con. Tu es tombé de bien haut mon garçon. Il redressa la chaise, prit le contrat sur la table et s'avança en direction du salon. En vrai c'était trop. Il était chamboulé, il avait envie de tout lâcher, de crier, de brûler ce putain de contrat, cette baraque aussi. Il avait envie de se débarrasser de tout et de n'importe quoi. Il fixa le tas de papier et se mit à sangloter comme un imbécile. Oui, c'était trop. Son père et maintenant ça, comme si les sentiments qu'il avait pour lui ne l'avait pas assez assommé, il fallait qu'il en rajoute une couche. Il l'avait pourtant prévenu et Liam n'avait rien voulu entendre. Pourquoi ? Et dire qu'il y a une bonne quinzaine de minutes il avait encore envie de lui. Il était comme froid, refroidit au plus bas degrés et pourtant. Il ferma les yeux et écrasa de son poing la première larme qui glissa sur sa joue. Ne pas pleurer se répétait-il. Il ne fallait pas qu'il craque, sinon il ne s'arrêterait pas, mais une seconde glissa sur sa joue. Il serra les dents et se gratta légèrement les racines. Que devait-il faire à présent ? Pars ! Il vaut mieux pour toi que tu partes ! Tu te rends compte du tas de vieux pervers qui doivent le regarder devant leurs télévisions ? Des scènes qu'il doit tourner ? Des films pornographiques gays ? Réfléchis bon Dieu, sauves-toi ! Ce corps a été touché par d'autres hommes, d'autres hommes...pour des scènes... Les nausées lui revinrent, les larmes et les sanglots qu'il essayaient de retenir s'échappèrent. Pars. Il passa à côté du canapé, attrapa sa chemise et la boutonna lentement, il remit son pull sans manches, il prit son sac à dos, son portable, son briquet, ses clopes et essuya une dernière fois ses larmes. Pars. criait la voix dans sa tête qui le sentait hésiter entre rester ou partir. Il reposa son sac, le balançant brutalement sur le sol, il reposa son bordel sur la table basse, il prit le contrat et se dirigea vers la chambre du chinois. Il ne pouvait pas partir comme ça, pas comme ça sans avoir parler. En arrivant devant la porte, il hésita à l'ouvrir, peut-être qu'il faisait une nouvelle connerie, il n'en savait rien. Il allait peut-être tout foutre en l'air et alors. C'était trop, son cœur était entrain d'exploser. Il ne supportait plus rien, rien du tout. C'est quoi ce merdier.

Il ouvrit la porte doucement et puis la referma. Il dormait ? Possible, mais il s'en fichait, il parlerait jusqu'à qu'il montre qu'il est à bout. Il tourna un instant autour du lit, comme pour voir s'il dormait, puis il fixa l'heure. A peine 20 heures. Il se posa sur le lit, lui faisant dos. Il était face à la fenêtre et se remémorer cette première nuit de retrouvailles qu'ils avaient eu ensemble. Il posa le contrat à côté de lui et soupira. « Ça ne peut plus continuer comme ça. » un autre soupir, il sentait les larmes remontaient et essayait du mieux qu'il pouvait de ce contenir. « Je ne t'aime pas. Oublie. » Encore plus difficile, son cœur se serrait jusqu'à qu'il en crie. Le silence qui pesait dans la chambre. Il se demandait si il l'entendait, si il le voyait. En tout cas, Liam avait l'impression d'être scruté. Il baissa la tête un instant et les larmes coulaient. Merde. Il renifla, ne pouvant plus rien faire pour les arrêter, les s'écrasaient sur les draps, sur ses cuisses. « C'est sûrement ce que j'aurais dis, si je ne t'aimais pas autant. Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi je reste là. Pourquoi je cherche toujours à tout arranger entre nous. Je ne sais pas. Je ne peux pas partir. Tout ce que je veux c'est toi et apparemment je demande l'impossible. » Il renifla. Il l'aimait, même malgré tout ça. Son amour pour lui était sûrement trop fort. Il ne pouvait pas s'en aller comme ça. Il pleurait comme un gosse et ça l'énervait comme pas possible. Il tremblait et se mordait la lèvre inférieure pour ne pas éclater. « Pourquoi ? » Question stupide. Il s'attendait à recevoir une réponse aussi bête. Mais il voulait savoir pourquoi il était tombé aussi bas. Pourquoi ça. Sa tête tomba sur ses genoux et là il ne pouvait plus rien contrôler. Il avait envie de sentir sa chaleur contre lui, il voulait dormir contre lui rien de plus. Qu'il le console, l'embrasse et lui dise que c'est une mauvaise blague. Juste ça.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Jeu 17 Mai - 8:33

    "But love is always new. Regardless of whether we love once, twice, or a dozen times in our life, we always face a brand-new situation. Love can consign us to hell or to paradise, but it always takes us somewhere. We simply have to accept it, because it is what nourishes our existence. If we reject it, we die of hunger, because we lack the courage to stretch out a hand and pluck the fruit from the branches of the tree of life. We have to take love where we find it, even if that means hours, days, weeks of disappointment and sadness. The moment we begin to seek love, love begins to seek us. And to save us." — Paul Coelho


Liang ne savait plus comment il en était arrivé là. À vrai dire, depuis son déménagement à Séoul les évènements s’étaient enchainés les uns après les autres sans qu’il ne puisse véritablement y faire grand-chose. Il se souvient très bien de l’adolescent qu’il était. Un mec bizarre qui parlait encore moins qu’aujourd’hui, qui se terrait dans un mutisme et qui digérait tant bien que mal le décès de sa mère. Il avait longtemps fait son deuil, écrasé par la peine et la culpabilité. Il s’en veut toujours. En fait, il s’en veut un peu plus chaque jour. Liang n’avait jamais été un enfant modèle, il avait été un sale gosse avec sa mère, mais un sale gosse heureux contrairement à ce qu’elle devait penser. Elle se démenait tellement pour lui, et qu’avait-il fait ? Il avait déserté la maison, arrêté de lui parler et même jamais dit combien il l’aimait. C’était trop tard à présent. Son père ne lui avait jamais parlé de sa mère. Ah si, une fois. Il lui avait dit qu’il avait son regard. Mélancolique, et perçant. Puis plus rien. Il avait bouffé que des reproches après ça. De la part de sa pseudo belle-mère, de son demi-frère, de toute cette famille en fait. Un étranger. Il n’avait pas sa place parmi eux. Il se sentait seul, alors il sortait beaucoup. Au début, il trainait juste à droite ou à gauche, puis il y a eu ce fameux mec, Jethro. Et sa nouvelle descente pour les enfers. Pourtant, il aurait pu s’en sortir. S’il avait voulu, il l’aurait pu. Il étudiait encore consciencieusement malgré ses soirées, il avait obtenu avec brio son diplôme mais n’avait rempli aucun dossier. Son père qui se fichait de ce qu’il voulait et qui lui aurait payé n’importe quelle école, l’avait juste mis à la porte comme il était convenu. Il avait jeté un mec paumé et sans volonté. Liang avait trouvé un boulot dans un magasin de vêtements, mais parce qu’il était incapable de venir à l’heure et qu’il n’hésitait pas à se faire un joint pendant ses pauses, ou à baiser avec un client dans les cabines, il avait rapidement été licencié. Nymphomane, drogué, alcoolisé. La déchéance totale. Un être pourri jusqu’à la moelle. Il détestait les gens, et se détestait lui-même. Il n’avait même plus de respect pour sa propre personne, pour son propre corps. D’où la prostitution pour gagner de l’argent. Il se fichait de qui passait sous ses draps, pourvu qu’il y gagne quelque chose. De toute façon, il ne pouvait rien faire de mieux. Il n’était bon qu’à ça. À se faire baiser. Il avait vécu quelques mauvaises expériences à cause de sa mentalité, mais également une très bonne et très étrange aussi. Le souvenir est même encore intact dans sa mémoire. Il voyait encore l’image. Il pourrait le dessiner même. Liam devant sa porte pour la toute première fois. Son air confus, intimité et gêné. Pourquoi l’avait-il rattrapé ? Qu’est-ce qu’il lui était passé par la tête à ce moment là ? Liang se le demandait encore. Croiser son regard avait suffit à le connecter à lui. Il le voulait dans ses filets, sans savoir qu’il tomberait ensuite dans les siens. Avec le recul, il se disait qu’il aurait mieux fait de le laisser partir. Il n’en serait pas là aujourd’hui. Aucun des deux n’en serait là d’ailleurs. Liam aurait sans doute une vie normale. Et lui, bah lui, il aurait tout de même fini comme ça, aucun doute là-dessus. Seulement, il n’y aurait pas un tourbillon dégueulasse de sentiments douloureux dans sa poitrine. Pas de remords, pas de peine ni même d’amour. Il se porterait mieux sans amour. Parce qu’en fait, il se sentait coupable de l’aimer et de rien pouvoir lui donner, il souffrait d’être un moins que rien incapable de faire de faire des efforts et ne méritant pas d’être aimé. Pour la première fois de sa vie, il avait des désirs normaux, un rêve presque. Mais qu’il savait impossible. Liang avait touché le fond depuis trop longtemps, il ne se sentait pas remonter à la surface. Cela voudrait dire quitter son travail, en chercher un autre, arrêter les sorties et les coucheries. Il avait l’habitude maintenant. Sa vie lui convenait. Il pensait qu’elle lui convenait. Sauf que Liam lui montrait que ce n’était pas le cas. Il n’était pas heureux. Il était seul et toujours aussi paumé.

Allongé sous ses draps, il regardait chaque minute passer. Il guettait le moindre bruit qui proviendrait de la cuisine. Il avait parfaitement conscience qu’il achevait le plus jeune, qu’il détruisait tout. Enfin, y avait-il quelque chose de toute façon ? Pas vraiment. Après tout, ils ne sont pas un couple. Pourtant, il a bien ce sentiment étrange et lourd de tout gâcher une nouvelle fois. Pourquoi ne pouvait-il pas juste vivre normalement ? Pourquoi pourrissait-il toujours tout ? Pourquoi tuait-il toutes les personnes qui feraient n’importe quoi pour lui ? Quel raté. Il sera toujours un raté. On n’aime pas un raté. On le rejette. Liang ne semblait attendre que cela. Que Liam l’abandonne. Ce serait une preuve qu’il était trop pourri pour être apprécié. Qui accepterait quelqu’un comme lui franchement ? Quelqu’un qui transforme tout ce qu’il touche en cendres ? Un grand fracas. La chaise vient de tomber. Ses yeux se sont fermés. Il aurait aimé être sourd. Il se sentait faible. Il avait peur. Tout être humain est faible finalement. Même ceux qui se rendent intouchables, surtout ceux qui se rendent intouchables. Il suffit de trouver le talon d’Achille, et quelques petits coups suffisent à les mettre à genoux. Liam était devenu sa faiblesse. Les bruits de pas dans le salon. Il serra le drap entre ses mains. Il allait partir. Putain Liang, t’es vraiment trop con. Une soirée si bien commencée. Pourquoi tout terminait toujours mal entre eux ? Pourquoi ils ne pouvaient pas s’aimer en paix ? Pourquoi diable est-ce qu’il ne pouvait pas accepter d’être fou amoureux de ce petit jeune ? Il se trouvait ridicule. Ridiculement idiot et pitoyable. Pourquoi est-ce que je me sens si mal ? Pourquoi j’ai tant peur de te perdre ? Je n’ai pas l’habitude, je ne peux pas aimer. Je suis un sale type. Il entendit le sac tombait sur le sol. Qu’est-ce qu’il faisait bon sang ? Oui, Liang attendait juste le grincement de la porte, seulement, ce fut celle de sa chambre qui grinça. Il sentit tout son corps se raidir. Pourquoi ne partait-il pas ? Pourquoi venait-il le voir ? Ne se trouvait-il pas assez dégoûté ? « Ça ne peut plus continuer comme ça. » Liang ravala sa salive. Ça y était alors ? Leur manège n’aura pas duré longtemps. Alors que le chinois faisait normalement tout pour cacher ses activités professionnelles il lui avait tout balancé comme ça sans prendre de gants. Il se détestait tellement. Mais il avait essayé de lui faire comprendre qu’il n’était qu’un déchet. Seulement Liam avait refusé de l’entendre et maintenant il ouvrait surement les yeux sur l’impossibilité de leur relation, sur les dégâts, et sur la souffrance qu’il lui causera et lui causait déjà. « Je ne t'aime pas. Oublie. » Cela fait mal, n’est-ce pas Liang ? Il se retourna, se mettant sur le dos. Il fixait le plafond. Il essayait de respirer mais il se sentait étouffé. Pris au piège. Pour du vrai de vrai cette fois. Il aimerait une machine pour remonter dans le temps et effacer toutes ses erreurs. Puis il rencontrerait Liam. Il serait un mec sain, et ils pourraient peut être s’aimer. Mais est-ce que leur lien serait si fort sans tout ça ? Peut être pas. Peut être que tout ce qui les détruisait les renforçait. Mais ils n’aimaient pas avoir, ils s’aimaient. Il l’entendit renifler. Il pleurait ? Liang l’avait fait pleuré ? Il ne pouvait pas croire qu’il était un monstre à ce point, ou que Liam puisse l’aimer autant. « C'est sûrement ce que j'aurais dis, si je ne t'aimais pas autant. Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi je reste là. Pourquoi je cherche toujours à tout arranger entre nous. Je ne sais pas. Je ne peux pas partir. Tout ce que je veux c'est toi et apparemment je demande l'impossible. » Il sourit. Il ne devrait pas, mais pourtant il sourit. Il était heureux d’entendre ce genre de mots. Parce qu’à chaque fois que Liam disait combien il l’aimait, il se sentait emporté par une tout autre énergie. Une énergie positive. Pas celle qui le pousse à sortir et à se droguer. Celle qui pourrait l’aider à sortir du trou, à nager et non à se noyer. Mais son sourire ne passa qu’une fraction de seconde sur ses lèvres, réalisant la fatalité que cachait ce discours. Liam n’était pas heureux de l’aimer. Liang le rendait malheureux. Il gâchait tout. Il le pourrissait. « Pourquoi ? » Liang chercha du courage, et il se redressa. Il ne pouvait pas le laisser dans cet état. Tout était vraiment de sa faute. Tout était toujours de sa faute. Le méchant de l’histoire c’est lui. L’enfoiré de leur histoire c’est lui. Il brisait son cœur. Il s’en voulait pour tout ça. Et en même temps, il était heureux qu’il soit encore là. Qu’il ne soit pas parti pour de bon. Il vint s’agenouiller à côté du coréen, et le força à se redresser. Ses mains glissèrent sur ses joues, et il chercha son regard dans l’obscurité. Sa peau humide de l’eau salée qui avait coulé de ses yeux, sa moue douloureuse, quelle horreur de le voir ainsi et de se savoir coupable.

Il avait l’impression qu’il aura toujours le mauvais rôle dans l’histoire, que jamais il ne pourra être quelqu’un de bien ou d’assez bien pour mériter l’amour de Liam. Il ne savait pas et ne se croyait pas capable de faire des efforts pour lui. Il ne voulait rien lui promettre, surtout pas l’impossible justement. Il caressait ses joues avec tendresse et se disait que Liam l’avait déjà tellement changé. Il posa ses lèvres sur les siennes, et l’embrassa comme il ne l’avait jamais embrassé. Le goût salé que sa bouche avait le détruisait de l’intérieur, mais il ne s’arrêta pas. Il l’embrassa encore et encore, refusant de relâcher ses lèvres. Il avait la boule au ventre, un nœud dans la gorge. Comme une envie de pleurer à son tour mais il ne versera pas de larmes. Il se le refusait. Ses pousses essuyaient celles de Liam et il trouvait qu’un seul homme qui pleure était déjà bien assez dramatique. Il relâcha ses lèvres, mais garda les yeux fermés. Il colla son front au sien, et soupira. Non, il ne voulait pas qu’il parte. Il devrait partir, mais il ne le laissera pas. Il le retiendra quoiqu’il arrive. Il en est sur. Un dernier baiser sur ses lèvres avant qu’il ne recule son visage. Vraiment, il doit être le pire des connards pour vouloir garder Liam. Pour ne pas lui laisser sa liberté et conservait tout son amour. Toujours égoïste, tous les hommes sont égoïstes. « Je t‘avais prévenu Liam. Je suis pas fait pour toi. Je te prends tout, et je ne mérite rien. » Liang haussa les épaules, et se mordit la lèvre. Il passa sa main dans les cheveux du coréen et la laissa dans sa nuque. Vraiment, il ne mérite pas l’amour de cet homme. Il ne mérite pas un quart de ce qu’il lui donne, ni même un millième. Pourtant il ne le laissera pas s’enfuir. « Mais reste. J’t’en supplie reste avec moi. J’peux plus te laisser partir. Je sais que je t’ai dit de le faire, j’croyais qu’genre je pourrais l’accepter. Mais nan, j’peux pas. J’t’en demande trop, pardonne-moi. J’suis pas à la hauteur j’le sais. J’suis pas un mec sain, tu l’sais maintenant. J’peux pas changer non plus. J’peux rien t’promettre. Mais n‘pars pas, me laisse pas. » Il bafouillait, il bégayait, il mâchait ses mots. Il eut même un léger rire tant il se trouvait pitoyable à cet instant. Il secoua la tête, quel idiot. Quels idiots ils faisaient. Pourquoi la vie est-elle toujours aussi compliquée ? We have to take love where we find it, even if that means hours, days, weeks of disappointment and sadness. The moment we begin to seek love, love begins to seek us. And to save us. Le chinois après avoir hésité, se hissa sur les jambes du plus jeune. Il posa ses mains sur ses épaules. S’il était habillé, c’est qu’il avait voulu partir mais qu’il ne l’avait pas fait. Dieu seul sait comme Liang en est heureux. Ses lèvres s’échouent une nouvelle fois contre les siennes. Un baiser tellement chaste, tellement pur. Puis il baissa les yeux. « Pourquoi tu ne m‘as pas demandé ? J’attendais que ça que tu m’le demandes. J’voulais qu’tu m’tendes une perche pour que je te dise combien je t’aime. » Il osa finalement relever la tête, son nez frôlait celui du coréen. Il déposa encore un baiser sur ses lèvres, puis sur sa joue, et l’autre. Sur ses poches humides de ses larmes. Sur son front puis son nez. Le coin de sa bouche et l’autre. Son menton aussi. Et il soupira. Il cherchait à nouveau une force, du courage pour avouer ce qui le terrifiait depuis quelques temps, ce qui l’avait rendu malade même. Ce qui le bouffait et l’empêchait de laisser Liam partir. « Reste avec moi parce que je t‘aime. » Il avait bien conscience de ce qu’il disait, de ce qu’il lui demandait de faire surtout. Il voulait de Liam qu’il fasse abstraction de ce qu’il avait lu, et surtout de ce que Liang faisait avec son corps. Il lui demandait la lune.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Ven 18 Mai - 13:09

La nuit qui tombe, son regard noirâtre perdu dans le ciel clair qui se laisse petit à petit disparaître. Cette nuit la lune volera une nouvelle fois la place du soleil. Tu n'es qu'un gamin. Ses yeux se ferment et son cœur se serra. Les regrets. Des tonnes de regrets, sa vie devenait de jour en jour la définition ou même plutôt un synonyme pour ce mot. La tête basse, il aurait aimé ne jamais venir au monde, mourir dans le ventre de sa mère étranglé par son cordon ombilicale tiens, juste pour ne avoir à souffrir. Un poison, un déchet dès la naissance et il comprenait à présent pourquoi ils l'avaient abandonnés dans cette fichue poubelle, ils devaient sûrement être voyants et voir que cet enfant ne leur apporterait que malheur. Il était tombé bien bas depuis la naissance, les conneries s'étaient accumulés allant de mal en pis, les malheurs par la même occasion. Il avait prit des coups et avait tendu l'autre joue à chaque fois sans broncher ou lâcher une larme après tout il les avait souvent mérité. Maintes fois ses genoux ont rejoins le sol et maintes fois ses mains salit par la boue l'ont aidés à se relever. Ses jambes tremblantes, Liam avançait, il se tenait à tout ce qui pouvait l'aider à continuer sa route. Parfois il s'arrêtait et se lover contre les personnes qui lui ouvraient les bras et le consolait. Seulement parfois. Ses larmes, sa peine, il les a toujours ravaler malgré cette mélasse. Il les retenait. Il n'a jamais eu le choix, il se devait d'être fort et endurant, c'est ce que son père lui disait, rester fort, paraître froid et ça même en amour. Chose que Liam n'a jamais su faire. Il y avait toujours cette faille dans ses gestes, dans sa façon de parler, ce sourire aussi qui montrait bien qu'il n'était pas indifférent au monde entier et c'est sûrement ce qui le perdait aujourd'hui, il laissait trop de pouvoir aux autres. Encore une fois, il se voyait comme un fils indigne, il ne lui était même pas reconnaissant même dans la mort il ne le sera pas. Il se détestait, il regrettait de s'y être attaché, cette attache horriblement forte et qui fait mal. Aujourd'hui, les tours s’effondraient, les mauvaises nouvelles allaient de bon train, une personne était morte, une personne qu'il s'était dit détester et il peut aujourd'hui s'apercevoir que ça n'est pas le cas. Aujourd'hui, il apprenait que la personne qu'il aimait était tombé plus bas qu'il y a deux ans. Aujourd'hui il avait pleuré et il évacuait pour toute sa vie misérable, il ne pouvait plus s'arrêter et même lorsqu'il les essuyait il avait l'impression qu'elles coulaient éternellement. Alors il laissa couler, serrant le tissu de son jean. Le fardeau était trop lourd à porter, fatigué de se battre et de marcher. Son dos s'était brisé et il s'était effondré. Comment en était-il arrivé là ? C'était bien la question qui le turlupinait, il avait beau pleurer comme un enfant, il ne cessait de réfléchir à tout ça. Sa tête se cala contre ses genoux, ses bras entourèrent sa taille et ses doigts s’enfoncèrent dans ses hanches, il pouvait sentir ses ongles à travers ses vêtements. Il était bien vivant et malheureux. Non, ça n'était pas un mauvais rêve qu'il était entrain de vivre, l'obscurité avait beau engloutir la chambre comme dans les horribles films d'horreur, c'était réel. Il aurait peut-être du écouter cette voix dans sa tête pour une fois. Sa conscience. Son petit diable à lui. Elle n'avait pas faux après tout, pourraient-ils continuer à vivre comme avant ? Sans que Liam ne pense à tout ça. Deux ans, seulement deux petites années pour qu'il change totalement de bords. Il aimait ce qu'il faisait ? Il n'espérait pas, il espérait qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire ça. Ça le dégoûtait, il essayait même parfois de l'imaginer en pleine d'actions avec d'autres hommes. Ses nausées remontèrent, il s’étouffa, une nouvelle fois avalant bruyamment sa salive salée à l'arrière goût de vomis. Il lâcherait tout dans les toilettes avant la fin de la soirée. Il aurait dû partir, lui rendre ses clefs, effacer son numéro, déchirer tous les souvenirs qu'il avait sur papier, le rayer de sa tête, le radier de sa vie. Il aurait peut-être mieux vécu. Il aurait recommencé à zéro et aurait plus tard retrouvé sa joie de vivre. Il avait presque réussit la première fois, certes il pensait à lui à ses heures perdues, lorsque le vide s'incrustait dans sa tête, mais il n'était plus obsédé comme avant. Il arrivait à se contrôler malgré tout, quelques mois encore et il l'aurait peut-être oublié pour de bon. Mais le Diable aura tout fait pour qu'ils se recroisent. Liang l'aura tenté jusqu'au bout et comme toujours il avait réussit son coup. Il lui avait fait l'amour comme dans ses rêves, il l'avait mit à nu, c'était mit à nu et lui avait tout dévoiler. Il aurait peut-être dû se taire, s'enfuir aurait été peut-être plus facile. Laisser Liang aurait été plus simple.

Le silence brisait par les sanglots du coréen, Liam se demandait bien si Liang ne dormait pas. Il ne le sentait pas bouger, rien, comme un mort. Ça n'était pas vraiment un soucis, s'il dormait il continuerait de parler, parler, jusqu'à qu'il se lève. Il se répéterait même aussi s'il le fallait, ça n'était pas un soucis. Il posa un coup d’œil sur le contrat toujours à ses côtés, sans même le relire, il avait l'impression d'avoir les lignes complètes du contrat comme si il l'avait appris par cœur. Une sorte de pacte avec le diable. Il l'avait même signé. Il serra les dents et enfonça d'avantage ses doigts dans sa chair. Le lit s'affaissa à ses côtés, il n'osa pas regarder l'homme qui le faisait autant souffrir, il eu plusieurs hoquet entre ses sanglots et il s'arrêta en sentant cette main sur son dos. Ses yeux s'ouvrirent, son cœur battait à la chamade. Prends moi dans tes bras, je n'attends que ça. Console-moi, j'en ai tellement besoin. Liam se redressa mais il fixait ses pieds, ne se trouvant pas assez courageux pour lui faire face. Pitoyable, voilà dans quel état il était. Pitoyable. Son visage déformé par la douleur, ses yeux rougeâtres par la fatigue et noyaient par l'eau de ses larmes. Les mains chaleureuses du chinois se posèrent sur ses joues, son regard croisa maladroitement celui de son bien aimé. Il baissa le regard, il avait trop honte. Il se mordit la lèvre inférieure. Il faisait tellement de peine, jamais il n'avait pensé pouvoir paraître aussi pitoyable face au jeune homme. Qu'es qu'il n'aura pas fait pour cet homme, dites lui. Il avait tout fait, vraiment tout fait. Il avait tourné autour de lui, comme jamais il ne l'avait fait avec personne. Il avait abandonné sa fierté, c'est laissé marché dessus, lui avait avoué ses sentiments aussitôt qu'il c'était retrouvé, pitoyable et il avait beau le rejeter il revenait en secouant la queue comme s'il aimait ça. Pourquoi n'était-il pas partit ? Maintenant, il se le demandait bien. Les lèvres de Liang s'approchèrent des siennes et se collèrent sur les siennes. Liam ne broncha pas, il ne répondit même pas au baiser. Il n'avait aucune force, il se laissa totalement faire, ne prenant même pas la peine de fermer les yeux. Il entrouvrit tout de même un peu la bouche. Des milliers de frissons lui chatouillaient le corps, son visage fermé, voir perdu. Cette impression d'être vide, d'avoir été vidé. Un baiser aux larmes et cet arrière goût de cigarette. Ça lui faisait tout de même un bien fou, ça l’emmenait ailleurs et apaisait un peu la peine qu'il avait au niveau du cœur. Parce que oui, Kim Oliver Liam est un enfant au cœur brisé, en milles morceaux voilà comment il était. Le coréen laissa sa main s'agripper à son bras, il bougea doucement les lèvres. Un baiser qui ressemblait à celui de leur premier baiser, il se faisait hésitant, timide mais horriblement mignon. Il tremblait mais ne s'arrêta pas pour autant. Sa langue frôlait la sienne, elle touchait le bout de ses lèvres. Qu'il oublie un peu tout ça, avant de ne retomber sur la tête. Le baiser prit fin, le silence s'installa pour de bon, toujours aussi proche, Liam toujours aussi bien contre lui, il ne relâcha pas son bras de peur qu'il s'en aille, de peur qu'il lui dise de partir, d'en trouver une autre, il appréhendait déjà, Liang le négatif. Liang, l'homme au visage d'enfant, il arrivait à le percer même à travers l'obscurité. Il avait envie de le prendre dans ses bras, de lui demander pardon pour avoir agi comme ça. Pleurer comme un crétin, ça n'était pas dans ses habitudes. Mais aucun son ne sortit, le silence est peut-être mieux. Un dernier baiser de la part de son amant et le coréen nicha son visage dans son cou et y posa un faible baiser. « Je t‘avais prévenu Liam. Je suis pas fait pour toi. Je te prends tout, et je ne mérite rien. » Il haussa les épaules et souffla contre sa peau, il écrasa la dernière larme qui coulait sur sa joue humide puis ferma les yeux. Il ne pouvait pas dire le contraire, Liang avait essayé de lui ouvrir les yeux et Liam n'en avait fait qu'à sa tête. Il lui promettait de l'aimer même avec ce lourd secret, il le lui avait maintes fois dis, tout à l'heure encore ils s'étaient disputés à ce propos. Il avait promis qu'il resterait, que ses conneries n'affecteraient en rien la relation qu'ils avaient et maintenant qu'il y faisait face que devait-il dire ? Que doit-il faire ? Il n'en sait rien. Il sourit faiblement en sentant l'attention du chinois envers lui. Cette main dans ses cheveux le rassurait. « Mais reste. J’t’en supplie reste avec moi. J’peux plus te laisser partir. Je sais que je t’ai dit de le faire, j’croyais qu’genre je pourrais l’accepter. Mais nan, j’peux pas. J’t’en demande trop, pardonne-moi. J’suis pas à la hauteur j’le sais. J’suis pas un mec sain, tu l’sais maintenant. J’peux pas changer non plus. J’peux rien t’promettre. Mais n‘pars pas, me laisse pas. » ses mots il n'arrivait pas à les avaler, ils passaient mal dans sa gorge et cette envie de pleurer lui revint, parce que Liang n'avait pas tords, il lui en demandait trop, supporter sa vie d'acteur pornographique. Le regarder dans les yeux alors qu'il serait pertinemment qu'il en avait touché un autre, l'embrasser en sachant qu'un autre l'avait fait avant lui, lui faire l'amour en jalousant celui qui l'aurait prit pour une prise bidon. Il lui sera difficile de le regarder en face, d'accepter que la personne qu'il aime saute à gauche et puis à droite. Le pire c'est qu'il lui apprenait qu'il ne pouvait pas changer. Alors quoi, ça resterait comme ça ? Il ne pouvait pas faire un effort pour lui ? Liam ne dit rien, il resta silencieux. Mais il aimait n'es-ce pas ? Il ne pouvait pas le lâcher après ça, même après tout ça, il ne penserait qu'à lui, il sait qu'il donnerait tout pour revoir son sourire, pour le voir râler et jurer à tout bout de champ, le voir aussi doux avec lui. « Tu es trop égoïste. » Il se redressa, reniflant encore comme un sale gosse. Il ne savait pas quoi dire, il l'aimait il n'y avait pas à dire, à la folie même, il ne pouvait se passer de lui. Mais accepter tout ça...es-ce qu'il pourra. Il fixa ce point fixe devant lui, décollant les mèches rebelles collaient à son visage.

Qu'es que je dois faire ? Si misérable, son sourire me manque, sa chaleur me manque. Je ne peux pas partir, pas comme ça. il le laissa reprendre la position qu'il avait eu en début de soirée, ses bras passèrent autour de sa taille comme un automatisme, habitué à la tendresse qu'il y avait entre eux. Un baiser presque pudique, il aimait ce genre de baiser, il avait l'impression de retomber en enfance. Il le lui rendit du bout des lèvres. « Pourquoi tu ne m‘as pas demandé ? J’attendais que ça que tu m’le demandes. J’voulais qu’tu m’tendes une perche pour que je te dise combien je t’aime. » Il se dévoilait, pour la toute première fois. Liam ne baissa pas la tête, il ne cessait de le fixer. Il devenait fou, fou à cause de lui, il se sentait brûlé de l'intérieur, comme cette maison. Liang l'égoïste, il lui dévoilait ses sentiments parce qu'il avait peur qu'il parte, qu'il s'en aille pour de bon, n'es-ce pas ? Il voulait le garder pour qu'à jamais il ne soit heureux avec quelqu'un d'autre. Il voulait le voir souffrir encore, le voir pleurer de la sorte, hm ? Il se le demandait bien. Peut-être qu'il avait fini par s'y attacher lui aussi. Tardivement, mais ça c'était fait. Chaque baisers sur son visage étaient comme un nouveau coup de marteau sur son cœur. Il ferma les yeux se mordant la lèvre inférieure. C'est lui, c'est Liang qui rend cette relation aussi compliqué, il n'y a pas à dire. Ils mourront par amour, cet amour incontrôlable, beaucoup trop fort. « Reste avec moi parce que je t‘aime. » Boum. Son cœur manqua un battement. Boum, boum. Puis un second. Il laissa sa tête retomber sur l'épaule du plus âgé. Un faible sourire. Voilà se qu'il attendait, qu'il se décide lui-même à tout lui avouer. Mais la situation était plus différente que précédemment. Maintenant, Liam connaissait la vérité et ça le bloquait atrocement. Oui, il l'aimait encore, rien n'avait changé mais il se demandait si ça ne briserait pas leur relation, si ça ne le briserait pas lui. Le coréen n'arrivait pas à oublier, c'était comme gravé dans sa tête. « Tu te rends comptes de ce que tu me demandes ? Tu penses que toi et moi ça pourra être comme dernièrement ? On va se détruire Liang. C'est ce que tu veux ? Tu es aussi cinglé que moi ma parole. » Et pourtant il était heureux qu'il ressente à présent la même chose que lui. Heureux mais si triste que tout ce passe de cette façon. Il n'avait pas planifier tout ça, non. Ses lèvres chatouillaient la peau du cou de son amant le serrant tout contre lui. Il aimait sa peau douce, il regrettait même de s'être habiller, il ne la sentait plus contre lui. « L'homme que j'aime tourne des films de cul pour gay et je dois l'accepter. Il doit se faire sucer par d'autres connards ou l'inverse mais je ne peux rien y faire. Et le pire dans tous ça, c'est que je ne peux pas m'empêcher de l'aimer, je ne peux pas lui en vouloir d'être tombé aussi bas. Je ne lui en voudrais peut-être jamais. J’apprendrais à vivre avec cette putain de douleur. J'ai envie de tout brûler, tu sais pas à quel point. Sérieux, ça m'enchante pas tes conneries là. Mais je doute que tu apprécies ce boulot. Dis-moi que tu n'aimes pas ça. » En temps normal, bien évidement qu'il aurait gueulé, il l'aurait secoué, mais Liang l'avait touché avant qu'il ne fasse quoique ce soit. Il l'avait abattu et Liam n'avait rien pu faire. Le regard vide, cette voix faible et si lointaine comme s'il était pensif. Il soupira et se redressa un peu de façon à capturer ses lèvres en l'entraînant dans un doux baiser. Il n'avait plus le choix, même s'il voulait se défaire du chinois c'était impossible, il l'avait goûté, appris à vivre un court moment à ses côtés et puis il l'aimait. Il l'aimait réellement. On ne peut pas faire marche arrière quand on veut, c'est impossible. Maintenant il le savait, l'amour le dégoûtait pour de bon. Il sera le dernier alors. « You know that I love you, my angel. » toujours proche de ses lèvres fines, ses yeux dans les siens, ses mains caressaient ses hanches de haut en bas. Ce sourire plus triste que tout ceux qu'il avait pu avoir avant. Il souffrait atrocement, mais il pouvait bien oublier ce qu'il avait vu, n'es-ce pas ? Il en était capable. Fermer les yeux une dernière fois, pour qu'il puisse marcher à nouveau, vivre à nouveau. Aimer encore une fois. « N'aime que moi. » il le priait presque.



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Ven 18 Mai - 19:03

    We all make mistakes. That’s part of life. We have all judged someone for mistakes different than our own. That’s part of being human. But, people are more than mistakes and you are not the only judge. Won’t you sit a while and learn what is beyond the surface? Because we are all misunderstood in some way and we all deserve compassion and love.


Quelques fois, on en arrive à un point où tout nous échappe. On s’imagine plus fort que les autres, au-dessus d’eux, et on se rend compte qu’on est au moins aussi faible, si ce n’est plus. Liang se donnait des grands airs depuis son adolescence. Il prétendait comme beaucoup de gens que tout allait bien. Il faisait semblant. Il parait que les êtres humains sont doués pour ça. Il savent comment se bercer d’illusions et s’endormir tout en étant conforté dans l’idée d’être heureux. Liang répondait toujours que sa vie lui convenait telle qu’elle est. À chaque période de sa vie c’était ce qu’il avait dit. Quand il vivait chez sa mère, durant les années passées chez son père, et même à présent. Même maintenant alors qu’il exerçait un métier presque abominable et qu’il avait laissé tomber tous ses rêves. Liang ne voyait plus de lumière. Il vivait la nuit principalement. Il profite apparemment. La vérité est que les choses s’étaient enchainées trop vite pour lui, beaucoup trop. Il n’avait rien eu le temps de voir venir. Chaque évènement en bousculait un autre. La mort de sa mère, son arrivée à Séoul, sa descente aux enfers, la prostitution, la pornographie. À aucun moment il ne s’était posé pour réfléchir, tout s’était fait sur des coups de têtes. Et surtout en fonction de ce dont il pensait être capable. Il se souvenait de ses camarades, tous emplis d’une ambition à devenir de grands artistes. Puis lui, à côté, qui ne s’imaginait pas une seule seconde avoir ne serait-ce qu’un millième de talent pour oser postuler à une quelconque grande école. D’où et comment avait-il fait pour en arriver là ? Le problème remontait à son enfance. Il voyait sa mère galérait et il ne pouvait pas l’aider. Il se sentait comme un poids pour elle. Il se haïssait déjà d’exister. Il lui en voulait presque de l’avoir mis au monde à vrai dire. Il se trouvait inutile. Puis il la perdit, celle qui avait toujours tout fait pour assurer son bonheur le laissa. Il se rend encore coupable de sa mort, de n’avoir rien vu ni fait pour l’aider. Les psychologues parleront de traumatisme. Ils vous diront que Liang est un jeune homme perturbé, perdu, et sans aucune estime de sa personne. Un mec qui se croit incapable de réussir quoi que ce soit dans sa vie, et surtout qui n’arrive pas à trouver sa place parmi les autres. Alors quand on ne trouve pas, on se laisse aller. On prend ce qu’on nous donne. On se cache derrière ce qu’on veut bien nous laisser. Liang comprenait. Contrairement à ce dont il donne l’impression, Liang savait parfaitement comment il en était arrivé là et surtout combien il souhaiterait au plus profond de lui qu’on le tire de cette merde. Il n’attendait que ça, qu’on le chope et qu’on le fasse sortir, par la peau des fesses s’il le faut. Mais il se bornait à refuser, à couler encore, à continuer ses bêtises. Quand allait-il grandir, faire le deuil de sa mère ou ouvrir les yeux ? Il manquait cruellement de confiance en lui. Pourtant, il avait conscience qu’il plaisait, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de qui il voulait. Mais la confiance, ce n’était peut être pas ça. La confiance, c’est sans aucun doute avoir la force de croire en soi et en ses rêves. La force de tout mettre en œuvre pour réaliser ses désirs. Et vous voulez savoir un truc dingue ? C’était ce qu’il comptait faire. Dire les choses et tout mettre en œuvre pour les réaliser.

Liang, qui était pourtant auparavant résolu à voir partir Liam un jour ou l’autre, le suppliait. Il lui demandait de rester avec lui. Il jouait à l’homme le plus égoïste de la terre. Il réclamait l’impossible de la part de Liam. Il voulait qu’il l’accepte ainsi. Avec son emploi dégueulasse et l’impossibilité qu’il fasse de véritables efforts. Un bel enfoiré. Une fois encore, il le détruisait. Il le mettait à genoux. En fait, c’était comme s’il avait arraché son cœur. Il lisait dans ses yeux tout ce qu’il lui faisait subir à chaque mot qu’il prononçait. Cependant il ne s’arrêtait pas, il continuait à l’implorer. Il ne comptait pas cesser de le faire à vrai dire. Il serait capable de le prier encore des heures, jusqu’à ce qu’il lui dise oui. Jusqu’à ce qu’il veuille bien lui décrocher la lune. Parce qu’il attendait de lui au moins quelque chose d’aussi énorme et improbable que cela. Il voulait que l’unique homme à l’aimer autant le prenne tout entier, que ce dernier accepte de le partager avec des cochons, et peut être avec d’autres encore. Il ne savait pas s’il pourrait être fidèle à une seule personne. En réalité, il n’était pas sur qu’il le soit même s’il n’allait pas voir ailleurs puisqu’il couchera quand même avec des inconnus. Mais oui, il osait. Il osait attendre cet énorme sacrifice de la part de Liam. I’m selfish, impatient and a little insecure. I make mistakes, I am out of control and at times hard to handle. Lui-même n’en revenait pas de ce qu’il était en train de faire. Jamais il ne s’était senti aussi pitoyable qu’en montrant ses faiblesses à son jeune amant. D’ailleurs, il ne pensait pas qu’un jour ils en arriveraient là. Ce qui avait fait que tout lui échappait, c’était lui. Liang perdait totalement le contrôle à cause de Liam. Il se mettait à haïr sa vie plus que sa propre personne. Il détestait ce qu’il avait fait et toutes ses erreurs commises. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui seulement il réalisait l’impact qu’elles pouvaient avoir. Avant, il s’en fichait éperdument. Personne ne se souciait de ce qu’il faisait de son corps, et cela n’en dérangeait aucun, mais à présent il y avait Liam. Liam, ce petit con qui bousillait et retournait tout sur son passage. « Tu es trop égoïste. » Mais il ne pouvait pas lui en vouloir. Il avait voulu jouer. Il l’avait laissé entrer dans sa vie et bien maintenant il devait assumer le fait qu’il ne pouvait plus le laisser partir. Il ne pensait pas un jour s’attacher autant à quelqu’un. Surtout pas à un pauvre lycée. À croire que la vie nous réserve bien des surprises. Bonnes ou mauvaises, parfois les deux en même temps. Liang ne savait pas dans quelle catégorie mettre son histoire avec Liam. Parce que pour le moment leur avenir était loin d’être assuré, et pas rose du tout même. « Je suis désolée. » Mais il s’en excusait. Il était confus de causer tant de malheur à un être comme Liam qui avait et pourrait vivre tant de choses. Liam pourrait rencontrer quelqu’un de plus sain que lui et être heureux, mais non, Liang le retenait. Pardon Liam, je t’ai toujours voulu rien que pour moi. Il passa son pouce sur ses lèvres pulpeuses. Il en redessina le contour avant de ne frôler son menton. Cet homme lui avait fait perdre la tête, et bien plus encore. Il n’arrivait toujours pas à s’y faire. Quel imbécile. Il avait voulu faire le malin, le dominer, le manipuler et pour la première fois tout s’était retourné contre lui.

    You know, sometimes all you need is twenty seconds of insane courage. Just literally twenty seconds of just embarrassing bravery. And I promise you, something great will come of it.


Liang n’allait pas lâcher. Liang n’allait pas se calmer. Il était sur sa lancée. Il se dévoilait enfin et pour la toute première fois à quelqu’un. Il n’aurait jamais cru que ce quelqu’un puisse être Liam, mais bizarrement il ne le regrettait pas. Il aurait pu avoir peur. Parce que Liang a peur de ce genre de choses. De l’amour tout ça. Il en a appris beaucoup dans les livres mais ne l’a jamais vécu. Alors il a des préjugés, et il est persuadé que ça fait toujours souffrir, qu’il n’y a rien de bon à aimer. Pourtant depuis qu’il sentait l’amour que Liam lui portait, il vivait mieux. Ses poumons se remplissaient d’un air nouveau. Et à mesure qu’il était tombé amoureux des sentiments de Liam, il s’était mis à l’aimer aussi. Lui, ce jeune homme qui endurait tout presque silencieusement. Ce mec qui l’aimait sans limite et qui n’avait pas claqué la porte. Et alors qu’il avait profité tant de fois de sa tendresse, Liang souhaitait la lui rendre en double. Car les mots qu’il allait prononcer était d’une valeur inestimable. Il ne le disait jamais. Il ne l’avait même jamais dit à sa mère. Liam allait être le premier destinataire de tout son amour. Le premier à qui il voudra bien s’ouvrir. Lentement certes, et avec beaucoup de difficultés, mais il allait le faire. Il allait le laisser le mettre à nu pour de vrai et tout apprendre de lui. Il venait de lui dire « je t’aime ». Liang ne s’attendait pas à ce que Liam saute de joie bien évidemment, après ce qu’il venait d’apprendre, il comprenait parfaitement qu’il ne le prenne pas très bien. Peut être que s’il ne lui avait pas caché il aurait déjà fui depuis longtemps. Mais voilà, le destin a voulu qu’ils en soient là aujourd’hui alors ils en sont là. À faire subir la pire des tortures à leurs deux cœurs d’amoureux. Liang sentait le sien se tordre parce qu’il craignait que Liam retrouve la raison et parte en courant. Liam devait essayer tant bien que mal d’oublier ce qu’il avait lu. Surtout que Liang lui demandait de faire abstraction de ce détail qui n’en était pas vraiment un. En fait, c’était le nœud de leur histoire. Le problème. Le poids. Le mur. Ce que vous voulez mais rien de bon. « Tu te rends comptes de ce que tu me demandes ? Tu penses que toi et moi ça pourra être comme dernièrement ? On va se détruire Liang. C'est ce que tu veux ? Tu es aussi cinglé que moi ma parole. » Liang eut un rire quelque peu nerveux. Bien évidemment qu’il se rendait compte de tout cela. Il n’était pas idiot. Il avait beau avoir fait souffrir des tas de gonzesses sans cervelle, il savait ou du moins il imaginait le mal qu’il pouvait causer et surtout celui qu’il faisait à Liam. Il le sentait même. Il voyait qu’il le détruisait. Mais il ne pouvait pas lui dire de partir, il voulait qu’il reste. Il se sentait angoissé, effrayé, mais aussi coupable. Des sentiments terribles qui le prenaient à la gorge. Tendu de ressentir tant d’émotions différentes. Son cerveau mélangeait tout. Seules les lèvres de son amant dans son cou parvinrent à le relaxer, de sorte à ce qu’il puisse l’embrasser à son tour mais près de son oreille. « Alors on se détruira, mais je ne veux pas vivre sans toi. Je t‘en prie. » Il le suppliait encore. Non mais filmez-les, sans rire. Jamais Liang ne s’était autant rabaissé pour quelqu’un. Liam était véritablement la grande exception. Et il avait pris sa place dans sa vie en un temps record. Si bien que oui, le plus âgé ne pouvait pas se résoudre à revivre totalement seul. Car grâce à Liam, il se sentait bien. Cela le tuait d’avouer que Liam lui apportait autant, mais il ne pouvait plus se le cacher. Dès leur toute première nuit, ils étaient voués à finir ensemble. Pourquoi l’aurait-il retenu alors ? Lui, ce jeunot parmi tant d’autres. « L'homme que j'aime tourne des films de cul pour gay et je dois l'accepter. Il doit se faire sucer par d'autres connards ou l'inverse mais je ne peux rien y faire. Et le pire dans tous ça, c'est que je ne peux pas m'empêcher de l'aimer, je ne peux pas lui en vouloir d'être tombé aussi bas. Je ne lui en voudrais peut-être jamais. J’apprendrais à vivre avec cette putain de douleur. J'ai envie de tout brûler, tu sais pas à quel point. Sérieux, ça m'enchante pas tes conneries là. Mais je doute que tu apprécies ce boulot. Dis-moi que tu n'aimes pas ça. » Liang ne savait même plus s’il aimait ça ou non. Il avait l’habitude voilà tout. Il gagnait sa vie et pour lui c’était devenu banal. Mais bizarrement, maintenant que Liam était là, cela ne l’était plus. Jamais il n’avait eu aussi honte de ce qu’il faisait. Il avait toujours caché ses activités mais bien plus pour éviter les ennuis que par gêne. Là, il se sentait clairement pitoyable de faire ça. Il se sentait con même voir ridicule. Qu’est-ce que Liam devait penser de lui ? Il devait se dire qu’il ne valait pas mieux qu’une pute finalement. Comment pouvait-il aimer une pute comme lui hein ? Pauvre de toi, tu serais plus heureux si nos chemins ne s’étaient jamais croisés. « Je gagne ma vie, c’est tout. N’y pense plus, n’en parlons plus. » Il n’aimait pas en parler. Il espérait que Liam comprenne par là que non, il n’appréciait pas réellement se faire sauter par des tas de mecs différents et pas toujours très à son goût en plus de ça. Pour tout vous dire, il aurait aimé être différent pour lui. Ne pas être un acteur de film porno mais un mec sain, encore en train de faire ses études. Tout serait moins compliqué. Tout serait possible.

    As long as we can see the same sky, breathe the same air, step on the same planet, then You and I are not impossible.


Ses lèvres retrouvèrent les siennes. Elles s’épousèrent à la perfection. Il se délecta de leur douceur et du goût un peu salé qu’elles avaient encore. Il l’embrassa avec tout l’amour qu’il ressentait. Ses mains liées dans sa nuque, son corps collé au sien, entièrement offert à lui. Il frissonnait sous ce simple baiser. Liam le rendait dingue. Il était dingue de lui. « You know that I love you, my angel. » Un fin sourire. Timide presque. Parce qu’il voyait celui de Liam beaucoup plus triste que le sien. Allait-il pouvoir le rendre heureux ? Seront-ils seulement heureux un jour ? Rien n’était moins sur. Pourtant, quelque chose au fond de son cœur lui disait de garder espoir, que peut être qu’il finira par avoir une vie normale et alors il pourra le remercier. Il devra le remercier. Il caressait sa joue du bout de ses longs doigts, et ne supportait plus cette douleur qu’il lisait dans ses yeux. Alors il baissa les siens, et sa main retomba lourdement sur son épaule. « Et tu dois tellement regretter de m‘aimer. » Lâcha-t-il dans un soupir. Débile. Il était idiot. Il se sentait con d’avoir dit ça, mais c’était sorti tout seul. Il se mordit très fortement la lèvre, et comme s’il souhaitait cacher sa honte, il logea son visage dans son cou. Il frôla sa peau du bout de son nez, déposa quelques doux baisers avant de souffler à nouveau. Il glissa ses mains dans son dos, puis sous sa chemise. Heureusement que Liam restait. Heureusement qu’il l’aimait. Et quelle chance il avait. Quelqu’un d’autre aurait hurlé et tout saccagé sur son passage. Quelqu’un d’autre l’aurait traité de tous les noms et claqué la porte avec violence. Liam n’était pas quelqu’un d’autre. Il était l’homme pour qui il pourrait faire des efforts bien qu’il ne s’en sente pas capable pour le moment. Sans que le coréen le sache, il se faisait la promesse de changer. « N'aime que moi. » Comme s’il pouvait aimer quelqu’un d’autre. Non mais vous l’avez bien vu ? Regardez-le. À être amoureux pour la première fois. À crever sous la douleur que ça apporte. Mais intérieurement si heureux. Le chinois se redressa alors, et embrassa le plus jeune sur le front. « Je n’peux aimer que toi. Je n’aimerais que toi. À tes risques et périls. » Enfin ça, il l’avait sans doute déjà bien remarqué hein. Le silence retomba, et les enveloppa. Moins lourd, moins pesant, mais tout de même étouffant. Alors Liang vint l’embrasser encore une fois, et toujours avec cette infinie tendresse. Il l’aimait. Il l’aimait réellement. Lui, Zeng Liang, était amoureux. Du incroyable mais vrai. Son meilleur ami n’en croira pas ses oreilles. Il se sépara délicatement de Liam, et se leva alors. Il attrapa ses mains pour qu’il fasse de même. Liang entreprit alors de le déshabiller à nouveau, il n’allait pas dormir comme ça pas vrai ? Il laissa tomber son pull sans manche par terre. Il déboutonna ensuite lentement sa chemise et comme précédemment, embrassa au passage la peau de son torse puis il lui ôta le vêtement qui rejoignit à son tour le sol. Il déboucla sa ceinture, ouvrit le bouton, défit la braguette, et tira sur le pantalon qui glissa le long de ses jambes. Puis il retrouva ses lèvres et passa ses bras autour de sa nuque pour se coller un peu plus à lui. Lorsque le baiser prit fin, il resta proche de sa bouche sur laquelle il déposa plusieurs petits bisous. « Allons nous coucher, mon amour. » Il grimaça un peu en prononçant ce surnom avant de rire, cela ne lui ressemblait vraiment pas. Il aura essayé néanmoins et pour faire plaisir à Liam seulement. Il entrelaça ses doigts aux siens, et l’attira sous la couette avec lui. Il ne perdit pas une seule seconde pour se caler confortablement dans ses bras. Il n’avait jamais été aussi câlin. Il remonta les draps sur leurs corps presque nus, et posa sa main sur son ventre. Celle-ci descendit un peu plus bas, à la limite de son boxer. Il se mit à chatouiller du bout de ses doigts son bas ventre avant de ne pousser un long soupir significatif de son bien être. Il ferma les yeux, et malheureusement se mit à réfléchir. Ou plutôt, une question arriva d’un coup comme ça, et s’imposa d’elle-même. « Tu as peur, n’est-ce pas ? » Peur de lui, peur de sa vie, peur du « nous » qu’il formait. Liang le sentait apeuré, et surtout blessé comme jamais. Et le seul fautif c’était lui. Je suis un connard, j’ai encore eu ce que je voulais de lui. C‘est ainsi.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Mer 30 Mai - 13:36

Sa vie banale devenait un vrai cauchemar. Il se rendait compte que sa souffrance d’adolescent et de mal être n'était pas plus importante que tout ce qu'il était entrain de vivre à l'instant même. Il ouvrait les yeux sur le monde, sur la réalité. Il avait foiré sur tous les points et ça depuis qu'il s'était mit à sortir en soirée, il avait foiré quand il s'était dit détester son père parce qu'aujourd'hui il se sentait comme abandonné une nouvelle fois et avait besoin de l'amour de cette personne en particulier, il avait foiré en devenant un temps accroc à la méthadone, elle savait le combler, le rassurer et l'emmener ailleurs, mais aussi il avait aussi foiré lorsqu'il avait rencontré Kirsten et le pire fut Liang. Son esprit bascula deux ans plus tôt, il se revoyait encore allongé sur le ventre, la tête dans l'oreiller du chinois, nu, enroulé dans ses draps, son amant lui faisait dos. Cette première nuit. Il se revoyait encore lui demander quel était son prénom, il se revoyait encore rire à l'entente de celui ci. Liang, ça n'était pas commun. Tu n'es pas coréen, n'es-ce pas? Il ne s'était pas trompé et sans qu'il ne s'en rende trop compte il avait étalé une nouvelle dose de substance blanche sur la table, il s’amplifiait le nez d'une nouvelle connerie, il laissait son sang se mélanger à toute cette merde. Mais cette fois-ci sa drogue se trouvait être l'amour. Il l'avait dans le sang, dans la tête, dans chaque veines. Il était tombé amoureux de sa pute et il en avait atrocement badé en se l'apprenant à lui-même. Il fallait qu'il l'oublie, qu'il coupe les ponts, qu'il aille voir ailleurs et il n'avait pas chômer pour accomplir ses dires. Il avait couché avec d'autres hommes, ils n'étaient pas aussi nombreux que les filles qu'il avait pu mettre dans son lit, mais il avait eu certaines expériences. Le seul fait d'y penser le salissait à nouveau. Les hommes sont vraiment des fils de...La plupart de ses amants l'avaient humiliés, déjà le seul fait de ne pas pouvoir dominer la partie le dégoûté. Il le sait, c'était encore de sa faute s'il avait sombré dans toute cette connerie. C'était encore de sa faute s'il s'était retrouvé à se piquer et à sortir avec un type sans limite. Un type aussi retourné que lui, au fond du gouffre. La faute de Liang. Et puis maintenant que son père était mort pour de bon, depuis qu'il s'était donné la mort, Liam se sentait espionné, si la vie après la mort existe vraiment, si les morts veillent encore sur les vivants qu'es que son père dirait de tout ça ? Il n'imaginait même pas, les coups qu'il prendrait pour lui faire autant honte. Même malgré sa vieillesse, sa force était redoutable. Peut-être que si il n'avait pas cherché à le revoir une seconde fois il n'aurait jamais été comme ça, il aurait ressemblait à ce petit garçon plein d'ambition qu'il était plus jeune. Il aurait été bon. « Alors on se détruira, mais je ne veux pas vivre sans toi. Je t‘en prie. » Depuis quand es-tu devenu comme ça ? C'est de ma faute, n'es-ce pas si tu te rabaisses de la sorte. J'en suis désolé. Désolé de tout. Liam ferma les yeux et s'humecta les lèvres, il avait beau réfléchir, dans sa tête tout était pardonné. Il l'aimait beaucoup trop pour le laisser partir, pour lui dire d'aller voir ailleurs et d'avoir une belle vie. Cette vie, il devait la partager avec lui. Peut-être pas éternellement, peut-être un temps, mais il voulait qu'ils la partagent pour l'instant. Même malgré tout ça, son métier et les conneries qu'il pourra bien faire. Il était le seul à le guérir à l'heure d'aujourd'hui, il n'avait pas d'autre remède. Cette drogue, l'amour, était le seul traitement. Il entremêla ses doigts aux siens, avalant difficilement sa salive. Il cala sa tête contre son épaule, ses yeux encore humides fixaient un point fixe. Alors voilà, il aimait un homme au lourd secret. Il n'imaginait même pas le sale boulot qu'il devait avoir à faire, il n'imaginait même pas comment ça pouvait exciter d'autres imbéciles, parce que oui, il était sur qu'il savait exciter d'autres personnes. Liang n'était pas n'importe qui, il est tout de même un homme magnifique, comment résister ? Il avoue lui-même s'être masturbé en repensant à cet homme, alors pourquoi pas les autres ? Et maintenant, il se demandait comment il devait se comporter devant les caméras. Il toussa un instant, sentant les horribles nausées lui revenir. Il faut qu'il aille dégueuler. Il entreprit de se lever, mais s'arrêta bien rapidement. « Je gagne ma vie, c’est tout. N’y pense plus, n’en parlons plus. » Il bouillonnait intérieurement. Ne plus y penser ? Il le prenait pour quoi ? Une machine ? Il suffit de le reformater pour qu'il tire un trait sur toute cette merde ? Il poussa un léger soupir, il se calma un peu, au moins ça montrait qu'il n'aimait pas ce qu'il faisait n'es-ce pas ? Il espérait tellement avoir compris. Il colla sa bouche contre la sienne, puis un baiser sur sa tempe. Oublier et ne pas s'arrêter de l'aimer.

Une partie de lui avait envie de fuir, de le fuir. Liang cet ange qui lui suçait la vie. Liam ne se souvient plus pourquoi il est restait ici, pourquoi ses pieds ne l'ont pas guidés vers la porte de sortie. Mais il savait qu'il devait le voir. Il avait lutté contre lui-même, contre ses pensées négatives et il était rentré dans la chambre du plus vieux. En espérant lui dire qu'il fallait arrêter, qu'il ne l'aimait plus. Il s'était imaginé la pire scène au monde, il pensait que Liang le haïrait après ça, pour ne pas avoir tenu sa promesse, il le maudirait et le jetterait de chez lui. Comme dans les grands films hollywoodien. Chose qu'il n'avait pas faite bien évidement. Il est beaucoup trop con, il avait trop peur de se défaire de cet homme, pensant qu'il n'était bon qu'à l'aimer. Il ne pouvait aimer quelqu'un d'autre comme il aimait le chinois, il n'avait jamais aimé comme ça. Il n'avait jamais aimé à en chialer comme un gosse. Il ne chialait jamais et aujourd'hui il l'avait fait. Il se sentait si sale et faible de pleurer pour cet homme. Un homme qu'il aimait depuis si longtemps. Prit au piège pour la énième fois de sa misérable vie. Comme un chien il restait aux pieds de son maître, il ne lui devait pourtant rien du tout. Il l'avait fait tomber au plus bas dès ce premier soir, dès que ses lèvres avaient rejoint les siennes dans un baiser fiévreux. Liang lui avait apprit à bien faire et à lui faire du bien. Le coréen avait apprécié, non mais quel crétin, le pire était qu'il en avait redemandé. Aujourd'hui, Liam souffrait horriblement et ça plus que tous les autres jours. Ses larmes s'étaient pourtant calmées, mais la peur, la souffrance, ce poids qu'il avait toujours dans le cœur et qu'il ne cessait de porter ce trouvait toujours là. Elle pesait sur ses petites épaules et il avait comme l'impression que cette fois-ci, il n'était plus très loin. Oui, cette mauvaise odeur, celle qui nous annonce bientôt la fin. Cette odeur de défaite. Es-ce qu'il pourrait tout ravaler, tout oublier comme un crétin, au lieu de dire qu'il était à bout, qu'il ne pouvait plus jouer à ce jeu. Il allait se tuer. Ils se tuerait tous les deux, ils se détruiront par la suite, ils en souffriront énormément. Le coréen craignait le pire et le pire pour lui était de le perdre. N'es-ce pas romantique ? Liam se détestait de plus en plus de penser de cette façon, de l'aimer à la folie et de ne pas pouvoir se détacher de lui. Liang n'était-il pas trop égoïste avec lui, il avait beau le voir, voir la vérité en face il continuait à l'aimer, à l'embrasser, à le toucher. Pourquoi, il n'arrivait pas à tourner la page, ce dire que leur histoire ne servirait à rien s'ils ne voulaient pas évoluer ? Pourquoi est-il aussi têtu ? Pourquoi Liang l'est aussi ? Il l'avait pensé beaucoup plus intelligent, mais apparemment lui aussi ne pouvait plus se passer du plus jeune. Ce sale gosse qui lui en donnait trop, qui lui demandait toujours trop sans pour autant ouvrir la bouche. Offres-toi à moi. Dis moi que tu m'aimes.

Un nouveau baiser, un baiser passionné et amoureux comme si tout allait bien entre eux. Comme si tout n'était qu'un vieux cauchemar. Le cœur du coréen battait à la chamade. Il tournait la page. Il ne pouvait pas se résoudre à ne pas l'aimer, son corps lui demandait l'impossible. Il passa ses bras autour de sa taille, approfondissant légèrement le baiser. Il ne tarda pas à lui avouer ses sentiments pour lui. Il était triste de se l'avouer, mais il fallait qu'il lui dise tout ce qu'il ressent pour lui. Cette fois-ci, il le fit dans sa langue natale, cette langue que son père parlait: l'anglais. Ses lèvres toujours aussi proches des siennes, son regard dans le sien, avant qu'il ne baisse le regard. « Et tu dois tellement regretter de m‘aimer. » Liam pouffa de rire. Il n'avait pas tord, au fond de lui il regrettait tellement d'en être arrivé jusqu'à là. Mais l'amour de Liang arrivait à balayer tous ses regrets, à le faire tout oublier et passer par dessus ça. Il se sentait un peu plus fort en sa présence et le faisait vivre. « Je ne veux plus t'entendre dire des choses comme ça. » Sa voix douce brisa le faible silence, il lui caressa le visage, ce fin sourire sur les lèvres, il posa un baiser sur sa joue, le bout de son nez, puis un nouveau sur la joue et soupira de bien être. Qu'il arrête d'être négatif.
Finalement, il n'avait pas attendu pour rien. L'homme qu'il aimait tombé amoureux de lui, il c'était pourtant dit que ça ne serait jamais possible entre eux. Le chinois avait un caractère tellement spécial, tellement froid. Il ne serait briser sa fichue carapace et pourtant depuis les retrouvailles tout allait beaucoup mieux, depuis qu'il lui avait dit qu'il l'aimait. Il sentit le doux parfum du chinois, le sentant encore plus proche, il lui caressa les cheveux, fermant les yeux sous ses tendres caresses. Il avait besoin de confort, de tout ça, de lui. Il acceptait, il signait un nouveau contrat avec le diable, il lui cédait encore tout, il ne pouvait pas lui dire non. Parce qu'il n'a jamais su le faire. Comme pour se rassurer Liam ouvrit une nouvelle fois la bouche, encore des mots stupides, il est d'un niais quand il est full in love, je ne vous dis même pas. La réponse de Liang le fit tout de même sourire. Ah bon ? Bizarrement, il voulait l'entendre lui dire à nouveau, il voulait qu'il lui dise à quel point il l'aime. Il posa un baiser sur sa bouche, heureux comme un poisson dans l'eau, n'essayant même pas de cacher cet énorme sourire, il le fixait. Il s'y perdait une nouvelle fois. Il se perdait dans les yeux de l'homme qu'il aimait. Liang cet homme si étrange. Il essuya encore une fois ses yeux humides pour mieux le reluquer une fois qu'il se leva, il ne broncha pas lorsqu'il l’entraîna avec lui. Ça n'est qu'aujourd'hui qu'il remarqua qu'il était légèrement plus grand que son aîné, ce qui le fit doucement sourire. Il l'aida dans sa tâche, laissant tomber proprement son pull sur le sol, il ne faut pas oublier que Liam est un homme qui ne supporte pas le désordre. Encore une fois il se retrouva torse nu face au plus vieux. Ils se trouvaient dans le même état. A égalité. Liam ne l'avait pas lâché du regard pendant tout le long. Magnifique. L'homme qu'il aimait été magnifique, que ce soit extérieurement ou intérieurement. Il le contempla un peu plus longtemps, puis colla son torse au sien. Il le sentait. Ses bras passèrent autour de sa taille et il caressa son dos du bout des doigts. Il sentait son cœur battre aussi vite que le sien. Ils tapaient tous deux dans leurs cages thoraciques, comme s'ils voulaient en sortir pour pouvoir eux aussi s'unir. Les bras du chinois passèrent autour de son cou, un nouveau baiser auquel il répondit, sa langue rejoignit la sienne, elles dansèrent au rythme de cette mélodie muette. « Allons nous coucher, mon amour. » le coréen haussa un sourcil et éclata de rire, cachant sa tête dans le cou du plus vieux. Comment l'avait-il nommé ? Mon amour ? Bien évidemment que ça lui faisait plaisir, c'est juste qu'il n'avait pas l'habitude avec lui. Lui, qui n'avait cessait de le nommer : « gamin ». Autant de changement en si peut de temps . Il posa un baiser au coin de sa bouche, un sourire timide sur les lèvres. « Nomme-moi comme ça plus souvent, mon ange. » quel con. Il haussa deux fois les sourcils, puis les épaules et rejoignit le lit. Lorsqu'il le couvrit, Liam se découvrit un peu préférant se coller à lui. Il s'étira un instant, fixant son poignet tatoué le regard complètement vide, profitant de ces douces caresses. Qu'es que ça pouvait lui faire un bien fou. « Tu as peur, n’est-ce pas ? » Bien évidement qu'il avait peur. Qu'es qu'ils deviendraient ? Et voilà que Liam craignait le futur. Son futur avec lui. Il hocha la tête de haut en bas comme un enfant et se colla un peu plus à lui. Dans les mois à venir seront-ils toujours aussi attachés ? Dans les années à venir pleura-t-il encore pour lui toujours dans de bonne circonstances ? Il le voulait, il ne pouvait vivre qu'avec lui et même s'il avait peur à l'heure d'aujourd'hui, il savait très bien qu'elle ne serait pas éternelle. Elle s'en ira et les laissera de nouveau respirer. Il ferma les yeux et se demanda si Liang ressentait la même chose. Mais ça n'était pas sa vraie peur face à cette situation, non. « J'ai peur de te perdre et de devoir te vivre au passé. » Silence. « Voilà ma réelle peur. » Comme il y a deux ans. Deux ans qu'il avait très mal vécu. Il ne voulait pas que le scénario s'écrive à nouveau. Sa bouche se posa contre la sienne, sa main droite passa entre les cuisses du chinois, l'air pensif, puis elle remonta le long de celles-ci et s'arrêta sur son bas ventre, il s'amusa un instant avec l’élastique de son boxer, frôlant les poils pubiens de son amant ou devrais-je dire « petit-ami ». Liang frissonna, Liam rit doucement, collant sa bouche contre sa tempe. Petit-ami. Tellement étrange. Il s'écarta un peu, quittant un instant la chaleur de sa moitié et passa un premier coup de langue sur son cou. Très lentement, très sensuel. Elle descendit sur ses clavicules et puis il remonta lui arrachant un adorable baiser. « Alors finalement tu as gagné, tu avais bien raison. Je ne peux pas t'oublier. » il fit la moue et le dévora des yeux un léger sourire sur les lèvres. « Tu veux quoi ? Dis moi ce que tu veux et je te le donnerais. Tu es tout de même le grand vainqueur de ce stupide pari. »



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Zeng Liang
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Dim 3 Juin - 13:04

Il arrive que la vie nous réserve des surprises ou qu’on choisisse de prendre un chemin différent. On fait un détour, et alors on découvre quelque chose de merveilleux. Liang, à un moment ou à un autre, était sorti de ce sentier vers les enfers pour en rejoindre un autre. Il avait alors croisé Liam, et jamais il n’aurait imaginé ce que cet adolescent allait représenter pour lui. À ce jour, la vie du chinois était à l’envers. Plus rien ne se trouvait à sa place dans sa tête. Un tourbillon de pensées et de sentiments avait tout renversé. Liang, être froid et solitaire, égoïste et fier, sentait grandir en lui une impression nouvelle. Elle le tirait vers le haut, il pouvait presque percevoir les rayons du soleil qu’il ne distinguait plus au fond de son océan miteux. Liam détruisait sa carapace pourtant bien solide. Il y allait petit à petit, mais chaque nouvelle faille amorçait et préparait leur futur. Un futur qui pourra peut être devenir plus lumineux qu’ils ne le pensent, et auquel ils refusent tous les deux de croire. Ils espèrent, mais aucun n’arrive à avoir confiance. Liam parce qu’il souffre. Liang parce qu’il marche en terre inconnue. La première cassure avait eu lieu il y a deux ans, quand leurs regards s’étaient croisés pour la toute première fois. Loin d’être la plus minuscule, elle était la plus importante. Elle avait permis toutes les autres. Celle de leur retrouvaille. L’aveu de Liam. La fin de sa solitude. La découverte de son cœur. Son désir de le garder. Son besoin qu’il reste. La naissance de son amour. Finalement, Liang était donc un être capable d’aimer. Lui-même ne s’en sentait pas capable. Il avait aimé sa mère, mais elle était morte et il croyait encore que c’était sa faute. Il aimait Liam, mais il souffrait et il ne voulait pas le mettre à genoux. Avant qu’il ne réalise tout ça, il prétendait jouer. Il s’amusait des sentiments du plus jeune, et à force, il l’avait suivi. Emporté par les sentiments de Liam, il s’était mis à l’aimer. Il était bien tombé amoureux. À tel point qu’il lui avait avoué. Tant d’amour qui l’avait poussé à le supplier, à se rabaisser pour ses beaux yeux. Et maintenant ? Maintenant qu’il lui volait tout, qu’il lui demandait l’impossible, qu’il agissait encore comme le pire égoïste, qu’est-ce que Liam ressentait ? Il devait se sentir sali, encore plus qu’avant. Il devait regretter, tout regretter. De leur rencontre à cette soirée. Aimer une pute, il n’y a pas plus dégradant non ? Liang ne voyait pas, il ne comprenait pas, il n’arriverait peut être pas à comprendre un jour, pourquoi lui ? Pourquoi est-ce que Liam l’aimait ? Qu’avait-il vu en lui que les autres ne pouvaient pas apercevoir ? Liang se trouvait ignoble, tout sauf aimable ou adorable. Pourtant, il ressentait l’amour que Liam lui portait. Ça lui donnait des ailes, même s’il savait qu’il ne le méritait pas. Liam acceptait de continuer malgré son métier. Il ne lui avait même pas demandé d’arrêter. Il se pliait à ses désirs, et non aux siens. Il le laissait piétiner son cœur sans même avoir la certitude qu’il lui sera fidèle. Il avait surement envie de fuir, ou de cesser de l’aimer. Cela ne pouvait être autrement. Mais lorsqu’il l’entendit rire, il fronça les sourcils. Il releva la tête, une moue d’enfant sur son visage d’ange. Pourquoi riait-il ? Il était très sérieux. « Je ne veux plus t'entendre dire des choses comme ça. » Un grand souffle gonfla son cœur et glissa un petit sourire sur son visage. Liam le transformait. Il lui rendait son innocence perdue. Il le calmait, lui redonnait un peu de pureté et d’espoir. Il voulait croire en lui, et même en la vie. Ses baisers ravivaient une flamme éteinte depuis longtemps dans son cœur. Il se blottit contre cet homme qu’il aimait un peu plus à chaque seconde. Il cherchait cette chaleur si agréable, respirait son odeur tant enivrante. Il baisa sa peau, la caressa du bout des doigts sous sa chemise et poussa un long soupir de bien être qui souleva ses épaules. « Tu es trop gentil avec moi. » Un petit, tout petit rire forcé. Loin d’un reproche, c’était un constat. Qu’il ne le prenne pas mal, il craignait juste qu’un jour, tous leurs moments ensemble ne soient que regrets.

Les mots qui quittèrent la bouche de Liang s’envolèrent tout droit vers le cœur du coréen. Il vit dans le regard de ce dernier, un éclat qui dissipa un peu l’amertume et la tristesse. D’ailleurs, ce sourire qui illumina son visage le toucha. Liang s’armait d’un courage nouveau. Celui qu’il n’avait pas eu durant toutes ces dernières années. Il se promettait de remonter, pourquoi pas de mettre la tête hors de l’eau et de peut être rendre heureux son amant. Ce ne serait pas une mince affaire mais il voulait essayer. Il ne craignait pas l’échec, car il ne pourra pas tomber plus bas qu’il ne l’est. Autant tenter le tout pour le tout. Il fera tout pour Liam, pour être sur de le garder à ses côtés. Mais pour le moment, il n’y avait qu’à tout relâcher. Laisser filer leurs peines, et les étouffer un peu. Juste pour souffler, pour profiter, pour s’aimer. Pour s’aimer pour du vrai, car les masques étaient tombés. Retrouver et apprécier une fois encore cette tendresse. Celle qui réchauffe son cœur. Alors il le déshabilla pour qu’il le rejoigne sous les draps. Leurs cors se rapprochèrent pour une nouvelle étreinte amoureuse. Leurs lèvres se scellèrent dans un doux et agréable baiser. Liang sentait les caresses dans son dos et son épiderme réagissait excessivement dans des frissons terriblement grisants. Il quitta difficilement sa bouche à l’aide de quelques bisous si mignons, et prononça des mots, plus particulièrement deux mots, qui accolés formaient un surnom. Le genre de surnoms niais que les couples se donnent et dont il n’était pas friand du tout. Pour tout dire ça l’énervait et il détestait qu’on l’appelle ainsi ou appeler quelqu’un ainsi. Mais il avait voulu essayer. Peut-être pour palier à un manque que Liam pourrait ressentir ou bien encore pour lui faire plaisir, voir même juste pour essayer. Cela sonna affreusement bizarre, mais pas faux pour autant. Surement un peu maladroit, mais sincère. « Nomme-moi comme ça plus souvent, mon ange. » Il se mordit la lèvre inférieur, appréciant l’appellation. Comment pouvait-il l’appeler ainsi après tout ce qu’il lui avait fait et lui faisait encore subir ? Et surtout, en sachant ce qu’il est. Mais agréablement touché par l’attention, il hocha la tête de bas haut. Il le fera alors, il essayera de le faire en tout cas.

Sous les draps, il se lova dans ses bras. Liang n’avait jamais été très câlin. En fait, de toutes ses conquêtes et quelques relations plus durables, il ne s’était comporté de la sorte. Il n’y avait qu’avec Liam qu’il cherchait autant le contact. Tactile, il pouvait certes l’être, mais en général cela le faisait vite chier parce qu’il trouvait l’autre personne collante ou va savoir. Mais là, il avait comme besoin d’être scotché à lui, de ressentir la chaleur de son corps contre le sien. Il aimait la façon dont Liam était tendre. Cela devait probablement aussi faire bizarre à Liam. Car avant, au tout début, ils baisaient, puis Liang prenait immédiatement ses distances. Depuis leur retrouvaille, il s’était révélé plus attentionné, et sans doute était-ce ce qui avait réveillé ses sentiments. En ne prenant pas ses distances comme avec les autres, il avait laissé Liam l’atteindre et frôlé son cœur. Liang aurait peut être dû faire plus attention, cela aurait été plus simple pour l’un comme pour l’autre. À présent, il était un peu tard. Il s’engageait dans quelque chose. Il ignorait s’il devait considérer Liam comme son petit ami, ou si leur relation était bien officielle, mais ça en avait tout l’air. Il craignait de donner trop d’espoirs à Liam. Arriverait-il à se contrôler pour lui ? Il se disait que oui, sans en être sur. Auparavant, il pensait ne rien pouvoir lui promettre. Il n’aimait pas les promesses. Il se sentait incapable de les tenir. Alors encore une fois, il allait se mettre comme en période d’essai. Il fera de son mieux pour ne pas faire encore plus de mal à Liam. Il avait l’impression d’avoir fragilisé le lycéen et qu’au moindre coup, il se retrouvera à terre. Mieux valait faire attention. « J'ai peur de te perdre et de devoir te vivre au passé. » Liang fronça les sourcils, et se redressa de manière à poser son menton sur le torse du coréen. « Voilà ma réelle peur. » Il posa sa main sur sa joue, la caressa doucement de son pouce, terriblement attendri par de telles paroles. Liam transformait l’être de glace qu’il était en véritable chamallow tout mou. « J‘te laisserais pas, j‘partirais pas. D’accord ? » Pas vraiment doué pour trouver les bons mots et rassurer, désolé Liam. Pourtant, il aimerait te donner matière à y croire, et effacer tes craintes, mais il ne savait pas encore trop comment s’y prendre. Il sourit juste avant de toucher ses lèvres, laissant sa main dériver dans sa nuque et chatouiller ses cheveux. Les papillons dans le ventre, c’était la première fois qu’il les découvrait et qu’il comprenait l’expression. Il avait l’impression de redevenir un adolescent. Liang appréciait cette main baladeuse sur son corps, entre ses cuisses et bientôt ses doigts qui se mirent à jouer avec l’élastique de son boxer. D’ailleurs, le frisson qui fit trembler très légèrement son corps le poussa à mordiller doucement et avec envie la lèvre du coréen. Il fronça un peu les sourcils en l’entendant rire, le poussant gentiment au niveau de l’épaule avant de pouffer amusé par sa propre réaction. Il ferma les yeux dès qu’il sentit la langue de son amant dans son cou. Il souffla faiblement comme pour éviter de gémir à ce simple geste totalement érotique. Dès qu’il arriva à sa clavicule, le chinois enfonça doucement - sans intention de lui faire mal - ses dents dans son épaule avant de rire puis de se taire à cause du baiser. Il se sentait aussi léger qu’une plume. Oh Liam, merci d’exister. « Alors finalement tu as gagné, tu avais bien raison. Je ne peux pas t'oublier. » Dans un sens oui, il avait tout de même gagné. Il avait atteint un but bien différent de celui qu’il avait. Il voulait avoir Liam à ses pieds, à la place il avait son cœur oui, mais il lui avait aussi donné le sien. Liang sourit, lui vola un court baiser, avant de frotter le bout de son nez contre le sien. « Tu n‘imagines même pas comme j‘suis heureux, et fier de t‘avoir. » Lâcha-t-il dans un murmure, presque comme s’il s’agissait d’une confidence de la plus haute importance. Encore un bisou, ah ses lèvres qu’il aimait tant. « Tu veux quoi ? Dis moi ce que tu veux et je te le donnerais. Tu es tout de même le grand vainqueur de ce stupide pari. » Un stupide pari ? Oh ça oui, mais un heureux pari tout de même. Le chinois se laissa tomber sur le dos, à côté de Liam, et fit mine de réfléchir tout en fixant le plafond. Il passa une main dans ses cheveux, il n’avait rien à réclamer. Il avait ce qu’il voulait finalement. Il l’avait lui. Depuis le début en fait, tout ce qu’il désirait, c’était cet homme, et désormais, il lui appartenait entièrement et réellement. « Je crois que j‘ai eu tout ce que je voulais.. » Un silence. Un éclair passa dans son cerveau, comme une illumination. Il se redressa aussitôt, assis sur le lit, un grand sourire victorieux sur le visage. Il se tourna vers Liam. Il venait de trouver ce qu’il voulait encore de lui. Ce qu’il n’avait pas encore eu et qui titillait un peu son désir. Il y avait pensé quelques fois, sans jamais faire le premier pas. Tout ça pour la bonne et simple raison qu’il adorait la manière dont Liam lui faisait l’amour. C’est simple, il ne prenait autant de plaisir qu’avec lui. Il se bouffait tellement d’amour dans le visage. Il en perdait la tête à chaque fois. Mais là. « Laisse-moi te prendre. » Dit-il en détachant chaque syllabe distinctivement les unes des autres pour être sur que Liam capte bien le message. Puis il rit légèrement. Il se hissa sur le bassin du coréen, et posa ses mains de chaque côté de sa tête, approchant son visage du sien. Il écrasa sa lèvre inférieur de son pouce, avant de passer la pointe de sa langue dessus. « Ne me dis pas non. » Il colla son front au sien, le regard pétillant d’envie. « Un jour, laisse-moi te prendre, te faire l‘amour jusqu‘à ce que tu n‘en puisses plus. Tu pourras me supplier que je ne m‘arrêterais. Je continuerais et le lendemain tu ne pourras plus marcher. » Il exagérait bien évidemment. Il voulait juste le provoquer, le chauffer, être le Liang qu’il connait si bien.


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Kim Liam
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MessageSujet: Re: ‘ baby i got a plan runaway fast as you can.’    Lun 4 Juin - 17:44

Kim Liam, mon pauvre Liam. Si tes connaissances ou bien même tes amis te voyaient à l'heure d'aujourd'hui, ils en riraient peut-être tous. Une parodie du garçon. Un blasphème complet. Salir un garçon si brillant. Ça ne pouvait pas être le Liam que beaucoup de personnes ont pu connaître c'est impossible. Ce garçon si tendre, si attendri et amoureux. Les femmes de sa famille étaient bien les seules à le voir avec se sourire sincère, ce caractère si doux. Toujours très protecteur, très souriant et enfantin avec elles. Jeune, le coréen avait vu de nombreux psychologues, il était assez...assez dans son monde. Les voitures y volaient et les villes étaient en feu. Il voyait du feu partout et ne parlait que de ça. Plus tard il avait même essayé de brûler la cuisine de la grande maison, parce que ça le fascinait déjà très jeune. Enfant perturbé, avait-il entendu lors d'une discutions entre deux collègues psychologues. Après tout, il était un enfant adopté, retrouvé dans de mauvaise circonstance. Sa mère n'a jamais voulu croire que son fils était différent des autres, elle disait qu'il était unique. Liam savait très bien qu'il était malade. Horriblement malade et qu'il ne guérirait jamais en plus de ça. Pas de thérapie, pas de guérison. Sa mère l'avait soutenu et aujourd'hui le ferait-elle encore ? Il aimerait qu'elle puisse comprendre, le prendre une nouvelle fois dans ses bras. Juste ça. Encore un peu de tendresse. Qu'elle comprenne le fait qu'il disparaîtra pendant des semaines, voir peut-être même un mois ou deux, parce qu'il ne voulait plus partir si tôt. Il voulait profiter du chinois, il voulait passer des nuits à ses côtés, des journées si ça pouvait être possible et se séparer de ce monde catastrophique.

L'heure ne cessait de tourner. La douleur s'était estompée. La pluie avait cessée de couler sur ses joues, les battements de son cœur reprenaient petit à petit le bon train. Il volait sur son petit nuage et se sentait de nouveau respirer. Il lui en faut tellement peut pour qu'il se sente soudainement étouffer, pour qu'il ai du mal à respirer et ça c'est peut parce qu'il est trop sensible. Un homme trop sensible ne vit pas longtemps, un homme qui fait attention à tout et qui désire donner trop d'amour. Ça ne survit pas longtemps, ça ne pardonne pas. Il aura prit le mauvais chemin jusqu'à la fin et pourtant cette rébellion lui plaisait bien. Il avait l'impression d'avoir détruire ce Liam devenu homme trop rapidement, cet homme plein de responsabilité qui ne se permettait que très rarement de discuter autour d'un café avec ses amis. Il n'avait pas de temps à perdre, c'était la phrase qu'il avait souvent en tête. Il avait tout le temps pour causer avec eux, les téléphones n'existent pas pour rien. Aujourd'hui grâce à Liang, il arrivait à respirer à plein nez, il voyait la vie comme il avait envie de la voir et pas comme on lui avait dit de la voir. Il était amoureux et son amour était à présent réciproque. C'était peut-être pour ça qu'il se sentait si bien, qu'il ouvrait les yeux, que son cœur se sentait aussi bien. C'était comme si tout à l'heure n'avait jamais exister. Si bien. Il était prêt à fermer les yeux sur tout, à ne plus en parler sauf si Liang le voulait, parce qu'il imaginait que ça ne devait pas être très agréable d'en parler. Parce que malgré ce qu'il aimait faire croire Liam est un garçon qui sait se mettre à la place des autres. Il le trouvait alors trop gentil avec lui, vraiment ? Liam avait sourit et baissait la tête comme un sombre crétin, parce qu'il était bien le premier à lui dire une telle chose. Gentil, alors qu'avec lui alors. C'était lui qui l'attendrissait, lui qui le faisait penser comme un fou et qui lui faisait croire que son avenir avec lui sera peut-être meilleur. Parce qu'il voulait y croire même un peu, même si tout ça le faisait atrocement flipper. Après tout ce qui venait de lui dire, il ne pouvait qu'avoir peur de l'avenir mais ne voulait pas en faire tout un drame, il était déjà assez bien dans ses bras, avec lui, sentir son souffle contre sa peau qui s’humidifiait. Finir sa courte vie à ses côtés, il aimerait tellement. Sa bouche s'écrasa délicatement contre la sienne et son regard se plongea dans le sien. Liang, si tu savais comme il t'aime, comme il te gardera précieusement, comme il te fera du bien. Il est tellement prêt à tout pour toi, pour vous. Son doigt caressa le long de son nez, puis le bout de ses lèvres s'arrêtant sur son menton. A tout. Il plongea son regard dans le sien, en vrai, depuis le début il n’avait pas osé détacher son regard du sien. S’en détacher serait un coup de couteau dans le dos, un manque de vie, d’oxygène, un vide total. Le néant, voilà. Il s'humecta les lèvres, elles avaient encore le goût de celle de Liang. Tellement d'hommes doivent les déguster de cette façon. Je les déteste tous, vraiment tous. Il détestait aussi son métier et détestait l'imaginer en pleine action avec d'autres hommes, vous ne savez pas comment ça peut le gonfler à un point. Et si Liang en trouvait un autre, un autre crétin comme lui lors d'un tournage, un crétin qui lui retournera la tête et lui promettra le paradis ? Qu'es qu'il pouvait haïr la compétition. Il entrelaça lentement ses doigts aux siens, les sentant même craquer les un après les autres. Sa question le fit doucement sourire, il regardait encore sa main dans la sienne, pensif, horriblement ailleurs. Après une bonne minute passait dans ses pensées, il hocha positivement la tête pour lui confirmer ses dires. Un peureux. Il soupira et laissa retomber leurs mains sur sa joue et un léger grognement s'évada de sa bouche. Mais ma peur ne vaut rien à côté de celle-ci. Peur qu'il l'abandonne, qu'il en arrive à vivre dans le passé et à regretter Liang. Comme il y a deux ans. Il avait cru qu'il allait mourir, qu'il ne vivrait pas bien longtemps sans lui. Il était sur que cette fois-ci il le tiendrait pas. « J‘te laisserais pas, j‘partirais pas. D’accord ? » Liam sourit comme un idiot, il sépara lentement ses doigts des siens après les avoir serraient très fort, fermant les yeux sous autant de tendresse. Ses doigts si magiques qui caressaient la pointe de ses cheveux. Liam ne tarda pas à le caresser à son tour, cette main entre ses cuisses, jouant avec l'élastique de son boxer, il ne put s'empêcher de rire deux fois plus fort à la nouvelle réaction de celui-ci. Fâché ? Faussement fâché plutôt. Liam les trouvaient mignons. Un magnifique couple pensait-il. Tout l'amour du chinois lui était destiné, que demander de plus ? Il pouvait vivre tranquille à présent. Sa langue se perdit sur son corps, tout doucement. Bordel, s'il savait, Liam avait beau être épuisé de s'être vidé de ses larmes, de sa journée merdique et surtout de lui avoir fait l'amour une première fois, mais il était prêt à le faire une seconde fois. Autant de fois qu'il le pourrait. Il émit un soupir plein de désir en sentant les dents du plus âgé dans sa peau. Puis leurs lèvres se rejoignirent encore une fois. Un énième baiser, il ne s'en lassera jamais.

Il se souvient de ses nuits qu'il passait avec lui, de leur retrouvailles et de ce que son aîné avait tendance à dire pour l'humilier. Il ne pouvait pas l'oublier. N'es-ce pas ? Il ne pouvait pas vivre sans lui. Il avait raison. Liam avait essayé de lui prouver le contraire, mais au final il était perdant. Il s'humecta les lèvres et soupira comme déçu que les choses se termine de cette façon. « Tu n‘imagines même pas comme j‘suis heureux, et fier de t‘avoir. » il approcha son visage du sien pour que leurs nez se touche d'avantage, un petit bisou sur le bout de son nez après qu'il leurs lèvres se soient touchées. Tant mieux, il ne pourrait appartenir qu'à lui. Personne ne pouvait le posséder, personne n'avait su le faire. Il reprit sur le même ton que lui. Alors que voulait-il comme récompense ? Il lui donnerait tout, il était en plus un homme de parole. Il se mordille la lèvre inférieure en admirant son super profil. Il posa sa tête sur son ventre le laissant réfléchir. « Je crois que j‘ai eu tout ce que je voulais.. » Liam ouvrit les yeux et leva la tête, il croisa le regard de son amant dans le noir. Vraiment tout ? Le chinois se leva et Liam se laissa retomber sur le dos, les yeux clos. Il avait vraiment tout eu ? Adorable, il avait envie de l'embrasser lorsqu'il disait ce genre de chose. « Laisse-moi te prendre. » Liam pouffa légèrement, les yeux toujours clos, un immense sourire sur les lèvres. Il était sur qu'il sortirait une connerie de ce genre. Presque sur. Pourquoi ce rire discret ? Sûrement sa manière de lui avouer la chose. C'était une blague ou bien ? Enfin, c'est surtout le rire du chinois qui le fit douter, mais pas pour bien longtemps. De nouveau à califourchon sur le coréen aux yeux toujours clos. Son pouce sur sa lèvre, suivit de sa langue, cette langue qu'il effleura avec la sienne. « Ne me dis pas non. » Vraiment ? Il était sérieux ? Liam, n'ouvrit pas les yeux, préférant faire semblant de dormir. Lui dire non ? Il ne lui disait jamais non de toute façon. Il ne changerait pas aujourd'hui. « Un jour, laisse-moi te prendre, te faire l‘amour jusqu‘à ce que tu n‘en puisses plus. Tu pourras me supplier que je ne m‘arrêterais. Je continuerais et le lendemain tu ne pourras plus marcher. » Il éclata de rire, n'ouvrant pas les yeux pour autant. Il n'en pouvait plus, il perdait son souffle, secouant comme un malade sa tête de gauche à droite. Bon, il est vrai qu'il avait déjà connu cette sensation plus jeune et il peut vous confirmer que c'est désagréable, qu'il ne voulait plus recommencer après ça. Mais bon, en y repensant qu'es que ça pouvait le faire marrer. Mais à un point, il n'en pouvait plus. Il poussa un long et bruyant soupir de bien être et agrippa les hanches de son ange. Toi, tu penses pouvoir me faire ressentir tout ça ? « Juste ça ? » Il ouvrit un œil, ses mains toujours posaient sur ses hanches, et il ouvrit le second. Il inversa les rôles, se retrouvant sur lui, ses quelques mèches rebelles tombaient sur son front et lui collaient sur les joues, ses joues encore humides. Il posa ses mains tièdes sur le torse de son amant et frotta doucement son bassin contre le sien. Il se mordille la lèvre inférieure pour contenir ses gémissements, préférant lâcher de faibles soupirs. Des années en arrières il n'aurait pas accepté qu'on le prenne, il était tellement difficile, mais peut-être parce que ça n'était pas Liang, il voulait Liang, il ne voulait que lui. Son sexe frottait contre le sien et se durcissait. Il ne réussit pas à contenir bien longtemps son langage de plaisir, son bassin faisait des longs tours, lents et sensuels. Ses ongles courts griffaient la peau blanche de son amant. Il lui souriait, qu'il le fasse alors. Qu'il le prenne, il le supplierait alors d'arrêter et il ne le fera pas. Cette simple pensée l'excitait. Il avait envie de lui encore une fois, il avait toujours envie de lui peut importe s'il le prenait ou si c'était le contraire du moment qu'il prenait du plaisir avec lui. « Un jour, dis-tu ? Et si je te proposais de le faire ce soir ? » Sa bouche proche de la sienne, son souffle chaud qui tapait contre le sien. « Ne me dis pas non. » Liam ou le gamin toujours prêt à jouer lorsqu'il le faut. Ses yeux brûlaient de désir, sa voix chaude et sensuelle.



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